LIBRARY
THE MUÊEU'Vi
OFMOOERN art
fiecêived:
LIVRAISON 15 FÉVRIER 1940
GABY MORLAY * MICHEL SIMON
ANDRÉ LEFAUR ★ JULES BERRY
CLAUDE DAUPHIN ★ JACQUES BAUMER
DANS
UN FILM DE
YVES MIRANDE
PARIS
NEW-YORK
Mise en scène de YVES MIRANDE
avec [la collaboration de CLAUDE HEYMANN
AVEC
GISÈLE PREVILLE
ET
RENÉ ALEXANDRE
Sociétaire de ia Comédie Française
AIMÉ CLARIOND
Sociétaire de la Comédie Française
MAURICE E ESCANDE
Sociétaire de la Comédie Française
MARCEL SIMON
ET
MARGUERITE PIERRY
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PRODUCTION
R É G I N A
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Claudine à l'Ecole - - Enfant de Troupe
Marraine du Régiment — Moulin dans le
Soleil Héros de la Marne
Vous Seule que j’aime
Cas de Conscience — Saturnin
L’Ombre du 2e Bureau
Après Mein Kampf, mes Crimes, par
A. Hitler
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LE CINEMA FRANÇAIS
REDACTION ET ADMINISTRATION :
29, rue Marsoulan, Paris (12e)
Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
RAPHIE
Directeur : Paul Auguste HARLÉ
Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
i| N° 1.105 =
= 6 JANVIER 1940 J
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiË
Téléphone : Diderot 85-35 (3 lignes group,)
Compte chèques postaux n° 702-66, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-139.
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
Présidence du Conseil
Commissariat Général à l’Information
3e Division
Service Cinéma-Photo
Réglementation applicable
à l’évaluation
des Indemnités de réquisition
COMMUNIQUÉ
La réglementation applicable à
l’évaluation des indemnités de réqui-
sition de l’espèce (établissement à
usage d’exploitation commerciale)
tait actuellement l’objet d’études de
mise au point de la part de la Com-
mission Centrale de Règlement des
Réquisitions et du Conseil d’Etat.
Ces études seront terminées vrai-
semblablement au cours du mois de
janvier 1940 et aboutiront à des tex-
tes qui seront insérés au Journal Of-
ficiel.
En attendant, et pour gagner du
temps, les exploitants des entreprises
de spectacles cinématographiques ré-
quisitionnés pourraient préparer^ leur
dossier de demande d'indemnité, en
accord avec l’autorité requérante,
dans les conditions prévues par l’ar-
ticle 45 du règlement du 28 novembre
1938 (J. O. du 29).
L’autorité requérante visée ci-des-
sus est l’autorité au nom de laquelle
a été signé l’ordre de réquisition re-
mis aux prestataires : normalement,
pour les besoins militaires, c’est le
service de l'Intendance, et pour les
besoins civils, c’est le Préfet ou le
Maire par délégation du Préfet.
La Taxe Ornent est due par tons
Presque journellement, on nous si-
gnale des incidents à propos du règle-
ment de la Taxe d’Armement.
Four nous-mêmes, nous sommes obli-
gés de reconnaître que certains appor-
tent une mauvaise volonté à admettre
que cette taxe est due par tous, Fran-
çais et Etrangers.
Nous constatons avec regret que
c’est parmi ces derniers que nous trou-
vons le plus de récalcitrants et, cepen-
dant, dans la période que nous traver-
sons, ils devraient comprendre qu’ils
sont privilégiés puisque les commer-
çants et industriels français sont aux
Armées, et paient la Taxe d’Armement
sans discuter.
Heureusement que nous connaissons
bon nombre d’étrangers qui compren-
nent mieux leur devoir et que leur amour
peur la France n’incite pas seule-
ment à profiter des avantages qu’ils
rencontrent chez nous. — R. V.
L’Exécution des Contrats
en temps de Guerre
Le Syndicat Français des Directeurs
présente ses arguments
Par une lettre datée du 28 décembre, M.
Raymond Lussiez répond à la lettre que la
Chambre Syndicale Française des Distri-
buteurs lui a adressée le 23 novembre.
Nous publions cette lettre aussitôt.
La lettre des Distributeurs a été lue dans
nos colonnes le 2 décembre.
Comme M. Lussiez semble nous faire grief
de l’avoir publiée avant L'Ecran, nous pré-
cisons que le double nous en a été remis
par le Syndicat des Distributeurs, avec la
recommandation d’attendre huit jours afin
que L’Ecran la publie en même temps que
nous. La semaine suivante, le Syndicat nous
informa qu’il était avisé que L’Ecran la pu-
Monsieur le Président
de la Chambre Syndicale Française
des Distrilmteurs de Films,
122, rue La Boétie, Paris.
Monsieur le Président,
Notre Association a reçu, ces temps derniers,
deux lettres émanant de rédacteurs anonymes,
et relatives à la question des contrats de films
passés avant l’ouverture des hostilités.
Sur ces lettres, dépourvues de signature et
établies sur papier ne portant aucune en-tête
syndicale, nous avons toutefois relevé l’indica-
tion, à la machine à écrire, du titre de votre
Association et de celui de l’autre organisation
des Distributeurs.
Vous avez, au demeurant, dû prendre connais-
sance du texte de la première de ces lettres, qui
a été reproduite dans l’organe corporatif La
Cinématographie Française, alors que ses desti-
nataires, c’est-à-dire les administrateurs du
Syndicat Français, n’avaient pu encore être in-
formés de sa teneur; ce qui constituerait, vous
nous l’accorderez aisément, un procédé pour le
moins surprenant: dans les relations intersyn-
dicales, si toutefois ces lettres émanaient des
groupements de Distributeurs, ce que nous ne
saurions croire sauf avis de votre part.
Car dans leurs communications successives,
les rédacteurs anonymes ont ajouté à leurs al -
légations erronées des commentaires discourtois
à l’égard du Syndicat des Directeurs, sans tenir
compte d’une sommation à publication à l’en-
contre de L’Ecran, basée sur un droit de réponse
invoqué sans fondement.
Certes, depuis les hostilités (et peut être par
suite du départ aux armées de nombreux dis-
tributeurs français), certains groupements des
loueurs de films ont cru devoir tenter d’appor-
ter des solutions personnelles à des problèmes
présentant un caractère général.
Sortant de la réserve à laquelle semblait
blierait bien dans le suivant numéro. Nous
l’avons donc donné à lire le 2 décembre.
Mais L’Ecran ne la publia pas et ne parut
plus, ensuite, pendant trois semaines !
La querelle est de peu d’importance.
Plus grave est le débat concernant les
contrats, car il prolonge une pause com-
merciale très dangereuse, qui dure de-
puis quatre mois maintenant.
Il faut hâter la sortie des films. Il faut
rétablir le rendement normal de la Dis-
tribution. Sinon la production française
sera frappée mortellement.
Est-ce cela que l’on cherche ?
Paul Auguste H.
pourtant devoir les contraindre la présence
dans leur sein de nombreux éléments étrangers,
ces groupements ont fait appliquer par les dis-
tributeurs (qui exigeaient alors termes et dé-
lais de leurs propres fournisseurs), des mesures
coercitives immédiates, à l’encontre des direc-
teurs de cinéma, mesures de coalition d’autant
plus illégales qu'elles s’adressaient en nombre
de cas à des Français combattants ou mobili-
sés, bénéficiant par cela même des dispositions
légales promulguées dès la mobilisation.
Ces mêmes groupements de Distributeurs se
sont cru en droit par ailleurs de déchirer l’ar-
ticle 6 des « Conditions générales de Location
des films », pourtant revêtues de leurs signa-
tures, en décidant que seraient dorénavant sup-
primés deux, sur trois, des modes de location
formellement établis par ledit Contrat-Type;
et seules, les volontés solidaires des directeurs
de cinéma, répondant à l’appel de leur syndicat,
ont pu faire justice de cette prétention de ne
traiter dorénavant qu’au « pourcentage avec
minimum ».
Quoi qu’il en soit, notre Bureau directeur,
après expédition des affaires utiles, a considéré
que cette fin d’année lui accordait le loisir de
mettre au point cette question des écrits des
rédacteurs anonymes, à laquelle il n’attache
d’importance que parce qu’elle lui permet de
confirmer une nouvelle fois le point de vue
unanime du Conseil d’Admiuistration et- de
l’Assemblée Générale du Syndicat Français des
Directeurs de Théâtres Cinématographiques.
Il importe que les Directeurs de cinéma adop-
tent, chacun en ce qui le concerne, une attitude
absolument nette concernant les contrats de
films signés avant-guerre, afin de se prémunir
contre toutes difficultés pouvant surgir lors de
la sortie éventuelle de ces films pendant les
hostilités ( c’est-à-dire dans des conditions qui
n’avaient pu être prévues lors de la signature
des contrats ).
Il importe qu’ils échappent au reproche de
rxxxxxx: cine
RAPHIE
5>C
♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦♦ ♦♦
n’avoir pas pris position en temps voulu.
Il importe enfin que leurs interventions au-
près de leurs fournisseurs puissent être établies,
le cas échéant, par une preuve écrite.
C’est pourquoi L'Ecran, organe syndical d’in-
formation et de défense de l’Exploitation, a
consacré à la question une série d’articles, ainsi
qu’une lettre-type, établie par son conseil juri-
dique, M" Georges Lévêque.
C’est pourquoi L’Ecran a reproduit les par-
ties essentielles du texte de l’article 12 des
« Conditions générales de Location », permet-
tant dans le cas de force majeure : la résilia
tion ou la suspension (pour 60 jours au maxi-
mum), des contrats et, dans le cas d’événements
imprévisibles, détruisant l’équilibre des conven-
tions intervenues, la révision desdits contrats
de location.
Dans leur première missive, les rédacteurs
anonymes des communications précitées ont
adressé à L’Ecran le reproche de n’avoir pas
reproduit le texte « intégral » de cet' article 12.
Ce reproche est puéril, vous en conviendrez
vous-même, en constatant que les alinéas vo-
lontairement omis ont trait à des situations
particulières sans rapport avec l’état présent,
et que, par conséquent, leur suppression avait
pour seul but d’alléger la lecture du texte gé
néral, et partant de faciliter sa compréhension
au seul vu de la situation présente.
Voici d’ailleurs le texte intégral des alinéas
sus-visés; chacun sera ainsi à même de juger
si leur non reproduction fut susceptible de
changer en quoi que ce soit la nature du pro-
blème qui nous préoccupait :
« Sont notamment considérés comme cas de
« force majeure
» a) Le lock-out des Distributeurs de films ou
« des Directeurs de salles cinématographiques
« qui aurait été approuvé par le Comité de
« l’Union Syndicale des Distributeurs de Films
« et par l’Union des Chambres Syndicales Fran-
» çaises des Théâtres Cinématographiques;
« b) L’intervention d’une mesure de police
« locale suspendant ou prohibant la représen-
« tation du film en public pour des motifs
« tenant exclusivement au film;
« c) Le refus du visa par la Commission de
ii Censure.
« Peuvent être considérés comme cas de révi-
c sion éventuelle : l’augmentation des taxes
« existant ou la création de taxes nouvelles sur
ii les salles ou sur les films; l’aggravation des
« droits de douane existant ou l’établissement
« de droits nouveaux sur les films; les restric-
n tions à l’imnortation des films étrangers, l’in-
« terdiction d’exporter des capitaux ».
Il est également de notre devoir de relever
une regrettable confusion commise par les ré-
dacteurs anonymes lorsqu’ils prétendent établir
la nécessité, dans tous les cas, de soumettre les
litiges à. la Commission Mixte de Conciliation
et d’Arbitrage.
En effet, les trois derniers paragraphes de
l’article 12 (faisant obligation de citer devant la
Les Producteurs américains annoncent
une Réduction du nombre de leurs Films
pour l’année I940-J94I
La plupart des grandes maisons de dis-
tribution américaines annoncent que leur
programme de production sera réduit quan-
titativement pour la saison 1940-1941. Los
films moyens dits de classe « B » vont être
progressivement abandonnés. Des firmes
comme Warner et Paramount annoncent
que leur programme se limitera à 40 ou 45
films contre 60 par exemple en 1938-1939.
On estime que la production américaine
de 1940-1941 ne dépassera pas 300 films de
long métrage. Mais ces films seront exploi-
tées d’une façon toute nouvelle et plus rému-
nératrice. Les salles. qui en sortie générale
ne gardaient un film que deux ou trois
jours, les garderont à l’affiche au moins une
semaine.
On estime que de cette façon les recettes
des grands films pourront presque être
doublées. — Pierre A.
Annie Vernay et Paul Cambo dans une scène du film
Chantons quand même. Production A. Bourlet,
réalisé par Pierre Caron.
Commission de Conciliation), ne s’appliquent
pas à la totalité de l’article 12; celui-ci com-
prend deux parties :
n Force majeure »
et « Révision éventuelle ».
Et c’est uniquement à cette dernière éven-
tualité que s’applique l’obligation de citer de-
vant la Commission de Conciliation.
Il n’est que de relire le texte de l’antépénul-
tième alinéa pour s’en convaincre. Ne débute-
t-il pas exactement en ces termes :
» La partie réclamant la révision... »
ce qui constitue une indication précise et limi-
tative.
Ceci établi, vous nous permettrez de vous in-
diquer - et ceci fut exposé longuement à notre
Assemblée Générale — que le problème des con -
trats d’avant-guerre est extrêmement complexe
avec tous ses cas particuliers, qu’il s’agisse de
salles réquisitionnées, de salles fermées, de
salles dont l’activité est réduite (et pour quels
motifs; et dans quelles proportions), ou qu’il
s’agisse de films sortis (ou non), présentés (ou
non), datés (ou non), avec dates-limites expi-
rées (ou non), etc., etc...
Dans les principaux cinémas de Rome,
le film français a toujours une place pré-
pondérante.
C’est ainsi que nous notons le succès
durable d’« Orage», de Marc Allégret
(Charles Boyer-Michèle Morgan) au
Diana, la permanence du « Petit Roi »,
de Julien Duvivier (Robert Lynen) au
cinéma Eden, et Filodrammatici, la sortie
du « Récif de Corail » (Jean Gabin-Mi-
chèle Morgan) au Plinius, et l’étonnant
succès continu de « François-I*” » avec
Fernandel, dans plusieurs cinémas de la
capitale italienne, notamment au Prin-
cipe,au Signora. Et « Katia » (Danielle
Darrieux) tient toujours ses records au
Fossati.
Ajoutons que Florence, Naples, Milan,
Turin affichent également plusieurs
films français, notamment « Orage » et
« Katia » qui sont, dès à présent, les
films-leaders français dans la péninsule.
C’est pourquoi L’Ecran, interprète du Conseil
d’Administrntion et de l’Assemblée Générale, a
recommandé aux Directeurs d’examiner le texte
de l’article 12, et les possibilités qu’il pouvait
leur offrir, à la lueur de leur situation particu
lière; c’est pourquoi il leur a suggéré de de-
mander les conseils syndicaux en cas de doute
de leur part sur l’aspect particulier de leur
situation.
Mais nous ne saurions trop le répéter, il im-
portait avant tout que les Directeurs prissenl
rapidement position nette, et écrite de préfé-
rence, devant leurs fournisseurs.
Les événements ont' apporté à nos dires une
prompte confirmation. Dès à présent, la sortie
des films nouveaux semble devoir se précipiter
et de nombreux Distributeurs usent de la lettre
recommandée pour en informer les Directeurs
contractants.
Ceux-ci n’ont -ils pas eu raison de prendre
auparavant une position précise à l’égard de
leurs fournisseurs ?
Que ces derniers n’aient pas apporté une
adhésion spontanée à la thèse soutenue par
leurs clients, le fait était prévisible.
U est dorénavant' établi de la façon la plus
nette, puisque les Directeurs ont reçu des Dis-
tributeurs une réponse établie d’ailleurs sur un
modèle uniforme, et constituant une fin de non
recevoir sur laquelle nous aurons à revenir.
Il n’était donc pas « tendancieux » (ainsi que
l’ont' affirmé avec plus de légèreté que de cour-
toisie nos correspondants anonymes) de prévoir
cette réaction devant notre Assemblée Générale.
Nous avons dit aux Directeurs, je le souligne
à nouveau, que leur Syndicat était à leur dis-
position pour examiner le cas sur lesquels ils
ne croiraient pas pouvoir se prononcer eux-
mêmes.
Nous vous disons aujourd’hui que, fidèles à
la politique de conciliation et de collaboration
qui fut toujours la nôtre, nous ne refuserons
pas d’examiner avec vous tous les cas litigieux
qui pourraient nous être signalés.
Encore faudrait-il que votre Association ainsi
que l’autre Chambre Syndicale des Distribu-
teurs, veuille bien renoncer à prendre des déci-
sions unilatérales pour tous les problèmes com-
muns à la distribution et à l’Exploitation et
qu’elle s’astreigne à prendre comme base vala-
ble des rapports entre clients et fournisseurs
les conditions générales de location des films.
que nous avons signées les uns et les autres,
nue nous n’avons pas dénoncées, ni les uns ir
les autres, et que, pour notre part, nous n’avons
jamais considérées comme un chiffon de pnpie"
Veuillez agréer. Monsieur le Président, l’as-
surance de ma considération distinguée.
Le Président :
N.-P. Déférant au désir de nos correspon-
dants anonvmes, nous reproduisons dans L’E-
cran les lettres qu’ils nous ont adressées ainsi
que le texte de la présente réponse et nous de-
mandons à La Cinématographie Française de
reproduire cette dernière comme suite à sa pré-
cédente insertion.
line Nouvelle Salle I Bruxelles
On termine à Bruxelles, dans le cadre
des Galeries Saint-Hubert, une nouvelle
salle cinématographique dans laquelle l’ar-
chitecte a composé une atmosphère proven-
çale, tant par l’architecture proprement
dite, évoquant l’intérieur du Cloître Sainte-
Trophime, d’Arles, que dans les hauts-re-
liefs de Marc van der Borgt.
L’optimisme est de règle à Bruxelles, où
ce cinéma, en construction depuis septem-
bre, s’annonce comme la salle des grandes
exclusivités.
TABLEAU TELEPHONIQUE
Nous prions nos lecteurs de faire
la correction suivante dans le tableau
téléphonique 1940 :
Films Sefert : Gutenberg 11-77 et
non 11-17.
Le Film Français maintient sa place
dans V Exploitation Italienne
rrTTITTTXTYTXXXXXXXXXIX:
CSM «MTQKRAPHIE
Duvivier commence à Nice « Untel Père et Fils »
Donnant le bon exemple et bravant ton-
ies les difficultés, Julien Duvivier vient
d’entreprendre aux studios de la Victorine
la réalisation d’un grand film dont il a
composé le scénario en collaboration avec
Marcel Achard et Charles Spaak.
Les studios de la Victorine, très éprouvés
par le cantonnement des troupes alpines,
ont repris leur visage habituel. Les dégâts
seront vite réparés et plusieurs plateaux
ont été immédiatement remis en état afin
de permettre un travail normal.
Duvivier veille depuis une dizaine de
jours au montage des décors très impor-
tants dont les maquettes sont dues à Guy
de Gastyne. 11 me parle avec un enthou-
siasme fort légitime de sa distribution.
Edmond Epardaud.
»
La Grande-Bretagne dégèle 50% des
Recettes nettes des Filins Américains
Londres. — Oliver Stanley, Président du
Board of Trade, a annoncé la décision du
gouvernement britannique d’autoriser que
30 % du revenu provenant des films améri-
cains exploités dans le Royaume-Uni pour-
ra être exporté vers les Etats-Unis.
Cette décision était attendue avec impa-
tience depuis plusieurs semaines. Cinquante
pour cent des recettes nettes, faites par les
films américains dans les salles britanni-
ques, resteront sous le contrôle d’un orga-
nisme composé de distributeurs et de re-
présentants du Board of Trade. En fait,
l’arbitre décisif sera la Banque d’Angleterre
et sa décision en ce qui concerne l’emploi
de ce pourcentage est attendue avec un in-
térêt exceptionnel.
La Présidence de la Biennale de Venise,
en considération des raisons qui rendent
toujours impossible la convocation du Jury
international pour l’attribution des récom-
penses aux films étrangers, prévues par ie
règlement de la VIIe Exposition Internatio-
nale d’Art Cinématographique, qui a eu lieu
à Venise au mois d’août 1939, a décidé, avec
l’approbation du Ministère de la Culture
Populaire, compte tenu des votes exprimés
par les délégués des différentes nations et
les membres italiens du Jury, de décerner,
en substitution des récompenses susdites,
les prix suivants (énumérés par ordre al-
phabétique des pays) :
a) Coupe de la Biennale de Venise poul-
ies meilleurs films à scénario :
au film Robert Kosh. Prod. Tobis Film-
kunst (Allemagne);
au film La Fin du Jour. Prod. Régina
Film (France);
au film The Four Feathers. Prod. London
Film (Grande-Bretagne);
à la sélection des films japonais (Japon);
à la sélection des films suédois (Suède).
b) Plaques de Bronze pour les meilleurs
courts métrages :
au film Raeuber unter Wasser. Prod.
U.F.A. (Allemagne);
au film Koennen Tiere denken ? Prod.
U.F.A. (Allemagne);
New York se plaint du manque
de Grands Films Français
Nous lisons dans îe journal américain
de spectacle Variety (numéro du 2S no-
vembre) que ie cinéma Fiimarte de New
York, spécialisé dans les films français,
a dû fermer ses portes le 26 novembre,
faute de films fiançais assez importants
pour pouvoir continuer avec succès ce
genre d’exploitation. Le même journal
nous apprend que le cinéma LittSe Carne-
gie, qui passait aussi des films français,
doit donner, maintenant, des films amé-
ricains en seconde vision.
Il y a pourtant, actuellement, de
grands films français terminés qui rem-
porteraient certainement du succès aux
Etats-Unis. Nous sommes persuadés que
des œuvres comme « La Charrette fan-
tôme », « ta Loi du Nord », « L’Enfer
des Anges » ,et plusieurs autres, se-
raient fort bien accueillies là-bas. Il se-
rait temps de les y présenter. Pierre A.
La Suisse tourne un Film de
Propagande "MOB 39"
Mob 39 (Sous le Casque) est un film
de propagande, tourné avec le concours
de l’Armée helvétique, et qui montrera la
défense des frontières suisses par l’armée
et les corps d’élite montagnards appelés
en Suisse « Diables Blancs ». Les lignes de
défense suisses, les unités motorisées, les
organisations du spectacle aux armées
s’amalgament dans ce film panoramique fait
avant tout pour la population suisse, qui
suivra ainsi les lignes frontières de son
pays, fort bien garnies en hommes et en
machines défensives dans le cadre d’un
film où l’intrigue romancée est interprétée
par des artistes suisses.
au film L’Agneau mystique. Prod. André
Cauvin (Belgique);
au film Chartres. Prod. Robert de Nesle
(France) ;
au film The Tough’un. Prod. G. B. Ins-
tructional (Grande-Bretagne) :
au film Tokyo - Péking - Chosen. Prod.
Board of Tourist Industry (Japon);
au film Au Pays des Motzs. Prod. Sous-
Secrétariat de la Propagande (Roumanie);
au film Santorin. Prod. Tem Films
(Suisse).
c) Médailles de Bronze pour autres films à
scénario distingués par leurs qualités artis-
tiques ou techniques :
au film Es irai- eine rauschende Ball-
nacht. Prod. U.F.A. (Allemagne);
au film Margarita, Armando g su padre.
Prod. Lumiton (Argentine);
au film Tulak Macoun. Prod. Reiter-Film
(Bohême);
au film Jeunes Filles en Détresse. Prod.
Globe Film (France);
au film The Mikado. Prod. Général Film
Distributors (Grande-Bretagne) ;
au film Bors Istvan. Prod. Atelier-Film
(Hongrie);
au film Veerting Jaaren. Prod. Comité
National (Hollande);
au film The Golden Harvest of the Wit-
watersrand. Prod. African Film Produc-
tions Ltd (Union Sud-Africaine).
A TOULOUSE
DEUX IMPORTANTES REOUVERTURES
Les Variétés (Siritzky) :
Cet important établissement vient d’effec-
tuer une brillante réouverture, le samedi 23
décembre sous la direction du circuit Si-
ritzky.
En effet, on nous présenta, en même
temps qu’à Paris, la nouvelle œuvre de Sa-
cha Guitry, Ils étaient Neuf Célibataires.
Cette excellente production, qui bénéficie
d’une interprétation hors de pair, a re-
cueilli lin éclatant succès auprès du public-
toulousain.
En résumé, brillante première qui fera
date dans les annales cinématographiques
de notre ville.
Voici les premiers titres de films qui pas-
seront ensuite dans cet établissement : Cir-
constances atténuantes, L'Homme du Niger,
Marseille mes Amours.
Le Plaza (M.-G.-M.) :
Inaugurant lui aussi sa saison, le samedi
23 décembre, la direction du Plaza
(M.-G.-M.) avait porté son choix sur Tarzan
a trouvé an Fils, présenté pour la première
fois en France. — B. Bruguière.
♦
Après New York le film Français “REGAIN”
remporte ne sros succès à Hollywood
De Hollywood, M. Marcel Pagnol vient de
recevoir le câble suivant :
Félicitations pour votre magnifique
film « Regain » qui, après avoir conquis
la critique de New York, est maintenant
présenté à Hollywood,. Mérite d’être
considéré comme le meilleur film étran-
ger présenté en U. S. A. l’an passé.
Meilleures pensées et Happy New Year,
signé : Pau! Kohner.
Après avoir signalé l’accueil enthousiaste
dont ce film de Marcel Pagnol a été l’objet
en Amérique, nous pensons que le texte du
câble ci-dessus se suffit à lui-même.
S Le French Cinéma Center, distributeur
de Harvest, a acquis les droits pour l’Amé-
rique de la comédie de Marcel Pagnol : Le.
Schpountz.
Deux nouveaux films français, Dernière
Jeunesse et L’Emigrante, ont été importés
par la Transatlantic Distributors Inc. aux
Etats-Unis.
Claude May, Alibert et Marcel Vallée dans !«
Roi des Galéjeurs, film de Fernand Rivers
(Distr. D U.C.)
Les Prix de la Biennale de Venise viennent d’être attribués
«La Fin du Jour», «Chartres» et «Jeunes Filles en détresse » sont couronnés
4
ran
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LXE CIINE
jraphie miinimmmiiiriT
LA PRODUCTION FRANÇAISE
a bien commencé la Nouvelle Année
Deux Films ont été mis en œuvre cette semaine
UNTEL PERE ET FILS
Auteurs : Marcel Achard,
Charles Spaak et Julien
Duvivier.
Adaptation : Marcel Achard,
Charles Spaak et Julien
Duvivier.
Dialogues : Marcel Achard.
Réalisateur : Julien Duvi-
vier.
Assistants : Pierre Duvivier
et Robert Vernay,
Chef -opérateur : J. -N. Krü-
ger.
Opérateur : Alphand.
Décors : Guy de Gastyne.
Régie générale : Pinoteau.
Musique : Jean Wiener.
Ingénieur du son : Béjin.
Photogr. : Royer Forster.
Studios : Centrazur (Nice).
Script-girl : Fanny Michel.
Enregistrement : W. E.
Maquilleur : Chakatouny.
Monteuse : Marthe Poncin.
Interprètes : Raima. Louis
Jouvet, Michèle Morgan,
Renée Devillers, Suzy
Prim, Lucien Nat, Jean
Mercanton, Colette Dar-
feuil, Pierre Magnier, Ro-
bert Le Vigan, Harry Kri-
mer, Sinoël, Génin, Berge-
ron.
Directeur de Production :
Lévy-Strauss.
Product. : Transcontinental.
Vente : Columbia.
Epoque : De 1870 à 1939.
Cadres : Les petits milieux
bourgeois français.
Sujet : La vie d’une famille
de paysans français, élevée
à la grande bourgeoisie, et
ses réactions devant les
grands événements qui dé-
chirent le pays en 70 ans.
Commencé le 2 janvier 1940.
LA DEMOISELLE DU TABAC ( Miquette et sa Mère)
Auteurs : Robert de Fiers et
.4. de Caillavet.
Dialogues : Jean Boyer.
Réalisateur : Jean Boyer.
Assistant-technique: Chris-
tian Chamborant.
Chef-opérateur : Bujarcl.
Opérateurs : Lucas et Jan-
vier.
Décors : Jacques Laurent-
Atthalin.
Régie générale : Harris.
Musique : Jane Bos. Chan-
sons : Van Parys.
Studios : François-ICT.
Enregistrement : H amodier.
Script-girl : Mlle Hochet.
Maquilleur : Alberti.
Monteuse : Mlle Hautecœur.
Interprètes : TJlian Harvey,
Lucien Baroux, André Lc-
faur, Léon Bélières, Mar-
guerite Pierry, Suzanne
Dantès, Agnès Capri, Da-
niel Clérice, Madeleine
Suffel.
Administrateur : Forney.
Prod. : Union Française de
Production cinématogra-
phique.
Distribution : G.E.C.E.
Epoque : Moderne .
Cadres : Une petite ville
française, Paris milieux
théâtraux.
Sujet : Miquette, fille d’une
marchande de tabac pro-
vinciale revient d’Angle-
terre avec des idées d’é-
mancipation. Elle suit un
imprésario jusqu’il Paris
pour faire du théâtre.
Reussira-t-elle? En tout cas,
elle trouvera le bonheur.
Commencé le 2 janvier 1940.
BELLE REPRISE DANS LA REGION DU NORD
(De notre correspondant particulier.)
Quantité de salles, qui avaient fermé leurs
portes en septembre, ont repris leur exploi-
tation avec succès.
Constatation importante : Un état d’es-
prit nouveau est né de la situation présente,
principalement dans les grandes villes. Ac-
tuellement, beaucoup d’amateurs - — sinon
tous — - préfèrent revoir un film déjà ancien
(de l’an dernier ou d’il y a deux ans) plu-
tôt que de se passer de spectacles.
Les militaires forment un appoint con-
sidérable à la clientèle des salles de la Ré-
gion du Nord et de nombreux directeurs af-
fichent tout naturellement un « prix spé-
cial » très réduit pour les soldats. Mieux
même, dans certaines agglomérations, des
séances spéciales, entièrement réservées à
la Troupe, sont organisées à des prix de
faveur par des directeurs avisés qui font
chaque mois salle comble, tout en favori-
sant l’enthousiasme et le moral du soldat
français. — G.
LILLE
Toutes les grandes salles ont repris nor-
malement leur exploitation et quelques éta-
blissements présentent, de temps en temps,
un film de récente réalisation. Signalons en
particulier l’effort de Cinécliic (Directeur :
If. Hermez) qui a présenté en exclusivité
Toute la Ville danse en novembre, Petite
Princesse en couleurs, pour les fêtes de la
Noël; de Familia (Directeur : M. Beseond)
qui a présenté Fric-Frac; du Caméo (Direc-
teur ; M. Clamond) avec Elle et Lui.
La formule générale est « permanent »
de 15 heures à 23 heures ou 23 h. 30 avec
dernière séance commençant à 20 h. 30.
Dans l’ensemble, reprise de films à suc-
cès de la saison dernière ou des saisons
précédentes. Prix des places : 5 et 8 francs
avec prix réduits pour militaires (rue de
Béthune); dans les salles d’actualités, prix
spéciaux de 2 francs pour militaires, mal-
gré l’importance du programme ( Alerte aux
Indes au Cinéac, Dortoir de Jeunes Filles
aux Actualités, par exemple).
DUNKERQUE ET ENVIRONS
Huit salles fonctionnent actuellement à
Dunkerque (4), Malo (1), Rosendæl (2),
Saint-Pol (1) dans l’importante aggloméra-
tion dunkerquoise.
Programmes composés presque exclusi-
vement de reprises. Par exemple : Palais
Jean-Bart : Grande Illusion; Royal : La Ba-
ronne et son Valet; Sainte-Cécile : Raphaël
le Tatoué; Music-Hall : Saratoga; Casino :
L’ Abbé Constantin (séances organisées au
profit des œuvres de secours aux soldats
mobilisés); Olympia : L’Etrange Monsieur
Victor.
André Lefaur, Pierre Brasseur, Renée Saint-Cyr,
et Henry Garat dans le Chemin de l’Honneur,
CALAIS
Les diverses salles sont ouvertes eto
comme dans les autres villes de la région
présentent des « reprises » :
BOULOGNE
Le Kursaal el le Rexy, qui avaient fermé
en septembre, ont rouvert leurs portes avec
succès en novembre. Au Kursaal, la séance
de réouverture a été faite au profit des œu-
vres aux mobilisés.
Même formule : Reprises de films à suc-
cès et de temps en temps quelques films de
1939.
SAINT-OMER
Le Familia a rouvert ses portes en no-
vembre; il y a donc de nouveau Irois sal-
les en exploitation : Le Familia, le Moderne
et le Gaumont.
Formule normale d’exploitation : Séan-
ces le samedi soir, le dimanche (deux séan-
ces, celle du soir commençant à 19 h. 30)
et le lundi soir.
Le cinéma Moderne donne chaque se-
maine une séance spéciale pour la Troupe.
Ces séances sont exclusivement réservées
aux militaires; le programme est le pro-
gramme normal, mais les places sont au
prix unique de 1 fr. 50. Cette manifesta-
tion est fort appréciée de la troupe. — (
1 Charles Boyer, qui vient d’arriver à
New York- ne tournera pas avec Deanna
Durbin comme il avait été annoncé, mais
dans un autre film. En attendant, il fait une
tournée de conférences de propagande.
S Amsterdam, qui fait maintenant le ti-
rage des films destinés à Java — tirage fait
précédemment à Paris — est fort en retard
dans l’envoi des films, et Java commence à
s’inquiéter.
H Le Canada réduit de 10 % les droits de
douane sur les films britanniques.
B Le Mexique a réduit les droit sur les
films d’Argentine à la moitié de ceux payés
par les Etats-Unis.
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ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
Stanley et Livingstone
(Les Conquérants pacifiques)
Drame héroïque
parlé en anglais (G)
Origine : Américaine.
Auteur : Henry liing.
Interprétation : Spencer Tra-
cy, Sir Cedric Hardwick,
Nancy Kelly, Richard Greene.
Stud. : Twentieth Century-Fox.
Enregistrement : W. E.
Production-Edition: Twentieth
Century-Fox.
L’épopée de Henry Stanley,
journaliste envoyé par James
Gordon-Bennett, à la recherche
du Docteur Livingstone, mis-
sionnaire et explorateur, fait
pénétrer Stanley en plein cœur
de l'Afrique orientale. Ce qui
n'était au début que le prétexte
d’un grand reportage, le plus
sensationnel de l’époque, de-
vient dans l’esprit de Stanley,
mieux que la « sensation » du
New York Herald, une sorte de
mission de la civilisation dans
l’Afrique sauvage. Revenu par-
mi les hommes blancs, il por-
tera le cri d’espoir de Living-
stone à ses compatriotes, mais
on ne croira pas Stanley qui a
pourtant passé une année à bat-
tre les jungles et les montagnes,
à résister à tous les dangers :
hommes, fièvre, bêtes féroces...
On est sur le point de rejeter
Stanley comme un fraudeur
quand on apprend la mort de
Livingstone qui a envoyé son j
suprême message à Stanley, en
lui demandant de reprendre sa
tâche, et de continuer à faire
pénétrer la civilisation dans
l’Afrique barbare.
A aucun moment, ce film ne
donne une impression de
« Composé ». Il semble que
Stanley nous ait emporté dans
ses bagages portés par les files
de noirs. Cette valeur de vécu,
nous la sentons intensément, et
tout ce qui a été enregistré en
pleine Afrique s’allie fort bien
tant par le cadrage que par la
tonalité photographique aux
scènes de studios ou aux rac-
cords joués par les artistes. De-
magnifiques scènes, telle l’in-
cendie de la jungle, la nuit de
fièvre de Stanley, le chant des
noirs du Tanganyika, l’arrivée
de Stanley devant Livingstone
séduisent, soit par leur ampleur,
soit par leur émouvante simpli-
cité.
Et Spencer Tracy donne au
visage du reporter Stanley, de-
venu par la contagion de
l’exemple, un explorateur pres-
que missionnaire, une flamme
et une chaleur admirables. Sir
Cedric Hardwicke a dessiné un
Livingstone émacié, incompa-
rable. Le couple des jeunes gens
est campé, sans fadeur, par Ri-
chard Greene et Nancy Kelly.
Ce film est un très beau film, et
une belle action. — x. —
Trois Nouvelles Productions
Américaines sur les Champs-Élysées
« Mademoiselle et son
Bébé » (Bachelors Mothers),
production R. K. O. nous ap-
porte la plus récente mani-
festation du cinéma améri-
cain de comédie, pimpant,
gracieux et tendre. C’est
vraiment Sa réussite de la dé-
licatesse dans l’expression.
Mais « Stanley et Living-
stone », épopée africaine
(production Twentieth Centu-
ry JFoxj et « Good Bye Mr
Chïpps », histoire d’une car-
rière d’éducateur, presque un
sacerdoce (Production Bri-
tannique M.-G.-M.), apparais-
sent comme des œuvres d’une
noblesse et d’une beauté aux-
quelles le grand public ne se
i P — ^ — —
Mademoiselle et son
Bébé
(Bachelors Mothers)
Comédie parlée en anglais (G)
Origine : Américaine.
Réalisation : Garson Kanin.
Interprétation : Gingers Ro-
gers, David Niven, Frank Al-
bertson.
Studios : R. K. 0.
Enregistrement : R. C. A.
Production : R. K. 0. Radio
Pictures.
Edition : R. K. 0. Radio Films.
Cetle gentille comédie toute
parfumée de jeunesse et de ten-
dresse est le premier film pré-
senté, au moins en France, du
réalisateur Garson Kanin. Les
Américains ont le secret de ces
jolies histoires sentimentales
presque féeriques.
De l’aventure de cette jeune
vendeuse de grand magasin qui
passe pour la mère d’un bébé
abandonné qu’elle a tenu dans
ses bras à la porte d’un asile
d’enfants, Garson Kanin a tiré
une suite de scènes plus fraî-
ches les unes que les autres.
Comment la petite vendeuse
pimpante et jolie s’attache au
bébé que le sort malin lui oc-
troyé, comment son jeune et ri-
chissime patron s’intéresse à la
fois à la fausse mère et au bébé,
et finit par demander en ma-
riage la demoiselle pour hériter
de toute la famille, c’est ce que
nous raconte le film qui fait rire
el passe de l’attendrissement le
plus ému au cocasse le plus dé-
bridé. Miracle de la mesure et
de la technique assouplie à l’ex-
pression des sentiments les plus
fugaces. Et quelle excellente
photo, aux recherches savantes!
Ginger Rogers, qui ne danse
pas ici, au moins en attraction,
joue la comédie délicieusement,
et le comédien anglais David
Niven, élégant et charmant, est
son parfait partenaire. — x. —
trompe pas. Ces films rendent
un son authentique de gran-
deur, et exaltent le courage.
il faut que la production
cinématographique française
future s’inspire de tels exem-
ples. Nous avons, nous aussi,
nos Stanley et nos Living-
stone... Rappelons-nous Char-
les de Foucauld et le film
qu’en tira Léon Poirier :
« L’Appel du Silence ».
Et la vie d’un modeste mé-
decin de campagne ou d’un
instituteur de province peut
être le prétexte d’un beau
film. Cela ne vaut-il pas tous
les mauvais garçons de tous
les ports ?
Lucie Derain.
Good byeMisterChipps
Comédie dramatique
parlée en anglais (G)
Origine : Britannique.
Réalisation : Sam Wood.
Auteur : James Hilton.
Interprétation : Robert Donat,
Greer Garson.
Production : M.-G.-M. Sydney
Franklin.
Studios : Brilish Studios.
Edition : M.-G.-M.
Une belle, grave et touchante
œuvre qui, mettant en scène les
milieux universitaires anglais,
ne pouvait être tournée que
dans des studios anglais et
jouée par des comédiens britan-
niques.
C’est, mieux qu’une histoire à
grande mise en scène, le récit
par l’image d’une vocation de
professeur, d’éducateur.
Le héros : M. Chipping d’a-
bord jeune professeur, chahuté
Les petits tambours au mn Vive
par sa classe apprend durement
le métier de maitre. Des vacan-
ces lui font connaître une jeune
fille qui devient sa compagne
attentive et sa collaboratrice.
Elle influe sur sa vie de telle
sorte que le grave et sévère M.
Chipping, détesté parce que ce
timide ne savait pas se faire
obéir, devient M. Chipps, pro-
fesseur respecté. Cette carrière
se poursuivra, après la mort de
la délicieuse Mme Chipps, et M.
Chipps, qui aura voué toute sa
vie à l’enseignement mourra
après plus de soixante années
passées au lycée de Brookfield,
avec la satisfaction d’avoir eu
comme enfants, tous des gar-
çons, les milliers d’élèves de sa
classe...
Mise en scène tout en sobres
scènes, sans facettes, sans éclat,
mais riche d’expression et d’hu-
maine grandeur.
L’ARBRE DE NOËL
DES ENFANTS
DE MOBILISES DU CINEMA
Sous l’égide du « Comité Cen-
tral d’Aide aux Mobilisés du Ci-
néma », et de « L’Aide aux
Femmes de Combattants », cette
dernière association étant ani-
mée par Mme Françoise Rosay,
a eu lieu dimanche 31 décembre
1939, dans les salons de Ciné-
monde, une après-midi charita-
ble donnée aux enfants des mo-
bilisés du cinéma. Signalons
que les organisateurs de cet
« Arbre de Noël » étaient les dé-
voués Chézeaud, secrétaire gé-
néral, Chalmandrier, chargé de
propagande, Constantin Mors-
koï et Maurice M. Bessy ainsi
que Charles Burguet.
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peuvent être réglés à notre
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UNE DATE A RETENIR
C’est vendredi 12 courant,
que le dernier film de Pierre
Caron, Chantons quand même,
avec Annie Vernay, Paul Cam-
bo, Raymond Cordy, etc., sera
présenté au cours d’un gala
dont le bénéfice sera entière-
ment réservé aux œuvres de
guerre franco-anglaise.
Cette importante manifesta-
tion de bienfaisance, qui se dé-
roulera à l’Empire, avenue de
Wagram, comportera une très
importante partie artistique
avec le concours des grandes
vedettes parisiennes.
Présentations à Paris
MARDI 9 JANVIER
Mirage, 9 h. 45, Vog.
Greg contre X.
JEUDI 11 JANVIER
Mirage, 9 h. 45, Vog.
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Les films nouvednx a Paris
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du 5-1-40 au 11-1-40
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Vive la Nation (Normandie)
(Atlantic Film) (3e sem.).
Tourbillon de Paris (Max-
Linder (5° sem.) (Lauzin).
Pièges (4° sem.) (Marignan)
(Discina).
Ils étaient Neuf Célibataires
(Colisée-Marivaux) (11° s.)
(C. .C F. C.).
Terre d’ Angoisse (2e Bureau
contre Kommandantur)
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FILMS AMERICAINS
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Good Bge M. Chips (Triom-
phe) (3° sem.).
Stanleu et Livingstone (3°
sem.). (Paris) (Fox-Film).
Le Lion a des Ailes (3e sem.)
(Olympia et Biarritz) (Ar-
tistes Associés).
Mademoiselle et son Bébé
(Lord-Byron et Avenue)
(3e sem. (R. K. O.)
Invitation au B o n h e n r
(Champs-Elysées) (6° sem.)
(Paramount).
Le Bois sacré (41' s.) (Distr.
Ass.) (César).
Honolulu (Balzac) (M.-G.-M.).
(46 sem.).
Le Monde est merveilleux
(Marbeuf) (M.-G.-M.) (3° s.).
FILMS DOUBLES
Hôtel Impérial (14°) (Para-
mount) (Théât. Paramount)
l
DEUIL
Mme et le Lieutenant-Colonel
Charles Robert - Dumas vien-
nent de perdre leur mère et
belle-mère, Mme veuve Forgeot,
née Marie-Louise Bignet, décé-
dée à Saint-Martin-de-Mers-les-
Bains (Somme). Nous présen-
tons nos très sincères condo-
léances à Mme et M. Charles
Robert-Dumas.
MARIAGE
Nous apprenons avec plaisir
que notre confrère et excellent
ami Maurice Bessy, co-directeur
et rédacteur en chef de Ciné-
monde et Mlle Francine Wells
ont dit « oui », quelque part à
Paris, en janvier, l’an mil neuf
cent quarante.
Nous présentons à l’heureux
couple nos affectueux- vœux de
bonheur.
NAISSANCE
M. René Vincens, directeur
de la Société de Tirage Films
Format Réduit à Clichv, actuel-
lement aux Armées : Maréchal
des Logis, Dépôt Remonte mo-
bile d’Armée, nous fait part de
la naissance de son fds Daniel-
Henri, à Montmorency, le 4 dé-
cembre.
Nous présentons aux heureux
parents nos vives félicitations.
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munique son changement d’a-
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PIÈGES
LE JOUR, 17-12-1939.
Voici un des premiers grands films
français présentés depuis la guerre.
René Bizet.
L’INTRAN, 20-12-1939.
Ce film restera parmi les plus sensa-
tionnels du moment. Mais je ne saurais
trop souligner les qualités de PIEGES qui
s’évade de la banalité et dont on ne sait
quoi admirer le plus.
Jean Rollot.
CANDIDE, 20-12-1939.
...C’est une très bonne production qui
mérite de retenir l’attention du public par
son scénario bien construit et le mystère de
l’intrigue qui ne se dévoile qu’aux derniè-
res images.
Jacques Clère.
GRINGOIRE, 21-12-1939.
...L’action de PIEGES ne cesse pas de
rebondir, et le titre le donne à entendre.
L’interprétation n’a pas une bavure.
Georges Champeaux.
POUR VOUS, 27-12-1939.
PIEGES est un fi,m excellent, bien
construit, jamais ennuyeux et parfaitement
interprété.
M. B.
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On passe une excellente soirée au Ma-
rignan.
Pierre WolfF.
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LE CINEMA FRANÇAIS
REDACTION ET ADMINISTRATION :
29, rue Marsoulan, Paris (12 )
Adr. Télégr. : LAC1FRAL Paris.
RAPHIE
Directeur : Paul Auguste HARLE
Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
j| W® 1.106
E 13 JANVIER 1940 H
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Téléphone : Diderot 83-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n° 702-06, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-130.
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
Maîlre HENRY TOHRÈS est nommé
Chef des Services « Cinéma »
au Commissariat général à l’Information
En même temps que trous appre-
nions la nomination de Maître Henry
Terrés comme Chef des Services
« Cinéma » au Commissariat Généra"
à l’Information, nous obtenions Sa pre-
mière audience du nouveau chef de
service.
___ Pas d’interview pour l’instant.
Laissez-moi prendre contact avec mes
services. Mais pourtant, dites dans
votre grand journal technique que
mon premier objectif sera : La Pro-
duction. Il faut ranimer, ressusciter
le « cadavre », cette première victime
de la guerre, semblable à ce soldat
dont parie un beau vers de Sa Com-
tesse Anna de Noaillles :
« Comme un héros couché à l’avant
des Armées... »
— Dites aussi que je veux réaliser
la coordination de toutes les activités
de l'Industrie cinématographique, de
toutes les branches dans 8e cadre de
la Section Cinéma du Commissariat
Général à l’Information, près Sa Pré-
sidence du Conseil...
— il faut mettre de l’ordre, ani-
mer, galvaniser. .. et l’Etat doit jouer
un tripBe rôle pour arbitrer, contrôler,
assainir... »
SVfeître Henry Torrès nous promet
de tenir La Cinématographie Fran-
çaise au courant des résultats obte-
nus. SS est déterminé à donner l’im-
pulsion que le Cinéma français devra
garder pour maintenir sa vie, insépa-
rable de toute Propagande valable.
Lucie Derain.
Tramel et Raimu dans L’Homme qui cherche
la Vérité, Une production Gibé, distribuée
par C. C. F. C.
Organisation du
Cinéma récréatif aux Armées
Paris, 29 Décembre 1939.
Ministère de la Défense Nationale
et de la Guerre.
Service Géographique de l’Armée.
Section Cinématographique
de l’Armée,
35, rue du Plateau, Paris
Objet : Cinéma récréatif.
Monsieur le Président
de la Représentation intersyndicale
de l’Industrie Cinématographique
Française,
122, rue La Boétie, Paris.
Monsieur le Président,
Le Service cinématographique de l’Ar-
mée a reçu l’ordre de prendre les mesure ;
appropriées à la création d’une vaste orga-
nisation essentiellement militaire, capable
de procurer constamment aux troupes fran-
çaises des séances de cinéma récréatif.
L’importance que le Commandement atta-
cherait à cette question ne saurait vous
échapper. .le ne doute pas que vous puisiez
dans les sentiments élevés qui sont certai-
nement les vôtres la conviction qu’il est du
devoir de tous de nous aider dans cette
tâche importante et je suis persuadé que
vous tiendrez à nous accorder votre très
obligeante collaboration.
Fin même temps que les propositions
concernant la fourniture de films récréatifs,
le Service cinématographique de l’Armée
tient à vous apporter certaines précisions
relatives à l’organisation créée.
I. Les projections seront gratuites et ex-
clusivement réservées aux militaires.
Ces projections auront lieu dans la zone
des armées (casernes, camps d’instruction,
cantonnement, gares de triage, centres hos-
pitaliers, etc...).
11 serait intéressant cpie les films puis-
sent être présentés également aux militaires
de la zone de l’intérieur. Pour ceux-ci, les
projections se feraient dans les conditions
suivantes :
Les samedis et dimanches, interdic-
tion de projeter des films provenant de
Sa cinémathèque de l’armée dans les lo-
calités où se trouvent des salles com-
merciales en activité;
Interdiction de faire aucune publicité
à l'égard desdits films en dehors des
locaux ou enceintes militaires : ainsi se-
ront évitées les difficultés avec les exploi-
tants de ces localités. Ils n’auront, au sur-
plus, à redouter aucune concurrence en
raison de l’ancienneté relative des films.
Le Commandement attacherait du prix à
ce que les projections de films récréatifs ne
soient pas exclusivement limitées à la seule
zone des Armées, mais puissent également
se faire aux troupes de la zone de l’inté-
rieur.
II. Les projections se feront en formats
35 mm. et 1 G mm.
Le Service cinématographique de l’Armée
demande aux. maisons éditrices l’autorisa-
tion contre paiement de tirer, d’après le né-
gatif (en 35 mm. et en 1 (> mm.), des copies
dont elle assurera la distribution matérielle
dans les différents corps et formations mili-
taires.
III. Le Service cinématographique de
l’Armée propose de fixer les droits (Royalty
35 mm.) d’après l’ancienneté du film : l’é-
chelonnement suivant pourrait, semble-t-il,
être adopté :
Années Français Doublés
1931-32, 1932-33..
1933-34, 1934-35..
1935- 36,
1936- 37,
14.000 10.000
20.000 14.000
24.000 18.000
30.000 22.000
Ces prix s’entendent pour la zone des Ar-
mées et l’intérieur, et pour des films dont
les droits d’exploitation ne seraient pas
échus avant 2 ans.
Des programmes complets devant être
constitués, les premières parties seront trai-
tées à part et leur règlement s’effectuera sur
une base de f.000 fr. à 1.500 fr., suivant les
cas (ces premières parties seront consti-
tuées par des sketches, dessins animés,
documentaires et non par un grand film).
Les droits de tirage des films en 16 mm.
non encore exploités en format réduit se-
ront payés sur la base de 10.000 fr. par film.
Les prix ci-dessus s’entendent quel que
soit le nombre de copies cpii seront tirées
ultérieurement. Toutefois, si le nombre des
copies par film devait dépasser 10 en
35 mm. et 20 en 16 mm., le Service ciné-
matographique de l’Armée ferait établir un
contretype d’après lequel les copies se-
raient tirées.
En somme, l’armée ne demande pas le
droit d’exploiter ces films en toute pro-
priété selon Ses conventions habituelles
en cinématographie, elle désire seule-
ment acquérir une licence limitée, un
droit de tirage et d’utilisation sous cer-
taines conditions déterminées ci-des-
sus.
L’Armée pourra utiliser les copies jus-
qu’au terme de la démobilisation, sous l’ex-
presse réserve de la stricte observation
des conditions restrictives énumérée©
au paragraphe S, Après cette date, toute ;
c • -JÊh •
CXXXXXXXXXXXXXXXXXI XXXX3 EXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX3
Coco Aslan et Charpin da s une scène de
Tourbillon de Paris, film de Ray Ventura,
qui remporte un grand succès au Max Linder.
les copies en service seront rendues aux
maisons éditrices.
IV. Le tirage des copies sera fait au
compte du Service cinématographique de
l’Armée dans le laboratoire où est déposé
le négatif du film. Si ce laboratoire n’est
pas organisé pour le tirage en 1 (5 mm., le
choix d’un laboratoire qualifié sera établi
d’un commun accord.
Y. Les lilms seront présentés dans leur
intégralité avec le générique et la marque
de chaque firme productrice.
J’espère que les conditions ci-dessus pro-
posées auront votre approbation et qu’il
nous sera ainsi possible de parvenir à un
accord très prochain.
Veuillez agréer, Monsieur le Président,
l’assurance de ma considération distinguée.
Le Lieutenant-Colonel,
Chef du Service Cinématographique,
CALVET.
Succès du Film Français au Brésil
Le Brésil ressent tes effets de ta
guerre européenne. Les films allemands,
qui n’ont jamais été très populaires au
Brésil, sont pratiquement exclus de
l’écran.
Les spectateurs manifestent leurs
sentiments avec une telle violence que
les directeurs de salles se voient dans
l’obligation de compléter le travail de la
Censure en éliminant certaines scènes
de leurs actualités, celles-ci déchaînant
une véritable tempête.
PORTEURS DE TRAITES
Les porteurs de traites souscrites à la
Société N.E.F. en garantie de paiement du
film La Règle du Jeu, ont formé une Asso-
ciation de défense de leurs intérêts.
Ils se réuniront le jeudi 18 janvier à
10 h. 30, au siège du Syndicat Français, 18,
boulevard Montmartre pour entendre le
rapport de leurs délégués, MM. Bernier,
Spinasse et Isabel, sur les démarches faites
auprès du liquidateur judiciaire.
I Paramount recommence sa production
en Angleterre dès le début de 1940, sous la
direction de David Rose.
Qui remplacera Douglas Fairbanks
aux United Artists ?
On parle de David Selznick
et de Frank Capra
New York. — La mort de Douglas Fair-
banks a soulevé dans les milieux cinémato-
graphiques américains la question de savoir
qui remplacera à l’United Artists Corpora-
tion l’un de ses plus illustres fondateurs.
Deux noms sont prononcés avec insis-
tance : celui du producteur David O. Selz-
nick dont, à l’exception de Autant en em-
porte le Vent, les films sont distribués de-
puis plusieurs années par United Artists,
et celui du grand metteur en scène Frank
Capra, le réalisateur de M. I)eeds, Goes to
Town, Vous ne emporterez ]>as avec vous,
et dont le dernier film, M. Smith va à Was-
hington est un triomphe.
Frank Capra cherchait depuis longtemps
à travailler en complète liberté, et le fait de
devenir membre des United Artists con-
viendrai! complètement à ce dessein.
On dit, en outre, que le producteur Sa-
muel Goldwyn aurait l’intention de partir
des United Artists pour fonder une compa-
gnie à son compte. Signalons à ce propos
que le fils du Président Roosevelt, James
Roosevelt, a quitté les productions Samuel
Goldwyn, gardant seulement son titre de
Président des Goldwyn Studios, pour diri-
ger sa propre compagnie de production.
♦
A TOULOUSE
les Cinémas restent ouverts jusqu’à 23 h. 30
Depuis quelques jours, les salles
toulousaines ont obtenu l’autorisation
de poursuivre leurs séances jusqu’à
23 h. 30. R. B.
Le palmarès de la VII" Biennale de Ve-
nise, tel qu’il vient d’être publié, n’appelle
que peu de réflexions. Le savant dosage des
sept Coupes, prévues par le règlement, n’au-
rait pu être réalisé, dans les circonstances
matérielles aussi bien que morales, actuel-
les; très sagement, la direction leur a subs-
titué cinq Coupes de la Biennale. L’abandon
de deux coupes 'cinq attribuées au lieu de
sept prévues) ne peut rencontrer également
que l’approbation. Nul à Venise, en août
dernier, ne doutait que l’Allemagne avec
Robert Koch, de Hans Steinhof (vie filmée
de l’illustre savant, émule de notre Pasteur,
dont le nom, d’ailleurs, à Venise, dans le
cours du film, était cité avec tout l’honneur
dû) la France avec La Fin du Jour, de Ru-
vivier et l’Angleterre avec Les Quatre Plu-
mes blanches, de Korda, ne méritassent les
premières récompenses. L’égalité proclamée
de ces trois grands ouvrages satisfait cha-
cun, avec diplomatie ausi bien qu’avec élé-
gance. La sélection des films du Japon se
voit peut-être portée trop haut, mais la sé-
lection des films de la Suède (1) consacre,
en effet, une valeur artistique et une qua-
lité intellectuelle dignes du grand passé du
cinéma suédois qui, des années durant, fut
un leader.
Dans la catégorie des documentaires,
Chartres, de Vigneau, remporte une mé-
daille; très justement également L’Agneau
(1) Un Grain de Riz et Jeune Homme, ré-
jouis-toi de ta Jeunesse.
Le Programme de la Production italienne
Les distributeurs italiens ont arrêté un
total de 230 films pour 1940, dont 71) à pro-
duire en Italie.
Les studios italiens font des offres sur le
marché mondial. Des directeurs sud-améri-
cains ont été pressentis pour faire des films
pour l’amérique latine, la version originale
en italien avec doublage en espagnol. Des
acteurs allemands et français figurent dans
les films tournés en Italie et les films ita-
liens sont doublés en grec pour la première
j fois pour distribution en Grèce, Egypte,
Syrie et Palestine, en même temps que dans
les autres centres rie population de langue
grecque.
A : —
Les Filins exotiques
sont recherchés par l’Amérique
Par suite de la désorganisation du mar-
ché européen, les amateurs de films étran-
gers semblent vivement intéressés par les
Scandinaves et les Espagnols
En ce qui concerne l’Espagne, on sait que
Franco veut donner une impulsion nou-
velle à la production cinématographique;
plusieurs Américains proposent de tourner
à Madrid.
+
ON NOUS SUGGÈRE...
Un ami, cinématographiste de vieille
date, qui nous écrit des lignes où il fait son
nouveau métier, celui de capitaine d’infan-
terie, nous suggère... en passant... qu’il ne
devrait pas être tellement difficile de dé-
tacher, pour quelques semaines, le caporal
du Génie Christian Jaque, afin que celui-ci
puisse terminer Tourelle Trois, dont l’im-
portance, en tant qu’élement de propa-
mystique des Van Eyck, par Cauvin (Bel-
gique) et Santorin (Suisse) sont mis en évi-
dence.
Quelques autres films sont également l’ob-
jet d’une mention avec une médaille. La
France y voit figurer Jeunes Filles en Dé-
tresse. On y trouve aussi Le Vagabond Mu-
coum, film tchèque de Ladislas Brom, di-
gne représentant de la grande école ciné-
graphique de Bohême qui, peut-être, aurait
pu être jugé digne d’une Coupe...
Il semble qu’un modus vivendi soit en
vue entre la grande manifestation véni-
tienne et le Festival international du Film,
qui devait avoir lieu à Cannes au début de
septembre. Le Festival semble devoir s’ou-
vrir en mars avec un programme de fêtes
cinématographiques, artistiques et mon-
daines qui ne le cédera guère à celui qui
avait été mis au point...
♦
One Exposition de la Cinémathèque française à Milan
Une manifestation importante de la Ci-
némathèque française est en préparation
actuellement. Elle aurait lieu en Italie. No-
tre ami, M. Langlois, est actuellement en
\ isite à Rome et à Milan. Une série de pro-
jections de films « primitifs » français et
italiens serait accompagnée d’une exposi-
tion de documents et de photographies de
grande importance.
garnie, n échappera à personne.
APRÈS LA BIENNALE DE VENISE...
ET AVANT LE FESTIVAL DE CANNES
ITTTZTTZTTTTTTTZYTYTrm
ZTTTZTTTTTZTTTTKJTTTTrX)
En Grande Bretagne , la Loi de la Neutralité
pose de sérieux problèmes
Un événement Cinématographique
« G o n e With the Wind»
(Autant en emporte le vent]
Le film le plus important de l’année,
avec le film île Frank Capra : M. Smith part
pour Washington est certainement Gone
With the Wind (Autant en emporte le Vent)
adaptation cinématographique par Victor
Fleming du célèbre roman de Margaret
Mitchell qui ne compte pas moins de huit
cents pages et qui a été traduit en vingt-
cinq langues.
Gone With the Wind évoque la guerre de
Sécession vue par une héroïne particu-
lièrement étrange et séduisante, à travers
les doux paysages du sud, qui seront fidèle-
ment transcrits par les images de cette pro-
duction tournée en Technicolor.
Les protagonistes de ce film, qui trouvera
de nombreux admirateurs en France (où le
livre est déjà très connu), sont Vivien Leigh
(Scarlett) Clark Gable (Hhett Butler), Leslie
Howard (Ashley) Olivia de Haviland (Mé-
lanie).
La Presse américaine, qui attendait de-
puis longtemps une production capable
d’éclipser la passion causée par les événe-
ments européens, qualifie Autant en em-
porte le Vent d’« événement cinématogra-
phique exceptionnel ».
Ajoutons que la première du film lut don-
née à Atlanta (Géorgie), qui est le centre
même de l’action du roman et de l’œuvre
filmée.
“KATIA“ est présenté à New York avec succès
Katia avec Danielle Darrieux vient d’être
présenté à New York. Il a été très bien ac-
cueilli par la Presse américaine.
Comme nous l’avons annoncé dans le der-
nier numéro de La Cinématographie Fran-
çaise, les grandes compagnies américaines
ont l’intention de reprendre la production
de films britanniques en Angleterre, inter-
rompue par la guerre.
On craint, cependant, que la loi améri-
caine de neutralité ne soulève de sérieux
obstacles pour cette production, car elle
restreint très strictement les déplacements
des citoyens américains dans les pays bel-
ligérants.
Les Américains sont également gênés par
Leslie Howard est à Paris
où il a rencontré Noël Coward
Le célèbre comédien britannique,
Leslie Howard, qui fut avec tant d’auto-
rité, le héros du « Pygmalion » filmé,
d’après la pièce de Bernard Shaw, est à
Paris actuellement.
Il est venu pour rencontrer Noël Co-
ward, comédien-auteur anglais, attaché
aux services de la Propagande britan-
nique en France, et pour organiser avec
lui un spectacle aux armées britanni-
ques au Front. Leslie Howard a l’inten-
tion de préparer à la fois une pièce et
un film court, la pièce serait de Noël
Coward, le film d’un auteur de scénarios
français, et l’interprète des deux, une
artiste française parlant anglais. A ce
i sujet, il aurait déjà vu Marie Glory.
la difficulté de faire venir en Angleterre
des stars américaines et de grands films
tournés en Angleterre avec (les vedettes
britanniques, souvent inconnues en Améri-
que, ne seraient pas une solution satisfai-
sante.
D’autre part, une décision récente du
gouvernement britannique stipule ([lie 50 %
(les revenus nets amassés en Angleterre, par
les grandes compagnies américaines (Uni-
versal, excepté, puisque cette compagnie a
ses films distribués par une. maison an-
glaise, G. F. I).), doivent être laissés en
Grande-Bretagne. Cet argent servirait « en
principe » à la réalisation des films britan-
niques t[ue le quota a rendu obligatoire.
Le journal américain Variety estime que
les compagnies américaines laisseraient
ainsi annuellement en Grande-Bretagne, un
maximum de $ 17.500.000, soit environ
800 millions de francs.
La loi actuelle du quota sera, en tous cas,
prolongée telle qu’elle est jusqu’au 31 mars
prochain, el les compagnies américaines
devront en observer les clauses jusqu'à
cette date
Ajoutons (pie le nombre des films britan-
niques produits qui avait été de 228 en
1937 pour tomber à 78 en 1938, ne sera que
de 40 cette année.
Malgré tous les efforts pour remonter le
courant, et le fait qu’une dizaine de films
sont actuellement en production ou en pro-
jet, la situation reste très délicate, et des
deux côtés, britannique et américain, on
cherche un moyen de remédier à cette si-
tuation fort difficile. — Pierre ,4.
Au 31 Décembre 1939, France et Afrique du Nord
comptent 4.151 Salles de Cinéma
66 Nouvelles Salles se sont ouvertes en 1939
NOMBRE
DES
NOUVELLES
SALLES
OUVERTES
EN
1937, 1938
ET 1939
1937
1938
1939
A Paris
20
25
19
En Province
17
31
33
En Afrique du Nord . . .
8
25
14
Total
45
81
66
Alger
Roxy-Cinéma : M. Riveccio.
Le Club.
L’A. B. C. -Cinéma.
Le Plaza : M. Ténoudji.
Boulogne - Billancourt
Cinévog : M. Marie.
Bou5ogne-sur-Mer
Cinévog : Mlle Bourbier.
Casablanca
Lux-Cinéma : M. Michelon.
Monte-Carlo.
Chouïa.
Cannes
Le Vox.
Le Club.
Châlons-sur-Marne
Ecran : Sté Cinaix, M. Bouvet.
Hirson
Celtic-Cinéma : M. L. Charrier.
La Ferté-Macé
Eden-Ci néma : Mmes Leroy cl
Tombini.
LA Roche-sur-Yon
Le Rex : M. Vauclin.
Le Havre
Capitol : MM. Siritzky.
Lille
Cinéchic : M. Hermoz.
Marrakech
Lux-Cinéma : M. Eseharravil.
Metz
Le Rex : M. Roger Xardel.
Marseille
Cinévog.
Ciné-Madeleine.
Hollywood.
Phocéac.
Le Colbert.
Misserghin
Star-Ciné.
Montpellier
A B. C.
Mortagne
Théâtre Municipal : M. Collin.
Mogador
Skala-Cinéma : M. Friggerii.
Nantes
Les Variétés : C. Chesnel.
Le Vox : M. Turpin.
Nice
Cinévox : M. Garnier.
Oran
Folies-Bergère : M. Rodels.
Paris
Boul’Mich : 51. Tarcali.
Le Fer ber : M. Max Rouhier.
Chaussée - d’Antin les Boule-
vards : 51. Natanson.
Le Séverine.
Ciné-Nord.
Niel-Ternes.
Radio-Cité Montparnasse.
Le Suffren : B. de Latour.
Le Cinévog : 51. Gour.
Cinéac des Ternes.
Royal-Cinéma.
Le Théâtre Déjazet (transformé
en cinéma).
Ciném onde-Opéra.
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Le Météore (aux Batignolles).
Le Crimée.
Midi-Minuit.
Les Abbesses.
Le Triomphe.
Le Murat (Porte de St-Cloud).
Pontault-Combault
Apollo.
Perpignan
Le Paris : M. Zenenski-Thaon.
Rennes
Le Français.
Rouen
Cinédit : M. Leroy.
Studio 34.
Roanne
Empire-Cinépresse : M. Bonche.
Saint-Dié
L’Empire (Cinélor).
Saintes
Rex : MM. Marché et Debou-
ehaud.
Sidi-Bel-Ahhès
Le Rio : M. Ping.
Tanger
Rex : M. Serret.
Toulouse
Luxor : M. Bertrand.
Pierre Magnierdans Vive la Nation
film de Maurice de Canonge.
(Atlantic-film)
Tunis
A. B. C.
Le Paris: MM. Aldo Numès Vais.
Ville-la-Grand
Savoy-Cinéma : M. Barnouin.
Villeneuve -sur- Loir
Le Cyrano : M. Bergounioux.
NOUVELLES
■ Maurice Dekobra travaille
à New York à /’ adaptation de
son roman Sérénade au Bour-
reau. Un antre de ses films, La
Veuve aux Gants roses (traduc-
tion du titre anglais), sortira
bientôt.
fl Le Mexique vient de suppri-
mer la taxe d'exportation de
4 % qui était appliquée depuis
cinq ans. Les firmes cinémato-
graphiques américaines sont
enchantées de cette décision
qui entraînera pour elles une
économie de 11)0.000 dollars.
H Les restrictions monétaires
en Grèce réduisent à 750 dol-
lars par film la somme exporta-
ble. La proportion disponible
sur cette somme représente le
eoi'il de tirage. Le solde doit
être réparti sur dix mois.
S L'opérateur des Actualités
Pathé News, qui vient de re-
tourner en Amérique , a ex-
posé les nombreuses difficultés
de ses missions. Les films qu'il
avait pu prendre à Helsinki et
dans le golfe de Finlande, ont
été détruits par les autorités
soviétiques.
S La Floride et New York
veulent concurrencer Hollywood
ilans la production cinémato-
graphique. Miami est un endroit
idéal pour les dessins animés.
Les voyages de Gulliver en sont
la meilleure preuve. Toutefois,
M. Srhenck dément formelle-
ment i/ue Loew’s et M.-G.-M. se-
raient disposées à s’associer aux
efforts du maire de New York
M. La Guardia pour amener
une partie de la production ci-
nématographique à New York.
CONVALESCENCE
B Nous sommes heureux d’an-
noncer à tous ses amis, cpie le
sympathique directeur des ser-
vices de publicité à Paramount,
M Plunkett, est complètement
rétabli et qu’il a repris ses oc-
cupations.
CHANGEMENT D’ADRESSE
Le jeune comédien Félix
Claude, domicilié 35, rue Bai-
lli, Paris (9'), informe MM.
les Producteurs qu’il se tient
à leur disposition sur con-
vocation pneumatique.
Séances de Minuit à Alger durant les Semaines
de Noël et du Jour de l’An
Alger. — Premiers réveillons de Noël et
du Jour de l’An de guerre. A cette occasion,
le cinéma algérois s’est quelque peu réveillé
et a donné lieu à de belles salles garnies
que méritait bien, d’ailleurs, l’excellence
des programmes. Qu’on en juge : Fric-Frac,
Sans Lendemain, Pièges, L’Emigrante, Pe-
tite Princesse, Nuits de Bal, Hose de Broad-
way, Têtes de Pioche, Honolulu, Derrière
la Façade, Les Aveux d’un Espion nazi, etc.
Les autorités militaires ayant autorisé
l’ouverture des salles de spectacles jusqu’à
2 heures du matin, nombreuses ont été cel-
les qui ont organisé des séances de minuit
dont le rendement a été, en général, satis-
faisant.
D’autre part, trois petites salles, dont une
nouvelle, ont inauguré durant cette période
leur saison hivernale. Ce sont les cinémas
Midi-Minuit et Lux qui ont rouvert après
une fermeture de quelques mois nécessitée
par les hostilités et Mon Ciné, un cinéma
nouveau que MM. Lacurie frères ont créé
au 12 de la rue Rochambeau dans le popu-
leux quartier de Bab-El-Oued. — P. S.
NOUVELLES GENERALES
Le cinéma aux armées commence à pren-
dre corps en Afrique du Nord pour la plus
grande joie des soldats. Chaque initiative
ne manque pas de compter à sa tête un
membre de la corporation cinématographi-
que et c’est heureux, tant dans le format
standard que dans le format réduit. Parmi
les dernières installations, citons celle du
Studio-Sud, fonctionnant dans le sud tuni-
sien, équipé par les « Appareils Sonores
Universel » et dont le programme inaugu-
ral, gracieusement prêté par « Tunisfilm »
(direction Ténoudji), comprenait le film de
Pierre Chenal, L'Alibi.
® 51. Roger Cazes, directeur du Splendid
Cinéma d’Alger, s’apprête à projeter les
grands films de la sélection Paramount
1939-1940.
■ On annonce les prochaines représen-
tations en Afrique du Nord du film des Ar-
tistes Associés, Le Lion a des Ailes, que M.
Ed. Ténoudji a contracté pour les salles île
son circuit (Isly théâtr), Marocthéâtr, Tunis-
théâtr.
B Parmi les réouvertures de cinémas ré-
quisitionnés ou fermés par suite de l’ab-
sence de propriétaire mobilisé, citons : Cir-
ta-Palace et Nunez à Constantine; Mondial-
Cinéma à Rouiba (département d’Alger); le
Rio à Oran; l’A. B. C. , Ciné-Théâtre de Tu-
nis dont M. Arnold Boralévi s’est rendu
acquéreur et qui a débuté sa nouvelle ex-
ploitation avec le film Soubrette.
D’autre part, trois salles en construction
ont vu, devant l’état de guerre, leur cons-
truction arrêtée ou leur ouverture remise :
l’A. B. C. à Alger, le Cinéac à Tunis, le Rex
à Sidi-Bel-Abbès.
A Casablanca (Maroc) les studios Cinéo-
phone (direction Godquin et Cie) ont été
réquisitionnés par l’armée en vue de la
réalisation d’un programme de production
de films de propagande tous formats.
P. S,
4
L’Olympia de Toulouse a fait sa
réouverture
Toulouse. — L’ancien cinéma Olympia
vient de faire sa réouverture. Complètement
modernisée, cette salle, qui fait partie du
circuit Jean Galia, a abandonné le cinéma
pour se consacrer au music-hall. — R. B.
Claude May et Alibert, dans
Le Roi des Galègeurs, film de Fernand Rivers
(distribué par D. U. C. )
Sans Lumières urbaines
l’Exploitation nocturne ne
peut progresser
<Y
Des premières visions, telles que Fric-
Frac (Pathé), Monsieur Brotonneau (Em-
pire), ont dû rester deux semaines à 1 ’af fi-
che pour obtenir un rendement satisfaisant.
Au Majestic, Les Hauts de Hurlevent, de-
meurèrent trois semaines.
Les Nancéiens ne demandent qu’à se dis-
traire, mais pas au risque de se casser le
cou... Il faut penser à ceux qui travaillent
et qui n’ont que leurs soirées pour se « re-
faire » le moral !
Citons avec plaisir la réouverture depuis
une semaine du Palace, avec le système per-
manent : 1 heure à 19 b. 30.
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DANS LA PRODUC ION FBANÇâ
ÔN TOURNE DEUX NOUVEAUX
Iba
On reprend «Paris-New York
On termine « De Mayerling à Sarajevo »
ANALYSE ET CRITIQUE
DE FILMS
Grey contre X
Comédie dramatique
policière (G)
Origine : Française.
Réalisation : Alfred Grognon
et Pierre Maudru.
Auteurs : Alfred Grognon et
Pierre Maudru.
Dialogues : Alfred Grognon et
Pierre Maudru.
Opérateurs : Bujard, Marins
Roger.
Musique : Yatove.
Interprétation : Maurice La-
grenée, Pierre Stéphen, Jean-
ne Helbling, Doumel, Roger
Legris, Charlotte Lyses, Jac-
queline Saint-Pierre, Renée
Piaf, Georges Pantois, Charles
Lemontier, Freddy Hubert,
Marceau, Yett Thamar.
Studios : Place Clichy.
Ingénieur du son : Roynet.
Production : Paris-Clichy Film.
Edition : Films Vog.
CARACTERE DU FILM. —
Une nouvelle aventure du
sympathique inspecteur Grey.
Cette fois, la tragédie poli-
cière est située en pleine pro-
vince... tournée dans des si-
tes beaucerons, dans une
ville d’eaux inventée. L’en-
quête se poursuit dans des
cadres un peu monotones et
la qualité du film tient à sa
faculté de mystère bien ob-
servé. Pour une fois, ce film
policier g,arde son coupable
jusqu’à la fin.
SCENARIO. — Grey, qui se
repose sons le nom banal de
Martin, entre en amateur dans
une enquête concernant le dou-
ble assassinat de Mareuil-les-
Thermes. Un troisième meurtre
est mis an compte d’un mysté-
rieux X. Mais Martin-Grey va-
t-il accuser le mari de la vic-
time d’avoir fait disparaître sa
femme qui le gênait ? On est-ce
le maître d’hôtel qpi fut, jadis,
meurtrier passionnel, ou la
sœur du mari ?... Le coupable
est, naturellement, celui qu’on
attendait le moins.
TECHNIQUE. — Dans des
décors assez peu renouvelés, in-
térieurs d’une propriété cam-
pagnarde, jardins, pièces d’eaux,
rues de petite ville, les réalisa-
teurs ont su animer une intri-
gue difficile. Le dialogue est
simple, la photographie réaliste.
INTERPRETATION. — La-
grenée est un classique inspec-
teur Grey, Jeanne Helhling, Sté-
phen, Lemontier. Paillais jouent
avec autorité. Doumel apporte
sa faconde en inspecteur méri-
dional, Charlotte Lysès joue
spirituellement une provinciale
maniaque, et Roger Legris des-
sine, avec sa curieuse personna-
lité, un non moins curieux per-
sonnage de jeune amateur de
livres policiers. Signalons les
débuts de la charmante Jacque-
line Saint-Pierre, et de Renée
Piat qui est originale. — x. —
Georges Lacombe
tourne les intérieurs
de “Paris-New York”
« Paris-New York » vient
de reprendre il y a dix jours,
et actuellement, les inté-
rieurs se terminent dans de
grands décors représentant
les salons et le bar de Nor-
mandie (premières classes).
On voit là dans la foule des
danseurs Gaby Morlay (se-
crétaire particulière), Marcel
Simon (son patron), Margue-
rite Pierry (l’épouse philoso-
phe), et au fur et à mesure
des prises de vues que dirige
Georges Lacombe avec son
collaborateur le chef-opéra-
teur Willy, nous verrons ap-
paraître Michel Simon et Jac-
ques Baumer, deux policiers
fantaisistes, André Lefaur et
Maurice Escande, deux grands
aventuriers désinvoltes, Clau-
de Dauphin et Gisèle Préville,
amoureux franco-américains,
René Alexandre, milliardaire
américain dont la disparition
mettra le bateau en alarme,
Aimé Clariond, Président de
Tribunal et sa femme Simone
Berriau, enfin Jules Berry,
manager d’une reine de beau-
té (Lise Courbet).
Tout ce monde se heurtera,
se coudoyera en des intri-
gues croisées qui se termine-
ront devant la statue de la
Liberté... et après des péri-
péties héroï - comico - satiri-
ques. Production Régina, di-
recteur de production : Arys
qui, après la finition de « Pa-
ris-New York, assurera la ter-
minaison et le montage des
« Musiciens du Ciel ». L. D.
AUX STUDIOS DE NICE
C. M. G. « Centre Méditerra-
néen Cinématographique » nous
informe que la Société Centre
Cinématographique de la Côte
d’Azur « Centrazur » n’est plus
titulaire du bail de location
qu’elle détenait de la Société
Gaumont - Franco - Film-Aubert,
ce bail ayant expiré au mois de
novembre 1939.
Le « Centre Méditerranéen
Cinématographique » C. M. C.
se trouve donc actuellement ti-
tulaire de ce bail; son gérant
est M. Léopold Schlosberg, di-
recteur des services de la Pro-
duction de la Société Eclair-
Journal.
BUTTES-CHAUMONT
Paris-New York.
Réal. : G. Lacombe et Y. Mi-
rande.
Ved. : Gaby Morlay, Michel
Simon, André Lefaur, Jules Ber-
ry, Claude Dauphin, J. Baumer,
René Alexandre, A. Clariond, M.
Escande, M. Simon, Marg. Pier-
ry, Simone Berriau, Gisèle Prc-
ville.
Prod. : Régina.
Tournage ; Reprise le 9 jan-
vier 1940 (lro sera, intérieurs'.
BILLANCOURT
De Mayerling à Sarajevo.
Réal. : Max Ophüls.
Ved. : Edwige Feuillère, John
Lodge, Jean Worms, Gabrielle
Dorziat.
Prod. : B.U.P.-Tuscherer.
Tournage : Trois derniers
jours de prises de vues avant
montage.
FRANÇOIS-Ier
Miquette et sa Mère.
(Titre définitif).
Réal. : Jean Boyer.
Ved. : Lillian Harvey, Lefaur,
L. Baroux, D. Clérice, Marg.
Pierry.
Prod. : U.F.P.C.
Tournage : 2e semaine.
C.M.C.-NICE
Untel Père et Fils.
Réal. : Julien Duvivier.
Ved. : Michèle Morgan, Rai-
mu, Louis Jouvet, R. Devillers,
Lucien Nat, Suzy Prim, Colette
Darfeuil, Le Vigan, P. Magnier,
et Drue Leyton qui vient d’être
engagée.
Prod. : Transcontinental.
Tournage : 2e semaine.
Max Ophüls a quitté pour
quelques jours son secteur,
quelque part dans la France de
l’est, pour venir diriger les der-
niers tours de manivelle (trois
derniers jours de prises de
vues) et procéder à l’ultime
montage de son film De Mayer-
ling à Sarajevo.
Toutes les conjonctions heu-
reuses ont eu lieu. On a pu réu-
nir le combattant Max Ophüls,
la vedette Edwige Feuillère,
quelques techniciens du film
également mobilisés... et la ve-
dette masculine : John Lodge
qui est revenu de New York ex-
près, pour tourner trois jours.
Il a voyagé sur le bateau italien
Arec Duvivier
aux Studios de Hice-C.M.C.
Le Bombardement de Paris
en 1870
et Clemenceau à la Mairie
de Montmartre
(De notre corresp. particulier.)
Nice, 8 janvier. — Les prises
de vues du nouveau grand film
de Duvivier, Untel Père et Fils,
se poursuivent aux studios de
Nice C. M. C. à la cadence pré-
vue.
On sait qu’une partie d’Un-
tcl Père et Fils (le début) évo-
que certains événements de la
guerre de 1870 et de la Com-
mune. C’est par ces scènes que
Duvivier, profitant d’un soleil
printanier, a commencé son
travail de réalisation ; La riva-
lité des Versailtais et des Com-
munards, le bombardement de
Paris sous la neige. Les quar-
tiers nord de la capitale sont fi-
gurés par une énorme maquette
due à Guy de Gastyne et com-
prenant environ 2.000 maisons.
Les prises de vues en exté-
rieurs alternent avec les prises
de vues en studio. C’est ainsi
que Duvivier nous entraîna à
l’intérieur de la Mairie de Mont-
martre on Georges Clemenceau,
jeune maire de 29 ans, inaugu-
rant sa carrière politique, déci-
dait, par son éloquence irrésis-
tible, le gouvernement de Paris
à tenter une sortie afin de re-
joindre l’armée de la Loire.
L’honneur de figurer Clemen-
ceau, maire de Montmartre,
échut (i l’ excellent Daniel Men-
daille qui fait Ici une impres-
sionnante composition. — E. E.
ERRATUM
C’est par erreur que M. Henri
Rose a été nommé dans la dis-
tribution du film Frères d’A-
frique.
Conte Savoia. Bel exemple de
conscience cinématographique.
Et voilà que cette semaine se
terminera, au moins en studio,
le film De Mayerling ci Sarajevo
auquel participe Gilbert Gil.
également en permission spé-
ciale, qui incarne l’étudiant
Princip, le jeune Serbe qui dé-
chaîne par son geste de mort la
tragédie de 1914.
De Mayerling à Sarajevo, qui
s’achève dans un ravissant dé-
cor d’avant la guerre de 1914,
est une production B.U.P.-Tus-
cherer qui sera distribuée par
C.F. Lux, et dont la vente à l’é-
tranger sera assurée par Lauer
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Nous sommes heureux de
constater combien nos lec-
teurs sont satisfaits de l’ef-
fort continu que fait notre
Revue dont nous assurons la
parution régulière depuis le
début des hostilités.
Chaque semaine, de nom-
breux camarades mobilisés
nous expriment leur joie d’a-
voir des nouvelles régulières
de leur métier.
Mais, voici parmi tant
d’autres lettres, celle d’un
producteur-distributeur qui
nous fait particulièrement
plaisir.
Messieurs,
Je viens de recevoir au-
jourd’hui le numéro de vo-
tre journal que M. Harlé a
bien voulu continuer à nous
envoyer comme aupara*
vant.
Etant donné les temps
durs que nous traversons
tous, il me paraît de mon
devoir d’aider votre jour-
nal dans la mesure du pos-
sible et je ne veux plus ac-
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LE PLANCHER
DES VACHES
C’est par erreur qu’il est
indiqué dans le numéro du
S janvier 1940 que la So-
ciété Ciné-Sélection s’oc-
cupe de la vente à l’étran-
ger du film « Le Plancher
des Vaches ». C’est en
réalité la Société Transat
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A LA BIENNALE DE VENISE
C’est à La Cathédrale de
Chartres, film d’André Vigneau,
qu’est allée la récompense ac-
cordée par le jury de la Bien-
nale de Venise au documentaire
français. A l’heure où les sacs
de sable, qui protègent la cathé-
drale, la dérobent aux yeux de
ses admirateurs, il est particu-
lièrement réconfortant de la
voir revivre, avec sa splendeur
simple et sa force, dans ce film
qui, après avoir rencontré au-
près du public et des critiques
français, un accueil enthou-
siaste, et remporté à l’Exposi-
tion de New York un succès
mérité, vient d’être consacré
par une récompense internatio-
nale qui honore le cinéma fran-
çais tout entier.
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Directeur : Paul Auguste HARLË
Rédacteur en chef : Marcel COLLN-REVAL
= 20 JANVIER 1940 ||
Téléphone : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
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Registre du Commerce, Seine n° 291-139.
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
Pour ranimer le Cinéma Français
Maître Henry Torrès déclare :
Julien Duvivier tourne Untel Père et Fils,
avec Louis Jouvet. (Transcontinental)
Distribution Columbia.
Le Député Deschizeaux dépose un
Rapport en Séance de la Chambre
sur l’État du Cinéma Français
Nous apprenons, en dernière heure,
que M. Descbizeaux, député de l’In-
dre, a déposé mercredi 17 janvier, en
séance de la Chambre, un rapport
concernant la situation actuelle du Ci-
néma français, rapport dont il avait
été chargé par la Commission des Af-
faires Etrangères. Ce rapport, très
important, est un examen très net de
l’état de l’industrie; il comporte des
conclusions pratiques. Nous en pu-
blierons la semaine prochaine les
principaux passages. — L. D.
La Première de “REGAIN” à
New York avait attiré l’Elite
du Cinéma américain
A In triomphale première de Regain à
New York assistaient de nombreuses per-
sonnalités du cinéma américain; on a re-
connu entre autres : Katharine Hepburn,
Norma Shearer, Sylvia Sydney, Lillian Gish,
Jack Benny, Fredric Mar ch, Frank Capra,
Gary Cooper, Paul Muni, Maurice Schwartz,
Robert Flaherty, Donald Cook, William
Wyler, F rances Farmer, Irene Rieh, Dou-
glas Montgommery.
Dans l’assistance, on remarquait André
Maurois, le célèbre écrivain, et Mme Roose-
velt, femme du Président des Etats-Unis,
qui avait tenu ci paraître à cette sensation-
nelle représentation.
Dès la semaine dernière, nous avons
donné quelques déclarations de M" Hen-
ry Torrès, maître du Barreau, brillant
journaliste et ancien parlementaire, qui
vient d’être appelé à la direction des
Services Cinéma au Commissariat Gé-
néral de l’Information près la Présidence
du Conseil.
Au cours de la première prise de con-
tact avec la Presse cinématographique,
M Henry Torrès nous a fait connaître
les grandes lignes de son programme
d’ensemble.
Au premier chef, M. Torrès s’atta-
chera à résoudre les problèmes aussi
complexes que délicats qui — depuis le
début de la guerre — ont paralysé notre
industrie, arrêté sa production et réduit
au chômage ses travailleurs.
— SI s’agit avant tout, déclare M. Tor-
rès, de ranimer cette industrie, de l’as-
seoir sur des bases solides et viables et
d’assurer la reprise de la production.
— Le volume accumulé des traites
impayées; la réduction du circuit com-
mercial provenant de la restriction du
nombre des places, et de la diminution
des marchés extérieurs; les difficultés
de récupération du personnel technique
indispensable; ia Censure, problème dé-
licat entre tous, enfin la question du
financement de la production; tels sont
les problèmes principaux que je m’effor-
cerai de résoudre.
— Pour cela, je veux démontrer à
l’Etat qu’il est de son devoir de se
pencher avec sollicitude sur tous ces
problèmes et d’user de son pouvoir de
contrôle, de surveillance, de protection
et d’arbitrage.
— Il ne s’agit ni d’étatisation, ni de
nationalisation pour le cinéma qui re-
pose, avant tout, sur la liberté de l’art.
Rome, 8 janvier 1940. — De nouvelles
dispositions législatives et normes corpora-
tives concernant la réglementation de l’acti-
vité cinématographique viennent d’être
édictées.
Une règle corporative établit que tout
participant à la production d’un film natio-
nal ne peut recevoir une rémunération su-
périeure à 80.000 lires it. Cette rémunéra-
tion maximum comporte un engagement
expression de la personnalité indivi-
duelle.
— Néanmoins, il faut une politique
d’autorité.
— Jusqu’à présent, le cinéma a souf-
fert de l’absence de statut légal et de la
dispersion des services ministériels.
— Nous nous attacherons donc :
1° A faire adopter, sous forme de dé-
crets, certains des textes essentiels du
projet du statut du cinéma déposé par
M. Jean Zay; 2° A créer un Comité Inter-
ministériel, organisme responsable, en
liaison immédiate avec les différents
ministères, pour que chaque problème
ait une solution rapide ».
M. Henry Torrès a ensuite longuement
développé sa conception sur la force de
la propagande cinématographique, tant
en France qu’à l’étranger, et nous avons
été très heureux de trouver chez lui une
des idées défendues dans ce journal, à
savoir que la meilleure propagande pour
un pays consiste à faire de bons films.
— On n’a pas le droit, dit M. Torrès,
de raser les gens même à l’abri de la
propagande, laquelle est fonction de la
qualité de la production elle-même ». Et
il s’étonne de ne pas trouver dans la
production, en général, cette arme es-
sentiellement française : l’esprit, l’iro-
nie.
— En résumé, tous les problèmes
sont solubles », conclut M. Torrès.
*
* *
Nous avons plaisir à enregistrer ces
premières déclarations. Elles nous mon-
trent que le Cinéma a trouvé un anima-
teur qui comprend la place occupée par
notre Industrie tant sur le plan écono-
mique que sur celui de la propagande et
du prestige français dans le monde.
Nous pensons que le Cinéma français a
trouvé sort avocat. — M. C.-R.
n’excédant pas 45 jours continus pour les
interprètes et 90 jours pour les metteurs en
scène.
Lorsque ces limites de temps sont dépas-
sées, des augmentations de rémunération
sont prévues par le contrat collectif de tra-
vail. En outre, un pourcentage ne dépassant
pas 10 % peut être accordé au metteur en
scène et aux vedettes, par contrat, su les
(Voir suite page 5)
En Italie, on institue un salaire
maximum de 80.000 lires
(De notre Correspondant particulier.)
4
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CBf^lEI'
FR
iRAPHBE
ISE
Un Marché avait été conquis en Amérique
par le Fi ni Français
Il faut a tout prix le conserver et f agrandir , nous dit M. Léo Cohen\
Parmi les problèmes que la situation ac-
tuelle a créés au Cinéma français, il était
un point qui nous donnait quelque inquié-
tude : — Que deviendraient, dorénavant,
les grands marchés étrangers — surtout le
marché américain — si péniblement acquis
ces dernières années à notre production !...
Nous rappelant que l'un de nos pionniers
de l’exportation, M Léo Cohen, lut à l’ori-
gine de l’introduction de notre production
aux Etats-Unis (par l’encouragement per-
sonnel qu’il prodigua en 1935 à M. Taper-
noux pour la diffusion du film français en
M. Léo COHEN
Amérique), nous avons pensé à l’interwie-
ver sur cette grave question.
Nous savions bien que, grâce à lui, le
Proche-Orient, les Balkans, etc., avaient
toujours été abondamment fournis en films
français. Mais que pouvait-il pour l’Amé-
rique ?...
Nous l’avons trouvé en train de boucler
ses malles !...
— Je pars pour l’Amérique, nous déclara-
t-il.
— Eh oui !.. j’ai organisé un courant
commercial régulier avec la Turquie, la
Grèce, l’Egypte, la Syrie, la Yougoslavie,
la Roumanie, la Bulgarie, etc... J’y possède
de fidèles clients que mon personnel sert
et continuera à servir régulièrement comme
par le passé, toujours sous ma surveillance
et mes instructions. La chose étant réglée
et tout marchant à souhait, il y a d’autres
problèmes à résoudre, d’autres solutions à
imposer !...
? ...
— L’Amérique !... Un merveilleux mar-
ché y avait été conquis par le film français,
que l’on risque maintenant de perdre,
— S| faut à tout prix ie conserver... et
l’agrandir...
— Aussi, laissant mon personnel sur
place pour l’alimentation régulière de ma
clientèle, je m’embarque pour New York.
Je désire y étudier, prospecter et organiser
toutes les possibilités du film français aux
Etats-Unis. Ce sera, je le sais, un dur labeur.
— ...Mais j’ai conliance ! Et l’expérience
des difficultés !...
J’y réussirai, vous verrez !... Je vous
donnerai de là-bas de bonnes nouvelles. Et
si vous désirez îles renseignements, n’hési-
tez pas à m’écrire. Voici ma future adresse :
44(1 Fourth Avenue, New York N. Y.
Et dès que, dans quelques mois, j’au-
rais ouvert les écluses et que nos films
s’écouleront normalement aux Etats-Unis,
j’aurais une autre tâche qui m’attendra !...
. ? ...
— L’Amérique Latine... Tout en gardant
un contact permanent avec mon bureau île
Paris, dont l’activité ne se ralentira point,
je prospecterai les grands pays de l’Améri-
que Latine, le Mexique, le Brésil, l’Argen-
tine, etc...
- Je sais que du film français y a déjà
été placé, vendu. Evidemment. Mais ce
n’était qu’un début el il y a encore beau-
coup à faire !...
— Le tout était de me décider, car les
frais sont énormes !... C’est ce qui a tou-
jours handicapé l’exportation française.
— Mais, moi, j’ai confiance...
Le film français n’est-il point l’âme
de la France fixée sur de la pellicule?...
— Et avec elle, vous savez, on est tou-
jours vainqueur ».
A Nancy, le cas de la Petite Exploitation
et les Films anciens
Devant le « rappel » des vieilles classes
du film français dans nos salles de « pre-
mières lignes », les salles de l’« arrière »
s’émeuvent. Les loueurs ne cèdent plus —
qu’à des prix intéressants — leurs anciens
stocks. Les stocks des cinémas à 4 francs
ont repris de la valeur.
Mais certains directeurs — du centre — -
prétendent qu’ils ne pourraient faire de
plus grosses recettes avec l’« exclusivité... »
« Alors, disent-ils, continuons avec le ras-
sis... » Heureusement qu’un effort a déjà été
fait à Nancy qui nous fait espérer... d’autres
programmes. — - M. J. Relier.
+
Le Cinéma aux Armées du Levant
Comme partout ailleurs, le cinéma a, ici,
ses adeptes. Aussi le commandement supé-
rieur des troupes du Levant, ci (pii l’impor-
tance de cette question n'avait pas échappé,
s’est empressé de tout mettre en œuvre
pour que nos soldats, où qu'ils se trouvent,
aient la possibilité de se distraire en admi-
rant, chaque semaine un des excellents
films de la production française.
Aussi ai-je eu le plaisir de revoir parmi
nous, Maurice Simon, exploitant à Safi (Ma-
roc) à qui a été confié le soin de se rendre
dans les divers cantonnements où il y est
accueilli avec joie.
Après avoir inauguré cette tournée avec
Georges Milton dans Les Deux Combinards,
il a été projeté entre autres ; Ignace, Le
Coupable, Michel Strogoff, etc., etc...
Jean Habib.
♦
A Toulouse, Première de « Le Lion a des Ailes»
au Gaumont-Palace
Toulouse. — D’autres que nous ont dit
tout le bien qu’il fallait penser du film Le
Lion a des Ailes, que la direction du Gau-
mont-Palace donnait le jeudi 11 janvier
1941), en soirée de gala et à laquelle avaient
été conviées de nombreuses personnalités.
Félicitons M. Papouin, directeur de cet
important établissement qui composa à
cette occasion un remarquable programme
sonore.
C’est ainsi qu’après nous avoir fait écou-
ler La Marche de la Royal Air Force, nous
eûmes le plaisir d’entendre Tipperary.
Brillante soirée. — Roger Bruguière.
Airnos campe un Joyeux soldat de
Valmy dans Vive la Nation.
A LA C.C.B. DE BRUXELLES
La C.C.B. , qui vient de procé-
der à des aménagements vastes
et nouveaux au 3, rue des Hi-
rondelles, près la Place de
Brouckère à Bruxelles, avise les
Producteurs français qu’elle
continue, malgré la disparition
du regretté M. Sior, la distribu-
tion de films français de classe,
sous la direction de M. Alfred
Grégoire qui fut le précieux
collaborateur de M. Sior.
Le 24 janvier prochain,
B. G. Films donnera, au
studio de Neuilly, le pre-
mier tour de manivelle du
« Nègre du Nigresco »
avec Fernandel. Ce film
sera édité pour toute la
France, par les Distribu-
teurs Parisiens.
LA PRESENTATION DE
« L’INTRIGANTE »
C’est mardi 30 janvier qu’E-
mile Couzinet présentera au Co-
lisée son nouveau film : L 'Intri-
gante ou La Belle Bordelaise,
d’après la célèbre pièce de Gas-
ton Rullier : Trochès et Cie qui
tint l’affiche durant six mois
au Théâtre de la Renaissance.
Plus de mille représentations en
France et à l’étranger. Ce film
a été tourné aux studios de
Royan. Il est interprété par
Gaston Rullier, Germaine Aus-
sey, Paul Cambo, Annie France,
Fusier-Gir, Lucas-Gridoux, etc.
Production Burgus-Film.
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En Italie, on institue un Salaire maximum de 30.01)0 lires (Suite)
primes revenant aux lilms excédant 300.000
lires it.
Cette nouvelle disposition corporative
fera baisser très sensiblement les gros ca-
chets — 200.000 lires et même davantage —
payés jusqu’ici.
Les mesures legislatives comportent no-
tamment : Une augmentation de 5 millions
du fonds de crédit cinématographique ins-
titué près la Banque Nationale du Travail;
des modifications à la composition de la
Commission pour la réglementation de l’ou-
verture de nouvelles salles cinématographi-
ques; l’autorisation à l’E.N.l.C. (qui vient
de porter son capital à 15 millions), d’assu-
mer pour le compte de l’Etat, jusqu’à la
concurrence de 3 millions, des participa-
tions dans des sociétés de production.
H. Bonnani.
L'Exploitation Nord- Africaine
enregistre de beaux succès
Au découragement du dernier trimestre
de 1939 a fait place maintenant un opti-
misme de bon aloi qui enhardit nos exploi-
tants jusqu’à projeter des nouveautés avant
Paris. Et parmi les films ayant réalisé de
belles recettes, nous retiendrons Deuxième
Bureau contre Kommandantur, dont le suc-
cès a dépassé toutes les espérances, Pièges,
L’Emigrante, Entente cordiale, Ils étaient
Neuf Célibataires que les spectateurs ont
accueilli avec enthousiasme, Honohüu, pro-
jeté avec Têtes de Pioche, Derrière la Fa-
çade, Les Aveux d’un Espion nazi attendu
comme l’on pense avec une vive impa-
tience, Narcisse, Le Lion a des Ailes, etc...
Narcisse a remporté à Casablanca un suc-
cès qui fait bien augurer de sa carrière dans
les autres grandes villes du nord-africain.
C’est ainsi que ce film, à Casablanca, a bat-
tu en deuxième semaine les recettes de la
première et la direction de l’Empire dut
l’enlever de l’affiche à cause d’engagements
antérieurs. A Rabat, les recettes en pre-
mière semaine ont égalisé à quelques francs
près celles de Barnabe qui, l’an dernier,
avait battu ici toutes les recettes. A Tunis,
compte tenu du fait que la première se-
maine était celle de Noël, les recettes de la
seconde, c’est-à-dire la première semaine
de janvier, lui ont été supérieures. Et le film
a été prolongé pour une troisième semaine.
Paul Saffar.
+
Incendie à l’Eden de Niort
Niort. Un violent incendie a ravagé
l’Eden de Niort, que dirige M. Henri Sen-
ne. Les dommages sont élevés. La valeur
de remplacement de cette salle s'élève-
rait à 1.300.000 francs. — A. Bûcher.
CÎNÉlt^SpR'
RAPÜ1E
SE
ex cxxxxxxxxxxxi
JLA
Animons l’Exploitation...
“Menaces” “ l'Entraîneuse”
“Brotonneau” “Cavalcade
d’Amour” viennent de sortir
Tandis que « Pièges » continue au
Marignan une brillante exclusivité, cette
même semaine trois nouveaux films sont
affichés sur des écrans parisiens :
« Monsieur Brotonneau » à l’impérial,
« Menaces » à l’Olympia enfin « L’En-
traîneuse » à l’Âpollo qui inaugure ainsi
une exclusivité de films français.
©n a présenté hier soir, à la Salle
Pleyel, en un gala unique franco-britan-
nique, Se film récemment terminé de
Pierre Caron : «Chantons quand même ».
Mais le grand événement de cette se-
maine est Sa sortie en double exclusivité
du film de Raymond Bernard : « Caval-
cade d’Amour » qui passe au Colisée et
au Marivaux et dont la double première
a eu lieu mercredi 17 courant.
Réjouissons-nous de voir peu à peu
sortir les grandes productions fran-
çaises, et félicitons les producteurs et
les distributeurs qui, courageusement,
animent ainsi le marché cinématogra-
phique et « dégèlent » l’Exploitation pa-
risienne jusqu’ici distancée par la pro-
vince. — L. D.
♦
Le Cinéma pour les Poiius du Front
A la suite d’un accord intervenu avec des
chefs de formations du 18e Corps d’Armée
au Front, M. Couzinet assure la livraison de
trois appareils de lilms parlants et d’un
programme par semaine aux régiments
suivants :
21° R.A.C.
18° Train
57° R. I.
Le premier de ces appareils fonctionne
depuis deux semaines, le second sera livré
le 16 janvier et le troisième le 24 janvier.
Des séances spéciales, destinées à alimen-
ter les frais de ces fournitures seront of-
fertes dans les salles du circuit Gallia, c’est-
à-dire : à Bordeaux aux Gallia-Palace, Co-
moeac, Intendance, Luxor et Rex; à Royan
au Casino, à Agen au Gallia et au Sélect.
Les premières séances auront lieu pro-
chainement.
Nul doute que le public voudra seconder
cette initiative si salutaire au maintien du
moral de nos soldats du 18e Corps au Front
et collaborer à cette œuvre en se distrayant.
Si les résultats le permettent, le nombre des
appareils et des programmes fournis sera
augmenté dans la plus large mesure pos-
sible.
Jacqueline Delubac et Jean Mercanlon dans
L’Homme qui cherche la Vérité. Une pro-
duction Gibé, distribuée par C.C.F.C.
A Lyon, Activité en Progrès
L’actif directeur de notre première salle,
le Pathé-Palace, M. Danblanc, accueille un
nombreux public avec Ils étaient Neuf Cé-
libataires, Le Chasseur de chez Maxim’s,
Son Oncle de Normandie.
M. Brémond, directeur du Royal, du Ti-
voli et du Lumina, vient d’être nommé a
Nice et nous avons vraiment regretté son
départ de Lyon où il comptait tant d’amis.
Son successeur, M. Robert, qui vient de
Reims, a bien vite conquis la sympathie de
tous.
Les premières visions de Fric-Frac au
Tivoli et de Monsieur Brotonneau au Royal,
ont salué heureusement la nomination de
cet aimable directeur.
A la Scala, M. Desternes remplace M. Ala-
melle qui est aux Armées. Cette salle, qui
avait pris l’initiative de présenter un film
français en première vision, vient de nous
donner avec un grand succès Le Ruisseau,
Les Hauts de Hurlevent, Berlingot et Cie.
L’heure de fermeture des salles est tou-
jours fixée à 23 heures. — Jean Clère.
Tino Rossi et Mireille Balin engagés à Rome pour Fiesia
Nous apprenons par un télégramme
envoyé de Rome, l’engagement de Tino
Rossi et de Mireille Balin pour un grand
film : « Fiesta » qui sera réalisé en trois
versions : italienne, française et espa-
gnole.
Ce sera une production Mondial
Schermi.
Le Cinéma vient en aide
aux Familles évacuées du Rhin
Le Lieutenent A. Freyburger,
qui était, dans le civil, directeur
des cinémas Central, Eden et
Yauban à Colmar, et gérant de
1 ’ Alliance Cinématographique
du Rhin et Moselle, nous écrit
pour nous dire sa satisfaction
d’avoir reçu de nombreux dons
d’argent pour la Caisse, de Se-
cours fondée par lui au profit
des familles évacuées des mili-
taires originaires des villages
du Rhin.
Et il s’est mis en rapport avec
les maisons de films, celles avec
lesquelles il entretenait d’amica-
les relations d’affaires avant les
hostilités.
11 nous est difficile d’insérer
la liste de toutes et tous qui ont
donné de grand cœur. Mais il
nous est agréable de signaler
cette intéressante initiative d’un
cinégraphiste qui, dans le mé-
tier militaire, pense aux famil-
les touchées par la guerre, et
fait participer le cinéma à cette
bonne cause.
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ANALYSE ET CRITIQUE DE FILMS
DE MAYERLING A SARAJEVO
et PARIS-NEW YORK sont terminés
On tourne MIQUETTE ET SA MÈRE
et UNTEL PÈRE & FILS
2 FILMS TERMINÉS j
BILLANCOURT
De Mayerling à Sarajevo.
Max Ophiils a terminé les
dernières prises de vues de
son film. 11 travaille au mon-
tage. Prod. : B.U.P.-Française.
BUTTES-CHAUMONT
Paris— New York.
Béal. : G. Lacombe.
Les derniers intérieurs se
sont achevé au début de la se-
maine. Prod. : Régina.
♦
UN FILM
SUR LE PELERINAGE
DE LA MECQUE
Le Service Cinématographi-
que de l’Armée réalise, actuelle-
ment. un grand reportage sur le
pèlerinage à la Mecque 1940
dont le départ vient d’avoir
lieu à Alger et à Tunis. Des
opérateurs militaires filmeront
les différentes étapes de ce pè-
lerinage jusqu’à Djeddah; en-
suite, un opérateur musulman
. — - les coutumes islamiques étant
formelles sur ce point — tour-
nera les tableaux en Terre Sain-
te. Le cinéaste Icliac dirige
cette équipe cinématographique
qui a travaillé en collaboration
avec notre correspondant Paid
Saft'ar. La sortie de ce docu-
ment officiel, est prévue pour
fin mars.
A BERGERAC
M. Alaus, directeur-proprié-
taire de plusieurs salles dans
cette ville, annonce l’ouverture,
pour le courant de février,
d’une nouvelle salle de 700 pla-
ces qui sera la plus moderne et
la plus luxueuse de Bergerac.
L’équipement de la cabine
sera effectué par les Etablisse-
ments Cinélume avec projec-
teurs « Victoria IV/B » et sys-
tème sonore.
2 FILMS EN COURS
C.M.C.-NICE
UnteE Père et Fils.
Réal. : Julien Duvivier.
Ved. : Michèle Morgan, Rai-
mu, L. Jouvet, B. Devillers, Lu-
cien Nat, Suzy Prim, Colett':’
Darfeuil, Le Vigan, P. Magnier,
Drue Leyton.
Prod. : Transcontinental.
Tournage : 3° semaine.
FRANÇOIS-I9r
Miquette et sa Mère.
Réal. : Jean Boyer.
Ved. : Lillian Harvey, A. Lc-
faur, L. Baroux, D. Clérice, Mar-
guerite Pierry.
Prod. : U.F.P.C.
Tournage : 3" semaine.
♦
ON ANNONCE
H Quelque Part en France.
M. L. de Carbonnat nous prie
d’annoncer qu’il prépare un
nouveau film, dont le titre est :
Quelque Part en France, ceci
pour prendre date.
Pour le «Français»
la nouvelle salle
d’Exclusivité de Paris,
M. Jacques Haïk
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bitieux, références
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importance.
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par lettre person-
nelle, à M. Jacques
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Elysées, Paris.
Ne pas se présenter.
Roublards & Oie
Comédie burlesq\ue
doublée
Origine : Britannique.
Réalisation : Marcel Varnel.
Interpr. : Nervo, Flanagan,
Naughton, Knox, Allen, Gould.
Studios : Gainsborough.
Production : Gainsborough.
Edition : Films Vog.
CARACTERE DU FILM. —
Une production musicale et...
de music-hall qui permet de
voir ensemble six excentri-
ques Anglais, de la formule
« burlesque » la plus authen-
tique. C’est un film à grand
spectacle avec danses, chants,
musique et sketches de lou-
foquerie.
SCENARIO. — Goldberge ",
producteur et propriétaire de
studios de cinéma, est trompé
sur T apparence de six « gentle-
men » qu'il prend pour des
banquiers commanditaires et
qui ne sont autres que six figu-
rants recrutés dans les rues où
ils chantaient.
Les six frères, complètement
nantis de pouvoirs, boulever-
sent tout dans le studio, et le
film qui sort de leurs mains est
un triomphe de loufoquerie.
Mais le producteur, ingrat, les
renverra pourtant à la rue.
TECHNIQUE ET INTERPRE-
TATION. — Les protagonistes,
Nervo - Flanagan, Naughton,
Knox, Allen et Gold sont incon-
testablement des bons clowns,
qui connaissent la tradition bri-
tannique de l’humour. Ce sont
d’amusants loustics, lancés dans
une aventure invraisemblable
qu’ils rendent encore plus folle
par leurs improvisations. Bon-
ne mise en scène courante, et
photographie souvent jolie. — x.
M. PAUL CHAUVIN A R.A.C.
Nous apprenons que la R.A.C.,
49, rue Galilée, à Paris, a fait
appeler Paul Chauvin pour
prendre la direction de son ser-
vice de distribution.
Paul Chauvin a été, pendant
vingt ans, le collaborateur di-
rect de M. Pierre Marcel à la
C. U. c.
Menaces...
Drame actuel
Origine : Française.
Réalisation : Ed. T. Gréville.
Dialogues : Pierre Lestringuez.
Décorateurs : Robert Gys et
Duquesne.
Opérateurs : Otto Heller, Tho-
mas, A. Douarinou.
Assistant : Bips.
Interprétation : Mireille Balin,
John Loder, Eric von Stro-
heim, Ginette Leclerc, Mau-
rice Maillot, Jean Galland,
Marcelle Monthil, Vanda Gré-
ville, René Charle, Henri
Base, Madeleine Lambert.
Studios : François-l" .
Enregistrement : Havadier.
Edition : G.E.C.E.
CARACTERE DU FILM. —
Nous sommes, avec ce film,
en pleine angoisse toute pro-
che, puisque l’action de Me-
naces est située de Septem-
bre 1938 à Septembre 1939,
en pleine guerre des nerfs,
dans le cadre d’un petit hô-
tel d ’ étudiants étrangers,
proche du Panthéon. L’intri-
gue est simple, les personna-
ges vraisemblables, l’atmjos-
phère lourde et prenante.
SCENARIO. — Dans un pe-
tit hôtel d’étrangers, au Quartier
lutin, vivent, comme en famille,
un étudiant, très sportif, un
jeune peintre de talent, un sa-
vant autrichien, chassé de son
pays, une vendeuse de grande
maison de couture, un Tchèque
réfugié, d’autres encore. De
Septembre 1938 à Septembre
1939, nous les verrons vivre,
craindre, espérer. Nous assis-
tons au mariage de la jeune ven-
deuse avec un journaliste an-
glais, à la mobilisation du pein-
tre, au suicide de l’Autrichien
chassé de son laboratoire parce
qp’ancien ennemi...
TECHNIQUE. — La réalisa-
tion de Gréville est pleine de
qualités artistiques tant dans
l’éclairage des décors assez mo-
notones et animés justement par
une photographie excellente,
que dans le rythme lent et cap-
tivant des scènes. Le film est
bien joué, et les dialogues de
Lestringuez, sobres, directs don-
nent de la vie à cette histoire
inventée et pourtant bien réelle.
INTERPRETATION. — Cha-
cun des interprètes a donné de
la sincérité au personnage, Stro-
heim est un pitoyable grand sa-
vant, Mireille Balin, une ravis-
sante parisienne, John Loder,
un exact britannique sentimen-
tal, Ginette Leclerc, une chan-
teuse amoureuse, Jean Galland,
un peintre amer et passionné.
On remarque René Charle en
émigré tchèque, Vanda Gréville
en Américaine fantasque et
Henri Bosc en aventurier lou-
che. Madeleine Lambert, gran-
de comédienne de théâtre, a
silhouetté avec talent la pa-
tronne de l’hôtel. — x. —
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Le 7 février ; Hymne à la
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Le 14 février : Le Récif de
Corail.
Le 20 février : Le Femme aux
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Le 13 mars : L’Entraîneuse.
Le 27 mars : Panique au Cir-
que.
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Directeurs l’exécution de leurs
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RAYMOND BERNARD
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DE « CAVALCADE D’AMOUR »
REÇOIVENT LA PRESSE
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de Cavalcade d’Amonr. Ray-
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entourés de quelques-uns de
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chaire. Janine Darcev, Satur-
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En accord avec le Général gouverneur
militaire de Paris, le Préfet de police fait
connaître que l’heure de fermeture des
établissements de spectacles, cafés et
restaurants, précédemment fixée à 23
heures, est désormais fixée à minuit.
Le nouveau régime est applicable dès
maintenant à Paris et dans le départe-
ment de la Seine.
II est vraisemblable qu’à la suite de
cette mesure les transports en commun
prolongeront leur service.
Le Ministre des Travaux publics pren-
dra-t-il une décision sous peu?
• 4-
LES CINÉMAS POLONAIS
sont rouverts par les Allemands
qui y installent leur propagande
Un rapport adressé par un représen-
tant de Berlin au Département de Com-
merce des Etats-Unis à Washington, an-
nonce que l’industrie cinématographique
allemande, coopérant avec les autorités
civiles et militaires, fait tous ses efforts
pour la réouverture des cinémas en Po-
logne occupée.
C’est ainsi que tous les cinémas ap-
partenant à des personnes d’origine al-
lemande continueront à fonctionner
sous la direction de leurs propriétaires
actuels.
On a évalué qu’en Haute Silésie et
dans le Corridor près de 80 % des ciné-
mas continueront sous leur direction
actuelle.
Dans toutes les autres régions les
commissaires allemands remplaceront
les directeurs polonais. P. A.
Le Cinéma est une Industrie-Drapeau
déclare M. DESCHIZEAUX
dans son rapport déposé à la Chombre
La semaine dernière, la Commission des
Affaires Etrangères a entendu M. Louis Des-
chizeaux, député de l’Indre, qu’elle avait
chargé d’une mission de contrôle auprès
des Services du Commissariat Général à
l’Information.
M. Deschizeaux avait été plus particuliè-
rement chargé d’étudier la propagande par
le cinéma.
A la suite des différentes études et con-
sultations qu’il a entreprises auprès des
plus représentatives personnalités de notre
industrie, M. Deschizeaux a écrit un impor-
tant rapport faisant le point sur la situation
du cinéma après quatre mois de guerre, et
sur les remèdes qu’il est nécessaire d’ap-
porter immédiatement à sa carence, devant
le danger de l’intensive propagande alle-
mande par le film. Il a été adopté à l’unani-
mité et déposé ensuite devant le Parlement.
Le rapport est divisé en trois chapitres.
Le premier traite du Grand Film, le deuxiè-
me du film de Propagande, Documentaire et
d’Aetualités, le troisième du Cinéma aux Ar-
mées et du Cinéma rural.
« Il est imposible d’étudier le problème
de la propagande française par le cinéma
sans étudier d’abord le problème du grand
film qui commande l’ensemble de la Pro-
duction ». Tels sont les mots qui commen-
cent le rapport de M. Deschizeaux.
« Le Cinéma est une industrie et
c’est aussi un art. Plus de trente indus-
tries gravitent autour du cinéma dont la
perfection est subordonnée au perfec-
tionnement et aux découvertes de ces
industries-satellites. Le Cinéma est donc
une Industrie-Drapeau ».
Et plus loin M. Deschizeaux dit encore :
Un bon film, toutes proportions gardées,
est comme un grand paquebot. Le Ciné-
ma comme l’Armement maritime, par la
multiplicité des industries qu’il entraine
à sa suite, est le signe d’une civilisation
matérielle évoluée. Il révèle aussi, à un
moment déterminé, le « climat » moral
d’une société. Il est enfin pour une na-
tion en guerre, une distraction précieuse
et un dérivatif puissant pour les sol-
dats aux armées...
L’auteur se demande ensuite de quel Ser-
vice relève le Cinéma. Cette quest io
n’ayant pas été tranchée jusqu’ici, on ne
pourra rien faire d’utile, tant qu’elle ne
sera pas définie. M. Deschizeaux con-
vient que la cause du cinéma n’a pas été
prise comme il est nécessaire. Selon lui, II
faut obtenir du Gouvernement qu’il désigne
un responsable du Cinéma. Il faut obtenir
ensuite qu’il prenne par décret-loi les me-
sures d’assainissement, de redressement et
d’organisation qui s’imposent; autrement
dit qu’il fixe le Statut légal du Cinéma,
déposé par M. Jean Zay, dans un délai
très rapproché.
Les difficultés d’avant-guerre, provenant
d’une certaine anarchie à l’abri de laquelle
les cinématographistes pouvaient, entraînés
par un élan créateur, produire de nom-
breux et beaux films avec un désordre inné
et des méthodes financières hasardeuses qui
ont fait perdre de 50 à 100 millions par an,
ces difficultés sent, selon M. Deschizeaux
(et nous sommes entièrement d’accord avec
lui) aggravées du fail de la guerre. Elles
sont, ces nouvelles charges : la diminution
des recettes, la mobilisation des techniciens,
le bloquage du crédit; il apparaît donc que
l’intervention des pouvoirs publics doit être
jugée indispensable et urgente.
Il existe un Comité interministériel de la
production cinématographique
Mais ce comité,
quoique constitué, n’a pas d’existence lé-
gale. Maître Henry Tories nous en parlait
la semaine dernière. Le rapport de M. Des-
chizeaux fait observer que son fonctionne-
ment légal permettrait sans doute cette
coordination souhaitée par M. Torrès.
M. Deschizeaux souligne que, chaque fois
qu’il fut question du Statut du Cinéma, les
milieux cinématographiques ont fait l’ac-
cord pour s’opposer a son adoption sous
forme de décrets.
Le rapporteur s’étend ensuite sur les re-
mèdes proprement dits : la réduction des
cachets d’artistes, et leur paiement par pré-
lèvements sur les recettes, le retour à un
financement normal par l’apport de capi-
taux à un taux raisonnable. La réorganisa-
tion doit donc, de prime abord, comporter
un assainissement financier. « Le seul
moyen, dit-il, de le réaliser est de créer
le contrôle par des recettes, la percep-
tion dans les salles et une Caisse cen-
tralisant toutes les recettes — sans
participation financière de l’Etat — ré-
partissant les fonds à tous les ayant-
droits. Le texte est prêt, le Gouverne-
ment le promulguera-t-il ? »
En résumé, le rapport conclut à la néces-
sité de lutter efficacement contre la propa-
gande allemande, et à armes égales. Le très
important examen, qui est fait dans cette
longue étude, du Cinéma de Propagande, du
Cinéma aux Armées et du Cinéma rural,
prouve que son auteur s’est longuement et
paliemment penché sur toutes ces ques-
6
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ClISEl^ImliR/lPIllE
FRS£R®iSE
Une Chaire (l'Enseignement Cinématographique
au Centre Universitaire Méditerranéen de Nice
RENÉ CLAIR A ACCEPTE L’ORGANISATION DE CETTE CHAIRE
On sait que, depuis février 1933, le Centre
tions. Le cinéma allemand n’a pas arrêté
sa production régulière. Le cinéma français
doit reprendre la sienne, épaulée par une
Direction Unique du Cinéma.
Nous sommes encore une fois d’accord
avec M. Deschizeaux quand il affirme toute
l’importance du cinéma rural. N’est-ce pas
le moment d’intensifier en France la propa-
gande française? Il nous semble, comme au
député de l’Indre, que cette propagande
manque de crédits suffisants pour équiper
de nouveaux cinémas ruraux; sur les 30.000
communes ne possédant pas de cinémas ré-
guliers, 10.000 seulement ont des postes de
cinéma rural. Il faut donc développer
l’équipement des communes et la fabrica-
tion de films destinés à alimenter tant le
cinéma aux Armées que le cinéma rural :
films documentaires, magazines d’actuali-
tés, etc...
M. Deschizeaux s’arrête ensuite sur le fait
que la plupart des pays demandent des
films qui montrent les qualités et le rôle
éminent de la France dans la Paix. Plu-
sieurs journaux ont publié récemment le
chiffre affecté, pour l’instant, par l’Angle-
terre, à la production de films de propa-
gande indirecte : 100.000 liv. st., soit 17 mil-
lions et demi de francs.
Le rapport comprend enfin de substan-
tielles notes consacrées à la diffusion du
cinéma à l’étranger (sujet que nous avons
d’ailleurs déjà tiaité dans un numéro pré-
cédent).
Nous croyons bien que de toutes les pro-
positions et suggestions contenues dans ce
rapport, c’est celle où M. Deschizeaux con-
clut à l’immédiate adoption du Contrôle des
Recettes par la perception dans les salles et
de la Caisse Centrale des Recettes qui nous
parai! à la fois la plus nettement formulée,
et celle qui sera aussi la plus discutée par
l’industrie cinématographique.
Lueie Derain.
Depuis cinq mois de Guerre
est toujours lue
chaque semaine
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DANS TOUTE LA FRANCE
Paris, Province, Afrique, Colonies
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DANS TOUS LES PAYS
DU MONDE
SES ANNONCES
ONT
UN RENDEMENT SUR
ET IMMÉDIAT
lement à Nice, et que son Palais est situé au
65 de la Promenade des Anglais.
Dans ce vaste et somptueux édifice se
tiennent régulièrement des sessions qui
apportent un grand rayonnement de la
culture française et internationale, par les
nombreuses conférences qui s’y donnent et
les personnalités du monde de la Peut
qui s’y rencontrent.
Les plus grands problèmes littéraires,
artistiques, scientifiques, techniques ont été
examinés et discutés dans ce temple de
l’esprit placé èi l’un des points les plus
merveilleux de la Terre.
Le « Centre Universitaire Méditerra-
néen », présidé par M. Paul Valéry, de
l' Académie Française, et dirigé par M. Mau-
rice Mignon de l'Université d’Aix-en-Pro-
vence, a décidé la création d’une chaire
d’ enseignement cinématographique . Cette
fondation est due à la ténacité constructive
du brillant sénateur-maire de Nice : M. Jean
Médecin.
IL FAUT PRODUIRE! MAIS OU?
Il est essentiel, indispensable que sortent
des films nouveaux. Nos producteurs le sen-
tent bien, qui ne veulent pas que notre
marché s’anémie et passe en d’autres mains.
Mais leur bonne volonté et leur courage se
heurtent à de grandes difficultés. Parmi cel-
les-ci, la question des studios n’est pas la
moindre actuellement, car il faut pouvoir
tourner en toute sécurité matérielle.
Aussi, croyons-nous devoir signaler que
les nouveaux studios « Marcel Pagnol » à
Marseille offrent toutes les conditions pour
réaliser n’importe quel film sans les à-coups
possibles en d’autres régions.
Admirablement aménagés de la façon la
plus moderne, les Studios Marcel Pagnol
n’ont pas cessé leur activité depuis sep-
tembre. Fernand Rivers vient d’y tourner
Le Foi des Galéjeurs et André Hugon va y
commencer une production ces jours-ci.
M. Itené Clair a été pressenti pour occu-
per la direction générale de cette chaire, er
qualité de titulaire. Il a accepté cette haute
distinction.
Nous savons, d’antre part, qu après les
premières conférences faites par René
Clair, d’autres personnalités cinématogra-
phiques françaises, notamment un grand ac-
teur, un autre grand metteur en scène con-
tinueront ce cycle de conférences.
Nul doute qpe cette manifestation de
longue haleine et d’une portée spirituelle et
pratique considérable ne contribue à faire
de Nice un centre de diffusion des idées.
En tout cas, cette Chaire de Cinéma est une
preuve d'activité municipale que nous ap-
précions. M. Léopold Schlosberg, gérant du
Centre Méditerranéen Cinématographique
[Studios de Nice), en a d’ailleurs été le dé-
voué promoteur.
Ajoutons, enfin, que le Gouvernement ac-
corderait son haut patronage à la Chaire du
Cinéma, sur la pressante sollicitation de M.
Georges Huisman, directeur des Beaux-Arts.
Les réalisateurs de films peuvent disposer
de plateaux de grandes dimensions avec de
nombreuses loges confortables et bureaux.
La centrale électrique peut fournir 5.000
ampères. Les projecteurs sont du dernier
modèle et les deux systèmes sonores sont
parfaitement au point. De plus, un stock de
décors important est à la disposition des
décorateurs.
Dans les environs de Marseille, les Stu-
dios Pagnol possèdent 40 hectares de ter-
rains boisés ou non, plats ou montagneux
dont la variété permet de tourner n’im-
porte quel extérieur dans un climat tou-
jours propice.
Ajoutons que de vastes laboratoires sont
annexés aux studios et tous les travaux de
triage, trucage, montage peuvent y être ef-
fectués et contrôlés avec Moviola et salles
de projection. Enfin, tout le matériel, le
personnel et même la figuration que l’on
trouve facilement sur place, permettent
l’établissement de devis beaucoup plus éco-
i omiques qu’ailleurs.
Dans la Zone des Armées grande activité des Cinéastes
Des Granges transformées en Cinémas
Tandis que bon nombre de metteurs
en scène et opérateurs de prises de vues
prennent quotidiennement des vues inté-
ressantes pour les actualités et le service
cinématographique de l’armée, d’autres
cinéastes accomplissent un travail aussi
modeste qu’utile. Ils organisent des séan-
ces de einéma procurant ainsi à leurs
camarades soldats d’agréables heures de
distractions. Parmi ces cinéastes, An-
dré Robert s’est distingué par une sé-
rie de galas cinématographiques très
réussis. Robert Juliard organise des séan-
ces régulières avec un Pathé-Rural dans
une grange artistement aménagée en salle
de spectacle. M. Pinhqs, directeur pari-
sien de l’avenue de Clichy, a organisé
deux salles de spectacle de 500 places
chacune dans un des grands camps d’en-
trainement du sud; Jean Redon est de-
venu l’organisateur du cinéma aux ar-
mées dans tout un secteur. Enfin, l’un de
nos deux architectes - conseils, M.
Edouard Lardillier, mobilisé, a transfor-
mé une grange en un cinéma modèle.
Décorée d’une façon amusante par l’ar-
tiste décorateur Pauwels, cette salle im-
provisée, située dans un endroit désert,
est aménagée du point de vue acoustique
et dispose d'une scène avec coulisses.
Des projecteurs sont branchés sur le
courant municipal offert gracieusement
par la municipalité. Un appareil 16 mm.
projette à 14 mètres sur un écran de
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Pour ceux de nos lecteurs que cette
question intéresse, M. Lardillier est à
leur entière disposition pour leur four-
nir avis et conseil. Il suffit de lui écrire
à son bureau, ou au bureau de notre
revue.
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Dialogues de Pierre WOLFF
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UN FILM D'UNE IMPORTANCE EXCEPTIONNELLE
DE LENINE A HITLER
Voici que îles profondeurs d’un passé
évanoui, mais encore tout proche, surgis-
sent des témoignages irrécusables, des vi-
sions que l’on avait oubliées ou que l’on ne
connaissait que par la relation imprimée.
Les événements les plus remarquables qui
ont animé notre Europe, et même le monde
entier de 1900 à nos jours, vont revivre
dans un film dont la portée considérable de
document irréfutable et combien émouvant,
n’échappera à personne.
Il s’agit du film de Georges Rony, com-
posé par lui, grâce à son inépuisable Ciné-
mathèque et à ses archives cinématogra-
phiques représentant vingt ans de travail.
Son titre : De Lénine à Hitler.
Son éditeur : Les Distributeurs Français.
Sa projection produit un choc profond
sur l’esprit, éprouve la sensibilité la plus
durcie du spectateur le plus réfractaire à
l’émoHon. N’est-ce pas la vie interne, orga-
nique, émouvante de l’Europe, que l’écran
reflète alors en ses démonstrations vécues
les plus intimes, les plus familières comme
les plus grandioses ?
Mais laissons parler le grand écrivain
André Maurois, «le l’Académie Française,
lequel, d’abord hostile à la proposition de
commenter De Lénine à Hitler, se laissa
convaincre par l’extraordinaire puissance
des documents réunis et montés.
Voici quel sera le texte par quoi André
Maurois présentera la bande-annonce de
ce film :
Au cours <les quarante dernières années,
l’Europe a traversé l'une des périodes les
j)lus surprenantes de son histoire. Tour à
tour, Slaves et Germains ont fait passer sur
I Occident des ombres géantes et redouta-
bles. Longtemps mystérieuse, l Allemagne
de la défaite a engendré le plus étrange
des chefs ; Hitler. Comme lui romantique et
L’Affiche de la Campagne électorale, unissant
’indenburg et Adolf Hitler, futur Chancelier
du Reich.
dogmatique , comme lui cruelle et suscepti-
ble, elle s’est associée à ses rêves de con-
quète universelle.
Cependant, les mêmes rêves de domina-
tion mondiale étaient formés, dans la loin-
taine Russie, par Lénine qui cherchait à
provoquer la révolution universelle. Vou -
reverrez dans ce film, De Lénine à Hitler,
les deux révolutions jumelles qui ont fin.''
par s’associer. Vous retrouverez les hom-
mes de l’autre avant-guerre : le Tzar, Guil-
laume II, George V et Poincaré; les chefs
de la Grande Guerre : .Joffre et Foch, Pé-
tain et Clemenceau; les acteurs du drame
de V après-guerre : Chamberlain et Dala-
dier, Hitler et Hindenburg, Lénine et Sta-
line, Mussolini et Dolffuss.
Vous les verrez dans leur vie publique el
dans leur vie intime. L’image authentique
ne trompe pas, elle n’injurie pas, elle est un
document historique.
Grâce èi elle, vous vivrez à nouveau cette
époque extraordinaire. Vous constaterez
les crimes et vous appellerez les châtiments.
Vous mesurerez les erreurs et vous souhai-
terez les redressements. Et la préparation
de la victoire sera l’épilogue provisoire de
cette gigantesque aventure.
Aucune scène n’a été reconstituée. Tou-
tes ces vues sont authentiques, beaucoup
d’entre elles sont inédites en France. Leur
ensemble constitue un document précieux,
unique et passionnant...
Ces mots de M. André Maurois définis-
sent bien la substance du film et sa portée.
Nous avons demandé à M. Sassoon com-
ment il eut l’idée de faire réaliser cet éton-
nant film de propagande franco-anglaise.
Pour ce film préparé et conçu depuis des
mois, Georges Rony a mis à sa disposition
son incomporable Cinémathèque et a tout de
suite travaillé à rassembler, sélectionner,
monter ce qui constitue la matière inégalable
de notre film. Il m’est agréable de dire ici
toute la reconnaissance que nous avons
envers le Commissariat Général à l’Infor-
mation, en particulier envers Mlle Borel et
Mme Bacheville, pour l’aide efficace et
constante qui nous a été apportée. M. André
Maurois ayant accepté, après vision du film
en cours de montage, de le commenter et de
le présenter, le montage définitif a été aussi-
tôt mis en chantier, après l’enregistrement
des paroles du grand écrivain.
« Nous avons établi notre lancement de
propagande, avec d’importantes affiches
d’une beauté et d’une sobriété en rapport
avec l’œuvre de G. Rony qui bénéficiera par
ailleurs d’une remarquable orchestration
musicale. Tout un matériel de classe sera
employé pour la sortie de ce film, enfin,
nous ferons une campagne digne de la va-
leur et du retentissement de cette produc-
tion qui comprend, dans la ligne générale
définie par M. Maurois avec son grand
talent, des documents de première impor-
tance, rarissimes, inédits, venus de toutes
les parties du monde,
« Je terminerai en vous disant que ce
film n’est pas seulement un film de propa-
gande française et anglaise, mais une œu-
vre d’une grande portée internationale qui
sera projetée dans toutes les grandes villes
de France et connaîtra à l’étranger la re-
L’ Entrée des Troupes allemandes en Autriche
(Mars 1938) 44.253
nommée qu’elle mérite. Etant sujet britan-
nique, et travaillant en France depuis long-
temps, je pense qu’il est de mon devoir,
avant que la conscription de ma classe ne
m’appelle sous les drapeaux, de contribuer
à l’immense propagande pour lutter effica-
cement, par l’image et la parole, contre les
mensonges empoisonnés de la propagande
allemande ».
Ajoutons enfin que De Lénine à Hitler
sont en double exclusivité au Max-Linder et
au César.
Le “French Cinéma Center” de
Neuw York va distribuer 17 Films
français de court métrage
Le « French Cinéma Center Inc » de New
Yor, qui a présenté le film de Marcel Pagnol
Regain, annonce maintenant la distribu-
tion aux Etats-Unis, de 17 films français de
court métrage : Montmartre, un Village à
Paris, de René Clair; Visage de Paris, de
Dimitri Kirsanoff; La Rue du Papier, de
J.-C. Bernard; Profil de la France, d’Abel
Gance; Symphonie pyrénéenne, de René
Clair; Artères françaises de Jean Epstein:
Jeune Fille de France, de Marc Allégret;
Provence, Carcassonne, Cannes, Mode in
France, de J.-C. Bernard; Le Maroc, Chil-
dren’s Cornes, Alsace, Orléans et La Corse.
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Le Film français à Athènes
Du l*r au 7 janvier 1940.
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Du 8 au 14 janvier 1939
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A l’Orphée : Club des Aristocrates.
Du 15 au 21 janvier 1940
A l’Orphée : Terre de Feu.
Au Pallas : Derrière la Façade (2" sem.).
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Téléphone : Elysées 60-00 distribué par
Télégr : FILMCRISTA LES FILMS CRISTAL
63, CHAMPS-ELYSEES,
PARIS
ANNONCE LA SORTIE PROCHAINE EN
EXCLUSIVITÉ A PARIS
DES DEUX GRANDS FILMS FRANÇAIS
BRAZZA
OU L’ÉPOPÉE DU CONGO
Film de Léon POIRIER
au MARIGNAN le 30 JANVIER 1940
LA FRANCE EST UN EMPIRE
d’après un scénario de Jean d’AGRAIVES
Commentaires d’Emmanuel BOURCIER
réalisé par les techniciens de CINÉ REPORTAGES
à l’OLYMPIA le 23 FÉVRIER 1940
DISTRIBUTION PARISIENNE DE FILMS
65, Rue GaSilée, PARBS-8*
Téléphone : ÉLYSÉES 50-82 et la suite
FR
CINE
RAPHIE
SE
tz'Ezzxxxzzzzxzzxxxzzx'.
REPRISE SÉRIEUSE
DE LA PRODUCTION
ON TOURNE 5 FILMS
ON PREPARE 5 FILMS
La Production française semble repartir d’un élan te-
nace et régulier. Et c’est dans la période, en temps de paix,
la plus creuse pour les studios : 3.5 janvier-15 Février. Fé-
licitons-nous donc de cet essor qui augure bien de la re-
naissance certaine du Cinéma français.
ÔN TOURNE
NEUILLY
Le Nègre du Négresco.
Réal. : Maurice Cammage.
Ved. : Fernande], Suzanne
Dehelly, Denise Grey, Marthe
Mussine, Mad. Suft'el, Gaby Wag-
ner, Georges Grey, Temerson.
Tournage : 1" semaine.
Pisella-Film.
C.M.C. NICE
Untel Père et Fils.
Réal. : Duvivier.
Ved. : Michèle' Morgan, Bai-
niu, Louis Jouvet, ltenée Devil-
lers, Lucien Nat, Suzy Prim,
Colette Darfeuil, Le Vigan.
Pvod. : Transcontinental.
Tournage : 4" semaine.
On annonce
PAGNOL-MARSEILLE
Trois Argentins à Montmar-
tre.
Réal. : A. Hugon.
Ved. : G. Rigaud, Rafaël Mé-
dina, Oscar Aleman et De San-
doval.
Prod. : Films A. Hugon.
Tournage : 1”' semaine.
JGINVILLE-PATHE
L’Empreinte du Dieu.
Réal. : L. Moguy.
Ved. : P. Blanchar, Annie Du-
caux, Jacques Dumesnil, Blan-
chette Brunoy, P. Larquey, Gi-
neltc Leclerc.
FRANÇOIS-J r
Maquette et sa Mère.
Réal. : Jean Boyer.
Ved. : Liban Harvey, A. Le-
faur, Lucien Baroux, Daniel
Clérice, Marguerite Pierrv.
Prod. : U.F.P.C.
Tournage : 4° et dernière sem.
Abri 40 va bientôt être en-
trepris. La semaine prochaine,
à François-I"", commencera ce
film réalisé par Jacques de Ba-
roncelli avec Lucien Baroux,
Micheline Presles, Aimos, Sa-
turnin-Fabre, Marguerite Pierry,
Carette, Jean Tissier. Les opé-
rateurs seront Jean Bachelet et
Louis Née. Production : Flag
Film, dirigée par Simon Schif-
frin.
Soldats sans Uniforme. —
Maurice de Canonge commen-
cera fin février ce film que nous
avons annoncé récemment. Le
réalisateur de Vive la Nation a
déjà engagé pour sa future dis-
tribution : Madeleine Robinson,
Georges Lannes, Roger Karl,
André Carnège, Yvonne Brous-
sard. On remarquera que deux
de ces artistes : Yvonne Brous-
sard et Carnège ont joué dans
Vive la Nation. Le scénario de
Soldats sans Uniforme est de
M. André Castaing.
Volpone. — Ce film inter-
rompu, il y a près d’un an, se-
rait repris à Billancourt le 2
février. Maurice Tourneur en
dirigera la mise en scène et ses
protagonistes seraient Harry
Baur, Louis Jouvet, Dullin, Jac-
queline Delubac, Fernand Le-
doux, Temerson, Marion Do-
rian. Nous donnons ces noms
d’artistes sous réserve de con-
firmation.
Gestapo, scénario de Mar-
cel Allain, adapté par Pierre
Yéry et Pierre Laroche, sera
bientôt porté à l’écran. Les films
Vog s’intéressent à la distribu-
tion de cette production.
A Paris, un Soir. — On
prépare un film dont le scénario
et les dialogues seront de Michel
Duran, la mise en scène de J. de
Baroncclli et la vedette confiée
à Joséphine Baker.
Une scène de Untel père et fils
film de Julien Duvivier
avec L. Jouvet et Madeleine Sylvain
44.254 (Prod. Trans:ontinental)
ANALYSE ET CRITIQUE DE FUS
Cavalcade d Amour
Comédie dramatique
Origine : Française.
Réalisation : R. Bernard.
Auteurs : Jean Aurenehe et
Jean Anouilh.
Dialogues : Jean Anouilh.
Décorateur : Piménoff .
Opérateurs: Robert Le Fèbvre.
Germain. Bellet, Walter.
Musique : Darius Milhaud, A.
Honegger, Roger Désormières.
Assistants : S. Vallin et N.
N. Bernard.
Interprétation : Simone Si-
mon, Michel Simon , Corinne
Luchaire. Janine Dareey, Sa-
turnin-Fabre, Iiorville, Blan-
chette Brunoy, Magdeleine Bé-
rubet. Argentin, Jane Marny.
Claude Lehmann, Milly Ma-
this et Claude Dauphin.
Studios : Saint-Maurice.
Enregistrement : W. E.
Ingénieur du son : Breton.
Production : Arnold Pressbur-
ger-C.I .P.R.A.
Edition : Distributeurs Associés.
CARACTERE DU FILM. —
On ne sait donner le genre
exact de ce film qui en amal-
game plusieurs, et avec une
aisance de grande classe. Le
scénario, très ingénieux, nous
permet de suivre trois his-
toires d’amour qui se dérou-
lent dans le cadre d’un même
somptueux château historique
à trois périodes différentes :
le XVII" siècle, le XIX" siècle
et 1939. Tantôt le film appa-
raît bouffon, tantôt mélanco-
lique et tantôt pathétique.
Raymond Bernard passe dans
les scènes du grandiose au
familier, et anime des person-
nages d’une diversité plai-
sante et d’un haut relief. Film
riche, très orné, très vivant
et pittoresque, remarquable-
ment joué : Cavalcade d’A-
mour est notablement Pou.
vrage le plus original pré-
senté depuis longtemps.
TECHNIQUE. — Dans de
vastes et magnifiques décors,
transformés selon que l’action
se j)asse en 1639, en 1939 ou à
l’époque romantique, Raymond
Bernard a fait évoluer des per-
sonnages passés dans une at-
mosphère délicate et tendre. La
photographie de Robert Le Fèb-
vre est d’une rare qualité de
nuances, et l’œuvre a une beau-
té et un style indéniables. Peut-
être peut-on trouver que la pre-
mière partie, quoique char-
mante, a un peu de lenteur. Cer-
taines touches humoristiques
apportent une détente à ces pas-
sages un peu tristes.
INTERPRETATION — Clau-
de Dauphin, acteur varié et dé-
licieux, joue successivement le
comédien du XVII" siècle, le
seigneur du XTX" et 3e bourgeois
sans le sou de 1939. Michel Si-
mon est, avec un talent prodi-
gieux d’aisance et de relief, un
vieux directeur de troupe am-
Missions de la France
Documentaire
Origine : Française.
Réalisation : Marcel Ichac et
Raymond Ruffin.
Musique : Henri Casadesus.
Dans ce film, animé du plus
haut idéal d’exposer les multi-
ples besognes civilisatrices de
la France dans le Monde et dans
les siècles passés, Marcel Ichac
et Raymond Ruffin ont très
adroitement donné la synthèse
de cette exceptionnelle position
de notre pays dans l’histoire
du monde moderne.
Que ce soient par les arts,
l’architecture romane et gothi-
que portée par nos artisans et
nos guerriers à travers le mon-
de habité, et jusqu’en Orient au
cours des Croisades, par la phi-
losophie, la pensée, la langue, le
style des meubles, des vête-
ments ou des manières, la
France a rayonné à travers
l’univers. Ses missions furent
innombrables, les auteurs du
film nous le prouvent, et évo-
quent pour ceux qui l’auraient
oublié, que la France a, avant
toutes choses, eu pour mission
de distribuer partout la Liberté!
Les exemples sont parfaite-
ment choisis. Ce petit film est
riche d’une signification pro-
fonde, très bien composé et di-
dactique sans pédanterie.
L'Ame de la Corse
Documentaire
Origine : Française.
Réalisation : Henry Courier.
De jolies images de l’Ile de
Beauté, souvent prises avec in-
finiment de goût et de patience.
Quelques aperçus de la vie cor-
se, malheureusement assemblés
sans grand rythme et sans équi-
libre interne.
Néanmoins, un délicieux
voyage de dix-sept minutes.
La Corse mériterait qu’on lui
consacrât plus de métrage, et
qu’on étudiât avec soin un film
pour en faire sentir son inéga-
lable diversité géographique et
la vérité de son atmosphère.
bulante, un évêque romantique,
malicieux et goguenard, enfin
un banquier moderne. Les trois
héroïnes sont animées par d’ex-
cellentes comédiennes : pure
silhouette de la jeune châtelaine
sacrifiée à un jeune monstre
(Janine Dareey), touchante fi-
gure de la couturière morte
d’amour (Simone Simon), vivan-
te jeune fille moderne (Corinne
Luchaire). On remarquera l’iro-
nique bourgeois parasite campé
par Saturnin-Fabre, cl le trucu-
lent seigneur que joue Dor-
ville. Enfin, Blanehette Brunoy
est une ravissante épouse sous
la robe 1840. — x. —
12
♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦;
RAPHIE
SE
cro
LES DESTINEES DU U FRANÇAIS EN SUISSE
Nous publions ici deux articles apparemment assez dissem-
blables, mais qui se rejoignent par la même conclusion : il faut
que la Production française continue et garde sa place en Suisse,
place qui fut et restera la première malgré les offensives du film
allemand.
La Suisse demande
de grands Films
M. Moreau, qui dirige le « Monopole Pa-
thé-Film » de Genève, et qu'il est le j>lus dé-
voué promoteur du film français en Suis-
se depuis plus de quinze ans, semble
étonné de l’actuel ralentissement de la pro-
duction. Néanmoins, les signes de reprise
des films interrompus et d’autres finis sont
pour lui de bonnes nouvelles.
« Le film français a la meilleure place
dans toute la Suisse même contre la pro-
duction américaine. Il g a même un fait
caractéristique : certains films français
ont eu davantage de succès en Suisse aléma-
nique, que dans la Suisse romande. Je puis
vous signaler ceux des films français qui
ont obtenu de véritables succès : Entente
cordiale. Circonstances atténuantes, Pièges,
qui vient de débuter avec énormément de
retentissement sa carrière, j>ar neuf semai-
nes à Zurich et qui prouve ainsi sa qualité
de « Film international », puis Ils étaient
Neuf Célibataires. J’ai personnellement re-
tenu Angelica, Tempête sur Paris, Le Tour-
billon de Paris, Sérénade, Miquette et sa
Mère.
« Mais, avant tout, il serait bon que la
Production française ne fît pas de « pe-
tits films », la Suisse demande beau-
coup et de bons, très bons films français,
de grands films. L’exploitation, dans notre
pags est curieuse puisque la différence de
carrière financière des films s’évalue faci-
lement de 1 à 20. Certain film obtiendra
péniblement 3.000 francs suisses sur tout le
territoire. Un autre, français également , at-
teindra aisément 60.000 frîmes suisses. Ce
qui n’est pas mal, avouez-le (600.000
francs) ».
Nous espérons que la Production fran-
çaise se continuera. Sa place est gardée
chez nous où le film allemand a perdu une
Une intéressante Statistique
des Importations en Suisse
( De notre correspondant particulier
à Berne).
Nous recevons de notre correspon-
dant à Berne, une statistique établie par
IWÎ. Fukart, secrétaire de la Chambre
Suisse du Cinéma, et obtenue par la ré-
cente création d’un organisme de con-
trôle de l’importation.
Les chiffres paraîtront assez élo-
quents pour qu’on souhaite que dans la
période 30 septembre 1939-30 janvier
1940 ils aient joué en faveur de notre
production.
Films spectaculaires
Pays
1er avril
1er juillet
d’origine
au 30 juin au 30 sept.
Etats-Unis . . . .
83 *
78 *
France
22
25
Allemagne . . . .
14
33
Italie
8
6
Angleterre . . . .
10
5
Hongrie
1
—
Hollande
1
—
Russie
—
3
*5 doublés en
aile- *22 doublés
en fran-
mand.
cais.
41 doublés en
fran- 1 doublé
en aile-
cais.
mand.
7 doublés
en ita-
lien.
Comme on le voit, la France avait dans la
période du ltr avril au 30 juin 1939, le
partie de son influence et ne passe à grand
peine que duns quelques petites salles, ex-
ception faite pour Robert Koch (E. Jan-
nings), le seul leader du cinéma germa-
nique. — L. D.
♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦]
deuxième rang, après l’Amérique, avec 22
films, elle dut, quand même, céder ce rang
à l’Allemagne dans la période du 1er juillet
au 30 septembre 1939, car l’importation al-
lemande montait alors de 14 à 33 films. Ce
résultat est à ramener au fait que l’Alle-
magne, pour assouvir son avidité pour des
devises, livrait ses films, excepté quelques
très grands films, à vil prix. L’Allemagne
devant au clearing à la Suisse pour des
marchandises importées d’ici des sommes
énormes, le Gouvernement suisse a relâché
l'importation de ce pays dans l’intention de
résorber ces dettes. Un y voit que le
film parlé en français constituait dans la
première période environ 45 % de l’impor-
tation totale, mais qu’en la deuxième pé-
riode cela tombait à 31 %.
En prenant la rubrique des films cultu-
rels et documentaires nous pouvons consta-
ter : Importations de :
1 rc période 2e période
France 37 13
Etats-Unis 16 11
Italie 12 3
Angleterre 12 9
Allemagne 1U 30
On y trouve aussi un changement en fa-
veur de l’Allemagne qui a dépassé la France
avec 30 films.
Les Actualités prennent une part très im-
portante de l’importation de films : Impor-
tation de
1‘" période 2' période.
France .... 184’494 m. 260’000 m.
Allemagne 33’275 m. 27’034 m.
En résumé, Producteurs français atten-
tion, envoyez-nous de bons films et pensez à.
l’adversaire qui s’avance ! Louis B.
— ♦
ON PRESENTE EN AMERIQUE
«LES BÊTES DE BERLIN»
La censure américaine, qui avait d’abord
rejeté le film Hitler, la Bête de Berlin, i’a
maintenant autorisé sous le titre Les Bêtes
de Berlin. Ce film rencontrera certaine-
ment un grand succès à cause de son inté-
rêt d’actualité, mais ses qualités d’ensemble
sont très moyennes. Même au point de vue
propagande anti-nazie, il est inférieur au,
film soviétique Professeur Mamlock.
500.000 mètres de films
Ont été recherchés, triés dans les Archives Internationales du Cinéma
Puis tirés et choisis...
pour devenir...
Un Film de 50.000 métrés
Bientôt
U ne Page d Histoire
EUX et NOUS
DE 1919 A 1939
(voir suite page suivante)
Réalisation de M. Antoine Rasimi des GRANDS SPECTACLES DE PARIS
mrxrxxxTYXYXxxx^ nmn
13
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
DEUX GRANDS FILMS FRANÇAIS
sortent cette semaine en exclusivité
DANS L’EXPLOITATION
Chaque semaine, nous enregistrons avec
satisfaction la ranimation des exclusivités
de films français.
Cette fois-ci, c’est avec la présentation de
Brazza en gala au Marignan, la sortie en ex-
clusivité à l’Olympia de L’Homme du Niger,
le film de J. de Baroncelli, dont nous avons
publié l’analyse et au Max-Linder et au Cé-
sar du grand film de documentation authen-
tique : I)e Lénine à Hitler que la semaine se
signale.
Que l’exploitation et la distribution pari-
siennes continuent de tels efforts nécessai-
res pour la vitalité de l’Industrie cinémato-
graphique, Paris étant le grand régulateur
des recettes.
4
A Tarbes, la Censure préfectorale fait des siennes
( De noire correspondant particulier.)
La projection à Tarbes du film Warner
Bros : Anges aux Figures sales, interprété
par James Cagney et Pat O’Brien, autorisé
par la censure régionale de Bordeaux, a été
interdite par la censure préfectorale des
Hautes-Pyrénées.
Ce film, projeté librement sur les écrans
toulousains, était au programme de la se-
maine à l’Olympia de Tarbes (circuit Gié-
dat-Lafférère). — J.-A. Castels.
CINÉ SÉLECTION
22, Rue d’Artois, PARIS - Élysées 67-67
Agences à Marseille et Lille
2 Grands Fims d’Actualité
PASSEURS D’HOMMES
(Épisode d’espionnage en 1914)
SIX HEURES A TERRE
(Comment la Marine Anglaise sert son Pays)
Films de REPRISE:
LES DEUX GAMINES
LA MONTAGNE LUMINEUSE OU GZESTOCHOWA
LES DERNIERS AVENTURIERS, etc...
« Règle du Jeu »
« Jeunes Filles en Détresse »
et « Le Ruisseau »
interdits à Nice
(De notre correspondant particulier.)
Nice, 15 janvier. — Vif émoi l’autre se-
maine dans l’exploitation niçoise où six
salles reçurent des autorités notification que
le grand film inscrit à leur programme ve- ,
liait d’être interdit. La mesure touchait les j
films et les salles suivants : Jeunes Filles ]
en Détresse (Paris-Palace et Forum); La
Règle du Jeu (Rialto et Casino Municipal);
(Politeama et Esplanade).
Or, la notification a été faite le vendredi
alors que le programme, censuré d’une fa-
çon intempestive, était présenté au public
depuis vingt-quatre heures, donc en pleine
exploitation. Que faire? Passer outre et ris-
quer les rigueurs de la police ou fermer les ,
salles pendant une semaine?
Ed. Epardaud.
NOUVELLES DE PERPIGNAN
On fera fuir la Clientèle avec les Vieux Films
(De notre Correspondant particulier.)
Concurrence sévère, passage rapide des
grands films, publicité intensive, etc., ont
remué la population perpignanaise à tel
point que les services des taxes ont perçu
50 % de recettes supplémentaires sur l’an-
née précédente.
Mais certains loueurs exagèrent; tel film
loué 2.000 francs avant la création des deux
salles, fut loué ensuite 10.000 francs; les
bons films loués 40 % sans minimum, fu-
rent loués 50 % avec des minimums variant
de 20 à 50.000 francs, et il arriva que les
directeurs connurent des semaines défici-
i taires malgré des recettes fort intéressantes.
Les directeurs voudraient passer les gros
films; mais les minimums demandés ne per-
mettent pas de les passer.
On fera fuir la clientèle des cinémas, si
| on ne lui présente que des vieux films.
En Grèce, Modification de la Loi
concernant l’Importation des Films
Athènes, Janvier 1940. (Modifiant la loi
du 17 octobre 1939 (Cinématographie
Française du 18 décembre 1939,
N 1.102) concernant l’importation de
films en Grèce, le Ministère de l'Eco-
nomie Nationale, pour faciliter les tran-
sactions avec l’étranger, permettra dé-
sormais les remises des contrevaleurs
des licences à partir du mois de fé-
vrier 1940 (au lieu du mois d’avril
£940), raccourcissant ainsi les délais de
payement. C. Lazarides.
♦
Columbia édite LE JOUEUR D'ÉCHECS aux Etats-Unis
Sons le titre The Devil is an Empress, la
compagnie américaine Columbia vient de
présenter à New York le film français de
Jean Dréville, Le Joueur d’Echecs. Ce film
a été projeté au Belmont Theatre. P. A.
...et 50.000 mètres...
après quatre mois d’études, sont devenus
Un film de 2.500 mètres
auquel ont collaboré des historiens, des auFeurs, des techniciens . .
Le Film que réclamait toute la Presse
et qu’attendait le Public...
J’ Histoire
NOUS
Bientôt
Une Pi
âge
EUX et
DE 1919 A 1939
(voir page suivante)
Réalisation de M. Antoine Rasimi des GRANDS SPECTACLES DE PARIS
Ï4
♦♦>♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CINE
FR
RAPHIE
SE
CTXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXIT
On présente
BRAZZA
de Léon Poirier
UNE SOIREE NATIONALE
Mardi 30 janvier, à 20 h. 30,
aura lieu au Marignan, sous
le haut patronage de M. le Pré-
sident de la République et sous
la présidence effective de M.
Georges Mandel, Ministre des
Colonies, une soirée nationale
au bénéfice de l’œuvre « Pour
ceux du Front » qui a été créée
par « La Jeunesse de l’Empire
Français », dont le président
est M. Jean Daladier.
Cette soirée aura un sens
d'opportunité tout particulier
puisqu’il s’agit de la première
mondiale du film de Léon Poi-
rier, Brazza ou l’Epopée du Con-
go, dont l’achèvement avait été
suspendu par la mobilisation de
l’auteur ainsi que de tous les
techniciens et artistes.
Ce film, réalisé au Gabon,
évoque les explorations de
Brazza et la manière dont il a
aimé et servi la France.
Le Gala
“Chantons quand même"
LISTE DES FILMS CRITIQUÉS PENDANT LE MOIS D'AOUT 1939
.4/i ! quelle Femme
Américain
Doublé.
Coin policière.
Columbia Films .
1086
Aueux d’un Espion nazi (Les) ...
Américain.
Doublé.
Mélodrame polit.
Warner Bros ....
1081
Circonstances atténuantes
Français.
Fartant.
Comédie.
C. C. F. C
108:!
Descente en Vrille
Américain.
Doublé.
Comédie dramat.
Fox Film
1084
Empreinte du Loup solitaire (IJ).
Américain.
Doublé.
Drame policier.
Columbia Films .
1080
Fils dé Frankenste in (Le)
Américain.
Doublé.
Film d’épouvante.
Universal
1 085
Images du Portuqal
Français.
Coram. et music.
Documentaire.
De Cavaignac ....
1081
Ma Femme et mon Patron
Américain.
Doublé.
Comédie.
( olumbia Films
1086
Marie- Antoinette
Américain.
Doublé.
Drame liistor.
M.-G.-M
1085
Monde en Action (Le)
Français.
Commenté.
Magazine filmé.
Filmexport
1088
Mon Fils a tué
Américain.
Doublé.
Drame.
Columbia Films
1086
Moulin-Rouqe
Français.
Parlant.
Comédie.
Les Cin. de France
1 08U
Pensionnat de Jeunes Filles
Américain.
Doublé.
Comédie sentim.
Columbia Films
1086
liaijon du Diable (Le)
Américain.
Doublé.
Comédie polie
Columbia Films
1086
Retour de ’/.orro (Le)
Américain.
Doublé.
Film d’aventures.
Films de Koster .
108.'.
Sierra de Terne! . .
Français.
Pari, espagnol.
Drame tour n é
Filmsonor
1085
]) e n il a n t I a
guerre d’Es-
pagne.
Super-Champions
Américain.
Commenté.
Documentaire
Paramount
1081
Tragédie de la Forêt rouge {La) . . .
Américain.
Doublé.
Drame d’action
Columbia Films .
1086
-4
DE SEPTEMBRE
. OCTOBRE.
NOVEMBRE ET DÉCEMBRE 1939
Amour interdit
Tchèque.
Doublé.
Drame.
Filins de Koster. .
1098
Fois sacré ( Le >
Français.
Parlant.
Comédie.
Distri!). Associés .
i mu
Chasseur de chez Maxim' s i /.
e) . . . Français.
Parlant.
Comédie gaie.
Gray Films
1098
Chasseurs d' Es pions
Américain.
1 >oublé.
Drame d’espionn.
Columbia Filins .
1101
Chemin de l'Honneur il.e)
Français.
Parlant.
Comédie dramat.
Filins Henry Garat
1 loi
Croisière sauvage (La)
Français.
Commenté.
Documentaire.
Atlantic Film ....
nui
Dernière Jeunesse
Italien.
Pari. Français.
Drame réaliste.
I -ischia
1088
Deux Empires, une Force . . .
Français.
Commenté.
Doc. 3 minutes.
Atlantic Film . . .
1101
Famille Duraton (La)
Français.
Parlant.
Comédie.
S.E.I..F
1087
France continue (La)
Français.
Commenté.
Doc. 16 m/m.
Ecran Français . .
110 1
Un mine du Niger (//)
Parlant.
Comédie dramat.
S.E.E.F
1 108
Ils étaient Neuf Célibataires
Français.
Parlant.
Comédie çaie.
C.C.F.C
1096
Lion a des Ailes (Le)
Anglais.
Doublé.
Film de propag.
Artistes Associés.
1101
Français.
Parlant.
Opéra-comique.
Documentaire.
1087
Mode in France
. ...” Français.
Commenté.
MM. Jacques Berr
M i ss C a tas t ro pli c
Américain
Doublé.
Comédie dramat.
et Pierre Lafon.
Films Osso
1101
1102
Nuit de Décembre (La)
Français.
Parlant.
Drame.
Metzger et Woog.
1098
Parlant.
Drame policier.
Drame d’aviat.
1103
Seuls les Anges ont des Ailes
. . . . Américain.
Doublé.
Columbia Films .
1087
Tourbillon de Paris
Français.
Parlant.
Comédie music.
Films Lauzin ....
1 102
Vacances
Américain.
Doublé.
Comédie sentim.
Columbia Films .
1101
Vive la Nation
Français.
Parlant.
Drame liistor.
Atlantic Film . . .
1101
Vous ne l'emporterez pas
vous
a vec
Doublé.
Grande comédie.
Columbia Film. . .
1087
■ Le grand gala franco-bri-
tannique, organisé vendredi der-
nier à la Salle Pleyel, au béné-
fice des Pupilles de la Fédéra-
tion Nationale des plus Grands
Invalides de guerre, actuelle-
ment aux Armées, du Comité
Central d’Aide aux Mobilisés du
Cinéma et des Œuvres de Guer-
re Britaniques, a remporté le
plus brillant succès.
Nos félicitations aux organi-
sateurs : MM. B. Goklfeld, Al-
phonse Bourlet, producteur du
film : Chaulons quand même et
à notre ami R. Chalmandrier,
l’actif directeur de publicité de
l’Universal Film S. A. cpii avait
bien voulu accepter, pour ce
gala de bienfaisance, de se char-
ger des rapports avec la Presse.
Ce gala était placé sous la
présidence effective de M. René
Besse, Ministre des Anciens
Combattants, en présence de
S. Ex. l’Ambassadeur de Sa Ma-
jesté Britannique, du Général
Gouraud, Président d’Honneur
de la Fédération Nationale des
Plus Grands Invalides.
A SA1NT-VINCENT-
DE-TYROSSE (Landes)
A Sainl-Vincent-de-Tyrosse a
été inauguré le 31 décembre,
dans la Salle des Fêtes, le ciné-
ma Palace avec, au programme,
le film Un de la Légion.
M. Pariés, l’actif directeur du
Théâtre Municipal de Bayonne,
le dirige.
L’équipement de la cabine a
été effectué avec les appareils
« Victoria IV/B » et système
sonore des Etabl. Cinélume.
RECTIFICATION
C'est le 28 février et non
le 20, date de sortie de « La
Femme aux Tigres » que fixe
l’Alliance Cinématographique
Européenne.
MARIAGE
Notre ami, M. Georges Pon-
tet, fils de M. André Pontet, di-
recteur des « Sélections Ciné-
graphiques » de Nancy, vient
d’épouser Mlle Serrurier. Ma-
riage de guerre au moment du
départ aux Armées.
• Sans Supercheries techniques
Sans Images truquées.
POUR LA PREMIÈRE FOIS LA VÉRITÉ SUR L’HISTOIRE DE LA FRANCE ET DU
PANGERMANISME DE 1919 A 1939 VA REVIVRE A L’ÉCRAN AVEC LES ÊTRES
QUI L’ONT VÉCUE RÉELLEMENT ET QUI NE PENSAIENT PAS ÊTRE LES ÉLÉMENTS
CAPITAUX DE CE GRAND DRAME...
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EUX et NOUS
DE 1919 A 1939
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Réalisation de M. Antoine Rasimi des GRANDS SPECTACLES DE PARIS
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PERSONNALITES EMINENTES DONNENT LEUR AVIS
SUR UN FILM EN COURS DE REALISATION
Sénat. M. Antoine Rasimi,
Grands Spectacles de Paris.
« Je vous renouvelle encore mes félicitations pour le
magnifique film à la présentation duquel j’ai eu le plaisir
d’assister.
« J’ai dit à mon ami Fabry tout l’intérêt de ce film. Je
suis persuadé que lorsque votre film sera terminé, le Mi-
nistre sera heureux de le voir sur l’écran.
« Veuillez agréer... » E. GEORGES.
Le Jour
(Echo dé Paris) M. Antoine Rasimi,
Grands Spectacles de Paris.
« Mon. sentiment, je vous le dirai très franchement: Vous
avez, par un véritable tour de force, réalisé un film par-
fait ».
FERNAND-LAURENT.
— — — et —
« J’ai été emballée par ce film... aussi emballée que par
les grands films avec Heroll Flyn dans Robin des Bois,
Charles Boyer dans Mayerlynck... Et j’ai hâte de le revoir
avec toutes mes amies. »
Mme DISGAND.
Concierge à Paris.
Principaux Collaborateurs —
M. EDOUARD HELSEY
Mme GERMAINE DULAC
Mlle JEANNE SAINTÊNOY
M. GEORGES TZIPINE
M. JEAN-PIERRE LIAUSU
Mesdames MERCANTON* LIÉVIN.
MM. DORCEL, EDDIE RASIMI, etc...
CE SERA LE PLUS GRAND FILM SUR LES ÉVÉNEMENTS ACTUELS
NE VOUS HATEZ PAS DE TRAITER «
JUGEZ ET COMPAREZ
CE FILM
qui n a pas
encore de titre
ne sera pas
un film comme
les autres...
Par Pierre WOLFF.
Il s’agit d’un film qui n’a pas
de titre encore, mais dont le
succès, je crois, j’en ai la certi-
tude, est assuré.
Ce film arrivera à son heure
et sera salué, comme il convient,
par Ions ceux qui connaissent la
vérité et qui seront heureux,
néanmoins, de la voir éclater
sur l’écran.
Il faut que nos enfants, que
tons nos écoliers sachent pour-
quoi nous sommes en guerre, il
faut surtout qu’ils se souvien-
nent que ce n’est ni la France ni
l’ Angleterre qui ont voulu cette
monstruosité.
Tout ceci a été réalisé à la
perfection. Pas un mot q\ui son-
ne creux, pas une bavure, en-
core une fois la vérité, rien que
la vérité, toute la vérité.
Le producteur — je tairai son
nom jusqu’à nouvel ordre ■ —
méritera des éloges choisis pour
sa patience, son goût et sa téna-
cité.
L’auteur de la documentation
— Edouard Helseg — n’a point
cherché « l’effet ». Il s’est mon-
tré direct, précis, sincère. C’est
de la belle, de la grande be-
sogne.
Je parle d’un film qui n’a pas
encore vu le jour, je souhaite
que les lecteurs n’oublient pas
mes prophéties. Paris^-soir.
UN FILM
qui ajoute
à Part
cinématographique
de notre pays
par Edmond SEE.
J’ai assisté à la projection pri-
vée, devant quelques invités
et professionnels du cinéma, de
l’un de ces films, ou plus exac-
tement des scènes épisodes es-
sentiels dont il se composera.
Et je puis affirmer qu’une telle
réalisation conférera un vif
éclat à l’art cinématographique
de notre pays.
Il est conçu, agencé, dévelop-
pé, commenté avec tant de
simplicité, de discrétion, de
bonne foi, de sincérité pro-
bante et communicative ; il a un
accent si direct, si vivant, si na-
turellement et pathétiquement
humain, qu’il vous saisit, vous >
étreint, comme le plus poignant
des drames... On le' suit scène
par scène sans pouvoir s’en
distraire un instant.
Lorsque le film sortira, ceux
qui g collaborèrent en tireront,
je crois, un assez glorieux pro-
fit. Il ne faut pas être grand
prophète pour le prédire.
L’Œuvre.
16
tTTTTXXTT'LTXTTTTZJXTXXX:
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FF
R/XPHIE
SE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
L’EMPREINTE DU DIEU »
EST REPRIS
ON COMMENCE
LES INTERIEURS
Dans l’immense et luxueux
« complexe » décoratif, monté
par Robert Gps, il g a plusieurs
mois, au studio de Joinville
pour le film L’Empreinte du
Dieu, le metteur en scène Léo-
nide Mogup et la plupart de ses
interprètes ont commencé les
intérieurs.
La distribution est à peu près
la même, sauf en ce qui con-
cerne le rôle de Wilfrida attri-
bué à la charmante Annie Du-
caux, et celui de Fanny joué par
Ginette Leclerc au lieu de Mila
Parély.
Pierre Blahchar a repris son
personnage de l’ingénieur Van
Bergen, abandonné en extérieurs
dans Brages-la-Morle et retrou-
vé dans ce décor de bibliothè-
que où il affronte, en une scène
dramatique, l’indigne et violent
époux de Karelina, le contre-
bandier (Jacques Dumesnil). Si-
gnalons enfin que Pierre Lar-
quey joue ici un rôle délicieux
de marin philosophe.
L’équipe technique est à peu
près reconstituée. Et L’Em-
preinte du Dieu, qui a recom-
mencé à Joinville, se continuera
aux Buttes-Chaumont où Gys
fait édifier les décors de cette
étrange et tumultueuse histoire
d’amour. Production Zama.
LE PROCHAIN FILM
DE DANIELLE DARRIEUX
Danielle Darrieux tourne-
ra prochainement, sous la di-
rection de son mari Henry De-
coin, capitaine aviateur, qui
sera l’objet d’une affectation
spéciale de trois mois, un
nouveau film intitulé : « Ce
n’est pas pour Ses Enfants »,
dont le scénario est de Max
Colpet et Henry Decoin, d’a-
près une pièce de Hirchfeld.
Michel Duran écrira les dia-
logues.
LES AMIS
DU DOCUMENTAIRE
CONTINUENT
L’Association « Les Amis du
Cinéma Documentaire » qui,
depuis deux ans, donne réguliè-
rement des séances de projec-
tion de films documentaires, a
donné sa première séance de
l’année, le 20 janvier à 17 heu-
res, dans la salle de cinéma du
Musée de l’Homme, Place du
Trocadéro.
En l’absence des fondateurs
de cette Association, aujour-
d’hui aux Armées, Mme Bernard
de Colmont, dont on n’a pas
oublié le hardi voyage qu’elle
fil avec son mari à travers les
Canyons du Colorado, organise
ces séances dont toute la recette
est destinée à venir en aide aux
familles des Chasseurs d’images
mobilisés.
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29, rue Marsoulan, Paris (12e)
Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
RAPHIE
= N® 1.109
Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLE
= 3 FÉVRIER 1940 g
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiüiiiiiiiiiE
Téléphone : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n° 702-66, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-139.
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
Comment se comporte
le Cinéma Américain 1940
par Jack ALICOATE,
Directeur de « The Film Daily», New York
1940 n’apportera pas
de grands changements
dans la production d’Hollywood.
Savorgnan de Brazza et ses porteurs noirs
dans la brousse. Brazza ou l’Epopée du Congo,
46.589 film de Léon Poirier (D. P. F.) ’
Le Cinéma Français
prospérera-t-il
dans les Studios Italiens?
Il est encore prématuré pour parler
de la production italo-française qui se
dessine de l’autre côté des Alpes et
qui semble vouloir drainer une partie
de nos artistes et attirer quelques-
uns de nos metteurs en scène, dont
Jean Renoir qui y réalise « La Tosca »
avec Viviane Romance.
Il peut paraître étonnant que plu-
sieurs productions françaises qui de-
vraient être montées et réalisées
dans nos studios (lesquels ont fait de
larges et coûteux efforts pour mainte-
nir les plateaux en état de marche
immédiate), que ces films français
soient, assure-t-on, tournés à Rome
en combinaison. Nos techniciens, no-
tre petit personnel ont intérêt à ce
que le cinéma français vive dans nos
propres ateliers. Nous voulons donc
croire que « La Tosca », combinaison
déjà montée avant le début des hos-
tilités, ne sera qu’un très bel exemple
de collaboration franco-italienne, et
non le prélude de toute une série de
productions de langue française, mais
de réalisation et d’atmosphère ita-
liennes. Mais n’y a-t.if pas des rai-
sons à cet état de choses, raisons
que nous avons déjà signalées main-
tes fois ? — Lucie Derain.
Jean Renoir est à Rome pour tourner «La Tosca »
La semaine dernière, ont commencé les
prises de vues du film de Jean Renoir, La
Tosca, adaptation filmée du célèbre opéra-
comique de Puccini, avec Viviane Romance
dans le rôle de Florin Tosca.
On se rappellera que ce film fut tourné
en muet avec Francesca Bertini.
Les sociétés de productions veilleront à
la qualité de leurs films. On estime que les
sommes investies dans la production 1940-
1941 seront inférieures à 165.000.000 de
dollars, total des sommes dépensées dans la
production précédente. En éliminant les
« extravagances », on pense réaliser d’ap-
préciables économies. La guerre euro-
péenne ne pose qu’un seul problème : Ta
perte de marchés extérieurs qui, fatalement,
aura sa répercussion à Hollywood. L'indus-
trie pourra-t-elle compenser les pertes ?
50 % des recettes faites en Grande-Breta-
gne restant gelées, taxes de guerre et res-
trictions monétaires dans la plupart des
pays... c’est là la question que Hollywood
se pose. Il est toutefois significatif que les
compagnies américaines se proposent de
poursuivre leurs productions en Grande-
Bretagne.
Pendant les onze premiers mois de
3,939, on a enregistré Ea sortie de 533
films de long métrage, soit dix de moins
que l’année précédente. Les films de
court métrage se sont élevés à 669
contre 761 en 3938. La somme investie
dans la production en 1939 est estimée
à 165 millions de dollars (soit plus de
six milliards et demi de francs). Le film
Ee plus cher est évidemment : « Gone
with the wind », production Selznick
International, dont le devis s’est élevé à
3 millions 869.000 dollars (soit plus de
150 millions de francs). Parmi les films
les plus coûteux, il faut citer également le
film Métro, Wizard of Oz, les films R. K. O.
Radio : Le Bossu de Notre-Dame el Abc
Lincoln in Illinois , le nouveau film de Wall
Disney : Pinocchio, un film de 20th Cen-
tury-Fox : Grapes of Wrath et le grand des-
sin animé de Max Fleischer pour Para-
mount : Les Voyages de Gulliver.
Les recettes des salles américaines :
plus de 1 70 milliards de francs par an.
En 1939, l’exploitation est restée stable.
Les recettes hebdomadaires des salles des
Etats-Unis étaient estimées en 1938 à 85
millions de dollars (ce qui donne le chiffre
astronomique de plus de 170 milliards de
francs en une année). La moyenne des
prix d’entrée est toujours de 23 cents. Les
recettes à l’édition ont cependant subi cer-
tains changements, de nombreuses salles
ayant remplacé le second film du pro-
gramme par des attractions autres.
Les salaires
La question des salaires a encore été fort
agitée en 1939. Une grève des membres du
« Screen Actors Guild » n’a été évitée que
de justesse, par l’augmentation de 10 % des
salaires en novembre dernier.
Des films historiques
Les films historiques continueront à te-
nir une place importante dans les program-
mes de production de cette année. Warner
réalisera The Life of Dr Ehrlich et Virgi-
nie City. La M.-G.-M. produira Young Tom
Edison qui sera suivi de Edison, l’Homme.
Frank Lloyd tournera L’Arbre de la Li-
berté pour Columbia pendant que la 20th
Century-Fox portera à l’écran La Vie de
Lillian Russell et Brigham Young. 20th Cen-
tury a également acquis les droits de l’œu-
vre de Zane Grey : Western Union, tandis
que d’autres studios se sont intéressés dans
une seconde œuvre de Grey : George Was-
hington. Erontiersman. Andrew L. Stone,
qui a réalisé The Great Victor Herbert pour
Paramount, projette la production de Sym-
phonie poétique, qui retracera la vie de
Franz Liszt.
20th Century s’est attaqué à un sujet nou-
veau en produisant Hollywood Cavalcade.
qui montre toutes les beautés de Holly-
wood; la même société produira aussi une
sorte de film historique sur les « Western »
de Hollywood.
Les dessins animés
Les dessins animés de long métrage con-
naîtront cette année une grande vogue. A
part Pinocchio. un autre dessin de Disney :
Fantasia, sortira très probablement en 1940
et son Bambi sera sans doute prêt pour
Noël 1940.
Des efforts sur le marché sud-américain
Quoique les. producteurs et distributeurs
américains aient décidé de concentrer par-
ticulièrement leurs efforts sur le marché
sud-américain, la production de films en
langue espagnole semble avoir complète-
ment échoué. A part la série de films réali-
sés en langue espagnole à Hollywood par
7ario Prods pour Paramount, on ne réalise
lucun autre film de ce genre dans les stu-
lios californiens.
Répercussion de la guerre
sur les projets de production
La guerre a modifié certains projets de
production des firmes de Hollywood. Plu-
6
col:
♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦
CINE
FR
RAPHIE
SE
M. Mussolini inaugure
le Nouveau Centre expérimental
du Cinéma Italien
( De notre correspondant particulier.)
sieurs sociétés ont abandonné la production
de films à tendance propagande, sociale ou
films de controverse. Warner Bros a aban-
donné la production d 'Underground.
Les meilleures recettes
Parmi les films qui semblent avoir enre-
gistré les plus grands succès publics, il
convient de citer : Dodge City, Union Pa-
cific, Disputed Passage, Young, Mr Lincoln,
The Under-Pup et Alexander Graham Bell.
Progrès de la Télévision en U. S. A.
Télévision. A la fin de 1940, Pittsburg
sera relié à New York par relais, car il ne
faut pas songer à utiliser le câble coaxial
dont le prix est prohibitif. Cette nouvelle
n’est pas sans troubler les esprits des ex-
ploitants qui considèrent qu’une diminu-
tion sensible de leurs spectateurs s’ensui-
vra, surtout si on met sur le marché des ré-
cepteurs de télévision bon marché.
D’autre part, R. C. A. doit présenter un
nouveau type de caméra de télévision qui
sera aussi léger qu’une caméra d’actualités.
Le coût serait le sixième de celui de l’équi-
pement mobile actuel.
1940 verra-t-elle la réorganisation
de l’industrie américaine du cinéma ?
Pendant 1939, on a tenté une réforme de
l’industrie cinématographique américaine.
Doit-on penser que cette réorganisation
sera faite en 1940 ? La nouvelle formule est
malheureusement bloquée par de nom-
breux obstacles provenant soit du Départe-
ment de la Justice, soit du Commerce, et
aussi du fameux Neely-Bill condamnant U-
blind-booking (location à l’aveugle), pro-
jet qui affrontera le vote du Sénat cette
année. — Jack Alicoate.
«
« Les Quatre Plumes blanches »
et « Edith Cavell »
deux grands Films britanniques
sortent à Paris
Le cinéma britannique sort, la même
semaine, deux de ses films-leaders :
« Les Quatre Ftumes blanches », film
consacré à Sa grandeur du rôle de l’An-
gleterre dans son Empire colonial, et
« Edith Cavell » qui sort au studio de
l’Etoile, et dont l’interprète principale :
Anna Neagle est déjà bien connue des
spectateurs parisiens qui l’ont applau-
die dans les deux films sur Victoria Pre-
mière, reine d’Angleterre. (Distribution
R. K. O. Radio.)
Quant au film d’Alexandre Korda •
« Les Quatre Plumes blanches », sa sor-
tie est double : Paramount, version dou-
blée; Normandie, version originale.
Bach dans Bach en Correctionnelle.
46.590 (Dittribué par !a S. E. L. F.)
M. Mussolini a inauguré le 16 janvier le
nouveau « Centre expérimental de Ciné-
matographie » qui s’élève près de « Cine-
città», sur le côté droit de la voie Tuscu-
lana, à 9 kilomètres de Rome.
Cette imposante cérémonie, à laquelle
assistaient le Gouverneur et le Préfet de
Rome, le Sous-Secrétaire d’Etat à la Prési-
dence, les ministres de l’Education Natio-
nale et de la Culture Populaire et de nom-
breuses personnalités militaires, adminis-
tratives et artistiques, dont M. Luiggi Fred-
di, nouveau Président de l’Institut « Luee »
se termina par la visite du Duce et de sa
suite aux vastes aménagements, enfin à la
salle de projection où furent passés les
meilleures productions italiennes : L’Esca-
dron blanc, Corne le Foglie, Feu Mathias
Pascal.
Et Son Excellence Pavolini, ninistre de
la Culture Populaire, donna en conclusion
lecture d’un rapport sur l’activité cinéma-
tographique italienne.
Les Services cinéma du Commissariat
Général de l’Information nous ont donné,
par le truchement de l’active Mlle Borel,
d’ intéressantes précisions sur l’organisation
de la Propagande française :
L’Information française en France — car
nous préférons le mot information à celui
de propagande — doit avoir pour objet les
événements de la guerre ou les divers pro-
blèmes regardant la guerre. Il conviendra
donc : 1° de donner des actualités et 2° de
faire de l’information proprement dite.
C’est-à-dire que l’on devra rendre com-
préhensibles des faits de guerre, dire en
quoi consiste le blocus, exposer les raisons
pour lesquelles nous nous battons. Faire
comprendre au paysan français, par exem-
ple, que cela vaut la peine de défendre sa
terre. Il faudrait également rappeler les
paroles d’Hitler et les comparer à ses actes,
démontrer comment l’homme qu’est Hitler
n’est pas une émanation du peuple alle-
mand, mais une création des dirigeants
allemands permettant de poursuivre le pan-
germanisme de 1914.
Le meilleur moyen pour frapper l’imagi-
nation des Français est l’écran. Malheureu-
sement, à côté des villes bien pourvues,
toutes les régions paysannes qui méritent
d’être informées — je dirais même que le
respect exige d’informer — n’ont pas de
cinémas à leur disposition. Résultat : les
paysans qui ont leurs fils soldats comme les
autres n’,ont encore rien vu de ce qui se
passe sur le front. C’est que le cinéma est
Soulignons que la Production italienne,
qui avait atteint 109 films en 1939, sera de
120 films pour 1940.
Avant de quitter le siège du Centre Expé-
rimental (sorte d’Université du Cinéma ita-
lien), M. Mussolini remit des distinctions et
des coupes et médailles à de nombreux ci-
nématographistes.
Les mots suivants, gravés dans le marbre
de l’atrium, disent bien l’importance ac-
cordée par le Gouvernement italien à sa
production cinématographique ;
« Parmi tant d’autres il y a — trois décou-
vertes — qui marquent une époque — dans
l’histoire de la civilisation humaine — la
découverte des caractères mobiles de l’im-
primerie — la découverte de la chambre
noire — et enfin la découverte de la ciné-
matographie — trois étapes fondamentales
dans le progrès de l’esprit humain --
trois instruments formidables — pour la
conquête et la diffusion de la culture ».
R. Bonnani.
un organisme infiniment complexe, bien
plus exigeant que la radio; il ne suffit pas
de créer des films, il faut que toute l’arma-
ture fonctionne.
Nous estimons de la plus grande néces-
sité d’établir un plan de diffusion. Il ne
s’agit pas de dire : « Nous voilà, nous fai-
sons une propagande d’Etat », mais au con-
traire de présenter la chose ainsi : « Vous
avez des appareils mais pas de program-
mes, nous allons vous en établir. Nous pu-
blierons un magazine par mois, réalisé avec
ce qu’il y a de meilleur et ne risquant pas
de dater. Et ce magazine, nous le tirerons
au nombre d’exemplaires voulu. »
Nous nous sommes préoccupés, pour
commencer, d’établir un relevé, dans les di-
verses régions de France, de tout ce qui
existe en fait d’appareils, que ce soit du
35 mm. muet, du 16 mm., du 17 mm. 5, du
9 mm. même. Notamment ce qui appartient
à des groupes scolaires et qui peut-être em-
ployé.
D’ores et déjà, la collaboration de ces or-
ganismes nous est assurée. Maintenant, nous
voudrions créer un comité consultatif et
avoir ici, au Commissariat de l’Information,
un service de diffusion. Nous avons besoin
de consulter les compétences de toutes sor-
tes, sans souci de politique, je m’empresse
de vous le dire. Enfin, pour atteindre notre
but, dans toutes ces régions prospectées,
nous créerons des section avec centres.
Nous espérons que de leur côté, ces sec-
tions seront susceptibles de faire un effort.
S. Gille Delafon.
Actuellement l'Information Française en France
est le Problème le plus Impartant
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RAPHIE
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L’Exploitation de Films français en Amérique Centrale
et le Conflit européen actuel
Depuis 1937, l’exploitation de films fran-
çais en Amérique Centrale est arrivée pro-
gressivement à occuper une place de pre-
mière importance dans le marché cinémato-
graphique, grâce à l’activité de divers pro-
ducteurs indépendants.
Des distributeurs indépendants, animes
par le succès d’un certain nombre de lilms
français arrivés en territoire américain,
ont commencé à importer sur une grande
échelle les meilleures productions françai-
ses. La majeure partie de ces films est de
première catégorie, et rivalise de pair avec
les meilleures productions américaines.
Parmi les grandes productions exploitées
en 1938-1939, apparaissent : Tarakanova,
avec Annie Vernay; Le Mensonge de Nina
Pétrovna; Abus de Confiance; La Maison
du Maltais; Retour à l’Aube; Louise et beau-
coup plus si l’on tient compte qu'il a été
exploité, uniquement en 1939, plus de
quinze productions françaises.
Même avec le conflit européen actuel,
beaucoup de productions sont attendues
dans ce territoire, productions qui sont
cataloguées comme les dix premiers films
de 1939 : Conflit; La Bête humaine; Gibral-
tar, etc... Le gouvernement français a donné
aux producteurs, distributeurs et acteurs
toutes les facilités nécessaires à la bonne
marche du cinéma français. Les distribu-
teurs français opèrent librement avec tous.
La distribution du matériel français aug-
mentera dans tous les territoires déjà con-
nus et cherchera de nouveaux marchés. La
présente année cinématographique verra, en
conséquence, augmenter le nombre de films
français en Amérique Centrale.
La situation actuelle, créée par le conflit
européen, ne ralentira en aucune sorte
l’exploitation de films français en Amérique
Centrale, bien au contraire. Tout dépendra
de la production des studios français.
Louis Vicens.
La Belgique voudrait organiser
sa Production cinématographique
indépendante
Noire confrère, La Cinégraphie Belge,
a publié un grand article consacré à un su-
jet d’actualité : La Belgique aura-t-elle sa
production cinématographique ?
D’après lui, les 1.193 salles de cinéma
belges ont besoin, annuellement de 260 films
étrangers qui se répartissent « peu près
comme suit : France : 140 films, Etats-Unis
et secondairement l'Angleterre : 100 films,
pags divers ; 20 films.
L’état de guerre a, dit-il, paralysé la pro-
duction française, et la production améri-
caine, pour des raisons découlant de la
guerre européenne, s’est raréfiée.
La Cinégraphie Belge conclut donc en de-
mandant que la production cinématographi-
que belge s’organise. Les erreurs passées, le
manque d’ organisation dans les studios, la
dépendance de la Belgique vi-à-vis des ac-
teurs et techniciens français peuvent s’ar-
ranger dans l’avenir.
« Tout concourt en ce moment à provo-
quer en Belgique la naissance d'une pro-
duction cinématographique digne de ce
nom et à susciter des entreprises dont le
Des Cinémas «Standard»
pour l’Armée Britannique
On va inaugurer dans Se début de fé-
vrier, douze cinémas de cantonnement
du front qui sont aménagés comme
de confortabBes cinémas des viB8,es. Le
soS n’est incliné que sur Sa partie arrière
pour permettre ia visibilité aux specta-
teurs du fond. La partie avant est pré-
vue avec des fauteuils mobiles, ce qui
permet d’avoir un certain espace pour la
danse.
D’autre part, on a augmenté Se nom-
bre des cinémas mobiles pour Ees trou-
pes anglaises. Des camions pourvus de
tout l’équipement électrique alimentent
ces cinémas, ce qui est plus simple que
d’avoir à tenir compte sur place des
différences de courant.
succès, si elles sont bien menées, est cer-
tain ».
Nous n’ ajouterons rien à ces ambitions
louables et à ce désir de travail qui peut et
doit améliorer l’économie belge si la situa-
tion internationale le permet...
Souhaitons donc ci nos voisins et amis de
faire le redressement imposé par les cir-
constances, et d’intensifier une production
sympathique qui n’a malheureusement jus-
qu’à présent, donné que deux ou trois films
par an. Huit au plus dans une très bonne an-
née d’activité.
SVJass rappelons pourtant à La Cinégra-
phie Beige, que Sa production française
n’est que très provisoirement « paraly-
sée », que pSus de soixante films sort'
prêts, ou vont S’être d’ici quelques se-
maines, et qu’après les cinq mois d’ac-
cSîmatation nécessités par la mise en état
de guerre de tout un pays, les studios
français vont reprendre - — ont déjà re-
pris — leur activité.
Que notre confrère, et tous les amis qui
nous avons outre-Quiévrain, ne l'oublient
pas. Le cinéma français n’a pas du toui
l’intention de déclarer forfait.
Il continue. Lucie Derain.
Des Films avec Sarah Bernhardt,
Réjane et la Duse au Musée d’Art
Moderne de New York
Au Musée d’Art Moderne à New York,
passe en ce moment un film émouvant.
Grandes Actrices du Passé cpii est composé
de quatre films : Madame Sans— Gène avec
Réjane, Camille (La Dame aux Camélias)
avec Sarah Bernhardt, Vanitg Fciir avec Mrs
Fisk, et Généra avec la Duse.
Gray Films vient de s’assurer ia
distribution pour ia France et l’Afri-
que du Nord du füm de de Canonge :
« Vive la dation ».
f^ous annoncerons, dans notre pro-
chain numéro, Sa date de la présenta-
tion corporative.
DEIX NOUVEAUX CINÉMAS Ml IHi
LE CAMÉRA A SETIAI
LE REX A TANGER
us*. -
{De notre correspondant particulier.)
La ville de Settat a été le point extrême de
notre avance en Chaouïa aux heures héroï-
ques du Maroc, quelque cinq ans avant la si-
gnature du Traité de Protectorat.
Le cinéma l’a atteinte à son tour puisque,
désormais, les Settatés pourront aller passer
leur soirée au « Caméra ». Cette salle devait
s’ouvrir avec la saison 1939-1940; la guerre
étant déclarée, M. Nouchy fut mobilisé et
l’aménagement du «Caméra», renvoyé non
pas aux calendes grecques, heureusement,
mais seulement à l’an quarante.
L’activité de M. Nouchy a eu raison de
tous les obstacles et nous en sommes heu-
reux pour les Settatés en particulier et poul-
ie cinéma marocain en général.
*
* *
Les répercussions de la guerre européenne
ont retardé, mais n’ont pas empêché l’achè-
vement à Tanger d’un cinéma qui est évi-
demment « le plus moderne » des établis-
sements de la ville internationale. A vrai
dire, les travaux de construction et d’amé-
nagement du «Rex», activement poussés,
étaient déjà très avancés en septembre der-
nier. Mais le départ de M. Serret, qui en
avait conçu les plans ingénieux, complique
la situation. Son associé, M. Langlet, aux
prises chaque jour avec des difficultés nées
des circonstances, réussit à mener à bien
l’œuvre commencée et, le 19 janvier, l’ou-
verture de la nouvelle salle put avoir lieu.
Au fronton du «Rex» tlollait le drapeau
chérifien, entouré du drapeau français et
du drapeau espagnol.
La décoration de la salle, son éclairage
précis et discret, le confort de ses fauteuils,
la douceur des gradins qu’on gravit sans
effort, le choix même du film d’ouverture
Les Trois Valses, autant de sujets de satis-
faction pour ceux qui assistèrent à cette
hivernale pendaison de crémaillère.
Le «Rex», on s’en apercevra lors des
mois chauds île l’été tangérois, est surtout
remarquable par la climatisation dont Ta
doté M. Serret.
A souligner, enfin, la présentation régu-
lière devant un public international des
« Actualités françaises », et Ton compren-
dra pourquoi à tous points de vue la nais-
sance du «Rex» nous paraît un heureux
événement dont il faut féliciter les respon-
sables. — Ch. Pcivz.
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Agences à Marseille et Lille
2 Grands Fims d’Actualité
PASSEURS D’HOMMES
(Épisode d’espionnage en 1914)
SIX flj» I TERRE
; (Comment la Marine Anglaise sert son Pays)
Films de REPRISE :
LES DEUX GAMINES
LA MONTAGNE LUMINEUSE OU CZESÏOGHÛWA I
LES DERNIERS AVENTURIERS, etc...
etxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx::
DANS L’EXPLOITATION
Le MADELEINE CINÉMA
rouvre aujourd’hui avec
«BATTEMENTS DE CŒUR»
Nous apprenons que la belle salle du
boulevard de la Madeleine, fermée depuis
le début de la guerre rouvre, et ce avec
le grand film dramatique et fantaisiste très
attendu, de Henri Decoin : Battements de
Cœur, interprété par Danielle Darrieux.
Production Ciné-Alliance.
♦ — —
Le Gala de “ BRÂZZÂ ”
au Marignan
a eu un succès énorme
La première représentation du film Braz-
za île Léon Poirier, donnée au Marignan,
le mardi 30 janvier, au profit de l’œuvre
« Pour Ceux du Front », créée par « La
Jeunesse de l’Empire Français », a obtenu
le plus mérité des succès. Pendant l’en-
tr’acte, les Petits Chanteurs à la Croix de
Bois firent entendre leurs voix pures et en-
suite le beau film courageux et noble Brazza
ou l’Epopée du Congo déroula ses passion-
nantes images. Nous donnerons la semaine
prochaine l’analyse de cette importante
production distribuée par D. P. F.
F
A NANÇY
OUVERTURE DES CINÉMAS
JUSQU’A 22 HEURES
A l’instar de Metz, Nancy, ainsi que Briey,
Lunéville, Toid et Pont-à-Mousson, vien-
nent de recevoir l’autorisation préfectorale
leur permettant de poursuivre leurs spec-
tacles jusqu’à 22 heures. Un pas de fait...
reste à savoir où il mènera notre exploita-
tion ?
Pour ma part, je dis : du film neuf... et
du film français à Nancy, il nous reste cin-
quante nouveaux films à passer.
A noter seulement : Le Lion a des Ailes
(Majestic, 2° semaine), document saisissant.
Un bravo au Majestic qui annonce : Mena-
ces... un film de France.
M. J. Relier.
OUVERTURE DU « VOX »
à Colombes
Le Vox a fait son ouverture, préparée
avant la guerre, sous la direction de M. et
Mme Dussart. Cette belle salle est équipée
avec les appareils sonores B. G. A. Haute
Fidélité et les fauteuils de la maison Bon-
choux et Beasle, la salle est climatisée.
Bappelons que M. Dussart est l'ancien di-
recteur du Novelty à Evreux.
Sérieux Effort d’Exploitation
à Lyon
Toutes les salles lyonnaises ont repris
leur activité et les chiffres des recettes sont
en progression constante. M. Demblans l’ex-
cellent directeur de notre grande salle, le
Pathé-Palace, vient de donner avec beau-
coup de succès, Le Plancher des Vaches.
La « première » fut organisée par l’Aéro
Club, au profit de ses œuvres d’entr’aide et
l’aspirant Noël-Noël, en uniforme d’avia-
teur, présenta son film devant un public
chaleureux. Le public est également venu
nombreux à la Scala pour Marseille mes
Amours; actuellement, cet établissement
donne Les Otages et M. Siritzky prépare
avec son collaborateur à Lyon, M. Dester-
nes, un grand gala à l’occasion de la pre-
mière deL’ Homme du Niger.
Signalons au Tivoli, Ma Tante Dictateur
et au Boyal une bonne reprise de La Fin
du Jour. — Jean Clère.
Un Nouveau Cinéma de Londres
spécialisé dans l’exclusivité
de Films Français
Le lundi 15 janvier, a eu lieu dans le West
End de Londres, l’inauguration d'une nou-
velle salle île cinéma spécialisée dans la
projection des films parlant français. Il s’a-
git du « Cinéphone » qui est situé Oxford
Street, en face des magasins Selfridge.
Cette salle, qui contient 540 places et ap-
partient à une filiale du circuit parisien
Cinéphone, a été inaugurée avec le film
Pièges. — P. A.
« La Citadelle du Silence »
et « Dernière Jeunesse »
projetés à New York
El y a un mois, a eu lieu au Belmont
Theatre pour sa réouverture, la pre-
mière du film français de Jeff EVlusso :
« Dernière Jeunesse », dont les vedet-
tes sont Jacqueline Delubac et Raimu,
sous le titre de « Hast Desire) (Der-
nier Désir), production distribuée en
Amérique par Transatlantic Film.
La même semaine, a eu lieu la sortie
au Pix de « La Citadelle du Silence », de
:Vs. L’Herbier, qui affronte le public new
yorkais avec plus de trois ans de retard.
Pierre A.
Séances de Films parlant anglais
pour les Britanniques
(De notre correspondant particulier )
Nantes. — On sait que pour donner sa-
tisfaction à nos valeureux alliés, deux ex-
ploitants nantais ont décidé de donner,
chaque soir, entre 18 heures et 2(1 h. 30,
des séances spéciales réservées aux troupes
britanniques et au cours desquelles sont
projetées des bandes parlantes anglo-saxon-
nes. Initiative qui est très appréciée de nos
tommies.
A l’Olympia, dont le sympathique direc-
teur est revenu de la zone des armées et qui
a été très bien secondé par l’aimable Mme
Pineau, très gros succès pour Les Otages,
suivi de près par Deuxième Bureau contre
Kommandantur qui a tenu l’affiche deux
semaines. Le film si actuel Le Lion a des Ai-
les a été non moins bien accueilli. Enfin,
Le Fils de Frankenstein, Jeunes Filles en
Détresse, Anges aux Figures sales et Pen-
sionnat de Jeunes Filles ont fait d’honora-
bles salles.
A l’Apollo, M. Jean père dirige à la place
de son fils qui, comme capitaine, vient de
partir au front. Les meilleures recettes ont
été pour Circonstances atténuantes, Fric-
Frac, La Règle du Jeu et Le Bois sacré. Mais
il ne faut pas négliger Coups de Feu, Petite
Princesse et Gunga Din.
Au Katorza, Mme Hetzeberg, toujours avi-
sée, ne peut que se féliciter de la présen-
tation de Marie-Antoinette, La Vallée des
Géants, Les Hauts de Hurlevent, La Chevau-
chée fantastique.
Au Bex : Le Révolté, La Porteuse de Pain,
Naples au Baiser de Feu, etc. — Belfond.
POUR 1/ EXPLOITATION
Sachez éclairer vos Façades
H L’Association des Critiques cinémato-
graphiques américains vient de décerner
le prix du meilleur film de l’année à l’œu-
vre de Frank Capra, M. Smith Goes to Was-
hington (M. Smith au Sénat), que l’on pré-
sente actuellement au Biarritz.
Avez-vous remarqué l’affiche lumineuse
de la nouvelle salle des Champs-Elysées :
Le Triomphe ? Malgré l’éclairage réduit,
elle se détache admirablement et attire la
grande foule. Nos architectes-conseils, MM.
Lardillier et Nicolas, ont utilisé un système
fort simple approuvé par la Défense pas-
sive. Il suffit d’un coffre lumineux rectan-
gulaire ou rond suspendu au-dessus de
l’entrée de la salle. La face du coffre sera
recouverte d’une feuille de cellophane
peinte en bleu avec en réserve blanche le
titre du film, le nom des vedettes, et même
le nom de la salle. De cette façon, le texte,
éclairé par les lampes placées à l’intérieur
du coffre, apparaît très nettement.
Pourquoi n’utilise-t-on pas la lumière
noire ?
Pourquoi la Défense passive interdit-elle
les multiples utilisations de cette invention
moderne qu’est la lumière noire ? Son ap-
plication permettrait l’éclairage des façades
d’une façon agréable, variée et discrète. Il
suffirait pour cela d’un enduit spécial et
de projecteurs de lumière noire dont le
rayon est — on le sait — invisible. La Dé-
fense passive a-t-elle déjà contrôlé des es-
sais d’éclairage de ce genre ?
CESSIONS DE CINÉMAS
MM. les Propriétaires et Directeurs de Salles
sont informés que MM.
GEORGES GOIFFON & WARET
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sont spécialisés dans les cessions de Salles ciné-
matographiques dans toute la Région du Midi.
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ON TOURNE 6 FILMS
ON PRÉPARE 5 FILMS
ON TOURNE
BILLANCOURT
Les Films Commencés
92. CEUX CU CIEL
Auteurs : Yuan Noé, Blanche
Alix, Poidloue.
Adaptation : Y van Noé.
Dialogues : Yuan Noé.
Réalisateur : Yuan Noé.
Assistant : Eddy Debray.
Chef-opér. : N. Toporkoff.
Opérateurs : Sain, Mark-
man, Danis.
Décors : II. Gys et J. Douari-
nou.
Régie génér. : Jouan.
Ingénieur du son: Gérardot.
Photographe : Jandez.
Studios : Billancourt.
Enregistrement : W. E.
Script-girl : Irène de Saint-
Hippolyte.
Maquilleur : Gauchat.
Monteur : J. -P. Dreyfus.
Interprètes : Marie Bell,
Pierre Renoir. Suzy Soli-
dor, Jean Galland, Ray-
mond Cordy, Aimos, Pier-
rette Caillai, Milly Mathis,
Eddu Debray, Ginette Cur-
tet, Giselle Arelly, Anne-
Marie GUI, Jandeline, Nu-
mès fils.
Production : F.A.N.A. Films.
Distribution : Office Inter-
national de Cinématogra-
pliie.
Epoque : Moderne .
Cadres : Milieux d’aviation
civile.
Sujet : Adaptation de la
pièce de théâtre : L’As, qui
met en scène la vie dange-
reuse des pilotes d’essai.
Commencé le 22 janv. 1940.
93. TROIS ARGENTINS
A MONTMARTRE
Auteur : de Las lieras.
Chef-opér. : Raym. Agnel.
Opérateur : Tahar.
Décors : Jaq\uelux.
Musique : Sentis.
Studios : Pagnol.
Interprètes : Georges Ri-
gaud, Raphaël Médina, Pa-
loma de Sendoval, Oscar
Alêman, Jean Tissier.
Epoque : Moderne.
Cadres : Un grand bateau.
Un hôtel de Montmartre.
Le Paris du travail et du
plaisir.
Sujet : Comédie gaie. Trois
Argentins, bohèmes sans le
sou viennent à Paris pour
faire fortune, à l’encontre
de leurs compatriotes qui,
généralement, viennent dé-
penser leur argent à Mont-
martre. Des péripéties con-
duiront les trois Sud-Amé-
ricains dans un mouve-
ment follement gai jusqu’il
un dénouement imprévu.
Commencé le 22 janv. 1940.
PAGNOL-MARSEILLE
Trois Argentins à Montmar-
tre.
Réal. : H. Hugon.
Ved. : G. Rigaud, Médina, Pa-
loma de Sendoval.
(Voir fiche technique).
Tournage : 2° semaine.
JOINVILLE-PATHE
L’Empreinte du Dieu.
Réal. : Léonide Moguy.
Ved. : P. Blanchar, Annie Du-
caux, J. Dumesnil, Blanchette
Brunoy, Larquey, Ginette Le-
clerc.
Prod. : Zama.
Tournage : 2° sem. des intér.
NEUILLY
Monsieur Hector (Titre prov.)
(Le Nègre du Négresco).
Réal. : M. Canunage.
(Voir fiche films commencés).
Tournage : 2e semaine.
H Gardiens du Ciel sera un
film consacré à la vie des équi-
pages, tourné entièrement par
le Service Cinématographique
de l’Air.
■ La Chauve-Souris. —
Charles Georges Horset prépare
deux films d’après les œuvres
de Johann Strauss : La Chauve-
Souris (Flierdemauss) et Le
Danube valse. La Chauve-Sou-
ris sera commencé aux pre-
miers jours d’avril.
S Raymond Bernard
vient d’être engagé par la
Société Gibraltar Films
pour tourner dès le mois
prochain « L’Impasse »,
d’après un scénario origi-
nal de Charles Spaak. Rap-
pelons que Charles Spaak
est l’auteur de nombreux
scénarios de films à succès
ou leur collaborateur : « La
Kermesse héroïque », « La
Grande Illusion », « Les
Bas-Fonds », « Le Grand
Jeu », « La Bandéra »,
« Veille d’ Armes », etc...
Ajoutons que la vedette
féminine de « L’Impasse »
sera Marie Déa qui vient de
se révéler dans « Pièges »
comme une comédienne de
race.
Ceux du Ciel.
Réal. : Yvan Noé.
(Voir fiche technique).
Tournage : 2° semaine.
Prod. : Fana Films.
C. M. C.-NICE
Untel Père et Fils.
Réal. : J. Duvivier.
Ved. : Michèle Morgan, Rai-
mu, Louis Jouvet, Colette Dar-
feuil, R. Le Vigan, Renée Devil
lers, Lucien Nat, Suzy Prim.
Prod. : Transcontinental.
Tournage : 5e semaine.
FRANÇOIS-Ier
Miquette et sa Mère.
Réal. : J. Boyer.
Ved. : Lillian Harvey, A. Le-
faur, Lucien Baroux, Daniel
Clérice, Marguerite Pierrv.
Prod. : U.F.P.C.
Tournage : 5° semaine.
■ Communiqué 117.. —
Jean Guitton dont Eddie
Cantor tourne actuellement à
Hollywood la version améri-
caine du Mioche — vient de
terminer un nouveau scénario :
Communiqué 117 qui sera, pa-
raît-il, prochainement réalisé en
versions française et anglaise.
Fernande! et Jules Berry dans
L’Héritier des Mondésir
46.587 (A. C. E.)
94. MONSIEUR HECTOR j
(Le Nègre du Négresc©) !
Auteurs : P. Maudru et Jean
Rioux.
Adaptation : P. Maudru et
Jean Rioux.
Réalisateur : Maurice Gam-
in âge.
Assistant : André Roanne.
Chef-opérateur : Géo Clerc.
Opérateur : Cotteret.
Décors : Jaquelux et Ma-
gniez.
Régie génér. : Bertoux.
Régie : Tamiers, Buhat.
Musique : Obcrfeld.
Ing. du son : Hawadier.
Photographe : Meyer.
Studios : Neuilly
Script-girl : Andrée Rnzé.
Maquilleur : Albinot.
Interprètes : Fernandel,
Suzanne Dehelly, Denise
Grey, Marthe Mussine, Ma-
deleine Suffel, Gaby Wag-
ner, Georges Grey, Temer-
son, Rognoni.
Dir. techn. : Maurice Wolf.
Dir. de prod. : Bacquet.
Prod. : Stella Production.
Distribution : Dispa.
Epoque : Moderne.
Cadres : L’hôtel Négresco à
Nice, une station de sports
d’hiver dans les Alpes.
Sujet : Comédie musicale et
gaie. Adaptation moderne
des « Jeux de l’Amour et
du Hasard ». Un patron et
son valet de chambre
ayant des ennuis sentimen-
taux décident d’échanger
leurs identités, et ce fai-
sant rencontrent l’amour
sincère.
Commencé le 25 janv. 1940.
M. Lallier achève
«Les Origines de la Guerre»
M. Etienne Lallier a entre-
pris la réalisation d'un film
de 1.200 mètres sur les Ori-
gines de la Guerre, en des-
sins et schémas animés, vues
directes, etc... Ce sera un peu
le Livre Jaune de l’écran. Le
scénario représente un tra-
vail très poussé d’étude préa-
lable, notamment des ouvra-
ges d’un des plus éminents
spécialistes de choses de l'Al-
lemagne moderne, dont les
livres récents ont fait sensa-
tion.
Le film s’ouvre par la pé-
riode préparatoire du pan-
germanisme prussien, dont le
mécanisme sera démonté. Les
guerres contre le Danemark
( 1 864), l’Autriche (1866), la
France (1870). Puis vient la
période 1870-1914, la Grande
Guerre, l’après-guerre jusqu’à
l'avènement de Hitler.
Le film est au montage; il
sera prêt d’ici un mois. Il of-
frira dans sa technique di-
vers effets inédits et des as-
pects nouveaux de trucage et
de présentation. — - P. M,
ON ANNONCÉ
10
mn
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CINEF
ÈE K ^ Q E
sRAPHIE
jLXXXXXXXxxxxxxxxjxxrrxx:
ANALYSE ET CRITIQUE DE
De Lénine à Hitler
Grand film
d’histoire contemporaine
Ondine : Française.
Réalisation : Georges Rony.
Commentaires: André Maurois,
de l’Académie Française, dits
par Ben Danou.
Musique : Michel Lévine.
Montage : Georges Rony.
Production : Rony.
Edition : Distribut. Français.
Pendant près de deux heu-
res, la projection de ce film
de montage vous assène des
vérités oubliées, vous offre
enfin une série de faits et de
mouvements humains qui for-
ment un grand film de spec-
tacle.
li s’agit là, non d’un film
de pur montage, mais d’un
grand drame véridique, basé
sur des documents qui accu-
sent et qui frappent; d’un as-
semblement patient et intelli-
gent de scènes prises, jadis,
avec un involontaire humour
ou avec une précision qui de-
vient aujourd’hui d’une force
cruelle. Ici, le document à
l’état pur, mais entouré d’au-
tres documents qui lui don-
nent son relief, produit un ef-
fet considérable. Depuis que
le cinéma existe, on a filmé
les grands de ce monde, dans
leur vie intime ou solennelle.
Cela a permis à Georges Ro-
ny de monter ce film fulgu-
rant qui va de 1900 à 1939,
et nous fait voir, entre autres
acteurs des grands drames
européens : Guillaume II, Ni-
colas II, Fallières, Clemen-
ceau, Poincaré, Lénine,
Briand, Stresemann, Wilson,
George V, Lloyd George, Hitler,
Staline, Trotzky, Daladier,
Chamberlain, Mussolini,
George VL Nous assistons au
coup de feu de Sarajevo, aux
révoltes de 1917 à Pétrograd
et Moscou, à la montée de
Hitler au pouvoir, aux allian-
ces, aux guerres, aux révolu-
tions, aux traités de paix.
Toute l’histoire de l’Europe
et du monde est inscrite ici,
en images vraies, concrètes,
authentiques. Admirable mon-
tage qui fait surgir, en des
rapprochements inattendus ,
la crainte et l’amusement,
l’horreur et I ’ indignation.
Georges Rony a fait, de pelli-
cules surannées ou parfois
récentes, un film clair, con-
vaincant, au rythme moderne.
L’orchestration musicale, dis-
crète de Michel Lévine, enve-
loppe par ses mille nuances
les multiples aspects de ce
kaléidoscope, de ces « Qua-
rante ans d’Histoire ».
C’est un spectacle passion-
nant. La Vie retrouvée.
— x. — -
L’irafrigaaite
(La Belle Bordelaise)
Comédie sentimentale
Origine : Française.
Réalisation : Emile Couzinet.
Dialogues : Gaston Rallier.
Auteur : Gaston Rallier.
Interprétation : Germaine Aus-
sey, Gaston Rallier, Puai Cam-
bo, Annie France, Charlotte
Clasis, Frouliins, Toinon, Lu-
cas-Gridoux, Jane Fusier-Gir.
Studios : Couzinet. Royan.
Production : Burdiga Films.
Edition : Couzinet.
CARACTERE DU FILM. —
La pièce de mœurs bordelai-
ses : Trochès et Cie^ qui fut
un réel succès à Paris, vient
de connaître une agréable
adaptation cinématographique
sous la direction de M. Cou-
zinet qui continue à mettre
en pratique ses principes de
cinéma familial et sain. L’Sm-
trigante est une comédie plai-
sante et bien encadrée par
des aspects variés de la vie
bordelaise, et des pittores-
ques aperçus du travail de né-
gociant en vins.
SCENARIO. — Trochès, ri-
che négociant en vins de Bor-
deaux, paie les dettes faites par
son fils, entiché d’une belle
aventurière et envoie ce garne-
ment en Amérique du Sud pour
deux ans. A son retour, le fils
découvre que son père se ruine
pour la même femme. Il par-
viendra à tirer le quinquagé-
naire de cette triste histoire et à
le ramener au sein de Trochès
et Cie.
TECHNIQUE. — Très bien
photographié avec une habileté
dans les prises de vues qui mon-
tre la virtuosité acquise de M.
Couzinet. Ce film contient des
images soignées et des décors
larges et luxueux.
INTERPRETATION. — La
charmante Annie France, l’ex-
cellent Gaston Rallier, la vi-
vante Charlotte Clasis mènent
ce film interprété par ailleurs
avec agrément par Paul Cam-
bo, élégant, Germaine Aussey,
très belle femme, Lucas-Gri-
doux, traître avec esprit, Fusier-
Gir, Toinon, Frouliins et d’au-
thentiques Bordelais pittores-
ques. — x — -
Ü Le Paris présente avec suc-
cès depuis deux semaines. Veil-
lée d’Amour avec Irene Dunne
et Charles Boyer; c’est la pre-
mière sortie en exclusivité d’un
nouveau film de l’Universal de-
puis septembre, et nous som-
mes heureux de constater la re-
prise de l’activité de cette im-
portante et sympathique firme
dont la production 1939-1940
comprend de nombreux films
dont le , succès ne fait aucun
doute.
FILMS
Alerte sur l’Âucgleterre
Reportage filmé
Origine : Britannique.
Dialogues : Commentaires dits
par M. Laporte.
Production : British National.
Edition : Sté des Films France-
Angleterre.
Ce film assez court puisqu'il
ne dure pas plus d’une demi-
heure, est composé de docu-
ments officiels de la Royal Air
Force, et de reportages pris sur
la Défense anti-aérienne du ter-
ritoire anglais.
Nous pouvons y voir des scè-
nes souvent impressionnantes,
des images authentiques sur les
attaques aériennes et les raids
d’avions de bombardement.
La partie consacrée aux con-
tre-attaques des avions de la
R. A. F. et de l’artillerie des cô-
tes ou des grandes villes, ainsi
que la séquence sur la flotte bri-
tannique majestueusement por-
tée sur les flots, sont de beaux
moments.
Marcel Laporte commente en
français ce film bref et substan-
tiel. — • x. —
M. Smith siu Sénat
< Mr Smith Goes to
Washington )
Grande comédie satirique
Origine : Américaine
Réalisation : Frank Capra.
Interprétation : James Stewart.
Jean Arthur, Claude Rains ,
Edward Arnold.
Production : Columbia.
Le style à la fois poétique et
burlesque du réalisateur de New
York-Miami, la technique pleine
de richesse et d’un rythme vain-
queur, enfin, la plaisante et pro-
fonde histoire traitée sont vrai-
ment une totale réussite.
James Stewart, au visage
d’ahuri rêveur, incarne ici M.
Smith, hurluberlu généreux et
idéaliste, sorte de Don Qui-
chotte américain, chef de boy-
scouts, qui, mené au Sénat amé-
ricain par les intrigues de poli-
ticiens affairistes, se défend
contre leurs intrigues, et par-
vient, en parlant vingt-sept
heures, à faire triompher l’hon-
nêteté et les grands principes
démocratiques.
Jean Arthur est une char-
mante secrétaire ardente à don-
ner du courage au jeune séna-
teur abattu, Edward Arnold
campe avec autorité un homme
d’affaires corrupteur de politi-
ciens, et Claude Rains dessine
avec une acuité remarquable, le
personnage du sénateur lié à ;
des maffias d’argent. — x. — i
Profil de la France
Documentaire
sur les Côtes ouest de la France.
Origine : Française.
Réalisation : Abel Gance et
Jean Tedesco.
Dialogues : J. Tcdesco.
Opérateur % Marcel Paulis.
Musique : Henri Verdun.
Nul n’avait pensé, avant les
deux auteurs de ce film, à figu-
rer à l’écran le profil de la
France, ces centaines de kilo-
mètres de côtes tournées vers le
vent d’ouest, corrodées par la
vague la plus rude d’Occident.
Le profil de la France est ainsi
cerné par un film aux vues sa-
vantes et parfois un peu sèches,
mais d’une remarquable tenue
artistique. Du Havre à Saint-
Jean-de-Luz, pour revenir à La
Rochelle, Concarneau, Saint -
Malo, les côtes occidentales
françaises sont explorées avec
infiniment de discernement et
l’on peut apprécier les rayons
sur les forêts des Landes et des
lacs scintillants, le dur visage
des côtes bretonnes aux rocs les
plus vieux d’Europe, les grèves
et les ports bretons, les cités
maritimes du Sud-Ouest et l’im-
portant trafic des ports.
Lsa Mode üêvée
Fantaisie sur la Haute-Couture
Parisienne
Origi ne : Française.
Réalisation : Marcel L’Herbier.
Opérateur : Jean Bachelet.
Musique : Georges Auric et
Claude Debussy.
Interprétation : Gaby Morlay,
Lisette Lanvin, Drue Layton,
Jaque Catelain.
Production : Atlantic Film.
Un ingénieux scénario nous
introduit dans les salons de
grands couturiers parisiens à
la faveur d’un rêve que fait une
jeune Américaine, endormie au
Musée du Louvre devant le ta-
bleau de Watteau : L’Embarque-
ment pour Cythère que com-
mente un guide prolixe. L’Amé-
ricaine rêve que les adorables
jeunes femmes du tableau se
sont échappées pour aller cou-
rir les couturiers et y quérir des
robes modernes. Cela nous vaut
quelques jolis effets de ralenti
pendant la fuite des huit per-
sonnages féminins de Watteau,
courant, les jupes amples balan-
cées mollement au vent, sur
les terrasses des Tuileries. Très
belle photographie et musique
délicieusement spirituelle de
Georges Auric, avec quelques
extraits de Debussy. Gaby Mor-
lay incarne avec esprit une cou-
turière parisienne. La présenta-
tion des modèles est gracieuse.
11
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
rî CINEWSEEERAPHIE iXXXZ XXXXXXZXXTTTY1
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DIRECTEURS...
VOICI UN FILM QUE VOUS NE LOUEREZ PAS
A L’AVEUGLETTE
SI
vous
LISEZ
DE
CI-DESSOUS LES CRITIQUES
LA PRESSE BELGE
SUR
TEMPETE
D E
BERNARD DESCHAMPS
QUI PASSE ACTUELLEMENT AU PLAZZA DE BRUXELLES
LES RECETTES ONT BATTU TOUS LES RECORDS DU
DONT
TEMPS
DE PAIX EN DEPIT DE LA DIMINUTION DU PRIX DES PLACES
* NOUS ALLONS BIENTOT VOIR
“LES MUSICIENS DU CIEL”
Nous avons eu le coup de foudre de l’en-
thousiasme, en assistant à la projection
d’une copie de travail des Musiciens du
Ciel, le film réalisé par Georges Lacombe
id’après le délicieux roman de René Lefèvre.
Il est prématuré de donner, dans cet arti-
__ cle, des impressions trop concrètes, trop
" réalistes. Mais comment bouder son plaisir
devant cette suite de scènes d’une rare qua-
! lité dramatique, devant un ouvrage où rè-
|(| gnent presque constamment la poésie la plus
touchante, et la vie, l’humanité la plus pro-
fonde.
1 René Lefèvre a participé étroitement à la
ni' réalisation de son roman dont il interprète
avec finesse le rôle principal de Victor, le
'petit voyou évangélisé par la bonté d’une
lieutenante de l’Armée du Salut, jouée avec
une radieuse beauté par Michèle Morgan.
]|. Georges Lacombe, qui a réalisé le film, a
I, su empreindre cette oeuvre de touches sen-
|, sibles et fines, caractéristiques de son style,
es Quant à l’interprétation, avec René Le-
, fèvre et Michèle Morgan, nous voyons un
e| Michel Simon extraordinaire, d’une puis-
is sance d’expression prodigieuse, Alexandre
Rignault, Bergeron, René Alexandre, de la
Comédie Française, Marcelle Prainee, Bové-
rio, Noël Roquevert, Gabrielle Fontan.
J Les Musiciens du Ciel, production Régina,
distribuée par Filmsonor, est à présent tota-
ii. lement terminé.
1
Les Nouveaux Prix
d’Mfiches
La Chambre Syndicale des Distribu-
teurs de Films, 122, rue La Boétie et la
Chambre Syndicale du Film Français, S5,
rue Galilée, nous prient d’insérer : « En
raison de l’augmentation considérable
du papier, et du bouillonnage de plus
en plus grand, décident d’appliquer le
nouveau tarif au matériel de publicité, à
partir de ce Jour » :
AFFICHES
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Affiche 120 x 160 2.2 pièce
Affiche ISO X £4© 24 —
Affichette 60 x 83 4
PHOTOGRAPHIES
PHOTOGRAPHIES (en noir ou sépia)
Vente LocaL
frs frs
pièce pièce
Photo 24 x 3© ‘ 4 2
Photo 30 x 4© s 4
Photo 30 x 40 sur carton ... 15 S
Pour les nouveaux films, il ne sera
plus tiré d’affiches quatre morceaux.
Les nouveaux prix ne s’appliquent
p?'s au matériel de publicité existant en
stock du 1er Janvier 194© qui continuera
à être facturé à l’ancien prix.
Gros Efforts des Producteurs
Américains en Grande-Bretagne
La M.-G.-M. reprend sa production en
Angleterre et tournera deux films en 1940.
Paramount prévoit cinq films et 20th Cen-
tury-Fox, également cinq filins.
LE PEUPLE. Il n’est pas douteux qu’il
fera sensation. Outre le fait que cette œuvre
réalisée par Bernard Deschamps compte parmi
la distribution des vedettes aussi populaires
que pleines de talent, telles Arletty, Annie Du-
caux, von Stroheim, Dalio, André Luguet et
Carette... TEMPETE est assuré du très gros suc-
cès qui sera la juste récompense d’un bel effort
pour doter le cinéma français d’une nouvelle
production de très grande classe.
MIDI-JOURNAL. ...Dès les premières scè-
nes, nous sommes emportés dans une atmos-
phère de haute fantaisie et de vaste escroque-
rie...
LE SOIR. L’ escroc international de grande
envergure que nous révèle TEMPETE
et la façon dont le cinéma raconte sa der-
nière et poignante aventure, est sur plus d’un
point digne des œuvres si riches et si fouillées
du génial Balzac. ...Il est tout à l’honneur d“s
producteurs français et du metteur en scène
Bernard Deschamps d’avoir permis à von Stro-
heim d’utiliser sa maîtrise au delà de son rôle
d’acteur.
LE XX8 SIECLE. — ...Tel est brièvement ré-
sumé le sujet de ce film où les trouvailles abon-
dent.
Nous n’avons pas parlé des incidents épisodi-
ques qui se greffent sur le sujet principal et où
Arletty brille une fois de plus dans un rôle de
femme légère et des toilettes du même poids.
Signalons le jeu de Dalio qui a réussi un Barel
antipathique et visqueux à souhait; celui de
Guisol; celui très sobre aussi d’André Luguet et
de Debucourt et Carette. Il y a là de quoi faire
du beau travail; on y a réussi.
LA NATION BELGE. Cett e aventure dra-
matique est jouée à la perfection par une
équipe de tout premier ordre.
CINE THEATRE. Si peut-être le sujet
prête à quelques discussions en raison de cer-
taines scènes un peu réalistes, nous n’avons pu
moins faire d’en admirer la puissance, le dyna-
misme et l’intérêt qu’il suscite du début à la
fin.
L’intrigue se développe sans faiblesse à un
rythme rapide suivant la meilleure technique
américaine.
ARLETTY - DALIO - ANNIE DUCAUX et ERICH VON STROHEIM
DANS UN FILM DE
BERNARD DESCHAMPS
TEMPETE
Scénario et Dialogues d’ANDRÉ CAYATTE et BERNARD DESCHAMPS
avec
HENRI BRY — HENRI GUISOL - LOUVIGNY
JACQUELINE PRÉVÔT — CARETTE —, DEBUCOURT
et
ANDRÉ LUGUET
12, Boulevard de la Madeleine
Opéra 08-20 et la suite
12
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Ecrire n° 37.
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ture, cherche place.
Ecrire n° 38.
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dans Battement de Cœur. Prod. Ciné-Alliance
« LA CHARRETTE FANTOME »
sort à Marivaux le 16 Février
Nous allons enfin voir « La Charrette
fantôme », le beau film de Julien Duvi-
vïer.
<( La Charrette fantôme » passera à la
salle Marivaux à partir du vendredi 16
février, et l’on ne peut douter que cette
première représentation ne soit une
sorte d’événement étant donnée la répu-
tation faite déjà à cette œuvre puis-
sante.
♦
Mireille Balln tourne aux
Studios Cineccitta de Rome
La charmante vedette française Mireille
Balin est en train de tourner, à Cineccittà,
aux côtés de Fosco Giachetti, et sous la di-
rection de Auguste Génina, le nouveau film
Le Siège de l’Aleazar, produit par la Bas-
soli.
>
REGAIN, de Pagnol et
LA FIN DU JOUR, de Duvivier,
remportent un énorme succès
aux Etats-Unis
L’un des meilleurs critiques new yor-
kais, Howard Eûmes, a donné, dans le
New York Herald, la liste des dix meil-
leurs films passés en 193© sur le terri-
toire américain. Parmi eux, il classe
Harvest (Regain), de Pagnol, d’après le
roman de Càorto, et La Fin du Jour de Du-
vivier. Le succès de ces deux films va
d’ailleurs croissant dans toute l’Amé-
rique.
propos des Contrats
EN TEMPS DE GUERRE
Les Chambres syndicales des Distributeurs et de la Production
répondent à 11. LUSSIEZ
Nous recevons à la fois de la Chambre
Syndicale des Distributeurs, 122, rue La
Boétie et de la Chambre Syndicale de la
Production, signée par M Vandal, copie
d’une même lettre par elles envoyées à M.
R. Lussiez, Président du Syndicat des Di-
recteurs de Théâtres Cinématographiques,
lettre qui nous semble répondre parfaite-
ment et poser le point final à la polémique
engagée lors de la parution de la lettre des
Distributeurs (numéro du 2 décembre 1939)
et développée dans notre numéro du 6 jan-
vier 1940.
Nous espérons que sera enfin close
cette polémique qui pourrait, si on la fai-
sait durer, accréditer cette réputation
de désunion corporative qui nous a fait
tant de mal auprès des Pouvoirs Publics.
L. D.
Monsieur R. Lussiez,
Président du Syndicat Français
des Directeurs de Théâtres Cinématographiques,
18, boulevard Montmartre, Paris.
31 Janvier 1940
Monsieur le Président,
Par votre lettre du 28 décembre dernier, vous ac-
cusez réception d’une lettre « émanant de rédacteurs
anonymes » qui n'est anonyme que par l'appellation
que vous lui donnez puisque vous en avez facile-
ment trouvé les auteurs qui étaient d'ailleurs dési-
ynés. .-51'ra”
Aux auteurs de cette lettre, vous en avez accusé
réception dans le numéro de l’Ecran du 25 novem-
bre 1939 en indiquant « Nous publierons dans notre
prochain numéro avec tous commentaires utiles ».
Ce qui est donc anonyme dans votre lettre du 28 dé-
cembre 1939 ne l’était pas dans L’Ecran du 25 no-
vembre 1939.
Par ailleurs, dans « le prochain numéro de
L’Ecran » ( celui du 9 décembre 19391 notre lettre
n’était pas publiée et une simple mention était faite
dans le compte rendu de V Assemblée Générale des
Directeurs de Cinémas.
Il n’est donc pas exact d’écrire que cette lettre a
nam dans l’organe corporatif La Cinématographie
Française, « alors que ses destinataires, c’est-à-dire
les administrateurs du Syndicat Français n’avaient
nu encore être informés de sa teneur », car il suf-
fit de rappeler que notre lettre est du 23 novembre
1939, que vous nous en avez accusé réception dans
le numéro de L’Ecran du 25 novembre 1939 en an-
nonçant qu’elle serait publiée dans le prochain nu-
méro de L’Ecran et qu’elle n’a paru dans La Ciné-
matographie Française que dans le numéro _du 2 dé-
cembre 1939, c’est-à-dire à la date qui correspond
avec celle que vous aviez annoncée pour L’Ecran. Il
ressort donc indiscutablement nu'entre le 25 novem-
bre 1939 et le 2 décembre 1939, vous en avez pris
connaissance.
Votre allusion aux nombreux étrangers est pour
le moins déplacée car il apparaît que ces mêmes
éléments font partie en assez grand nombre des di-
recteurs de cinémas. Il serait donc préférable que
cette Question, qui n’a rien à voir avec le cas oui
’'i ors intéresse, ne fût pas agitée. Vous en profite :
d’ailleurs pour insinuer que des mesures ont été
prises contre des Français combattants et mobilisés :
ceci encore est inexact, car, au contraire, pour tous
les cas dont les distributeurs ont eu à se préoccuper,
il a toujours été tenu compte de la situation du di-
recteur, même pour le non mobilisé ; et à toutes de-
mandes de délai, il a été fait droit detns la plus
larae mesure, même ci l’égard des non mobilisés.
D’ailleurs, en grande majorité, les directeurs nous
ont adressé des remerciements pour les facilités qui
leur ont été accordées.
Après cette mise au point qui s’imposait, nous ne
voulons retenir de votre lettre que le premier para -,
graphe de la pane 6 qui nous semble le seul con- j
forme au texte et à l’esprit des Conditions générales'
de Location de Films que nous avons tous signées.
Nous pensons que vous oubliez que dès le début
des hostilités, fidèles à l’esprit de conciliation et de
collaboration qui a toujours été notre but, nous
avons accepté, d’accord avec votre Syndicat, de
créer une Commission spéciale de Conciliation, éma-
nation de la Commission prévue par l’article 14 des
Conditions générales de Location de Films. Cette
Commission a eu l’occasion de fonctionner à plu-
sieurs reprises et des membres importants de votre
Syndicat n’ont pas hésité à y apporter leur colla-
boration.
Vous n'ignorez certainement pas que la totalité des
affaires soumises à cette Commission par des Direc-
teurs à l’encontre des distributeurs, ont toutes été
conciliées dans le meilleur esprit et à la satisfaction
des deux parties. Nous prouvons par là même l’es-
prit de conciliation qui nous a toujours animés;
nous espérons que vous le partagerez avec nous.
Vu les difficultés de l’heure jirêsente, nous pen-
sons que notre réponse termine une polémique qui
ne provient pas de notre fait.
Nous vous prions d’agréer. Monsieur le Président,
T expression de nos sentiments distingués.
Le Secrétaire Général.
Le Film Français en Angleterre
Londres demande de l’Esprit Français
La guerre a porté un rude coup au film
français, sur ce marché, car Londres a
été inclus parmi les zones vulnérables.
Quelques salles, dont le Curzon et le Pa-
ris, ont dû fermer leurs portes. Au premier
abord, on avait cru que ce n’était là qu’une
mesure provisoire. Malheureusement, les
temps continuant à être durs, je crains fort
que cette mesure ne revête un caractère
définitif.
Au début des hostilités, l’Embassy, der-
nier né parmi les salles spécialisées, était
destiné à redonner au film français une
poussée nouvelle. Ce projet fut déjoué par la
guerre, et l’effort ainsi préparé ne put être
développé dans les premiers mois d’hosti-
lité. Cette situation va changer puisque les
[propriétaires de l’Embassy ont décidé de
(tenter un grand coup : revenir à leur poli-
cxxxxx:
♦♦♦ ♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CI1ME
R A PHI E
se
rxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxr
tique originale. C’est en exécution de ce
projet, que le beau film Prisons de Femmes
commencera sa carrière le 22 février pro-
chain.
L’originalité de son sujet et la grande po-
pularité de Viviane Romance contribueront,
sans aucun doute, à faire remporter à ce
film un gros succès. Ce film sera vraisem-
blablement suivi de La Tragédie impériale,
Hélène, Je t’ attendrai.
Fait assez paradoxal : une nouvelle salle
spécialisée a vu le jour (en plein black-
out !) il y a une quinzaine. C’est le Ciné-
phone. Son spectacle d’inauguration était
Pièges avec Maurice Chevalier.
Au Studio One, Accord final avec Geor-
ges Rigaud et Kate de Nagy, vient de quitter
l’affiche après une courte carrière. « No
star value », disent les critiques. Car Geor-
ges Rigaud, Alerme et Kate de Nagy sont
totalement inconnus du public anglais. Les
journaux se sont pourtant complus à souli-
gner la qualité exceptionnelle de la photo-
graphie. R faut reconnaître, hélas ! que le
Carnet de Bal et Les Mémoires d’un Tri-
cheur (dont le succès à Londres fut excep-
tionnel), ne courent pas les rues. Le Studio
One reprend, à partir d’aujourd’hui. Les
Rois du Sport avec Raimu et Fernandel.
Il est vraiment curieux de signaler que
ces deux acteurs spécifiquement français
ont l’oreille du public anglais. Fernandel a
été baptisé « the horse-faced comedian »
(le comédien à la face chevaline)... Hennit
soit qui mal y pense !
A l’Academy, Sacha Guitry remonte les
Champs-Elysées avec un succès qui ne se
dément pas.
Ce dont l’Angleterre a essentiellement be-
soin, en ce moment, ce sont des comédies.
Le peuple français est plus que jamais le
peuple le plus spirituel de la terre. L’expor-
tation de l’esprit n’est pas interdite. Et il
n’v a qu’une Manche à traverser pour les
gagner toutes ! — Ragmond Anzanut.
*
«QUAI DES BRUMES» CLASSÉ
LE MEILLEUR FILM A CUBA
POUR 1939
©ans le concours annuel des dix mei!-
leurs films étrangers de l’année £939 à
Cuba, c’est la production française
« Quai des Brumes » qui a mérité la
qualification du meilleur film avec le
n 1.
Ceci est d’autant plus remarquable
que le marclié de Cuba est contrôlé pres-
que entièrement par les productions
américaines et de langue espagnole.
Ce film français est distribué à Cuba
Alexandre KORDA travaillera aux Etats-Unis
et en Angleterre simultanément
Il va produire des Films pour Warner Bros à Hollywood
Londres. ■ — Une nouvelle sensationnelle
vient d’éclater dans les milieux cinémato-
graphiques britanniques : Alexandre Korda
va quitter l’Angleterre. Le producteur de
Henry VIII s’embarquera pour les Etats-
Unis dès que le montage de son dernier
grand film Le Voleur de Bagdad sera ter-
miné.
M. Korda deviendra producteur pour la
compagnie américaine Warner Bros et réali-
sera personnellement un certain nombre
de films, dont sa femme, Merle Oberon, ac-
tuellement à Hollywood, sera la vedette.
Cette nouvelle décision de M. Korda sus-
pend « sine die » la réalisation annoncée
du grand film naval britannique Chasseurs
de Sous-Marins et Le Livre de la Jungle
qu’il devait tourner à Denham dans un ave-
nir prochain.
Zoltan Korda, frère de Alexandre Korda,
quitte aussi l’Angleterre et vient de s’embar-
quer pour les Etats-Unis.
On donne comme raisons de ces départs
certaines difficultés financières auxquelles
se serait heurté récemment Alexandre Korda.
Mais l’accord de M. Alexandre Korda
avec United Artists (Artistes Associés) ne
serait en rien modifié par ces nouveaux
plans.
Le premier film que tournera Korda à
Hollywood sera The Constant Ngmph (Tes-
sa, la Nymphe au Cœur fidèle), d’après la
célèbre pièce anglaise qui fut tournée en
Angleterre en muet et en parlant. Merle
Oberon en sera la vedette. — Pierre A.
Georges Roi I i n interprète un Jeune révolté
dans Notre-Dame de la Mouise (D.U.C.).
Le Format réduit
dans le Cinéma aux Armées
GROS SUCCÈS A LONDRES
POUR
LES ÉTOILES
REGARDENT EN BAS
Londres. — Parmi les films qui sont ac-
tuellement projetés dans les salles d’exclu-
sivité de Londres, l’un de ceux qui rem-
porte le plus de succès est The Stars Look
Down (Les Etoiles regardent en bas), une
production britannique, tirée du roman de
A.-.I. Cronin (l’auteur de l’excellent La Cita-
delle). Ce film, dont l’action dramatique
assez triste se passe dans les mines du Pays
de Galles, a été remarquablement réalisé par
le jeune metteur en scène anglais Carol
Reed avec l’interprétation de Michael Red-
grave, Margaret Lockwood et Emlyn Wil-
liams. La Presse considère ce film, qui est
une production indépendante, comme l’un
des meilleurs jamais tournés en Angleterre.
NOUVELLES DES U.S.A.
A partir de cette année, les films
étrangers seront éligibles pour les
récompenses décernées par l’Acadé-
mie des Arts et Sciences Cinémato-
graphiques de Hollywood.
par « Exclusives Ultra Films », firme I
spécialisée dans les productions de no-
tre pays et productrice, en outre, de
films cubains.
— f —
La Production Mexicaine devient régulière
S On annonce que 43 films de long mé-
trage seront tournés au Mexique en 1940.
« A dater du 1er janvier 1940, dit ce dé-
cret, et jusqu’au 31 décembre de la même
année, les taux de droit des pauvres perçu
en vertu de la législation en vigueur sur les
spectacles organisés dans la. ville de Paris,
sont ainsi fixés ;
Théâtres, CINEMAS, music-halls, cirques,
Le fonctionnement des cinémas de l’Ar-
mce à poste « Rural » est excellent. Un ar-
ticle sur le format réduit a, d’ailleurs, donné
récemment des précisions là-dessus.
De plus, nous apprenons que près de
cinq cents formations sont équipées en
17 mm. 5 et n’ont aucune gêne à s’appro-
visionner en films puisque Pathé-Cinéma
leur fournit plus de quatre cents grands
films français.
cabarets d’auteurs, spectacles sportifs : 8,75
POUR CENT.
Associations de concerts ; 4,5 pour cent.
Bals : 21,75 pour cent ».
Le taux du droit des pauvres est, d’autre
part, fixé pour les cinémas de Nice à
8 pour cent.
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NOUVELLES REGIONALES
UN FILM SUR LE MAROC
a été présenté à l’Exposition de New York
Le Joyeux Bach, dans Bach en Correctionnelle.
On Grand Gala au «Français»
au Profit de la Section Sanitaire
automobile Féminine
4
Un grand gala de bienfaisance vient
d’avoir lieu le 31 janvier an Théâtre Fran-
çais de Bordeaux aimablement mis à la dis-
position des organisateurs par MM. Siritzky.
C’est au profit de la Section Sanitaire
Automobile Féminine qu’eut lieu ce gala qui
fut présidé par Mme Achille Fould, vice-
présidente du Comité Centrai de la Société
de Secours aux Blessés Militaires, entourée
de M. le général Chauvin, commandant de
la 18“ Région et de MM. les représentants du
Préfet et du Maire de Bordeaux.
Mme la Duchesse de Windsor est venue
rehausser ce gala de sa présence.
La partie artistique de ce gala avait été
confiée à MM. Harpain et Ticliadel, direc-
teurs de Trianon qui ne ménagèrent pas
leurs efforts en vue de présenter au public
un spectacle exceptionnel et qui furent par-
faitement secondés par notre ami M. de
Boissière, directeur des Théâtres Siritzky à
Bordeaux.
Au programme, outre la musique du
181“ B. 1., Berval auquel succéda Germaine
Dermoz qui nous dit quelques fables de La
Fontaine; puis Guy Berry, en militaire,
chanta. Ce fut ensuite le tour de Mady Pier-
rozzi et de ses ballerines dans quelques
danses classiques et modernes; Samson
Fainsilher, enfin Fréhel dans son répertoire
et Adrius sympathiquement connu du Pu-
blic parisien... et bordelais.
Christiane Delyne présenta le spectacle
avec beaucoup de verve et M. Rambaud di-
rigea l’orchestre avec maestria.
En deuxième partie, Mistinguett, sa trou-
pe, ses décors et sa revue : Paris reste Paris,
clôtura brillamment ce spectacle
Ce gala unique dans les annales bordelai-
ses permit de réaliser près de 100.000 francs
de recettes et de doter ainsi la Section Fé-
minine Automobile d’une ambulance aux
armes d’Aquitaine. Gérard Coumau.
♦
Ouverture du Ruxy à Tripuli
Une nouvelle salle, le Roxy à Tripoli (Li-
ban), vient de s’ouvrir :
C’est un petit joyau de 600 places, dont
l’entrée formée par un grand hall est ornée
de lustres en cristal. Dans l’ensemble, c’est
une installation ultra-moderne qui satisfait
les gens les plus difficiles. Depuis l’inaugu-
ration, elle fait souvent salle comble, grâce
à la tenue générale et à sa bonne program-
mation ouverte largement au film français.
Jean Habib.
Malgré les événements de septembre, le
film sur le Maroc, qu’a préparé la jeune
firme marocaine Cinéophone, a pu être
achevé et envoyé à l’Exposition de New
York.
Sous le titre Marocco, the nearer East, le
film a montré aux nombreux visiteurs de
l’Exposition les plus pittoresques aspects de
notre Protectorat. Le film commence par
une vue aérienne de Rabat-Salé : les touris-
tes arrivant au Maroc par l’avion Dewoitine
sont ensuite transportés à F"ez. Le jour sui-
vant, un chemin de fer électrique les con-
duit à Marrakech. Puis Ouarzazat et sa cas-
bah accueille les hôtes du Maroc : ils assis-
tent à un grand « aouacbe », chœur ber-
bère de deux cents exécutants, réalisé et
reproduit suivant un rythme saisissant.
A NANCY, à nouveau,
fermeture à 21 heures
Dans la même semaine, signalons deux
efforts à retenir : Louise au Pallié et Me-
naces au Majestic. Du bon travail sorti de
nos studios.
Mais un gros reproche : Certaines pre-
mières visions (françaises) ne sont vraiment
pas mises assez en relief... La publicité de-
meure la même pour une production nou-
velle (à Nancy) que pour une vieille el mé-
diocre bande !
L’heure de la fermeture des salles a été
reportée à 21 heures au lieu de 22 heures.
Les caprices de notre défense passive fe-
raient rire si le moment s’y prêtait. En
tout cas, l’exploitation nancéienne a bien
du mal à s’acclimater aux circonstances
présentes. — M. J. Relier.
A TOULOUSE, « Aux Variétés »
(Circuit Siritzky)
Toulouse. — - Sous l’impulsion de MM. Si-
ritzky, actuels propriétaires des « Variétés »
et de son actif directeur M. Rapopport, cette
salle a fait depuis sa réouverture, des ef-
forts dignes de tous éloges.
C’est ainsi, qu’après une brillante semaine
d’ouverture, avec : Ils étaient Neuf Céliba-
taires, qui a réalisé en deux semaines des
recettes importantes, « Les Variétés » con-
nurent un beau succès et un rendement
financier intéressant avec les productions
suivantes :
Anges aux Figures sales, Nord-Atlantique,
Le Brigand bien-aimé, Menaces.
Après Circonstances atténuantes, qui
vient de commencer une brillante carrière,
nous aurons la primeur des exclusivités :
De Lénine à Hitler, L’Homme du Niger. Une
formidable tournée de music-hall avec :
Bina Ketty et sa Troupe. La Charrette fan-
tôme, Seuls tes Anges ont des Ailes, Vous
ne l’emporterez pas avec vous.
Dans un prochain article, nous signale-
rons la brillante activité du « Trianon-Pa-
lace » (Pouget, directement-propriétaire) et
du « Plaza » (M.-G.-M.). — - Roger Bruguière.
n’a que 120 métros et sa projection dure
onze minutes à peine. Il a été conçu de ma-
nière à ne pas fatiguer le public spécial
d’une Exposition. Le résultat visé a été ob-
tenu puisque Cinéophone a reçu une lettre
des plus flatteuses de la direction du Pavil-
lon français et de ia Fiance d’Lutre-Mer à
l’Exposition de New York,
Ajoutons que ce film a été réalisé pour le
compte de la Direction Générale des Af-
faires Economiques du Maroc (Service des
Foires et Expositions). Mme la Générale No-
guès, qui s’était intéressée aux premiers
travaux de « Cinéophone », doit être res-
pectueusement félicitée pour avoir aidé à
exploiter les possibilités et les resssources
qu’offre au point de vue cinégraphique
notre beau Maroc. — Ch. Penz.
i les Recettes du Trianon de Toulouse
Les recettes oui élé notamment, pour Les
Hauts de Hnrlevent, de 86.000 francs la
première semaine et de 60.000 francs la
deuxième semaine.
La Brigade saunage a fait, du 7 au 13 dé-
cembre, plus de 75.000 francs, Terreur a
l’Ouest, film de James Gagney, a atteint
104.000 francs la première semaine et
56.000 francs la deuxième semaine.
♦
Deux Nouvelles Salles dans le Midi
Tandis que M, Àlaus prépare l’ouverture
île sa nouvelle salle de Bergerac (il en pos-
sède déjà deux), à Marseille les adminis-
trateurs de « Cinévog » ouvrent Pliocéac,
cinéma d’actualités situé en pleine Cane-
bière, et dont le luxueux aménagement doit
satisfaire les plus difficiles. La formule de
Phocéac est un sjjeclacle de 00 minutes
avec actualités, dessins animés et documen-
taires.
On ne peut que s’applaudir de l’opti-
misme et de ia vitalité de l’exploitation mé-
ridionale.
CINÉ SÉLECTION
22, Rue d’Artois, PARIS - Élysées 67-67 1
Agences à Marseille et Lille
2 Grands Films d’Actualité
PASSEURS D'HOMMES
(Épisode d’espionnage en 1914)
SIX heureVa TERRE I
(Comment la Marine Anglaise sert son Pays) |
Films de REPRISE:
LES DEUX GAMINES, PARIS
LA MONTAGNE LUMINEUSE OU CZESTOCMQWA H
LES DERNIERS AVENTURIERS, etc ...
Le film, maigre la densite de son contenu,
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DANS LA PRODUCTION FRANÇAISE
ON TOURNE 5 FILMS
C. M. C.-NICE
On Cycle de Présentations
Conférences
LE FILM COMMENCE
CELLE SEMAINE
6. U SM SOIR D’ALERTE
Auteurs : Michel Dur an et J.
de Baroncelli.
Dialogues : Michel Duran.
Réalisateur : Jacques de Ba-
roncelli.
Chef-opér. : Jean Bachelet.
Opérateurs : Portier, Jan- ,
nier, Bassinger.
Décors : Duquesne.
Régie générale : Sabas.
Musique : Wal-Berg.
Ing. du son : Gérardot.
Photogr. : Loulou Marx.
Studios : François-D\
Enregistrement : W. E.
Script-girl : Charlotte Pec-
queux.
Maquilleuse : Paule Dean.
Monteurs : M. Guilbert, MM.
Bonnin et Habib.
Interprètes : Lucien Ba-
roux, Joséphine Baker, Mi-
cheline Presles, Marguerite
Pierry, Saturnin-Fabre, Ga-
brielle Dorziat, Aiuxos,
Jean Lissier, Denniau et
Georges Marchai.
Dir. de prod. : S. Schiffrin.
Prod. : Flag.
Epoque : Les trois premiers
mois de la guerre.
Cadres : Deux immeubles
parisiens bourgeois, une
cave-abri. Un théâtre.
Sujet : Une propriétaire
d’immeuble en veut à un
propriétaire d ’ immeuble
voisin et depuis des an-
nées leur haine se fortifie.
Hennis avec leurs enfants
respectifs, un jeune homme
et une jeune fille, dans une
cave-abri durant plusieurs
alertes, ils comprendront
que les petits différends
sont mesquins devant la
grandeur de l’époque.
Commencé le 6 février 1940.
Madeleine Soria dans Vive la Nation
(Gray Film-Atlantic Film)
NEUILLY
Monsieur Hector.
(Titre provisoire).
Réal, : M. Cummage.
Ved. : Fernandel, Suzanne
Dehelly, Denise Grey, Mussine,
Gaby Wagner, Georges Grey,
Temerson.
Prod. : Stella.
Tournage : 3“ semaine.
PAGNOL-MARSEILLE
Trois Argentins à Montmar-
tre.
Ved. : G. Rigaud, Médina, Pa-
loma de Sendoval.
Tournage ; 3e semaine,
FRANÇOIS-I r
Un Soir d’Alerte.
Réal. : J. de Baroncelli.
(Voir fiche technique).
Prod. : Flag Film.
Tournage : lre semaine.
Ceux du Ciel.
Réal. : Yvan Noé.
Prod. : Fana Film.
Miquette et sa Mère.
Réal. : Jean Boyer.
Prod. : U.F.P.C.
Paris-New York.
Réal. : G. Lacombe.
Prod. : Régina.
Untel Père et Fils.
Réal. : J. Duvivier.
Ved. : Michèle Morgan, Rai-
mu, Louis Jouvet, Colette Dar-
feuil, R. Le Vigan, Renée Deyil-
lers, Lucien Nat, Suzy Prim.
Ajoutons le nom de Ginette Mad-
die qui fait dans ce film sa ren-
trée au cinéma.
Prod. : Transcontinental.
Tournage : 58 semaine.
BUTTES-CHAUMONT
L’Empreinte du Dieu.
Réal. : Léonide Moguy.
Ved. : P. Blanchar, Annie Du-
caux, J. Dumesnil, Blanchette
Brunoy, P. Larquey, Ginette Le-
Les Surprises de la Radio.
Distr. : D. P. F.
De Mayerling à Sarajevo.
Réal. : M. Ophùls.
Prod. : B. U. P. Française.
1 Le Sergent fantôme. —
Sous ce titre, Pierre Colombier
travaille actuellement au décou-
page d’un scénario qu’il compte
mettre en scène prochainement.
au Musée de l’Homme
Au cinéma du Musée de
l’Homme, le « Circuit Cinéma-
tographique des Arts et des
Sciences », dirigé par Geor-
ges Frastju et Dominique
Biankawïstz (qui organisent
déjà le « Cercle du Cinéma »
avec Henri LangEois) donne, à
partir d’aujourd’hui, samedi
1© février, à 1S heures et ce
tous les samedis après-midi,
des présentations de films ou
de fragments de films, précé-
dés de causeries et de con-
férences faites par des per-
sonnalités.
La première présentation-
conférence est de M. F. Jo-
8îot-Cifrïe, Professeur au Col-
lège de France, avec protec-
tion de fragments de L’Or
de Bturt üernhardt, Une Fem-
me sur la Lune, de Fritz Lang,
et La Vie future d’Alexandre
Korda et H. -G. Wells.
Les autres samedis, on
pourra voir 400 Millions
d’Hommes, le film sur la Chine
de Josis ivens, commenté par
Titayna, puis Henri Durville,
le 24 février, commentera des
films fantastiques, Se Profes-
seur Weill-Hallé, Se samedi 2
mars, dans une séance consa-
crée aux films médicaux,
enfin, Agnès Gaprâ et Georges
Aurie, qui présenteront « La
Chanson de Films » avec pas-
sages de « L’Ange bleu »,
« L’ûpéra de Quatre Sous »,
« A nous la Liberté », etc...
Pour tous renseignements,
on peut s’adresser 3, rue de
Montpensier. Téléphone : Ri-
chelieu:: 3€-52.
♦
Une Réunion de « Cinémaleux »
aux Armées
Le hasard fait quelquefois
bien les choses. C’est ainsi que, j
pendant plusieurs jours, se sont
trouvés réunis, à la meme table
d’un mess, aux Armées, quelque
part en France, plusieurs mem-
bres de notre Corporation.
Marcel Teisseire, directeur de
publicité de 20th Century Fox,
présidait une table autour de la-
quelle s’étaient groupés EL Plé-
ven (de R. K. 0. Radio), Théo-
phile Pathé (des Artistes Asso-
ciés), Jeannerat, qui fut long-
temps chargé de la publicité des
salles Gaumont, et notre colla-
borateur Pierre Autré.
Tous font désormais partie,
en tant qu’agents de liaison, de
la mission militaire française
auprès de l’armée britannique.
■ M. R. Darosberg, depuis
1911 dans le métier, après avoir
exploité à Bruxelles, vient de
prendre en gérance la direction
du cinéma Idéal à Dreux.
Nous lui souhaitons pleine
réussite.
Un Film gai sur la Radio française:
“LES SURPRISES DE LA RADIO”
Gn vient de tourner aux
studios Eclair d’Epinay,
un grand film fantaisiste eî
luxueux sur ia Radio fran-
çaise. Son titre : « Les
Surprises de la Radio ».
Maurice Diamant-Berger
et Jean Nohain, les célè-
bres auteurs radiophoni-
ques en ont écrit le scéna-
rio, et ont demandé la col-
laboration de Raymond
Soup’ex et de Pierre Dac,
les spirituels spécialistes
du rire.
Une imposante distribu-
tion réunit tous les noms
Ses plus célèbres de l’é-
cran, du théâtre, du caba-
ret et de la radio : Margue-
rite Moreno, Claude Dau-
phin, Coco Aslan, Pierre
Dac, Jaboune-Jean Mohair»,
Georges Briquet, René Na-
varre, Mady Berry, O'Bra-
dy, Balder, Géo Pomel,
Fernand Rauzena, Maurice
Pierrat, Jane Sourza, Ray-
mond Souplex, René Do-
rin, Jean Marsac, Jean
Rieux, Géo Charley, Robert
Burnier, Blanche Monte!,
Rosine Deréan, Jacqueline
Dumonceaux, Armand Ber-
nard. Elle contribuera enfin
à faire de « Les Surprises
de la Radio, le premier
grand film réalisé sur la
Radio, à la manière des co-
médies américaines humo-
ristiques. Elle permettra,
enfin, au grand public, de
voir sur l’écran les vedet-
tes qu’il connaît si bien
« à l’écoute ».
René Drouin
clerc.
Prod. : Zama.
Tournage : 3e semaine.
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NON PAS UN SIMPLE
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SORTIE FIN FÉVRIER
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PARIS
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ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
Baüemenî de Cœur
Comédie sentimentale
Origine : Française.
Auteurs : Willeme et Colpet.
Diaiog.ues : Michel Durait.
Décorateurs : Février et Bar-
sac q).
Opérateurs : Robert Le Fèbvre,
Germain et Bellet.
Musique : Paul Misraki.
Administration : Gerder.
Interprétation s Danielle Dar-
rieux, Claude Dauphin, André
Lugiict, Junie Aslor, Charles
Dechamps, Carette, Jean Tis-
sier, Saturnin-Fabre, J. Hebey.
Studios : Billancourt.
Enregistrement : W. E.
Ingénieur du spn : Sivel.
Mont. : Le Héiiaff et Lefranc.
Dir. de Prod. s Pierre Schwab.
Prod. : Grégor Rabinovitsch.
Edition : Ciné-Alliance.
Distr. : Films Victoria.
CARACTERE DU FILM. —
Est-ce une comédie de fantai-
sie ? Non, c’est plutôt un
conte de fées joué par des
acteurs pleins de charme et
si légers qu’on les croit déga-
gés de la pesanteur.
Le scénario-prétexte est
mince, mince. Mais son déve-
loppement est riche en grâce,
gaieté, gentillesse.
Et le tout fait un spectacle
ravissant et, je le répète,
quasi féerique. C’est un film
pour l’époque présente; il est
tonifiant.
SCENARIO. — il/. Aristide,
pickpocket habile, dirige une
école de jeunes voleurs. Arlette,
échappée d'une maison de re-
dressement, reste chez lui de
peur d’être reprise. Un copain
de misère lui donne le conseil
de faire un mariage blanc; ain-
si Arlette ne risque plus d’être
enfermée jusqu’à sa majorité.
Pour pouvoir acheter ce mari
complaisant, Arlette décide de
voler. Le vol d’une épingle de
cravate la conduira dans les
salons d’un ambassadeur où ce-
lui-ci, l’ayant fait habiller et pa-
rer, la présente comme une
jeune fille du monde et la force
à voler la montre d’un attaché
d’ambassade : Pierre de Rouge-
mont. Dès lors, les événements
s’ enchevêtreront tant et si bien
que Arlette sera amoureuse de
Pierre, et Pierre d’Arlette et que
tout finira, meus oui, par le ma-
riage des deux jeunes gens, une
fois que le Baron Dvorak, se-
crétaire de V Ambassadeur, aura
adopté Arlette.
TECHNIQUE. — Une suite
de gracieuses scènes, parfois
d’un aspect hallucinant comme
la leçon de vol à la tire chez
Aristide, parfois d’une souple
élégance, comme le retour d’Ar-
lette, la nuit, avec le jeune di-
plomate. Le bal à l’Ambassade,
le réveil, le mariage raté sont
des moments de charme; le luxe
baigne ce film très divers et tou-
jours léger et fin. Dialogue pres-
Brazza
ou l’Epopée du Congo
Drame d’épopée
Origine : Française.
Auteur : Léon Poirier.
Réalisation : Léon Poirier.
Opérât. : Million et Goudard.
Assistants : Tuilier et Grassi.
interprétation : Robert Darène,
Pierre Vernet, Jean Daurand,
René Fleur, Jean Worms, Jean
Galland, Thomy Bourdelle,
André Nox, Pierre Nay, René
Navarre, Cahuzac, Odette Ba-
rencey.
Studios : Eclair d’Epinay.
Enregistrement : Caméréclair.
Montag(e : Grassi.
Edition : D.P.F.
CARACTERE DU FILM. —
L’histoire de la grandeur fran-
çaise a bien des attraits. Il
est bon que des hommes
comme Léon Poirier s’atta-
chent à les démontrer. Après
la vie de Charles de Foucauld,
l’auteur de L’Âppel du Silence
nous donne l’épopée de Pierre
Savorgnan de Brazza, italien,
qui, en se donnant à la Fran.
ce, voulut lui donner un em-
pire. C’est l’épopée de Brazza
au Gabon et au Congo que re-
late ce film noble, simple et
vrai.
SCENARIO. — Savorgnan de
Brazza, officier de marine fran-
çais, d’origine italienne, par-
vient à se faire confier une pe-
tite mission d’exploration de
l'Ogoué; il emmène avec lui
deux hommes : un matelot et
un médecin. Cette mission, en
butte à tous les obstacles de la
nature, et peu encouragée, par-
vient pourtant à reconnaitre un
immense empire et Brazza réus-
sit à vaincre Stanley de vitesse
et à faire donner à la France
tous les territoires bordant la
rive gauche du fleuve Congo par
le roi des Batéké. A peine fêté,
Brazza, qui ne demande qu’une
véritable expédition, revient au
Congo où il poursuivra sa con-
quête pacifique. Le film se ter-
mine sur l’évocation de la fin de
Brazza par son ancien secré-
taire M. de Chavannes.
TECHNIQUE. — M. Poirier
a vécu de longs mois dans le
le et remarquable photographie
de Robert Le Fèbvre.
INTERPRETATION. — Les
acteurs ont compris le style de
cette comédie-farce et l’ont joué
en petites touches délicates,
comme on danse un ballet.
Claude Dauphin est un jeune
homme distingué qu’une aven-
ture inattendue transforme en
prince charmant; Danielle Dar-
rieux a la malice, les frayeurs et
la grâce de son héroïne; Jean
Lissier, Carette, Saturnin-Fabre
sont délicieux et pleins de ta-
lent. Junie Astor est belle, An-
dré Luguet sûr de lui avec élé-
gance, Charles Deschamps bien
à sa place. — x. —
haut et moyen Congo, aux lieux
mêmes où passa Brazza avec ses
deux compagnons. Son film a un
caractère d’authenticité q u i
émeut profondément. L’ensem-
ble du film est d’une belle qua-
lité artistique et très bien photo-
graphié malgré les difficultés
techniques et la chaleur. Les
peuplades noires sont nombreu-
ses et vivantes sur l’écran; la
terre d’Afrique s’intégre à cette
aventure ressuscitée, où la pré-
sence des acteurs apporte dans
ces extérieurs africains plus de
force et de vérité.
INTERPRETATION. — Avec
une flamme discrète et simple,
Robert Darène a campé Savor-
gnan de Brazza. La jovialité de
Jean Daurand est la gaieté du
film, tout comme on apprécie
les silhouettes historiques aper-
çues au cours des séjours de
Brazza à Paris et à Bruxelles :
l’impressionnant Cleme nceau
(René Fleur), le subtil Amiral
de Montaignac (Jean Worms),
Jean Galland en Léopold II,
Thomy Bourdelle, solide Stan-
ley, René Navarre (Jules Ferry).
Les Justiciers
du Far West
(The Lone Rangers)
Film en quatre épisodes
Doublé
Origine : Américaine.
Adapt. franç.: L. de Carbonnat.
Dialog. : Jacqueline d’Arcole.
Interprétation : Lane Chalut-
ier, William Farnum, Tonto,
Lynn Roberts.
Enregistr. : Mélodium, Neuilly.
Edition : R. A. C.
Avec ce film en épisodes, ce
« sérial » comme on appelait ce
genre de films à suite, au temps
des grands « Western » muets,
R. A. C. est sûr de redonner à
un large public le goût des aven-
tures et des chevauchées hé-
roïques.
Les Justiciers de la Sierra est
divisé en quatre épisodes. Le
premier expose l’histoire. Il
montre l’imposture d’un chef de
bandits devenu par un crime
l’agent financier : Marcus Jef-
fries. Son titre : L’Imposteur.
Ses soldats, bandits fieffés, as-
sassinent une troupe d’agents
fédérés venus leur demander
des comptes sur la façon illé-
gale dont ils lèvent les taxes au
Texas. Un seul Fédéré échappe
à la tuerie. Il mènera désormais
une lutte acharnée avec quatre
jeunes gens, fils de fermiers du
Texas, contre le faux Jeffries et
ses hommes.
Deuxième épisode ; Trahison.
Ne pouvant atteindre le dernier
Fédéré et ses amis, Jeffries dé-
cide de le perdre dans l’esprit
des Indiens qui l’estiment, et
dépose au pied de deux jeunes
Indiens des balles d’argent pa-
reilles à celles employées par le
dernier Fédéré. Celui-ci déjoue
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L’ardent Savorgnan de Brazza
(Robert Darène)
Brazza ou l’Épopée du Congo
film de Léon Poirier (D.P.F.).
la trahison, sauve Mlle Jane
Blanchard, fille d’un agent de
Washington d’une mort horrible
et fait échec à Jeffries.
Troisième épisode : Le Tré-
sor maudit relate les tentatives
finalement couronnées de succès
du dernier Fédéré et de ses
amis pour restituer l’argent des
taxes que Jeffries avait volé et
que les Justiciers rendent au
Gouverneur de Fort Bentley.
Quatrième épisode ; Justice
est la conclusion attendue et
palpitante de ce « sérial » mou-
vementé. Successivement, trois
puis quatre des justiciers ont
été lâchement abattus par la
bande à Jeffries. Celui-ci est dé-
masqué par le dernier Fédéré
qui le tue dans un combat sin-
gulier. La paix est rendue au
Texas. Et Jane Blanchard voit
partir avec mélancolie le beau
Justicier qui s’en va vers d’au-
tres états américains à la re-
cherche d’injustices à com-
battre.
La réalisation des Justiciers
du Far West est habile dans son
ingénuité même. Sur le scénario
qui comporte toutes les ficelles
dramatiques habituelles au gen-
re, le metteur en scène et d’a-
droits opérateurs ont filmé d’im-
pressionnantes chevauchées, des
vues de diligence attelée de six
chevaux, filant à un train d’en-
fer, des bousculades, des com-
bats de boxe et des batailles au
pistolet. Le film est plein de
mouvement, de magnifiques
paysages du Far West et jamais
ne laisse le spectateur en repos.
Le doublage est sobre et Rossi-
ni, à qui l’on a emprunté l’ou-
verture de « Guillaume Tell »,
scande inlassablement les dyna-
miques images de ce film sain
et réconfortant. - — x —
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ANALYSE ET
CRITIQUE DES EILHS
Sérénade
Comédie musicale romantique.
Origine : Française.
Réalisation : Jean Boyer.
Auteurs : Ernest Neuville, Mu-
ret, J. Companeez.
Dialogues : Pierre Wolff,
Décorateurs : Wakhévitch et
Colasson.
Opérateurs : Boris Kaufmann
Claude Renoir, Pecqueux.
Musique : Franz Schubert.
Adaptation de Paul Abraham.
Coll, technique : Chamborant.
Interprétation : Lilian Harvey,
Bernard Lancret, Robert-Ar-
noux, Louis Jouvet, Made-
leine Suffel, Rignault, Roger
Bourdin, Félix Oudart, Au-
guste Bovério, Pierre Magnier,
Marcel 'Vallée, Bever, Lupo-
vici.
Studios: Francœur et Joinville.
Enregistrement : R. C. A.
Ing. du son : Teisseire.
Production : F. T.
Edition : Astra-Paris-Film.
CARACTERE DU FILM. —
Voici certainement le plus
joli film musical réalisé en
France de longtemps. Il ra-
conte quelques moments de
la vie de Schubert. Il est ten-
dre, mélancolique, spirituel
et somptueux. Sérénade con-
tient en plus un souffle pur,
et beaucoup de grâce et de
noblesse.
SCENARIO. — Franz Schu-
bert se désole de ne pouvoir
subsister par sa musique. De
plus, il a trop d’admiration pour
Beethoven, dont le génie l’obnu
bile. Franz rencontre une jeune
danseuse anglaise, Margaret,
qu’il aime et à qui il dédie sa
célèbre Sérénade. Protégée par
le Baron Hartmann, chef de la
police d’Etat Margaret le guitte
pour vivre avec Schubert. Schu-
bert fait monter son ballet de
Rosamunde, mais Margaret est
sifflée par la bourgeoisie de
Vienne. Lu danseuse quittera
Vienne pour toujours laissant
Schubert seul.
TECHNIQUE. — La mise en
scène de Jean Boyer est toute
délicatesse et nuances. Photo-
graphie des images, mise en
place et décors très riches sont
de premier ordre. Une belle
scène, quoique fausse histori-
quement, a beaucoup de pathé-
tique : la rencontre de Beetho-
ven et de Schubert. Un magni-
fique enregistrement sonore per-
met de faire de ce film un véri-
table festival schubertien. Bravo.
INTERPRETATION. — Li-
ban Harvey minaude et sourit,
gracieusement, comme un oi-
seau blessé. Elle est charmante.
Bernard Lancret, plus séduisant
que ne le fut jamais Schubert, a
Chaiifons quand même
Comédie musicale
Origine : Française.
Réalisation : Pierre Caron.
Dialogues : Jean Nohain et
Pierre Caron.
Décorateur : Jean Douarinou.
Opérateurs : Willy et Montazel.
Musique : Raoul Moretti.
Dir. de prod. : Pierre Darius.
Interprétation : Annie Vernay,
Paul Cambo, Marie Bizet,
Raymond Cordy, Noël Roque-
vert, Jack Wilson, Guy Berry,
Frouhins, Claude Roy.
Studios : Billancourt.
Enregistrement : W. E.
Ingénieur du son : Béjin.
Montage : Mad. Caplain.
Prod. : Alphonse Bourlet.
Edition : Films France-Anglet.
CARACTERE DU FILM. —
Une gentille fantaisie arrangée
en comédie musicale, avec la
juxtaposition habile de docu-
ments de guerre, récents, et
de rappels de la France en
paix et au travail. C’est un
film de première partie. Sa
gentillesse et surtout sa gaie-
té en font une production
gaie, destinée à distraire.
SCENARIO. — • Au passage
d’une section dans un village
de l'Est, le sergent Paul retrouve
la gentille aubergiste : Rosette,
qui a fait battre son cœur aux
récentes vacances. Ils renouent
les souvenirs de leur idylle, et
quand ils repartiront tous vers
les premières lignes, Rosette et
tout le village chanteront les
refrains joyeux et optimistes :
Chantons quand même
TECHNIQUE. — Il y a de
nombreux documents adroite-
ment choisis et insérés avec ha-
bileté dans le cadre de cet
« entr’acte » sentimental de
l’auberge, du jardin; l’arrivée
des Tommies, les chœurs des
soldats franco-britanniques, ont
de l’entrain et de la gaieté. Une
excellente chanson de route et
une réussite : Bonjour, Tom-
mies, chanson remarquable.
INTERPRETATION. — Paul
Cambo est beau garçon, mais il
parle mieux qu’il ne chante.
Annie Vernay est toujours la
belle fille, toute de jeunesse, et
Cordy est gai, ainsi que Frou-
hins, Guy Berry, qui chante
agréablement, et le chanteur
Jack Wilson. Marie Bizet a du
piquant. Une originale silhouet-
te de Noël Roquevert en vieux
villageois. — • x. —
de la passion et de la flamme.
Louis Jouvet est un impeccable
chef de la police tourmenté par
son amour. Excellente appari-
tion de Beethoven sous le mas-
que de Bovério. Roger Bourdin
chante avec talent, Félix Ou-
dart, Marcel Vallée, Rignault,
Mad. Suffel et le spirituel Pierre
Magnier marquent de courts rô-
les expressifs. La figuration est
importante et bien conduite.
- — x. —
Les Quatre Plumes
Blanches
(The Four Feathers)
Drame d’aventures
version originale
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en couleurs
Origine : Britannique.
Réalisation : Zoltan Korda.
Auteur : A.-W. Mason.
Adaptation : Wimperies.
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Interprétation : John Cléments,
Aubrey - Smith, Ralph Ri-
chardson, June Duprez.
Studios : Ealing.
Prod. : Alexandre Korda-Lon-
don Film.
Edition : Artistes Associés.
Le succès fait jadis au film
noir et blanc, Les Quatre
Plumes Blanches, fait com-
prendre qu’on l’ait retourné,
cette fois, en couleurs natu-
relles.
On sait qu’il s’agit de l’en-
treprise courageuse et dé-
sespérée d’un ancien officier
de l’armée du Soudan qui,
ayant démissionné parce qu’il!
se sait peureux, décide de se
réhabiliter en faisant des ac-
tions d’éclat au Soudan.
Ce qui est ici admirable,
c’est la beauté des coloris
qui, par certains endroits,
sont une véritable féerie de
teintes, magnifiant les magni-
fiques paysages du Soudan
Egyptien. Les combats d’Ara-
bes et d’Anglais, Ses charges
de la cavalerie des Derviches
sur les carrés de Kitcherter
devant Omduran, la fondue
randonnée des deux fugitifs
dans Se désert avec la pour-
suite des vautours dont les
ombres rôdent sur le sable
voilà de splendides images où
les foules humaines, les mas-
ses de chameaux roulant à
S’assaut, les étendues et les
charniers composent des ta-
bleaux incomparables. Dans
les intérieurs d’Angleterre,
on a surtout le souvenir de ce
bal somptueux où éclatent
les fraîches couleurs des
uniformes et des robes
soyeuses. La technique des
couleurs a atteint la perfec-
tion.
John Cléments est un éner-
gique Faversham, Aubrey -
Smith joue avec son sobre ta-
lent le rôle du Général Bur-
roughs, Ralph Richardson in-
carne un de ces Anglais hé-
roïques et discrets déoeints
merveilleusement par Stsraling
dans La Lumière qui s’éteint.
Comme le héros de K'p'ing,
le Durrance des « 4 Plumes »
est aveugle, et comme lui,
pathétiaue et digne. Enfin,
une exouise figuré ; June Du-
prez surgit de toilettes vapo-
reuses aux tonalités pleines
d’harmonie.
Danielle Darrieux a reçy ia
Presse avant “ Battement
de Cœur”
— C’est moi qui ai un vrai
battement de cœur avant mon
film. Songez, il y a longtemps
que je n’ai repris contact avec
le public parisien ».
Ces mots par lesquels Danielle
Darrieux, nous accueillit l’autre
jour dans un restaurant de la
rue Royale, la veille de la « pre-
mière » de Battement de Cœur,
nous prouvèrent, en effet, son
émotion avant l’épreuve de son
film.
Henri Decoin était là, à peine
sorti de clinique après une opé-
ration, et le producteur, M. Ra-
binovitsch, entouré de nom-
breux journalistes, lui deman-
dant ses projets.
Le déjeuner fut des plus réus-
sis. Mais rassurons Danielle;
son nouveau film est un double
succès, succès d’interprétation
et succès de mise en scène.
Un confrère n’a-t-il pas dé-
fini ainsi : Battement de Cœur :
une féerie moderne. — x. —
Un couple torturé, Annie Ducaux
et Victor Francen
dans L’Homme du Niger
de j. de Baroncelli (S.E.L.F.).
"Madame Fiance"
Henri Florez vient de com-
mencer le montage d’un film
que tous les Français et amis de
la France attendent avec impa-
tience : Madame France.
Le film montrera le véritable
visage de la France, pays chic
dans toute l’acception du mot.
Madame France démontrera,
d’une manière irréfutable, que
tous les pays du monde se re-
trouvent dans les paysages ma-
gnifiques de notre pays.
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NECROLOGIE
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Paris (8 )
Téléphoné :
Carnot 30-21 et 30-22
Adresse télégraphique
JESTICFILM
PARIS
COLUMBIA FILMS S.A
présente
CHARRETTE
FANTOME
LA
L’ŒUVRE MAGISTRALE
DE
JULIEN DUVIVIER
LE FILM QUI AVAIT ÉTÉ DÉSIGNÉ
PAR LE JURY POUR REPRÉSENTER
L’EFFORT DU CINÉMA FRANÇAIS AU
FESTIVAL DE CANNES
EN EXCLUSIVITÉ
A PARTIR DU 17 FÉVRIER AU
MARIVAUX
DISTRIBUTION PARISIENNE DE FILMS
PRESENTERA
à l’OLYMPIA
le MARDI 27 FÉVRIER 1940
A 10 HEURES DU MATIN TRÈS PRÉCISES
Un Grand Film National
UN
FRANCE
EST
EMPIRE
d’après un scénario de Jean d’AGRAIVES
Commentaires d’Emmanuel BOURCIER
réalisé par les Techniciens de Ciné Reportage
DISTRIBUTION PARISIENNE DE FILMS
65, RUE GALILÉE
PARIS (8e)
Téléphone :
É L Y S É E S 50-82
et la suite
LES FILMS CRISTAL
ne STOCKENT pas
leurs NOUVEAUTÉS i
L’OMBRE DU 2me BUREAU
est programmé en SORTIE GÉNÉRALE
le 3 AVRIL
"APRÈS MEIN KAMPF...
...MES CRIMES!
par Adolf HITLER "
est programmé en SORTIE GÉNÉRALE
dès FIN AVRIL
PUIS SUIVRONT A QUELQUES SEMAINES :
SATURNIN
LE CHAMP MAUDIT
4 GRANDS FILMS FRANÇAIS
AU MOMENT OU L’EXPLOITATION
EN A LE PLUS BESOIN
Téléphone : Elysées 60-00
Télégr ; FILMCRISTA
LES FILMS CRISTAL
63, CHAMPS-ELYSEES,
PARIS
LES FILMS VOG
ANNONCENT...
UN FILM DE
JEAN DRÉVILLE
SCÉNARIO DE
MARCEL ALLAIN
ADAPTATION ET DIALOGUES DE
PIERRE VERY et PIERRE LAROCHE
CE FILM SE PROPOSE D’ILLUSTRER
SOUS UNE FORME ROMANCÉE,
LES ATROCITÉS DONT SE SONT
RENDU COUPABLES LES SERVICES
DE LA GESTAPO, ET LES CRIMES
DONT ELLE A ENSANGLANTÉ LE
MONDE DEPUIS L’AVÈNEMENT
DU RÉGIME NAZI.
Film VOG, I4bi*, Av"e Rachel, Paris-I8° - Marcadet 70-96
CHASSE
INI
| 2 2' ANNÉE =
= PRIX > 5 Francs =
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CINE
LE CINEMA FRANÇAIS
REDACTION ET ADMINISTRATION :
29, rue Marsoulan, Paris (12e)
Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
RAPHIE
Rédacteur en chef
Marcel COLIN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLÉ
piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiisipr.Hi!|
|j N® 1.111
§ 17 FÉVRIER 1940 1
illlllllllllllllllllllllllllllllillHIIIIH!!iiri=
Téléphone : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n" 702-66, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-139.
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
Annie Ducaux et Jacques Dumesnil dans
L’Homme du Niger, de J. de Baroncelli (S.E.L.F.)
Spencer Tracy jouera «Cyrano de Bergerac»
—
La Metro-Goldwyn-Mayer vient d’ac-
quérir les droits de la célèbre pièce
d’Edmond Rostand, « Cyrano de Berge-
rac » qui, depuis le 28 décembre 1897,
connaît un succès sans égal dans le
monde entier. La Comédie - Française
vient d’ailleurs de reprendre ce chef-
d’œuvre avec André Brunot dans le rôle
de Cyrano.
C’èst Spencer Tracy qui a été désigné
pour incarner à l’écran le personnage
héroï-comique de Cyrano de Bergerac.
♦
Les Musiciens du Ciel en esclusivild au Cuüsee
Mercredi 14 février, a eu lieu la première
représentation au Colisée de l’œuvre émou-
vante et sensible de René Lefèvre, Les Mu-
siciens du Ciel, réalisée avec un talent tout
de finesse par Georges Lacombe, et joué
avec un pathétique simple et vrai par Mi-
chèle Morgan, Michel Simon, Alexandre, de
la Comédie-Française, et René Lefèvre lui-
même.
Cette bande, production Régina et dis-
tribuée par Filmsonor, une des plus carac-
téristiques de l’intelligence française, est un
beau démenti infligé à ceux qui croient la
Production française agonisante.
— 4
LA BÊTE HUMAINE
La Censure a levé définitivement
l’interdiction qui avait momentanément
frappé « La Bête humaine », le film de
Jean Renoir, interprété par Jean Gabin
et Simone Simon.
La Production Italo-Francaise
*
semble s’organiser
La Production Française
doit en faire autant
Comme pour faire suite à l’article publié]?
récemment dans ce journal, nous recevons
de Autori Associati (Interburo) un com-
muniqué que nous ne pouvons que repro-
duire, tant nous sommes persuadés qu’on y
verra la confirmation du péril que nous
dénoncions déjà.
Il vient de se former à Rome une Asso-
ciation d’ Auteurs de Cinéma, en vue de re-
chercher, de rassembler et de préparer des
sujets pour l’écran.
L’ Association, qui a son siège, 108, Via
Veneto, à Rome, et de laquelle font partie
tons les meilleurs écrivains, scénaristes et
découpeurs italiens, a aussi des correspon-
dants à l’étranger et se charge pour eux de
traduire, d’adapter et de présenter les su-
jets qui lui sont communiqués aux produc-
teurs italiens, en leur donnant aussi une
garantie que leurs intérêts moraux et fi-
nanciers ne seront pas lésés.
C’est une initiative heureuse qui a été
très bien accueillie dans les milieux ciné-
matographiques et officiels de la capitale,
surtout étant donné le grand nombre de
films en double version prévus pour l'an-
née 1940.
D’autre part, V Interburo ( même adresse )
se charge de renseigner les producteurs sur
les adresses, les prix et les disponibilités
des acteurs françuis et espagnols disposés à
venir tourner en Italie. Ces derniers sont
invités à envoyer tonte documentation à cel
effet ( tels que photos, références, condi-
tions, etc.) et l’Association se chargera de
les soumettre aux différents producteurs
selon les besoins, au début de chaque film.
Espérons que beaucoup de nos camarades
trouveront ainsi de nouveaux rôles et que
nous sera évité en même temps de cette ma-
nière le désagréable doublage partiel dans
les films qui nous viendront d’Italie celte
année.
Nous applaudissons sincèrement la vita-
lité du cinéma italien qui fait appel à nos
scénaristes, réalisateurs, artistes. Mais ne
croit-on pas que la Production française
devrait, elle aussi, s’organiser pour empê-
cher cet exode massif qui se prépare, cette
saignée artistique qui menace de rendre
notre cinéma exsangue ?
Notre marché a besoin des 120 films
français, français d’esprit autant que de
langue, qu’il doit produire chaque année.
C’est la condition du rendement normal
de notre exploitation et de notre exporta-
tion.
Déjà amoindrie par les nombreuses mobi-
lisations, la Production française laissera-
t-elle partir ceux de ses metteurs en scène,
scénaristes et comédiens qui ne sont pas
aux armées ainsi que les plus cotées de nos
vedettes féminines ?
Mais il est vrai que la Production
française compte légitimement sur l’ap-
pui des Pouvoirs Publics pour lui per-
mettre de parer à la diminution de son
personnel créateur, en lui donnant tous
les moyens légaux et administratifs,
de fonctionner régulièrement.
Les metteurs en scène français réclament
des techniciens et comptent sur un mini-
mum d’artistes de premier plan, pas tous
d’âge canonique. Toute la Corporation espè-
re, attend, que l’on pourvoie en techniciens
indispensables, chef-opérateurs, ingénieurs
de son, monteurs; photographes, électri-
ciens, régisseurs, machinistes; — le petit
personnel comptant des spécialistes de va-
leur difficiles à remplacer par des artisans
improvisés. Disons-le, la Production fran-
çaise a peur que faute d’éléments artistiques
et techniques de qualité, en nombre suffi-
sant, ce qui reste d’artistes et d’artisans émi-
gre en Italie, provisoirement certes, mais
juste le temps qu’il faudra pour que le film
français meure d’anémie.
Nous n’avons pas gagné la première place
en Europe pour la perdre — tant sur notre
propre marché où les bandes étrangères
somptueuses ne manqueront pas — que sur
les marchés internationaux où l’Economie
française pourrait, et devrait, gagner des
millions de francs... — Lucie Derain.
♦
James Roosevelt fonde une société de production
Le fils du Président des Etafcs»!5rais,
James Roosevelt, vient de fonder sa
propre compagnie de productif ciné-
matographique : Globe Prodraftssis»
6
X3 C,IVIEFT^feS?PHIE nXZXXXriXXZXXIXTYTTYTT-
Il faut maintenir la Belle Place
du Film français en Hongrie
(De noire correspondant particulier.)
Les Maisons Américaines
produisent en Angleterre
pour utiliser leurs Bénéfices
50 Films en préparation
On sait que les distributeurs de films
étrangers en Angleterre n’ont plus le droit
d’exporter de ce pays que 50 % des reve-
nus qu’ils y font.
Ces crédits gelés seront utilisés pour pro-
duire des films en Angleterre, mais les com-
pagnies américaines demandent que les
sommes qu’elles dépenseront à tourner ces
films ne soient pas supérieures à celles que
le système du quota les obligeait, aupara-
vant, à placer dans la production britan-
nique.
La méthode des crédits gelés suggérée au
gouvernement par le Président du Board of
Trade, Oliver Stanley, aura certainement de
très heureuses répercussions sur la produc-
tion anglaise. D’ores et déjà, toutes les gran-
des compagnies américaines annoncent la
production de films en Angleterre. Ainsi,
elles emploieront utilement leur argent
« gelé » à tourner de grands films avec ve-
dettes américaines et qui pourront réussir
de grosses recettes dans les cinémas des
Etats-Unis comme le firent Good Bye Mr
Chips ou La Citadelle.
Déjà M.-G.-M. prévoit la réalisation très
prochaine de deux grands films aux envi-
rons de Londres : Busman’s Holiday et
J’avais un Camarade. La réalisation du
premier va commencer incessamment. Ro-
bert Montgommery venu de New York en
Europe par avion en sera la vedette.
D’autre part, David Rose, chef de la Pa-
ramount anglaise, annonce que cette com-
pagnie réalisera cinq films à Londres en
1940. Le même nombre de films sera pro-
duit par Gainsborough pour le compte de
20th Century Fox. Cette compagnie tour-
nera également quatre à cinq films pour
General Film Distributors.
De son côté, Alexandre Korda, qui vicnl
de rentrer des Etats-Unis, à bord du trans-
atlantique italien Bex, prépare un impor-
tant programme de production; actuelle-
ment, son activité se borne à terminer Le
Voleur de Bagdad et à préparer son grand
film de propagande sur la marine anglaise.
Columbia, Warner, R. K. O., tourneron!
cette année en Angleterre directement ou
par l’entremise de producteurs britanni-
ques, cinq à six films, chacun à Londres.
Signalons aussi les projets de Gabriel
Pascal (deux pièces de Shaw), Two Cities
Film, British National (qui tourne actuelle-
ment Contrebande à Denham) et d’une di-
zaine d’autres producteurs indépendants
On peut ainsi constater que, après la dé-
moralisation et la désorganisation des qua-
tre mois de guerre, le cinéma britannique
semble près de reprendre un nouvel essor
grâce à l’autorité et à l’énergie des gens qui
le dirigent, et grâce aussi au grand appui
du gouvernement qui, obligeant les Améri-
cains à dépenser en Angleterre 50 % des
revenus de leurs films dans ce pays, a per-
mis cet essor. — Pierre A.
■ Le metteur en scène anglais Robert Ste-
venson (qui réalisa le délicat Tudor Rose-
Marie Tudor) va tourner à Hollywood
pour R. K. O. Radio, une adaptation du cé-
lèbre roman anglais Tom Brown à l’Ecole.
Freddie Barthoiomew, Basil Rathbone, Sir
Cedric Hardwicke, qui sont tous de natio-
nalité britannique, interpréteront les rôles
principaux.
Dans la saison 1937-1938 et puis pen-
dant la saison 1938-1939, le film fran-
çais a remporté un succès toujours gran-
dissant, de façon qu’il occupe aujour-
d’hui, dans la statistique du film, la se-
conde place tout de suite après le film
américain.
Nous avons pu observer, pendant les der-
nières trois années, la situation suivante :
193(5-37 1937-38 1938-39
Films français 15 21 40
pendant que la statistique du film allemand
montre les chiffres suivants :
1930-37 1937-38 1938-39
30 29 35
En films américains nous avons eu :
1936-37 1937-38 1938-39
97 99 107
En films hongrois :
1936-37 ' 1937-38 1938-39
25 35 33
Les statistiques dans l’année de 1938
étaient :
1938 1939
Films hongrois 31 26
Films produits en Hongrie
dans des langues étrang. 1
Films américains 111 93
Films français 32 42
Films allemands 28 38
Films anglais 5 9
Films autrichiens 2 1
Films italiens en allemand.. 2 2
Films tchéeoslov. en ail 2 1
Divers 1 —
215 212
« Ceux qui veillent >.
Ce film, absolument inédit, n’a pu être tour-
né qu’avec l’appui du Ministre de la Défense
Nationale de Belgique et par autorisation
spéciale de l’Etat-major général de l’Ar-
mée belge. 11 montre comment la Belgique
est magnifiquement défendue contre une
attaque éventuelle. Ce document d’actualité,
que tout Français doit avoir vu, sera pré-
senté dans quelques jours à Paris.
(Paramount)
Nous pouvons constater que le nombre
des films français s’est élevé d’une manière
frappante; le nombre des films allemands
a augmenté de même ainsi que celui des
films hongrois et nous pouvons observer
une réduction seulement chez les films amé-
ricains; cette réduction est égale à l’éléva-
tion du nombre de films français et alle-
mands.
Malgré cela nous pouvons compter sur
une baisse pendant les mois prochains, vu
que la Banque Nationale de Hongrie a inter-
rompu la consignation des francs français
— ■ jusqu’à nouvel ordre — et, par consé-
quent, il sera impossible d’importer de nou-
veaux films français. A présent, on im-
porte les films, pour lesquels on avait reçu
la permission de la Banque Nationale de
Hongrie plus tôt, mais le nombre de ces
films est trop peu considérable.
Dans l’année passée, les films suivants
ont eu de grands succès : Pièges, Gibral-
tar, Carrefour, Derrière la Façade, Ultima-
tum. Alerte en Méditerranée, Trois de Saint-
\Cyr, Mister Flow, Hôtel du Nord.
Nous voulons espérer que le film fran-
çais va continuer et paraître de nouveau,
sous peu de temps, sur le marché hongrois,
où plusieurs cinémas de premier rang ont
eu de grandes recettes grâce aux films
français et hongrois, comme par exemple :
les salles Corso, Forum, Scala et Décsi.
Andor Lajta.
Le Référendum du «FILM DAILY»
désigne «GOOD BYE Mr CHIPS»
comme le meilleur Film de 1939
Pour la première fois, c’est un film
non réalisé aux Etats-Unis qui est à la
tète du referendum annuel organisé par
notre confrère américain The Film Daily
l>our désigner les dix meilleurs films de
1939. Il s’agit de la production britan-
nique de M.-G.-M. : Good Bye Mr Chips.
Les neuf films suivants sont par or-
dre, Mr Smith Goes to Washington, Pyg-
malion (film britannique), Les Hauts de
Hurlevent, Dark Victory, Femmes, The
Wizard of Or, Juarez, Stanley et Living-
stone, The Old Maid.
CINÉ SÉLECTION
22, Rue d'Artois, PARIS - Élysées' 67-67
Agences à Marseille et Lille ;
2 Grands Films d’Actualité i
PASSEURS D’HOMMES
(Épisode d’espionnage en 1914)
six heureTa terre
(Comment la Marine Anglaise sert son Pays)
Films de REPRISE:
LES DEUX GAMINES, PARIS
LA MONTAGNE LUMINEUSE OU CZESTOCHOWA
LES DERNIERS AVENTURIERS, etc... [
rxixxxxxxxrxx iiimirm cine
RAPHIE
sç
rm
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CXXXUG
La Situation technique
Cinéma Français en 1936
par A. -P. RICHARD
Le cinéma français a, en 1939, beaucoup
souffert de Ja cruelle attente des événements
qui se sont produits. Depuis l’ouverture des
hostilités, son activité, malgré l’ardente
volonté des cinéastes, est si réduite, qu’il est
à craindre que vingt ans de luttes incessan-
tes, au cours desquelles il avait reconquis
la plus grande partie de sa popularité,
n’aient servi qu’à rendre son agonie plus
douloureuse.
Les cinéastes d’abord, les Pouvoirs Pu-
blics ensuite, doivent comprendre que le
marché, si nous le perdons, ne sera pas
repris à nos concurrents au lendemain de
la guerre. Mieux vaut donc éviter cette éven-
tualité qui nous ruinerait, et chercher à
produire.
L’examen de la technique européenne ne
conduit pas à marquer l’année 1939 d’une
pierre blanche; les difficultés financières,
la crainte de la télévision et de la couleur,
firent que les productions même les meil-
leures du point de vue artistique, ne furent
qu’honnêtes en ce qui concerne la tech-
nique.
PELLICULES
Nos ennemis d’aujourd’hui (Agfa) sor-
tirent une pellicule dite Superpan S. A.
Cette pellicule a été, comme toutes les nou-
veautés de cette marque, essayée d’abord
pratiquement dans les studios français.
Les Américains ont sorti eux aussi une
très bonne pellicule du même type, dite
Super XX. Ces deux émulsions panchroma-
tiques ont une faible granulation, une gra-
dation très améliorée et une sensibilité
remarquable. Cette sensibilité a d’ailleurs
été la cause, lors des premiers essais, d’une
légère sous-exposition, laquelle a été immé-
diatement corrigée par une sur-exposition
telle, que les studios, qui voyaient avec dé-
solation baisser leurs factures de courant,
eurent la joie de voir, après quelques films,
remonter au taux qui leur laisse un petit
bénéfice.
ECLAIRAGE ET PROJECTION
Les appareils d’éclairage tendent, de plus
en plus, à la construction formule Mole-
Richardson (U. S. A.), Cremer (France). La
maison Gruber a, sur cette formule, créé un
bon projecteur 3/5 KwH.
A la veille des hostilités, on préparait, en
France, des projecteurs à lentilles à alimen-
tation par arc automatique sous 60 volts
environ.
L’optique est maintenant ici excellente,
très supérieure pour l’Art cinématographi-
que à ce que produit l’Allemagne. La mai-
son Kinoptik a maintenant sa très bonne
série apochromatique complète, la maison
Boyer a des objectifs à grande ouverture
qui mérite de retenir l’attention. S. O. M. a
forcé le marché américain, Duplouech finis-
sait, en août, un objectif à foyer variable.
La projection ne progresse guère en Eu-
rope, et la France n’est j)as en tête du pro-
grès. La construction qui est bonne, n’a pas
l’exploitation qu’elle mérite. On rencontre
encore beaucoup de salles, parmi les plus
cotées, qui ont une projection lamentable :
mauvais éclairement de l’écran, son défec-
tueux, acoustique déplorable. Ne jetons pas
la pierre aux projectionnistes, ils font ce
qu’ils peuvent, mais le manque de contrôle
technique des installations, le peu d’intérêt
que portent nombre d’exploitants à cette
technique, sont les éléments du discrédit
dans lequel s’enfonce un peu plus chaque
jour la technique de la projection.
Diverses tentatives, notamment celles de
Granatowski pour projeter convenable-
ment du film couleurs 16 mm., dans des
salles publiques, sont à retenir. La maison
Debrie fait d’ailleurs un projecteur de ce
type. Remarquons qu’il est plus difficile de
projeter convenablement du film réduit que
du film de format standard.
S’il est admis qu’il faut des charbons
spéciaux pour projeter du film couleurs, il
n’est pas pour le film noir de règle recon-
nue, d’où cette hérésie de projeter avec des
charbons à lumière dite bleue. 11 résulte
de cette pratique que l’œil juge mal les
contrastes, surtout lorsque la teinte d’argent
du positif tend au brun.
CAMERAS MODERNES
La France (Debrie), qui construisait des
appareils de prises de vues universelle-
ment renommés, a, maintenant, une deuxiè-
me fabrication (Eclair) qui a retenu l’atten-
tion des cinéastes américains (American
Cinematographer, n° de septembre 1939).
Les événements actuels nous ont empêché
de présenter cet appareil.
LA COULEUR
A part l’essai tenté par J.-C. Bernard pour
la réalisation d’un film sur Paris, destiné a
l’Exposition de New York (procédé Tech-
nicolor), et celui de Jean Painlevé, rien de
bien saillant n’a été tenté. Les frais élevés
à engager effraient les producteurs timorés
qui craignent de ne pas les récupérer à l’ex-
ploitation des films. La guerre a arrêté net,
c’est dommage, toute tentative des novateurs
en la matière. A noter que la maison belge,
Gevaërt, met, au point, dans ses laboratoires
d’Anvers, un procédé pour amateurs.
TELEVISION
Le danger croît-il ou est-il stationnaire ?
Cette question, qui nous est souvent posée
sous cette forme, est résolue par l’affirma-
tive. Oui, les progrès sont tels que l’exploi-
tation peut en être très prochainement af-
fectée. Les Américains eux-mêmes essaient,
en ce moment, de concilier les intérêts de ‘a
production et ceux de l’exploitation. Cette
préoccupation se retrouve dans tous les ar-
ticles des revues.
La Société R. C. A., qui est en tête des
progrès accomplis ces dernières années, a,
en 1939, donné connaissance de l’avance
extraordinaire qu’elle a avec le nouvel Ico-
noscope à électrons à basse vitesse, le tube
étant sous très faible tension. Les avantages
de ce tube sont tels qu’il faut envisager la
disparition de l’ancien modèle.
La résultante des multiples progrès con-
centrés dans ce canon à balayage cathodi-
que ou la déviation et la concentration de
la vague électronique qui ont lieu grâce à
une nouvelle méthode, est que l’image peul
être portée pour une haute brillance à un
nombre de lignes supérieur à celui des be-
soins de la pratique permise par la bril-
lance possible; si donc celle-ci augmente,
les écrans couverts pourront être de plus
grandes dimensions. — A.-P. H.
Une scène de L’Entraîneuse,
ave: Michèle Morgan et Gilbert Gil. Film A.C. E.
New York passera-t-il
Ses Films français avant Paris?
Il y a dix ans, le marché américain poul-
ies films étrangers était occupé presque ex-
clusivement par les Allemands, mais, de-
puis que le cinéma allemand n’est qu’un
esclave au service de la propagande nazie,
le public de New York l’a totalement aban-
donné et le film français a pris peu à peu
de l’ampleur pour en arriver à la situation
actuelle qui est très satisfaisante.
Huit cinémas montrent à New York des
films français actuellement. L’ura d’eux a
l’intention de présenter les productions
avant même qu'elles ne soient lancées à
Paris,
Quatre lignes censurées
ENTENTE CORDIALE
triomphe à New York
Nein York. ■ — Les New Yorkais, qui ne
cessent de critiquer les films étrangers,
parce qu’ils les trouvent « Too Slow », ont
reçu avec la meilleure grâce du monde En-
tente cordiale qui passe dans deux cinémas
à la fois. Jamais dans la grande métropole
un film en langue étrangère n’a remporté
semblable succès, car, ordinairement, les
directeurs ont fort à faire pour maintenir
les productions étrangères dans un seul
cinéma et réaliser des bénéfices.
Entente cordiale, qui relate l’histoire de
l’amitié anglo-française, attire un nombreux
public, tout comme Gone with the Wind
qui passe aussi dans deux cinémas. Le roi
Edouard VII, si bien personnifié par Vic-
tor Francen, est un des principaux person-
nages de la production française dont le
succès marque une victoire complète du
film français dans le champ étranger.
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
[XE CINE
RAPHIE txx:
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
François Rozet dans Notre-Dame de la Mouise
Film D. U. C.
Une lettre de Columbia Pictures
de New York
Pour mettre un terme à certains bruits
tendancieux, ia Columbia Pictures Corpo-
ration de New York a jugé utile de faire
une mise au point.
Dans ce but, le Président du Conseil
d’Administration de la Columbia Pictures
Corporation, M. Harry Cohn, a porté à ia
connaissance des actionnaires, par une
lettre, la situation exacte de la société.
Il a spécifié entre autres :
1° Que la société avait su maintenir, mal-
gré les circonstances défavorables, une
activité normale grâce à un fonds de roule-
ment solide.
Son actif net au 3U septembre 1939 dé-
passe 11 millions de dollars.
Le bilan général fait ressortir que l’actif
courant, par rapport au passif courant, lui
est .supérieur dans la proportion de G, 2
contre 1 ;
2° Les divers emprunts effectués auprès
<{cs banques ont été remboursés avant
1 échéance qui venait entre le 21 décembre
1939 et le 7 février 1940.
La seule dette de la Columbia Pictures
Corporation est représentée par des bons
de série venant à échéance en 1944 et qui
sont amortis à raison de $250,000 par an.
Le premier trimestre de l’exercice 1939-
1940 se terminant le 30 septembre 1939, fait
ressortir, après règlement de tous impôts
et taxes, une perte nette de $104,751 alors
que pour la période correspondante de
l’exercice 1938-1939, la perte nette était de
$233,612;
3° Après avoir ramené à $53 l’action pri-
vilégiée, prix courant, alors que sa valeur
est d’environ $160, les actions ordinaires,
au nombre de 367,161, valent environ
$21,84 actuellement;
4° La Columbia Pictures Corporation,
après une sérieuse révision, a effectué de
notables économies, tant à Hollywood qu’à
New York, qui réduiront dans une propor-
tion considérable ses frais généraux an-
nuels, sans que la qualité de sa production
ait à en souffrir.
Si l’on tient compte de la sortie triom-
phale du film de Frank Capra, M. Smith
Goes to Washington, ainsi que de celle de
The Amazing Mr Williams, avec les stars
Melvyn Douglas et Joan Blondell, et de la
prochaine sortie du fdm de Howard Hawks,
His Girl Friday, avec Cary Grant et Rosa-
lind Russell, l’on peut se rendre compte de
la situation exceptionnellement favorable de
la Columbia Pictures Corporation.
Ajoutons, enfin, que deux films tournés
en Angleterre : U-Boat 29 et Clouds Over
Europe s’affirment comme un énorme
succès sur le marché mondial, que ces deux
productions ont rencontré, en Angleterre,
un accueil enthousiaste et réalisé des recet-
tes formidables.
Voilà ce que le Président du Conseil d’ad-
ministration, M. Harry Cohn, a écrit aux
actionnaires, persuadé que les éclaircisse-
ments qu’il apporte feront cesser les pro-
pos malveillants répandus sur le compte de
la Columbia Pictures Corporation dont il
assure les brillantes destinées.
Le silence de la C. F. C. était riche en dé-
termination.
Nous en avons eu la preuve lorsque nous
sommes allés voir M. de Rouvre et qu’il
nous a donné les premières lignes de son
programme de production déjà arrêté.
Six films français seront tournés par
Véga-C. F. C. au cours de l’année 1940. Les
sujets et les litres sont déjà choisis.
Le premier, qui commencera le 24 de ce
mois, est Le Mystère du Bois Belleau (Le
Collier de Chanvre) que Léon Mathot réali-
sera. C’est une aventure policière au style
rigoureux dont le héros sera André Luguet.
Ensuite viendra Guet-apens dans la Fo-
rêt noire, film d’espionnage, dirigé par Fé-
lix Gandéra, puis La Mer en Feu, réalisation
de Léo Joannon, ensuite Au Service du Blo-
cus dont le scénario et la mise en scène se-
ront de Pierre Billon, La Route de France,
un film d’aviation réalisé par Léon Mathot,
enfin, une opérette à grande et luxueuse
mise en scène : Princesse de Réveillon.
La Production italienne
montre une grande Activité
(De notre correspondant particulier.)
Huit cents auteurs ont participé au con-
cours organisé par le Ministère de la Cul-
lure Populaire, Direction générale pour I
Cinématographie, pour un scénario complet
avec dialogues et dont le prix unique est
de 1ÜÜ.Ü00 lires it.
*
* *
La Société de production Schermi nel
Mondo a engagé Dolly Mollinger pour tour-
ner avec Santiago Salviche, Un Duc et,
peut-être, une Duchesse.
♦
* *
La même Société réalise actuellement
Manon Lescaut, tiré du célèbre roman fran-
çais, musique de Puccini, avec Vittorio De
Sica et Alida Valli, metteur en scène Car-
mine Gallone.
* *
La Scalera a engagé Lotte Reiniger qui
réalisera une série de ses films-silhouettes.
Le premier sera une parodie de l’opéra de
Donizetti, L’Elisir d’Amore, dont les airs
seront chantés par des célébrités du théâtre
lyrique. — R. Bonnani.
Aucun nom d’artiste et de collaborateur
n’est encore défini. La semaine prochaine,
nous donnerons sans doute la composition
artistique et technique du Collier de
Chanvre.
Bravo pour C. F. C. qui n’hésite pas, dans
les circonstances actuelles, à mettre sur
pied un solide programme de produc-
tion française. Elle montre la voie à suivre
à tous les autres producteurs, elle dit son
courage et sa confiance dans la vitalité de
notre industrie. — L. D.
«PHOCEAG» Nouvelle Salle Marseillaise
Nous avons annoncé, la semaine dernière,
l’ouverture du Phocéac sur la Cannebière.
Précisons que ce luxueux établissement
marseillais est dirigé par M. Gliglione et que
ses architectes sont MM. Lajarrige et Pon-
tu qui ont tiré de l’emplacement mis à leur
disposition un parti remarquable.
C. F. C. VA PRODUIRE SIX FILMS
Le premier commence le 24 Février
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
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DANS L’EXPLO STATÏO
Les Cinémas Nord-Africains
passent de grandes exclusivités
A NICE
MORT DE JEAN PÉRÈS
(De notre correspondant particulier.)
Nous avons le regret d’annoncer la
mort de Jean Pérès, un des pionniers du
cinéma niçois, décédé à Nice après une
longue maladie.
Jean Pérès avait dirigé successivement
le Casino de Paris quand cet établisse-
ment, alors très prospère, était contrôlé
par Pathé, puis le Mondial et le cinéma
du Casino Municipal. Il avait été Prési-
dent de la Fédération des Directeurs de
Spectacles des Alpes-Maritimes.
Jean Pérès était le frère du docteur
Pérès, très connu à Nice et d’André Pé-
rès qui fut, durant de longues années,
directeur commercial de l’Universal à
Paris.
Nous leur présentons, ainsi qu’à Mme
veuve Jean Pérès et à ses enfants, nos
très vives condoléances. — Ed. E.
Brillante Reprise
du "G ALU A" d’Agen
(De notre correspondant particulier.)
Le fait notable de ces dernières semaines,
c’est l’indéniable reprise du Gallia sous
l’impulsion avisée de son nouveau direc-
teur, M. Penot, que nous ne saurions trop
complimenter, surtout pour sa publicité
originale. Signalons le rendement de l’adé
mirabie Les Hauts de Hurlevent qui bat le
record précédemment détenu par Quai des
Brumes. Viennent ensuite par l’importance
des recettes : Nuits d’Andalousie; Toute la
Ville danse; Kentucky et ce chef-d’œuvre
qui a nom : La Chevauchée fantastique. Le
Sélect-Cinéma, frère cadet du Gallia, nous
a donné récemment un film délicieux :
Frou-Frou, et a repris avec succès le pre-
mier film de notre ami Couzinet : Le Club
des Fadas.
Le Florida, à côté de quelques program-
mes faibles, a présenté un quatuor de films
de grande valeur : Les Otages, Gunga Din,
Les Aveux d’un Espion nazi et surtout Elle
et Lui. Il me plaît infiniment de voir figurer
en tête du palmarès des deux grandes salles
agenaises, des titres comme : Les Hauts de
Hurlevent et Elle et Lui, ce qui prouve, en-
tre parenthèses, que l’art et le commerce ne
s’opposent pas forcément et que le publie
ne recherche pas toujours les inepties. Les
meilleurs rendements du Florida ont été,
dans l’ordre : Elle et Lui, Les Aveux d’un
Espion nazi, Raphaël Le Tatoué, Gunga Din.
Cette salle, ainsi que le Majestic (reprise
fort intéressante de Blanche Neige), est
dirigée avec autorité par l’excellent M. Ta-
buteau.
Le Royal (dirigé par Mme Vincens en
l’absence de son mari mobilisé) a eu récem-
ment la malchance de donner quelques
programmes médiocres à la suite, mais il
s’est brillamment relevé avec l’émouvante
Citadelle de King Vidor. A noter que le pu-
blic de cette aimable salle recherche les
films policiers et les films d’émotions.
Ch. Pujos.
Le Colisée, le somptueux établissement
des Galeries Jules Ferry, continue, malgré
la guerre, à donner des programmes de va-
leur. Après Le Lion a des Ailes, Tourbillon
de Paris, Le Jour se lève, Derrière la Fa-
çade, c’est actuellement le tour de Ils étaient
Neuf Célibataires dont le succès est énorme.
L’A. B. C., une salle de toute récente créa-
tion, a pris un essor nouveau, sous la direc-
tion avisée de M. Arnold Boralévi qui s’en
est rendu dernièrement acquéreur. Depuis
son ouverture, l’A. B. C. connaît des recet-
tes record. C’est ainsi que Narcisse y a
tenu l’affiche durant trois semaines.
Le Paris, l’élégante salle de l’avenue de
Paris, sous l’heureuse impulsion de MM. Al-
lia et Cie, a réussi à s’attirer l’élite de la
clientèle tunisienne. Parmi les derniers
programmes, citons : Noix de Coco qui a
tenu l’affiche deux semaines, La Tradition
de Minuit, Pièges, etc...
Le Circuit Seiberras groupant les salles
Capitole, Royal, Empire, Eldorado, connaît
une nouvelle vogue et c’est mérité. La direc-
tion de ce circuit a pris une initiative ex-
trêmement heureuse en projetant en deuxiè-
me vision les gros succès du Colisée. On y
vit ainsi récemment : Prison sans Barreaux,
Double Crime sur la Ligne Maginot, L’Alibi,
Tricoche et Cacolet, etc...
Annie Ducaux et Eric von Stroheim
dans Tempête (Discina)
Les Recettes du Trianon de Toulouse
C’est par erreur que nous avons indiqué
pour Terreur à l'Ouest une recette de
104.000 fr. la première semaine et 56.000 fr.
la deuxième semaine. Ces chiffres s’appli-
quent au film Pièges, tandis que Terreur à
l'Ouest a réalisé 70.000 fr.
D’autre part, il faut signaler le succès de
Fric-Frac avec 161.000 fr. en quatorze jours,
Les Gangsters du Château d’If, 84.000 fr.,
Deuxième Bureau contre Kommandantur ,
108.000 fr. L’Emigrante 75.000 fr.
Cette semaine passe Louise qui atteindra
80.000 fr.
Le Palmarium, aux destinées desquelles
préside M. Sitruk, vient de connaître la
grande affluence avec le film de Litvak,
Les Aveux d’un Espion nazi et s’apprête à
lancer Marie- Antoinette.
Le Mondial, qui appartient à la même di-
rection, a gardé l’ancienne faveur du public
avec des films américains mouvementés
comme Les Ailes de la Flotte, Terreur à
l’Ouest, Jeunes Filles en Surveillance, etc...
Nous ne terminerons pas sans dire aussi
le gros effort fourni dans la composition
des programmes par des petites salles
comme Midi - Minuit, Ciné-Soir, Le Par-
nasse, Studio 38, l’Apollo, l’Alhambra, etc...
Paul Saffar.
IJ M. Roger Cazes est le sympathique di-
recteur du Splendid Cinéma d’Alger. Cette
salle, sous son heureuse impulsion, a vite
fait de reprendre son rang parmi les grands
cinémas de première vision de la capitale
de l’Afrique du Nord. Connaissant fort bien
la programmation de par ses anciennes
fonctions de représentant de maisons de
films, M. Roger Cazes a un goût très sûr cpii
a attiré à son établissement la faveur una-
nime des Algérois. Parmi les derniers films
montrés par cet écran, signalons : Le Café
du Port, La Tradition de Minuit, Pièges,
Zaza, L’Emigrante, Une Java, en attendant
Rappel immédiat, Hôtel Impérial, La Ba-
ronne de Minuit, Nord- Atlantique, Booloo,
Idole de la Jungle, L’Empire français, etc...
H Nous avons eu le plaisir de rencontrer
dernièrement M. Stein, directeur général
de la Société « Columbia », venu étudier le
marché local.
■ M. Emile Bellysch, tenu un moment
éloigné de la corporation, revient parmi
nous comme directeur de la location de la
« Compagnie Nord-Africaine Cinématogra-
phique » d’Alger.
Cette nouvelle ne manquera pas d’être ac-
cueillie avec plaisir par tous ceux qui ont
déjà vu M. E. Bellysch à l’œuvre, alors qu’il
assumait la direction de l’agence algérienne
des films « Paramount » qu’il créa d’ail-
leurs, puis à la « Sonociné Nord-Africaine ».
Tous ont pu apprécier, à leur juste va-
leur, ses solides qualités professionnelles
et aussi sa souriante cordialité. — P. S.
♦
Le Chemin de l’Honneur
en grand OaSa à Lyon
M. Demblans, directeur du Pathé-Palace,
a organisé avec la collaboration de la firme
Lyon-Cinéma une soirée de gala au profit
des combattants nord-africains, pour la pre-
mière du Chemin de l'Honneur.
La musique du 142° D. I. prêtait son con-
cours à cette séance et un détachement de
spahis formait dans le hall une magnifique
haie.
On remarquait dans l’assistance choisie,
qui emplissait la vaste salle, les Généraux
Usson et de Mesmay, Mme et M. Bollaert,
Préfet du Rhône et un grand nombre de
personnalités civiles et militaires.
Jean Clère.
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sont heureux de vous informer qu'à da-
ter de ce jour elles assurent dans la gran-
de région parisienne la diffusion des
films ÈPOC et qu’ainsi elles peuvent ac-
tuellement vous offrir les films suivants :
Le Mot de Cambronoe
avec
Sacha Guitry — Marguerite Moreno
Pauline Carton et Jacqueline Delubac...
(pii n’a qu’un mot à dire
Petite Peste
Jeanne Boitel — llené Lefèvre — Henri
Rollan — Geneviève Callix — André
Roanne — Junie Astor
Jeunesse <£p» c )
Lisette Lanvin — Paulette Dubost
Jean Servais
La Route Heureuse
Edwige Feuillère — Claude Dauphin —
Rosine Deréan
Remarions-nous
Colette Darfeuil — Georges Péclet —
Gaston Jacquet
Sans Elle
Marcel Vallée — Jacqueline Daix
Documentaires
Pêcheries (l’Automne (600 m.), Tradi-
tions marseillaises (800 ni.), Florence
(Epoc, 600 m.), A Travers Rome
(Epoc, 600 m.)
Tél.: EURope 49-40
R. C. Seine 277.21 2 B
Un Accord est intervenu
pour le Règlement de la Taxe d'Armement
Au cours d’une séance tenue le 13
février, les Chambres SyndtcaEes se sont
mises d’accord sur la question de la
Taxe d’Armement.
La Taxe d’Armement est à 5a charge
respective de chacun des contractants.
Elle ne peut être déduite des recettes
brutes à moins de conventions particu-
lières portées au bon de commande.
En ce qui concerne Ses litiges résul-
Réouverture du Cinéma Le Paris
de Londres
Le cinéma Le Paris, situé en plein West-
End, Lower Regent Street à Londres, qui
était fermé depuis la guerre, a fait sa réou-
verture le lor février.
Cette salle, très moderne, qui possédait
même un abri contre les bombardements
aériens, avait été inaugurée en avril dernier
avec La Bête humaine, de Jean Renoir, et
s’était spécialisée dans la projection des
films français en version originale.
Elle sera désormais exploitée d’une façon
différente et donnera en reprise des pro-
grammes choisis parmi les meilleures pro-
ductions américaines, françaises et anglai-
ses de ces dernières années.
*
* *
Le Studio One de Londres projette actuel-
lement Les Rois du Sport avec Fernandel
et Raimu.
+
De nouveaux Filins Américains
sont terminés
La production d’Hollywood comptera,
cette année, moins de films «richissimes».
Si l’on excepte Autant en emporte le Vent
(film M.-G.-M.) et Le Bossu de Notre-Dame
(film R. Iv. O. Radio), films coûtant des di-
zaines de millions.
Warner Bros présentera bientôt à Paris :
Victoire sur la Nuit avec Bette Davis; La
Vieille Fille, avec la même grande comé-
dienne, va sortir incessamment. Tlollywood
Cavalcade, film d’Irving Cummings, avec
Alice Faye, grande production en couleurs
naturelles sur l’histoire de Hollywood et
le sensationnel La Mousson, réalisé par
Clarence Brown, d’après le beau roman de
Louis Bromfield.
Parmi les principales productions des
Artistes Associés, nous verrons The Real
Glorg, le meilleur film de Gary Cooper, et
Intermezzo avec Leslie Howard.
Columbia prépare le lancement de The
Amazing Mr Williams et du nouveau film
de Cary Grant : Mis Girl Fridcnj.
tant de contrats anciens, Ses nouvelles
dispositions ne seront pas obligatoire-
ment et rigoureusement applicables et
les accords à intervertir devront être em-
preints du plus large esprit de concilia-
tion.
fjjous publierons la semaine prochaine
le texte officiel de cette importante
décision.
Aux Distributeurs de la Région de Marseille
et de Lyon
A la suite d’un accord intervenu avec
Cyrnos Film, la Société Discina a le plai-
sir d’informer Messieurs les Exploitants de
la région de IViarseille qu’elle distribuera
elle-même le film Angelica.
Par le même accord, elle distribuera éga-
lement les films Pièges, Dernière Jeu-
nesse, Angelica pour la région de Lyon.
S’adresser à la Société Discina, 12, boule-
vard de la Madeleine, Paris 8e. Opéra 08-20.
. ' *
* *
Tempête est prolonge, par suite de son
succès, d’une troisième semaine au Plazza
de Bruxelles. Il commence la première ex-
clusivité à l’Empire d’Anvers.
1
La COLUMBIA
sort quatre grands films à Paris
C ' .
Actuellement, Columbia donne en ex-
clusivité quatre grandes productions
dont l’une est le magnifique film français
de Julien Duvivier : « La Charrette fan-
tôme » (IVSarivaux) .
« M. Smith au Sénat » connaît au Biar-
ritz un triomphe mérité par la valeur ar-
tistique de ce film de Frank Capra, in-
terprété par James Stewart et Jean
Arthur.
« Golden Boy », qui passe au César,
est une production de Rouben Mamou-
lian admirable d’émotion. Il est joué par
Barbara Stanwyck, William Holden et
Adolphe IVIenjou.
Enfin « Garde-Côtes », grande produc-
tion d’Eward Ludwig qui sort à l’Olym-
pia, est un film d’atmosphère maritime
joué par Randolph Scott, Frances Dee
et Ralph Bellamy.
Création d’un Magazine Belge filmé
MM. Stanislas Dottremont et Charles Van
Duyse ont eu l’idée de produire un maga-
zine belge filmé, à l’image de « La Marche
du Temps » américaine.
Ce magazine portera le titre de La Bel-
gique vivante.
Le numéro /, qui vient de paraître, est
consacré spécialement à ta grande gloire
scientifique belge, Camille Heymans, Prix
Nobel 1939.
M. Dottremont a également produit une
rétrospective en hommage au grand bourg-
mestre de Bruxelles, Adolphe Max.
H
rXTIXXXXXXXXXXXXXXXXXXTÎ ciNEjtëfflj^RAPHIE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦**
DANS LA PRODUCTION
La Production française s’anime courageusement
Peu à peu, les titres de films sortent comme des bour-
geons précoces dans cet arrière-hiver inclément.
On tourne dans nos studios cinq films. Pas un de pius,
certes.
Mais on en annonce plusieurs. On trouvera plus loin
les projets de la grande maison française C. F. C. D’autre
part, nous savons qu’une puissante société française, qui
fut longtemps en sommeil par suite d’événements sur les-
quels il n’est pas nécessaire d’épiioguer, va reprendre un
programme de production régulière et importante.
Mais il nous serait encore plus agréable de savoir
que, parmi Ses films en préparation, se trouveront quelques
productions de classe internationale, capables de soutenir
avec les grands films-leaders de ces deux dernières années,
une flatteuse comparaison.
Espérons. Lucie Derain.
OW TOURNE
NEUILLY
Monsieur Hector.
(ex-Le Nèg(re du Négres-
co) .
Maurice Cammage tourne de-
puis plusieurs jours dans une
suite de charmants décors dûs
à Marcel Magniez qui est seul
décorateur de ce film. Recti-
fions donc.
Georges Grey a échangé avec
Fernande] la tenue et l’identité
de celui-ci. Voici donc Georges
Grey mué en valet de chambre
et Fernande] transformé en élé-
gant gentleman-
Suzanne Dehelly, Marthe Mus-
sine, Gaby Wagner forment un
trio féminin autour de l’inénar-
rable Fernande!.
Prod. : Stella.
Tournage : 41' semaine.
BIENTOT
La france est un Empire
Dans quelques jours, aura
lieu la présentation d’un des
plus importants films qui aient
été tournés pour servir la gran-
deur française.
Il s’agit de La France est un
Empire, dont la réalisation est
due à cinq grands reporters du |
film : Gaston Chelle, qui se
chargea de l’Afrique du Nord
— ■ disparu trop tôt il y a quel-
ques semaines à peine — Hervé
Missir, qui fit l’Indochine, Geor-
ges Barrois, qui tourna à Mada-
gascar, l’Ile de la Réunion, la
côte Somalie française, Ray-
mond Méjat, auteur du repor-
tage en Guyane et aux Antilles,
enfin André Persin, qui fit
l’Afrique noire.
Jean Loubignac a monté les
magnifiques documents rappor-
tés de ces points lointains de
notre Empire. Et j’ajouterai en-
fin que la musique est de Van
Hoorebecke, le commentaire
d’Emmanuel Bourcier, d’après
un scénario de Jean d’Agraives,
et cpie cette réalisation Ciné Re-
portages Réalités contient des
cartes et dessins animés d’E-
tienne Lallier et Henri Sarrade,
Nous ne pouvons donner ac-
tuellement l’analyse de ce film,
mais il nous est agréable de
dire, dès maintenant, la valeur
artistique de cette bande qui
décrit en lumineuses images
l’œuvre constructive de la
France. — L. D.
S Viviane Romance et
Georges Flamant nous
prient de faire savoir qu’ils
n’ont pas encore commen-
cé les prises de vues du
film « La Tosca ».
C. M. C.-NICE
Unie! Père et Fils.
Réal. : J. Duvivier.
Ved. : Michèle Morgan, Rai-
mu, Jouvet, Colette Darfeuil,
R. Le Vigan, Renée Devillers,
Suzv Prim, Lucien Nat, Ginette
Maddie.
Prod. : Transcontinental.
Tournage : fi" semaine.
PAGNOL - MARSEILLE
Trois Argentins à Montmar-
tre.
Les prises de vues de ce film
musical cl comique se poursui-
vent. Cette semaine est la qua-
trième et dernière semaine d’in-
térieurs.
JOINVILLE-PATHE
On a tourné quelques scènes
d’un film de Robert Alexandre,
Hitler m’a dit, sorte d’illustra-
tion filmée du livre de Herman
Rauschning portant ce titre. Le
décor représentait l’intérieur de
la maison de Berchtesgaden.
FRANÇOIS-I r
Un Soir d’Alerte.
Réal. : J. de Baroneelli.
Prod. : Flag Film.
Tournage : 2“ semaine.
BUTTES-CHAUMONT
L’Empreinte du Dieu.
L. Moguy, qui vient d’être ap-
pelé mobilisé, se dépêche et met
les bouchées doubles pour ter-
miner rapidement, sans le bâ-
cler, ce grand film adapté du
roman de Maxence van der
Meerscb. A une récente visite,
nous avons vu, dans une grande
cour de ferme où allaient et ve-
naient cochons, poules, dindons,
l’arrivée de Jacques Dumesnil
en tenue de marié avec les fleurs
nuptiales à sa boutonnière, et
sa jeune épouse Blanchette Bru-
noy tenant dans ses bras une
gerbe de mimosas. Larquey, au
collier de barbe rousse, ouvrait
la marche avec le grand Mar-
ceau dégingandé.
Jacques de BARONCELU ï
tourne
“UN SOIR D'ALERTE”
Depuis quelques jours, J.
de Baroneelli tourne à Fran-
çois-Pr cette comédie char-
mante, production Flag Film ,
inspirée à Michel Duran par
le début de la guerre, à
Paris, et par des événements
ou des modes de vies : pré-
paration aux alertes, camou-
flages des habitudes et des
décors de la vie, black out
des rues parisiennes, qui
changeront, mens qui ne se-
ront plus tels qu’ils furent à
ce moment-là.
Dans te ravissant décor de
Duquesne représentant le
salon satiné, tout en glaces et
en meubles rococo , de la
chanteuse (. Joséphine Baker),
un clochard aux vêtements
haillonneux se prélasse, re-
gardant les fleurs et les oi-
seaux. On reconnaît le bon
Lucien Baroiix. Tout à l’heu-
re, Jean Tissier, qui campe
un inénarrable imprésario,
entrera et un dialogue mor-
dant s’ engagera entre te clo-
chard, gui connaît la vie, et
l’impresario opportuniste...
Saturnin-Fabre joue dans
ce film un solennel proprié-
taire entiché de souvenirs
napoléoniens et Gabrielle
Dorziat est l’autre proprié-
taire d’un immeuble voisin,
dont la fille ( Micheline Pres-
tes) s’amourachera du fils de
Saturnin . Fabre ( Georges
Marchai)... — René Drouin.
RECTIFICATION
Dans l’analyse de Chantons
quand même, le film de Pierre
Caron, s’est glissée une erreur
typographique. Il faut donc lire
dans le « Caractère du Film » :
C’est un film de deuxième par-
tie et non de « première partie »
comme il était imprimé par
erreu r.
PIERRE MAR9AN3 EST MORT
Nous apprenons la mort su-
bite de notre ami, le talentueux
dessinateur Pierre Mariani,
âgé de 48 ans, dont les ravissan-
tes affiches de cinéma étaitent si
justement admirées dans toute
la Corporation.
C’est un homme délicieux en
même temps qu’un probe ar-
tiste qui disparait. Tous ses
amis le pleureront. Son inhu-
mation a eu lieu mardi 13 fé-
vrier 1940.
1 Les droits du film « Le
Maître de Forges » ayant
été renouvelés à M. Fer-
nand Rivers à dater du 1er
février 1940, c’est doréna-
vant la D.U.C., 92, avenue
des Ternes qui, ayant l’ex-
clusivité des films Fernand
Rivers, distribue « Le Maî-
tre de Forges ».
Une scène émouvante de La Charrette Fantôme, film qui sori en exclusivité
cette semaine au Marivaux (Distributeurs Columbia Film).
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Les films nouveaux a Paris
Semaine
du 14-2-40 au 20-2-40
FILMS FRANÇAIS
La Charrette fantôme (Mari-
vaux) (lre s.) (Columbia).
Les Musiciens du Ciel (Coli-
sée) (lre sem.) (Filmsonor).
BraZza (Marignan) (3B sem.)
(D.P.F.).
Battement de Cœur (Made-
leine) (3° sem.) (Osso).
L’Homme du Niger (3e sem.)
(Olympia) (Self)
De Lénine à Hitler (Max Lin-
der) (4° sem.) (Distr. Fran-
çais).
FILMS AMERICAINS
VERSIONS ORIGINALES
Lç Flambeau de la Liberté
(Avenue) (lr,e s.) (M.G.M.).
Golden Bog (César) (2e sem.)
(Columbia).
L’Etrange Sursis (Marbeuf)
(2° sem.) (M.-G.-M.).
Edith Cavell (Etoile) (3e s.)
(R. K. O.).
Les Quatre Plumes blanches
(Normandie) (3e sem.) (Ar-
tistes Associés).
Veillée d’ Amour (4e sem.) (Le
Paris) (Universal).
M. Smith à Washington (5e
sem.) (Biarritz) (Columb.).
Good Bge M. Chips (Triom-
phe) (9° sem.).
9 Les Films G.E.C.E. équipent
actuellement leur cabine de pro-
jection privée avec un poste
muni du double interloque. Ils
en ont confié la réalisation aux
Etablissements Cinélume, 3, rue
du Colisée à Paris, dont les ap-
pareils cinématographiques de
marque « Cinémeccanica »,
sont si justement appréciés par
les exploitants.
■ Nous apprenons que M.
Martin de Thionville (S. A. Ci-
nélorrain), exploitant les ciné-
mas de Jœuf et de Rriey, vient
de traiter également chez Ciné-
lume, 3, rue du Colisée à Paris,
des appareils de projection so-
nore, portatifs de format 35 mm.
B M. Ferraro, directeur de
l’Artistic Cinéma à Agde (Hé-
rault) , nous informe qu’il est
susceptible de présenter des
films tchécoslovaques en ver-
sions originales. Il prie Mes-
sieurs les Distributeurs de
lui faire des propositions.
PUBLICITË DU METROPOLITAIN
Département Cinémas
L. PERTUS
3, rue Duperré, Paris (9 )
de 9 heures à 14 heures :
Trinité 15-14
de 14 heures à 24 heures :
Roquette 30-12
PETITES ANNONCES
OFFRES D’EMPLQI
Technicien connaissant le
trucage cinématographique, est
demandé, situation d’avenir,
Sérieuses références exigées.
Ecrire n° 45.
Bon opérateur est demandé
pour ville de Bretagne. Référen-
ces demandées.
Ecrire n° 42.
Opérateur sérieux connais-
sant appareils Western - Erne-
mann est demandé. Indiquer ré-
férences, âge, condition, si non
mobilisable.
Ecrire : Mme Lelong, 115, av.
de la République, Deauville
(Calvados).
Opérateur est demandé pour
Epinal. Références exigées.
Ecrire Circuit Pontet-Thomas,
1, rue Blondlot, Nancy (Meur-
thc-et-Moselle).
DEMANDES D’EMPLOI
Jeune homme, 17 ans, réfé-
rences métier, cherche place
aide-opérateur, Paris.
Ecrire Jean Chaussard, 24,
rue Saint-Yves, Paris-14e.
Chef - opérateur, sérieuses
références métier, dépanneur,
dégagé obligations militaires,
prétentions modérées si contrat,
cherche emploi opératèur ou
chef de poste dans ville sud ou
sud-ouest.
Ecrire n° 41.
Jeune homme, réformé défi-
nitif, ne pouvant reprendre sa
place de directeur technique
d’une salle parisienne par suite
de son état de santé, cherche :
région du Midi, Algérie, Espa-
gne ou Amérique du Sud. Repré-
sentation, direction ou même
nnbine intéressante; 15 ans de
métier, ancien chef-opérateur de
grandes salles parisiennes, an-
cien directeur, peut fournir tou-
tes références nécessaires. S’in-
téresserait même à la location
d’une salle dans une grande
ville du Midi.
Ecrire avec offres détaillées
à : M. J. R., Société Cinémato-
graphique A.R.E.V., 17, rue Gu-
din, Paris-16c.
40 ans, libre obligations mi-
litaires, études supérieures, for-
mation bancaire et commer-
ciale, connaissance anglais et
langues étrangères, ayant tra-
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La REVOLTEdesVI VANTS
//
C’est le nouveau titre de « Le Monde Trem-
blera »... Ce film romanesque, puissant,
mouvementé, où le tragique se mêle adroi-
tement au comique, est tiré du roman à suc-
cès de Charles Robert-Dumas (le célèbre
auteur de « 2e Bureau » ) et Roger-Francis
Didelot... Douze vedettes : Claude Dauphin,
Madeleine Sologne, Roger Duchesne, Ar-
mand Bernard, Erich von Stroheim, Le Vi-
gan, Guisol, Aimos, Georges Prieur, Mady
Berry, Christiane Delyne et Carette. Mise
en scène de Richard Pottier. ( Prod . C.I.C.C.)
"LES MAITRES
DE LA MER"
Ce très beau film de Frank Lloyd évoque de
façon absolument magistraie la lutte épi-
que que se sont livrée au siècle dernier la
navigation à voiles et la navigation à va-
peur, ainsi que la première traversée de
l’Atlantique par un bateau à aubes... Quatre
vedettes : Douglas Fairbanks Jr, Margaret
Lockwood. Will Fyffe et le fameux George
Bancroft, dont c’est la rentrée à l’écran.
//
CEUX QUI VEILLENT"
LA BELGIQUE EST BIEN DÉFENDUE !
Ce film inédit révèle l’effort admirable ac-
compli par la Belgique en vue de sa défense
contre une attaque éven/tuelle... Il n’a pu
être tourné que par autorisation spéciale
du Grand Etat-Major de l’Armée Belge...
Une œuvre passionnante qui vient bien à
son heure et que tout Français doit avoir
vue. ( Réalisation de Gaston Schoukens.)
//^ème
ÉTAGE
La réalisation de ce film, retardée par la
guerre, s’achève. Maurice Cloche en ter-
mine actuellement le montage aux Studios
Paramount.
« 6e Etage », tiré de la fameuse pièce de
Vitrac et Gehri, a pour vedettes : Janine
Darcey, Pierre Brasseur, Larquey, Alice
Tissot, Florelle, Germaine Sablon, Jean
Daurand, Henri Crémieux, Madeleine Suf-
fel et Carette. Cette histoire originale, tou-
chante et amusante, sera certainement ap-
préciée de tous ! (Production C. /. C. C.)
//
GERONIMO
//
Geronimo : le plus farouche des ennemis de
la race blanche... 10.000 Indiens fanatisés
terrorisent l’Ouest des Etats-Unis et tien-
nent en échec toute la Cavalerie Améri-
caine... La plus formidable bataille qui ait
été jamais portée à l’écran... Vingt vedet-
tes, en tête desquelles : l’adorable Ellen
Drew, Preston Foster et Andy Devine.
//
QUAND LA CHAIR
SUCCOMBE "
Cette histoire passionnante qui, du temps
du muet, avait consacré la gloire d’Emil
Jannings, bénéficie cette fois des immenses
moyens du cinéma moderne. C’est tout
dire ! L’étonnant Akim Tamiroff, dont le
nom est aujourd’hui connu dans le monde en-
tier, est la grande vedette de ce film, qui
consacre en même temps les débuts d’une
nouvelle étoile, nommée Muriel Angélus.
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Une comédie folle-
ment pleine de
blagues désopilantes
et de joyeux coups de
théâtre !... Elle est
jouée à la perfection
par une troupe d’ar-
tistes anglais, fran-
çais et américains. II
y a notamment l’ado-
rable Ellen Drew, aus-
si drôle qu’elle est
jolie, Ray Milland, Ja-
nine Darcey et Jim
Gérald. (Paramount
British Production J Ad )
ü:
((
LUNE DE MIEL
A DALI’’
Une comédie des plus
gaies dans laquelle
on retrouvera avec
plaisir Fred MacMur-
ray et Madeleine Car-
roll. . . Après mille
joyeuses péripéties
qui nous entraînent
jusqu’en Océanie,
l’héroïne finira par
admettre, non sans
mal, que l’amour pour
une femme, qu’elle
le veuille ou non, est
sa seule raison
d’être !
(t
LE SOUFFLE
DE LA VIE
Film d’action. Film
d ’ amour surtout. . .
Cette histoire nous
montre comment un
chirurgien fameux,
grand spécialiste des
maladies du cœur, en
ignore cependant
tous les secrets dé-
tours ! Trois vedet-
tes : Akim Tamiroff,
John Howard et la
splendide Dorothy La-
mour, dans un rôle en
tous points différents
de celui de « Ty-
phon ».
“LE MYSTERE
DE LA
MAISON NORMAN
Cf
Un film de mystère,
à la fois dramatique
et d i vertis s a n t...
C’est l’histoire effa-
rante de deux amou-
reux accueillis dans
une maison bien in-
quiétante... On voit le
plus étrange des meur-
triers se jouer cruel-
lement de l’héroïne...
qui n’est autre que la
merveilleuse Paulette
Goddard, femme de
Charlie Chaplin.
"TYPHON"
EN COULEURS !
CIEL DE GLOIRE
La plus belle des his-
toires d’amour. Ce
film poignant et dra-
matique, agrémenté
d’une musique admi-
rable, évoque la vie
brûlante de Victor
Herbert, qui fut un
musicien célèbre.
Quatre vedettes ex-
ceptionnelles : Wal-
ter Connolly, Allan
Jones, Mary Martin et
Susanna Foster, une
jeune artiste âgée de
14 ans, que l’on con-
sidère comme une nou-
velle Deanna Durbin !
Tous ceux qui ont aimé Dorothy Lamour
dans « Hula » et dans « Toura », seront
heureux de la revoir en '(fille de la nature»,
si belle et si pure en sa quasi-nudité, dans
« Typhon »... Toute l’action de ce grand
film d’aventures, très différent des deux
précédents, se passe dans des Mers du
Sud... Et Dorothy Lamour, plus séduisante
que jamais, y est incomparable !
Ü
“LA FEMME
AUX DIAMANTS’
L’action de ce film
excessivement mou-
vementé se passe en
Afrique du Sud...
Une série d’aventures
extraordinaires nous
entraînent à la suite
de la blonde et ra-
dieuse Isa Miranda,
qui vient de faire des
débuts retentissants
à Paramount. Celle-ci
tient de façon magis-
trale le rôle d’une
belle et cruelle aven»
turière.
//
LA LUMIÈRE
QUI S’ÉTEINT
//
D’après le chef-d’œuvre universellement
connu de Rudyard Kipling. Ce film magis-
tral, dont on attendait, depuis plusieurs an-
nées déjà, la réalisation avec une impa-
tience grandissante, est enfin prêt... Il a
été mis en scène de façon extraordinaire
par William Wellman. Et c’est Ronald Col-
man qui en est la vedette principale... Un
film que Paramount est fier de présenter
à sa clientèle.
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Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
Directeur Paul Auguste HARLE
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/hallucinante composition de Louis Jouvet
lans La Charrette Fantôme de -J. Duvivier.
(Transcontinental-Columbia)
lin Comité d’importation
réglementera
l’Entrée des Films étrangers
■ Le chiffre des films étrangers im-
portés en France ne sera pas supé-
rieur pour 1940 au chiffre d’importa-
tion de 1939, l"r janvier-31 décembre.
Un Comité d’importation a été consti-
tué pour contrôler et réglementer
l’entrée des films étrangers, Comité
comprenant des représentants de plu-
sieurs ministères.
«Le Monde en Armes » sera doublé en anglais
Le grand film de propagande français,
World in Arms (Le Monde en Armes), dès
son arrivée en Grande-Bretagne, sera dou-
blé en anglais. Il est distribué par la Savoy
Film Productions Ltd.
Les Artistes Associés reprendraient
la Distribution de leurs Films en Italie
New York. — Le front solide qu’avaient
opposé les huit grandes compagnies
américaines au monopole d’importation
des films créé voici seize mois par le
gouvernement italien, serait brisé. La
firme « United Artists », s’il en faut
croire Variety, aurait recommencé ia
distribution de ses films en Italie. Les
autres compagnies continuent leur
abstention du marché et, depuis le
1er Janvier 1939, n’ont pas édité un film
nouveau en Italie.
RESSERRONS-NOUS AUTOUR DU METIER
Assez de Polémiques !
Travaillons !
C’est avec un étonnement profond que
nos camarades du front, lorsqu’ils viennent
passer quelques jours de détente à Paris,
constatent que les gens de leur métier qui
ont l'avantage de pouvoir continuer leur
travail et l'honneur d’assurer le maintien
de notre belle industrie, n’ont pas trouvé
moyen de se mettre d’accord pour se soute-
nir les uns les autres et collaborer avec
quelque harmonie.
Que ce jugement soit un peu simpliste,
c’est certain.
Il n’en reste pas moins que des articles
comme ceux qui ont été récemment publiés
dans des quotidiens et des hebdomadaires
de cinéma, ou que certaines déclarations pu-
bliques récentes de personnalités parisien-
nes, qui dressent l’une contre les autres la
Production, la Distribution et l’Exploita-
tion françaises, et jettent le doute sur la
bonne volonté constructive des fonction-
naires chargés de s’occuper de nous, sont
indignes de citoyens de la France en
guerre.
Travaillons et taisons-nous. Unissons-
nous pour adapter notre commun travail
aux nouveaux besoins, aux nouvelles dis-
positions du Pays. Plions-nous à leurs exi-
gences. Ils verront plus clair et nous aide-
ront mieux.
; *
* *
Faut-il encore et toujours rappeler que
l'Exploitation est la base économique de
notre Industrie? C’est du rendement de
cette exploitation des films, que ces mar-
chandises soient faites en France ou qu’elles
soient importées, qu’elles soient de produc-
tion récente, inédite, ou qu’elles datent de
plusieurs années, que dépendent la prospé-
rité de Ja Production nationale et la valeur
de nos films comme matière d’art expor-
table.
L’activité de ces commerces d’appoint
essentiels, qu’il faut se garder de désorga-
niser, surtout en temps de guerre : / 'Impor-
tation de films américains, anglais, ita-
liens, etc.; la Distribution de tous les films,
nationaux ou étrangers, sur le territoire;
l’Exportation de ces mêmes films sur nos
marchés extérieurs, dépendent également, à
la base, grâce à son apport d’argent régu-
lier, de l'Exploitation des films parmi le
public français.
*
* *
A-t-on suffisamment dit à ces courageux,
à ces audacieux entrepreneurs que sont les
Directeurs de cinémas, que leur activité est
utile, indispensable, précieuse à l'Etat de
guerre; que sur eux repose toute la puis-
sance de propagande de l’Etat non seule-
ment en diffusion, en surface d’écran et en
nombre de fauteuils, mais encore en moyens
financiers pour la création des films, petits
et grands, et pour leur lancement à travers
le monde?
Donnez à ces quatre mille travailleurs si-
lencieux qui dirigent les salles françaises,
cette marque d’estime, cette affirmation pu-
blique de la valeur nationale de leur acti-
vité, et vous les verrez se plier avec joie à
toid ce que le Pays exige d’eux, taxes, res-
trictions, contrôles.
Nous entendons dire, nous lisons, encore
et toujours, que les Directeurs fraudent,
que les Distributeurs truquent leurs répar-
titions, que les Producteurs, les Metteurs en
scène, les Artistes prélèvent des appointe-
ments fabuleux!
Ces accusations calomnieuses seront-elles
plus longtemps tolérables entre nous, entre
gens de métier qui ont toutes occasions de
s’estimer, et aux oreilles des fonctionnai-
res qui ont la charge totale et toute puis-
sante d’administrer nos activités ?
*
* *
Par exemple, pour ce qui concerne l’Ex-
ploitation, n’est-elle pas lavée de tous soup-
çons depuis le décret-loi du 29 juin 39, qui
a mis entre les mains des Contributions In-
directes le contrôle de tous les billets d’en-
trée dans les cinémas ? Que peut-elle se voir
imposer de plus, pour montrer sa bonne
foi, que ce décret qui lève le secret des re-
cettes des impôts, oblige les Sociétés d’Au-
teurs à communiquer leur vérification, et
institue cet Organisme central profession-
nel de contrôle et de statistique de l’indus-
trie cinématographique auquel ni l’exploi-
tation, ni la distribution, ni la vente, ni la
production d’un film ne peuvent échapper ?
Il est temps de renoncer à nous calomnier
nous-mêmes. Paul Auguste H.
I
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CI1ME
FR
RAPHIE
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C.I.D.A.L. C. rend dommage
à la Finlande
« Finlande !... Frontière de 5a Liber- t
té ». La tonie dernière réalisation du I
Monde en Action, réalisé par Max Cass-
van, vient de recevoir Sa coupe du Docis- j
mentaire du C.LD.A.L-C. (Comité Inter-
nationa! de Diffusion Artistique et Litté-
raire par 8e Cinématographe). Au cours
de cette réunion, qui eut lieu vendredi
16 février, ÜVllSe Hélène Vacaresco et M.
N. PHlat, Présidente et Vice-Président
du Comité, ont remis à titre exception-
nel, !a Médaille d’Or du C.i.D-Â.L.C. à
S. E. fî. Holma, Ministre de Finlande à
Paris.
*
LE PROCHAIN FILM DE
MARLÈNE DIÉTRICH
Après le succès qu’elle vient de rempor-
ter dans le grand film de l’ouest d’Universal,
Destri/ Rides Again, Marlène Dietrich va
tourner pour la même compagnie, Sinners,
dont l’action se passera aux Indes. Joe Pas-
ternack, qui lança Deanna Durbin, en sera
encore le producteur.
1
Charles Boyer tourne avec
Bette Davis
Bette Davis a choisi son nouveau film :
« A!I this arsd Keaven, Too » (Ceci et le
Ciel aussi) et l'on a choisi, pour elle, un
partenaire de classe : Charles Boyer,
revenu de France après un séjour dans
le sud-ouest de la France et un très
court séjour à Paris.
Mme Aimée Navarra, metteur en scène de
Frères d’Afrique, est actuellement en Algérie
où elle tourne les extérieurs.
UNE INITIATIVE OPPORTUNE
POUR LE CINÉMA FRANÇAIS
Pathé-Consortium va reprendre
son Activité dans la Distribution
Pathé - Consortium prend actuellement
toutes initiatives et dispositions pour re-
prendre la place de tout premier plan qui
fut longtemps la sienne dans la Corpora-
tion.
Durant ces dernières années, en effet, la
distribution Pathé-Consortium ayant cessé
d’être alimentée par des productions nou-
velles, avait été limitée à des films relative-
ment anciens. L’activité de la Société se
trouvait, par suite, pratiquement canton-
née dans la distribution de films en format
réduit et du « Pathé-Journal » . A vrai dire,
ces deux déparlements avaient conservé
une grande animation qui s’est accrue de-
puis le début des hostilités, notamment par
le développement du Cinéma aux Armées.
Mais voici que nous apprenons que Pathé-
Consortium va sonner un nouveau réveil du
groupe Pathé-Cinéma en réorganisant, sui-
vant un vaste programme, sa distribution
« Standard ».
Pathé-Consortium a conclu, à cet effet,
des accords avec une nouvelle Société de
Production, la « Société Centrale de Ciné-
matographie ». Celle-ci met en œuvre, ac-
tuellement, plusieurs grands films qui, sur
des sujets de classe internationale, réuni-
ront des grands noms du cinéma français.
Noms donnerons incessamment toutes
informations utiles à ce sujet, nous bor-
nant à dire aujourd'hui que, déjà, Mare
AJIégret, !¥3arce2 Achard et Armand Sala-
crou ont signé avec la S. C. C.
Le programme de la S. C. C. définit clai-
rement son ambition d’être un « Centre de
Production », désireux de créer des colla-
borations avec les producteurs extérieurs en
leur fournissant des bases et éléments de
travail leur permettant de « réaliser » selon
un plan rationnel et des méthodes saines.
Signalons enfin que la S. C. C. s’est
assurée Be concours d’hommes qui occu-
pent dans 8a Corporation des places de
premier pian. Parmi ceux-ci, nous cite-
rons Ml. Raymond Sorderie, son direc-
teur, et M. André Wiener qui, après avoir
dirigé Sa mise au point de plusieurs su-
jets de films, va maintenant reprendre
sa place aux Armées.
En noyant trois Journaux de Guerre
Dans la salle de projection de l’ Automo-
bile Club, viennent d’être projetés trois
Journaux de Guerre du Service Cinémato- '
graphique de l’Armée. Le public, en géné-
ral, n’en voit que des extraits, insérés dans
les montages d’ Actualités.
Or, le Journal de Guerre représente une
réusite remarquable. Chaque journal est
centré sur une idée directrice, un thème.
Tel numéro suit les phases d’une mission
photographique aérienne; entre les scènes,
sont intercalés, comme au cours d’une con-
versation entre le speaker et le spectateur ,
d’antres reportages brefs. Un antre parait
avoir pour contre lu Rédaction d'un journal
du Front. Un autre .enfin, commente, en
une série d’images fortement évocatrices, ce \
qui se cache derrière les mots Rien à signa- 1
1er du communiqué.
Le montage est rapide; le texte parlé est \
enlevé avec vigueur et brièveté. L’ ensemble
respire une fermeté virile, un optimisme et
une énergie vraiment entraînants. — P. M. |
F
UNE PELLICULE PANCHROMATIQUE ITALIENNE
Les laboratoires italiens viennent de
sortir la plus récente pellicule panchro-
matique (négative et positive) de Sa
Société Ferrania. L’industrie italienne,
qui dit grand bien de cette pellicule,
compte ainsi se servir le moins possible
de pellicules étrangères : Américaines
(Kodak), Allemande (Agfa), Belge (Ge-
vaert) pour des films qui seront ainsi
cent pour cent italiens.
Deux aspects pittoresques de Fernande!, en
haut le nègre du music-hall, en bas avec Ro-
gnoni dans Monsieur Hector (Le Nègre du Né-
gresco), film de M. Cammage (Production Stella).
Distribué par Védis Film.
rxxxxxxxxxxxxxxxxx:
cine
FR
RAPSIIE Q
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
A TRAVERS LE MON!
LE TRIOMPHE DES FILMS FRANÇAIS AU JAPON
uPépéle Moka” obtient la première Place à un Referendum
Joséphine Baker, chanteuse, s’entend fort bien
avec le clochard Lucien Baroux dans Un Soir
d’Alerte, de J. de Baroncelli (Production Flag).
Le prochain Hlm de Frank Capra
Le premier film que le metteur en scène
Frank Capra et son associé l’écrivain Ro-
bert Riskin réaliseront pour l’organisation
indépendante de production qu’ils vien-
nent de créer, sera La Vie et la Mort de
John Doe. Warner distribuera ce film.
♦
DÉMENTI
De Londres, Alexandre Korda dément
la nouvelle de son départ définitif pour
les Etats-Unis. Il continuera à produire
pour les « United Artists » moitié à
Londres, moitié à Hollywood.
On parte beaucoup en Suisse, actuelle-
ment, d’une invention nouvelle qui est, pa-
rait-il, tout à fait sérieuse. Il s’agit de
l’O. T. P. ( Odorated Talking Pieture), due à
deux techniciens suisses, qui a été présen-
tée récemment dans un studio improvisé, à
Berne. MM. Hans E. Laube et Robert Barth
avaient mis au point leur procédé il g a
plus d’un an déjà, mais sa réalisation pra-
tique a été longue, ce qui les a empêchés
d’en offrir la primeur à l’Exposition Natio-
nale de Zurich, comme ils se le propo-
saient.
Le film odorant, puisque c’est de lui qu’il
s’agit, a été présenté dans un local de très
grandes dimensions, sans difficultés, prou-
vant ainsi qu'il peut-être utilisé dans tou-
tes les salles. Les frais d’adaptation aux
dispositifs sonores sont très modestes et se
font sans difficultés. Il nécessite simplement
un technicien O. T. P. pour utiliser l’appa-
reil émetteur qpi est à même, dès mainte-
nant, de créer la sensation de 4.000 parfums
différents. Disons A ce propos que l’être
humain normal est capable de discerner
environ 150 odeurs et parfums !
Les privilégiés, qui ont assisté à la pré-
sentation du procédé, ont pu constater
qu’il n’y avait là nulle magie. Un simple
Cette année, sept films français sont pré-
sentés au Japon. Ces films sont : Pépé-le-
Moko, Roman d'un Tricheur, Hélène, Re-
tour à l’Aube, Prison sans Barreaux, Nit-
chevo et L’Etrange M. Victor. El dans le
referendum de notre revue de cinéma, Le
Nouveau Cinéma, sélectionnant les dix meil-
leurs films étrangers présentés au Japon
en 1939, le jury, composé des critiques les
plus éminents, a choisi Pépé-le-Molco
comme le Premier Prix, Prison sans Bar-
reaux. le deuxième, el Hélène, le huitième.
Dans le referendum de The Movie Times,
autre revue de cinéma la plus authentique
au Japon, on suppose (pie Pépé-le-Moko ob-
tiendra à coup sur le premier prix aussi.
De nouveau films français seront bien-
tôt importés. Le gouvernement japonais a
donné l’autorisation d’importation de plu-
Le Film Français
à Athènes
Du 29 janvier au 4 février :
Au Titania : Noix de Coco.
A l’Orphée : Entente cordiale.
Du 5 au 1 1 février :
Au Pallas : Louise.
Du 12 au 18 février :
Au Rex : L’Ent raine use.
Au Pallas : J’étais une Aventurière.
Du 18 au 25 février :
Au Pallas : Le Puritain.
caisson derrière l’écran fonctionne automa-
tiquement, en synchronisme direct avec
le film. Et, passant d'une roseraie embau-
mée, à d’autres fleurs dont V arôme était
frappant d'exactitude, ils assistèrent, dans
une vivante atmosphère d’essence et d'huile
de ricin, au Grand Prix de Suisse des autos,
puis traversèrent un hôpital aux relents
caractéristiques, pour arriver enfin dans un
bar où le café qui fumait dans les tasses
était vraiment attirant !
Tout ceci n'est-il qu’une amusante réali-
sation sans portée pratique ? Nous ne le
croyons pas, et pensons, au contraire, qu'un
nouveau film, monté avec ce procédé,
pourrait bien faire quelque bruit. L’avenir
nous le dira...
*
* * *
Nous avons parlé, dans un de nos der-
niers articles, du programme du cinéma
Rialto de Genève. Nous avons omis de dire
que cet important établissement fait partie
du même groupe pie le Motard Cinéma de
Genève, et que le C apitoie et le Moderne à
Lausanne, fous quatre placés sous la direc-
tion de M. le Dr R. Brnm. Voi i un oubli
réparé !
Jacques Poulin.
sieurs nouveaux films français au début de
1940. Notre public est très content de pou-
voir apprécier de nouveau les excellentes
qualités artistiques des films français ré-
cents. Rien que tous ces films français im-
portés en 1940 ne soient pas encore fixés,
on a déjà publié l’importation des films
français suivants :
La Fin du Jour, Entrée des Artistes, Le
Jour se lève, La Loi du Nord, Orage, La
Mort du Cygne, Le Puritain, Hôtel du Nord,
Le Messager.
Eeaucoup d’autres films français seront
ajoutés à cette liste d’importation. Par cette
mesure, il me semble que l’interdiction
d’importer les films français ne sera désor-
mais jamais plus exécutée au Japon.
Une Entente Anglo-Américaine
pour l’Exportation des Revenus
de Fiés
On sait que le gouvernement anglais a
décidé de ne laisser sortir de Grande-Breta-
gne qu’une partie des revenus faits en ce
pays par les films américains. En se basant
sur la moyenne des recettes faites par les
Américains, au cours de ces trois dernières
années, le revenu annuel exportable a été
fixé à 17.500.000 dollars, soit 805 millions
de francs.
A la suite d’une réunion des directeurs
des huit grandes compagnies américaines
au bureau de M. Will Havs, à New York,
la répartition de ces 17.500.000 dollars à
exporter, aurait été fixée de la façon sui-
vante :
M.-G.-M 25, %
Warner Bros 18,
20th Centurv Fox 17,5 -
Paramount 15,
United Artists 10,
Columbia 8, —
R. K. O. Radio (5,5 -
La maison Universal ne figure pas dans
cette répartition; scs films étant exploités
en Grande-Bretagne par une compagnie an-
glaise : General Film Distribution. — P. A.
♦
Les grandes Sociétés Américaines
confient leur Publicité
à une Firme spécialisée
L’accord entre l’Advertising Accessories
inc., d’une part, et R. K. O. et Universal,
d’autre part, est signé. Ces firmes suivent
l’exemple de Paramount. L’accord part du
1er février et comprendra la distribution
des bandes-annonces de ces trois firmes.
C’est la première fois que des maisons de
l’importance de celles ci-dessus autorisent
la vente et la distribution de leur publicité
par une organisation indépendante de leur
maison.
Nouvelles de Suisse...
A-t-on inventé le Film odorant?
(De notre correspondant particulier.)
S hinkichi O k ad a.
8
cxxxxxxxxxxxxxxxnnmmn cinemKDÎPpRaphbe
frAMjse
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Emploiera-t-on la Lumière noire
dans les Cinémas?
A la suite d’un article paru dans notre nu-
méro du 3 février 1940, intitulé Pourquoi
n’utilise-t-on pas la Lumière noire ?, on
nous communique une circulaire N° 110
DP/4 du 16 janvier 1940 de M. le Président
du Conseil , Ministre de la Défense Natio-
nale et de la Guerre, à Messieurs les Pré-
fets, autorisant sans limitation, l’emploi de
la lumière noire en période normale de
guerre et, sous certaines conditions, en pé-
riode d'alerte, pensant que vous pourriez
utilement indiquer cette décision ministé-
rielle dans un de vos prochains numéros.
On ne saurait trop souligner l'importance
de cette décision qui peut permettre à l’Ex-
ploitation de suppléer à l’éclairage défail-
lant des façades et enseignes, par l’emploi
de la lumière noire, réglementaire au titre
de la Défense Passive. — René Drouin.
♦
DE GRANDS FILMS FRANÇAIS
AUTORISÉS PAR LA CENSURE
HOTEL DU NORD
reprend sa brillante carrière
Le beau film de la Sédif, dont on n’a
pas oublié le succès lors de sa sortie,
vient d’être de nouveau autorisé par la
Censure.
Nous sommes heureux de cette nou-
velle qui libère ainsi l’une des bandes
artistiques les plus personnelles du ci-
néma français, réalisée par Marcel Car-
né et interprétée par Annabella, Arletty,
Louis Jouvet, J. -P. Aumont, Paulette Du-
bost, André Brunot, Andrex, etc...
LA MAISON DU MALTAIS^ LE DERNIER TOURNANT
sont autorisés
La Censure a levé définitivement l’in-
terdiction qui avait momentanément
frappé « La Maison du Maltais » et « Le
Dernier Tournant », films réalisés par
Pierre Chenal et distribués par la Lux,
C o m p a g nie Cinématographique de
France.
Le Film Français à New York
domine les autres parlants étrangers
Dans les cinémas de New York passant
du film parlant étranger, nous notons, dans
la semaine du 15 au 21 janvier, au Fifth
Avenue Playhouse et au Fifth Street Play-
house : Entente cordiale, de Marcel L’Her-
bier, dont nous avons signalé la semaine
dernière le succès; au World : Regain (Har-
vest), de Pagnol, et au Little Carnegie :
Katia de Maurice Tourneur.
Cependant, La Que Oldivaron (film espa-
gnol) passe au 48th Street; Giovanni de Me-
dici (film italien) au Cine Citta; Tevya
(film parlant yiddish) au Continental et Ils I
voulaient la Paix au Cameo.
Georges Rollin, le jeune dévoyé de Notre-Dame
de la Mouise, film de R. Péguy (Distr. D.U.C.).
Le Referendum
du « Motion Picture Herald »
Le referendum annuel, organisé auprès
des exploitants américains par le Motion
Picture Herald pour désigner les dix stars
les plus populaires et amenant le plus de
clients dans les cinémas, a donné en 193;)
les résultats suivants : 1. Mickey Rooney;
2. Tyrone Power; 3. Spencer Tracy; 4. Clark
Gable; 5. Shirley Temple; 6. Bette Davis;
7. Alice Faye; 8. Errol Flynn; 9. James Ca-
gney; 10. Sonja Henie.
On peut remarquer que Mickey Rooney
a enlevé la première place à Shirley Tem-
ple qui la détenait depuis quatre ans. Un
referendum fait par le même journal en
Grande-Bretagne donne la première place
à Deanna Durbin.
Les Voyages de Gulliver (Paramount).
Une production sensationnelle de Max Fleischer,
entièrement en Couleurs, tirée du conte immor-
tel de Swift. Ce film, excessivement drôle, évo-
que les aventures stupéfiantes, réjouissantes,
extraordinaires du célèbre Gulliver
chez les Lilliputiens
A propos
de l’Accord
pour le Règlement
de la Taxe
d’Armement
Séance du 13 Février 1940
de la Commission (Taxe d’Armement)
Procès-Verbal
Présents :
M. Vandal (pour la Chambre Syndicale
du Film Français);
M. Fribourg (représentant le Cabinet Ri-
bes du Film Français);
MM. Marty et Elie (pour la Chambre Syn-
dicale Française des Distributeurs de
Films);
MM. Yvart et Gérard (pour le Syndicat
Français des Directeurs de Théâtres Ciné-
matographiques) ;
M. Clavers (pour la Chambre Syndicale
Française des Directeurs de Cinémas).
i *
* *
Ap rès discussion et échanges de vues :
La Commission reconnaît que la taxe
d’armement doit être régulièrement à la
charge respective de chacun des contrac-
tants.
A toutes lins d’aplanir les différends ac-
tuels nés de divergence d’interprétation,
la Commission précise que la taxe d’arme-
ment ne peut être déduite des recettes bru-
tes,' à moins de conventions particulières
portées au bon de commande.
En ce qui concerne les litiges subsistants
résultant de contrats anciens, les nouvelles
dispositions ne seront pas obligatoirement
et rigoureusement applicables et les accords
à intervenir devront être empreints du plus
large esprit de conciliation.
Le Nouveau grand Film de Walt Disney
« PINOCCHIO »
sera doub’é en sept langues dans sept Pays
On va prochainement commencer le tra-
vail de doublage pour les versions étran-
gères du nouveau film de long métrage de
Walt Disney, Pinocchio, dont la réalisation
est complètement terminée. Le film, au lieu
d’être doublé à Hollywood le sera dans
chaque pays étranger auquel il est destiné.
Walt Disney a l’intention de faire des
versions portugaises, espagnoles (pour le
Sud-Amérique), italiennes, suédoises et hol-
landaises. On parle également d’une autre
version en espagnol pour l’Espagne.
Quant à la France et au Danemark, rien
n’a encore été décidé.
Chacune de ces versions revient à $10.000
(450.000 francs) venant s’ajouter au budget
total du film.
EXCLUSIVITÉ DES FILMS FERNAND R1VERS
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PRÉSENTE
Une Grande Fresque sur l’Histoire de France
et le Panqermanisme
1 O -
.'S 's?
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vA
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ANS D’ARMISTICE
UNE RÉALISATION DE
ANTOINE RASIMI
ANIMÉE PAR
EDOUARD HELSEY
DES MINISTRES, DIPLOMATES, PARLEMENTAIRES
DÉCLARENT QUE
“TOUS LES FRANÇAIS
DOIVENT VOIR CE FILM”
Je puis affirmer qu’une telle réalisation confé-
rera un vif éclat à Y art cinématographique de
notre pays. EDMOND SÉE. (L’Œuvre)
Le film arrivera à son heure et sera salué,
comme il convient, par tous ceux qui connaissent
la vérité et qui seront heureux, néanmoins, de la
voir éclater sur l’écran, pierre wolff.
(Paris-Soir.)
J
GEORGES FLAMANT
UNE ŒUVRE BOULEVERSANTE DE PASSION
DE GRANDS FILMS FRANÇAIS
QUI FONT RECETTE:
Vous Seule que J’aime
Cas de Conscience
Moulin dans le Soleil
Héros de la Marne
Claudine à l’Ecole
Marraine du Régiment
L’Enfant de Troupe
et bientôt :
L’OMBRE du 2me BUREAU
SATURNIN
LE CHAMP MAUDIT
et "APRÈS MEIN KAMPF...
«..MES CRIMES!
par Adolf HITLER "
Téléphone : Elysées 60-00
Télégr : FILMCRISTA
LES FILMS CRISTAL
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PARIS
13
rxxxxxrrxxxxxxxxxxxxxrr; Ow’ê^^mpnit
L’EXPLOITATION
LÉGION ALE
Un Cinéma aünospftérique s’est ouvert à Lyon : “LE NORMANIY’’
Que les Directeurs
rapportent les Films à temps !
Le cinéma Odéon, complètement trans-
formé, vient de rouvrir sous le nom de
« Normandy ».
A bord de cette curieuse salle atmosphé-
rique, dont la décoration est fort originale
— ciel étoilé, passerelle et rembarde de pa-
quebot - les spectateurs ont l’illusion de
faire un voyage autour de ce monde qui
s’anime sur l’écran...
Le « Normandy » connaît un gros suc-
cès de curiosité et, dans les circonstances
présentes, un tel effort mérite d’être souli-
gné.
CERTAINES SALLES NANCEIENNES
SOIGNENT LEUR PUBLICITE
Pour l’exclusivité : De Lénine à Hitler,
M. Grégoire, directeur du Majestic, a donné
un salutaire « coup de poing » à la som-
meillante publicité nancéienne : en parti-
culier, un pavé «frappant», d’après l’affi-
che imprimée par La Cinémato. De Lénine
à I/itler : un montage plein d’intérêt et de
réalité pris sur le vif.
D’autre part, un souffle de publicité pré-
ventive a été donné par l’Empire. (Direc-
tion, M. Grand.)
Voilà qui nous rend plus optimiste !
Un très beau film au Paillé : Elle el Lui;
à l’Empire : A l’Ombre du 2" Bureau; l’Eden
continue ses... reprises. Nancéac, qui à
présent offre un film de long métrage, ne
cesse de posséder le succès qui ne l’a jamais
quitté depuis sa naissance.
(En même temps qu’à Nancy : De Lénine
éi Hitler à l’impérial, Lunéville.)
Dès le soir, la clienlèle se raréfie! Cepen-
dant, plusieurs de nos salles (le Majestic en
particulier) poussent jusqu’à l’heure pres-
crite (21 heures) l’ouverture de leurs por-
tes. Le permanent apporte de bons résul-
tats. — M. J. Relier.
+
A Reims les Recettes augmentent
Par ailleurs, l’exploitation continue à
réaliser des recettes satisfaisantes avec des
« premières visions » telles que Jeunes Fil-
les en Détresse, Circonstances atténuantes
(Pathé-Palace), L'Homme du Niger (troi-
sième semaine à la Scala), Dédé la Mu-
sique (Tivoli), Alerte sur l’ Angleterre et Le
Danube bleu (Royal), Tarzan trouve un Fils
(Majestic), L’Ombre du 2e Biveau (A. B. C.),
La Force des Ténèbres (Studio de la Four-
mi), La Baronne de Minuit (Coucou).
Signalons enfin les présentations conju-
guées des deux grandes salles Eldorado et
Chanteclair. — Jean Clère.
Viviane Romance et Dalio
dans La Tradition de Minuit,
film de Roger Richebé, d’après l’œuvre
de Pierre Mac Orlan.
(Distrib. : Paris-Cinéma-Location).
Certains directeurs se plaignent qu’il leur
faille revenir plusieurs fois chez les distri-
buteurs, par suite du retard de certains de
leurs collègues à retourner les copies pas-
sées la semaine précédente.
Petits Détails, Grande Misère, comme dit
le proverbe.
Que les directeurs négligents pensent à
leurs confrères et apportent à retourner
ieurs copies autant de soin et de diligenci
qu’ils pourraient en exiger eux-mêmes.
Les Studios Marocains rouvrent
pour produire
des Films de Propagande
Au Maroc, Sa jeune entreprise « Cinéo-
phone » avait dû fermer ses portes par
suite de la mobilisation de son directeur,
SVb ûodquin. Le Protectorat a réquisi-
tionné locaux et appareils pour la mise
en chantier d’une série de films de pro-
pagande. Sous l’impulsion de mobilisés
tels 3e capitaine Henry et M. Bosse, in-
génieur technique, les studios tout neufs
vont travailler pour le plus grand bien
de la défense nationale. Des disques e*
des courts métrages tous formats seront
réalisés puis transportés par camion
spécial dans les villages et douars. La
projection se fera dans un local de for-
tune ou de nuit en plein air. Ainsi, les
premiers studios nés en Afrique du
Mord, avant même d’avoir erttamé leur
propre destinée, contribueront à conser-
ver intact en terre marocaine, le bon re-
nom de la IVIère patrie. - Paul Saffar.
A Toulouse, gros Efforts du Trianon et du Plaza
“Pièges” “ Fric Frac” sont en tête
A Reims, les recettes, d’une façon géné-
rale, ont sensiblement augmenté depuis la
guerre, mais les directions ont été obligées
d’adopter une présentation spéciale suivant
les circonstances du moment.
L’Empire (Gaumont) a présenté des films
à succès comme Maurin des Maures, Fric-
Frac , Le Moulin dans le Soleil, Feux de
Joie, Les Otages, Le Chasseur de chez
Maxim’ s, Giuiga Din.
L’Alhambra (Gaumont) a projeté Paris
Béguin, L'Illustre Maurin, Caserne en Folie,
N’épouse pas ta Fille, Je le confie ma Fem-
me, Prince de Minuit, Un de la Canebière.
A l’Opéra (Paramount). Parmi les meil-
leures productions : Casier judiciaire, II
est charmant. Belle Etoile, Grisou, La Ba-
ronne de Minuit, La Taverne de la Jamaï-
que, Le Bois sacré.
L’Eden a donné de beaux programmes,
Messieurs les Bonds de Cuir, Le Cantinier
de la Coloniale, La Joyeuse Suicidée,
Deuxième Bureau contre Rommandantur,
Ménilmontant, Marinella, Le Retour d’Ar-
sène Lupin, L’Ombre qui frappe.
M. Dosser.
Toulouse. — La série des films, présentés
sur l’écran du Trianon, est fort longue.
Tous les programmes ont connu un suc-
cès à peu près ininterrompu.
Au point de vue « recettes », nous pou-
vons dire que eet établissement, qui n’a pas
1.500 places, talonne sérieusement tous ses
concurrents.
Depuis le début de la saison, les meilleurs
rendements ont été :
Pièges (2 sein.), Les Hauts de Hurlevent
(2 sem), Fric-Frac (2 sein.), Deuxième Bu-
reau contre Rommandantur (2 sem.), Tour-
billon de Paris, L’Emigrante, La Brigade
sauvage, Terreur à l’Ouest, Le Café du
Port. '
Après la brillante exclusivité de Louise,
nous verrons : Marseille mes Amours, Sidi-
Brahim, Berlingot et Cie, Quartier Latin,
Sérénade, Le Chemin de l'Honneur, La Tra-
dition de Minuit, Dernière Jeunesse.
Nos félicitations à M. Pouget,
AU PLAZA
Cette salle présente des films américains
faisant partie de la Production M.-G.-M. Les
meilleurs résultats ont été : Toute la Ville
danse (2 sem.), Marie-Antoinette, Tarzan a
trouvé un Fils, Un Envoyé très spécial, La
Famille Hardy en Vacances, Le Jeune Doc-
teur Rildare, Trafic d’Hommes, Tête de
Pioche, Cinq Jeunes Filles endiablées.
En terminant, nous nous devions de si-
gnaler la belle Exposition Marie-Antoinette,
organisée par les Services publicitaires de
la M.-G.-M. aux Magasins Thiery, situés en
plein centre de la ville, et qui a contribué
au rendement de celle somptueuse réalisa-
tion.
Le mois prochain, nous entretiendrons
nos lecteurs de la salle Gaumont (S.N.E.G.)
et de ses brillantes exclusivités.
Roger Bruguière.
H
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Cï!\E
FR
R/\PHIE
SE
Au Sujet des Appointements
des Directeurs-Propriétaires
La Publicité de Cinéma ne doit pas
Elle est le Moteur des Recettes
mourir
On sait qu'à la fin de 1939, a paru un dé-
cret concernant la limitation des bénéfices
des entreprises industrielles et commer-
ciales.
Un article, l’article 12, spécifie que l’on
peut envisager une rémunération des chefs
d’entreprises :
Article 12. — Est distraite des bénéfices
soumis à la limitation, la rémunération nor-
male du travail fourni par le chef d’entre-
prise exploitant à titre individuel ou en
qualité d’associé en nom collectif, ainsi que
par les associés, gérants des sociétés en nom
collectif, ainsi que par les associés, gérants
des sociétés à responsabilité limitée dont
les rétributions sont réintégrées dans la
base de l’impôt cédulaire en conformité de
l’article 10 du Code général des Impôts di-
rects.
Si nous comprenons bien, le montant des
appointements du directeur-propriétaire
sera basé sur l’importance de la salle. On
ne saurait, en tout cas, aller au-dessous,
dans le taux le plus bas, de la 'omme an-
nuelle de 27.583 fr. 30 qui est _ opcinte-
inent minimum calculé d’après les barèmes
appliqués en conformité avec la Convention
collective du 15 avril 1937 et modifiée par
la sentence arbitrale de M Mouton, du 21
juillet 1939. A cela s’ajoute la prime d’an-
cienneté de 550 fr. par mois.
En somme, le directeur-propriétaire a
droit au minimum à s’adjuger 38.606 fr. 80
par an, qui est l’annuité de l’employé le
plus rétribué.
t
Changement d’ Adresse
Les Sélections Cinégraphiques du Sud-
Ouest, à Bordeaux, nous communiquent leur
nouvelle adresse : 15, rue Fernand-Marin,
téléphone : 845-65 Roger Bruguière.
La publicité cinématographique se meurt-
elle? C’est ce que d’aucuns prétendent. Nous
ne serons pas aussi pessimistes : mais le
fait est qu’elle ne se porte pas bien.
A vrai dire, on en distingue mal les rai-
sons ou plutôt, les arguments que l’on
avance pour conclure à l’inutilité de tout
effort publicitaire dans les circonstances
actuelles sont malaisément défendables.
Que dit-on, en effet ? Qu’en raison des
difficultés de l’heure présente, du ralentis-
sement des affaires, il faut réduire au maxi-
mum les frais d’exploitation. Les films cour-
ront leur chance sur leur valeur propre : et
que le meilleur gagne !
Ceci qui pouvait être vrai il y a encore
quelques mois, en raison des conditions
toutes particulières de l’exploitation, boule-
versée par la guerre, ne l’est plus aujour-
i d’hui. L’industrie cinématographique est
sortie de son sommeil : on produit des
films. Pourquoi prétendrait-on les priver
de l’appui décisif que constitue un bon lan-
cement publicitaire ?
Devra-t-on rappeler quelques vérités es-
sentielles, à l’heure où, partout, à commen-
cer par les plus hautes sphères, on agite la
question de savoir comment utiliser au
mieux l’arme formidable de la propagande?
Dire aux producteurs qu’il n’est pas bon de
Directeurs de Permanents indiquez
à Ventrée Vhoraire de vos séances
Certains directeurs de cinémas per-
manents ont facilement pris l’habitude
de poser sur un panneau du hall d’en-
trée l’horaire des films projetés.
Malheureusement, d’autres collègues
oublient cette élémentaire précaution
pourtant bien utile au passant qui pourra
devenir le client immédiat.
se priver délibérément des avantages que
confère une campagne de presse bien me-
née ? Aux distributeurs que leurs clients,
exploitants et directeurs de salles, seront
toujours sensibles à des arguments de vente
logiques, à la pression qu’exerce une publi-
cité directe habile ? Aux exploitants eux-
mêmes, enfin, qu’une bonne affiche, pour
ne pas chercher plus loin, garde son plein
effet sur le public? On a vu, on voit encore
trop de façades aveugles...
La place, qui nous est mesurée, ne nous
permet pas aujourd’hui d’entrer dans le dé-
tail du sujet. Mais à la question : Convient-
il, ne convient-il pas de faire actuellement
de la publicité, nous répondrons hardiment
par l’affirmative. Qu’on réduise les budgets,
soit. Cette amputation, on saura la compen-
ser par un redoublement d’initiative; ce
n’est jamais ce qui a manqué aux Français,
non plus que l’imagination. Il faut s’en tirer
avec les moyens du bord : ces moyens sont
réduits. Tant pis. Cela serait une grave er-
reur que de les supprimer entièrement.
R. C HA L M AND RI ER ,
Président de l’Association des Directeurs
de Publicité de Cinéma.
Les Vestiaires sont autorisés
Le Bureau des Théâtres de la Préfecture
de Police informe que la permission don-
née récemment d’ouvrir les vestiaires des
salles de spectacles, mais de n’y recueillir
que les parapluies, est étendue, maintenant,
à tous vêtements et objets, à la condition,
toutefois, qu’il soit indiqué, très apparem-
ment, que les objets déposés ne seront re-
mis, en cas d’alerte, qu’une fois cette der-
nière terminée, le vestiaire restant fermé
pendant la durée de l’alerte.
Reprise continue des Recettes
de F Exploitation Parisienne
L’Administration de l’A. P. vient de donner une indication de
la situation du spectacle parisien pendant les premiers mois de la
guerre.
En septembre, le Droit des pauvres n’a perçu que 450.000
francs, au lieu de 4 millions 400.000 francs en 1938.
En octobre, les perceptions du Droit des pauvres se sont haus-
sées à 1 million 250.000, en novembre à 1 million 800.000, en dé
cembre à 2 millions 800.000 francs.
Ces deux derniers mois rapportent habituellement de 6 à 8 mil-
lions à l’Assistance. La progression enregistrée est cependant un
signe d’amélioration très favorable.
■ Les Productions Bercholz viennent de signer un con.
trat avec Viviane Romance et Georges Flament pour la réali-
sation d’un film international. Les prises de vues commence-
ront en avril. Ce film sera distribué dans la Région parisienne
par la Compagnie Commerciale Française Cinématographique.
Michel Simon et Michèle Morgan, Salutistes des Musiciens du Ciel,
de G. Lacombe et R. Lefèvre (Rêgina-Filmsonor).
15
Une importante
Décision en Grèce
avantage la
S.A.C.E.M.
(De noire correspondant particulier.)
Athènes, février 1940.
Le différend entre les directeurs de
nos cinémas et l’agent général en Grèce
et représentant de la Société des Au-
teurs, Compositeurs et Editeurs de Mu-
sique, que nous avons mentionné à plu-
sieurs reprises et en dernier lieu dans
le n" £072, du £9 mai 1939 de La Ciné-
matographie Française, et qui arriva jus-
qu’à la Cour de Cassation d'Athènes,
après avoir longtemps occupé nos lé-
gistes, a été enfin définitivement jugé,
mais ïe résultat de ce jugement n’esï
pas à la faveur de nos directeurs qui
sont désormais obligés de payer les
droits d’exécution de la musique enre-
gistrée dans les films, M. Tsamados
ayant le droit de demander par le Par-
quet l’interdiction de la projection d’un
film au cas de refus de payement desdits
droits.
L’arrêté de la Cour de Cassation sous
date du 30 janvier 1940 portant le nu-
méro 41/1940 reconnaît les points de
vue du requérant, en ce qui concerne les
droits d’exécution publique, comme
étant conformes à la loi. (Articles 1 et 9
de la loi 2387/1920 en combinaison avec
les articles 2 et 3 de la loi 4301.)
Par conséquent, l’autorisation écrite
du compositeur ou du cessionnaire de
ses droits est indispensable pour que !
l’exécution d’une composition musicale I
puisse avoir lieu.
A défaut de cette autorisation, le Par-
quet est obligé, à la demande de l’ayant-
droit, d’interdire la dite exécution.
Les sommes que M. J. Tsamados ré-
clame à présent aux cinémas s’élèvent
rétrospectivement, à partir du jour où
le différend avait surgi jusqu’à présent,
environ à deux millions de drachmes,
produit d’un pourcentage de 0,88 % sur
les recettes. — C. Lazarides.
Le Tourbillon de Paris
« La Première de Frédégonde et Brunehaut »
(Prod. Ray -Ventura).
A la fin du mois de novembre écoulé, lu
censure allemande avait autorisé 125 films,
dont 93 allemands et 32 étrangers. En 1938,
dans la même période janvier-novembre,
sur 132 films approuvés par la censure, il y
en avait 78 allemands.
Sur les 33 films annoncés au début de
l’automne par B’Ufa, 26 sont déjà ache-
vés ou en cours de réalisation. On tourne
actuellement 13 films dans les studios
de Berlin, un dans ceux de Munich, 2 à
Vienne, 2 à Prague; d’un autre film on
tourne les extérieurs. Au total 18 films
dont 5 de la Tobis, 4 de la Terra, 3 de
l’Ufa, 3 de la Bavaria et 3 autres de pro-
ducteurs indépendants : Herzog, Mar-
kische et Adler.
Voici quelques titres : Films comiques :
Les Femmes sont les Meilleurs Diplomates,
Eté, Soleil, Erika !, Jeunes Filles en Anti-
chambre, L’Arbre généalogique du Docteur
Pistirius, Ma Fille ne le veut pas; films dra-
matiques : Deux nouveaux films de Zarah
Leander, L’Express du Congo avec Birgel,
Hoppe et Doltgen; Slratosphérique N “ 18,
Bayer 205, qui porte à l’écran la lutte con-
tre la maladie du sommeil; Amour de Mère
avec Kàthe Dorsch; Le Commissaire de
Police Eyck; un film sur Rodolphe Diesel,
l’inventeur du moteur.
Waldrauscb (Ivresse de la Forêt), d’après
le roman de Fudwig Ganghofer. Production
Ufa.
Fa Ufa réalise un film policier : Kenn-
vort (Machin). Protagonistes : Paul Dahlkc
et Hilde Weissner. Réalisateur : Erick Was-
chneck.
A la Tobis, un film musical : Unsterbli-
cber Walzer (Valse immortelle), esl une
« Nième » reconstitution de la vie du roi de
la valse : Johann Strauss. Metteur en scène :
Emo.
On vient de présenter à Fille, avec un
immense succès, au cours d’un gala de bien-
faisance présidé par M. Caries, Préfet du
Nord, en présence du Général commandant
la Première Région et du Consul Général de
Belgique, un grand film inédit sur l’Armée
Belge intitulé Ceux qui Veillent.
Ce film a été réalisé par Gaston Schou-
kens, par autorisation spéciale du Grand
Etat-Major de l’Armée Belge. 11 montre l’ef-
fort incroyable fait par nos voisins en vue
d’assurer leur défense contre une nouvelle
agression éventuelle.
Ea Terra produit Jobannisf eaer (Feux de
Saint-Jean) dont le sujet est de l’auteur Her-
mann Sudermann, qui fut pourtant un écri-
vain suspect au régime nazi.
La Bavaria a mis en chantier deux films,
dont un : Leiden ans Irland (Souffrances
d Irlande), dit bien par son titre ce qu’est
sa substance.
Un autre film est de caractère policier :
Verdacht auf Ursula.
Et encore un autre : Kriminalfilm, com-
me disent les Allemands en parlant du
genre policier, à Panorama Film : Dein
Leben Gehort Mir.
Comme on peut le voir, les studios el les
producteurs allemands semblent chérir
particulièrement le Kriminalfilm et n’abor-
der que peu le film politique.
Le contingent habituel d’une cinquan-
taine de films américains est entré, cette
année aussi, en Allemagne.
! *
* *
On est en train de tourner deux films à
Prague, dans les studios Barrandow : un
allemand et l’autre tchèque.
Le Surintendant à la Cinématographie de
la Bohême et de la Moravie a déclaré qu’on
produira douze films par an à Prague, tous
à la Barrandow. En outre, dans les deux au-
tres studios, on produira des films tchèques
avec sous-titres allemands. On pourra
compter à l’avenir sur 30 films tchèques.
En général, un film tchèque est réalisé en
douze jours et son coût de production va-
rie de 40.000 à 90.000 marks seulement. Les
acteurs reçoivent de 200 à 300 marks par
film. Le gouvernement subventionne I in-
dustrie cinématographique. Une prime de
20.000 marks et une autre de 100.000 peu-
vent être accordées aux films approuvés.
B. B.
Ce n’est pas un assemblage de bouts d’ac-
tualités. C’est un film entièrement inédit.
Le film sera l’objet de deux séances spé-
ciales (à 18 h. 20 et 20 h. 25) jeudi pro-
chain 29 février, au Paramonnt de Paris.
Séances données sous les auspices de l’As-
sociation des Correspondants de Journaux
Belges en France, au bénéfice de l’œuvre
belge des secours au Soldats de France.
Emouvant, réconfortant, Ceux qui Veil-
lent sera pour tous les Français un motif
d’étonnement et d’admiration. (Distribué
par Paramonnt.)
EJ
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
ciiNÉittâfmÿR/
RAPHiE
SE
Les Studios cl ; TLiéatres Allemands
vivront-ils dans celte Economie resserrée]
Des Films de Cri
me
— Importations, Exportations Réduites
♦
Deux Galas, à Lille el à Paris
pour “Ceux qui veillent”
16
CYYTTÏ I rrr YYTTTT; XXXXXi CÏNÉMÏBgRAPHBE EXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXT:
ANALYSE ET CRITIQUE DE FILMS
La Charrette fantôme Les Musieiens du ÇieS
Drame (G) Comédie dramatique (G)
Origine : Française.
Réalisation : Julien Dnvivier.
Auteur : Selma Lagerloff.
Dialogues : Alexandre Arnoux.
Décorateur : Jacques Krauss.
Opérateurs : J.-N. Krüger,
Jardin et Schneider.
Musique : Jacqmes lbert.
Assistant : Pierre Dnvivier.
Interprétation : Pierre Fres-
nay, Louis Jouvet, Micheline
Francey, Mita Parély, Henri
HJ as si et, Valentine Tessier,
Marie Dell. Palau, D. Le Vi-
gan, René Génin, Jean Mer-
canton, Ariane Borg, Jean
Claudio, Pérès, Mme L’Her-
bay.
Studios : Neuilly.
Enregistrement : Mélodium.
Montage : Feyté.
Prod. : Transcontinental.
Edition : Columbia.
CARACTERE DU FILM. —
Julien Duvivier a tiré d’une lé-
gende nordique, écrite par la
romancière suédoise : Selma
Lagerloff, une grandiose réali-
sation cinématographique.
Dans ce film, comme dans le
livre, il s’agit d’une trag,édie
de la misère et de l’alcoo-
lisme, sur laquelle se broche
le thème fantastique du Char-
retier de la Mort venant cher-
cher, à la fin de chaque année,
les âmes des morts.
L’œuvre de Duvivier est
belle et d’une résonance pro-
fonde et pure. Son importance
technique, sa beauté photo-
graphique feront date dans
l’histoire du film d’art; La
Charrette fantôme portera
dans le monde la renommée
de notre cinéma.
SCENARIO. — La jeune Sa-
lutiste : Sœur Edith s’attache au
premier misérable qui vient, la
veille rie l'inauguration de l’a-
sile, demander refuge. Il s’agit
de David Holm souffleur de
verre, ivrogne et tuberculeux,
que su misère a rendu sauvage
et débauché. Durant toute l’an-
née, Sœur Edith espère ramener
David sur le chemin du devoir
et de la rédemption. Un ancien
compagnon de débauche : Geor-
ges, meurt une fin d’année et,
emporté par le Charretier de la
Mort, devient, à son tour, le fu-
nèbre conducteur de la Char-
rette fantôme. Il vient chercher
David le soir de la Saint-Syl-
vestre, mais David ne veut pas
mourir. Il comprend le néant
de sa vie, il veut sauver sa fem-
me et ses enfants du suicide, ra-
cheter sa vie perdue Au lit de
mort de Sœur Edith qui meurt
de tuberculose, David puise
la foi dans son rachat. Et le
Charretier de la Mort n’empor-
tera j>as David, qui ne mourra
pas, reviendra auprès de sa fa-
mille pour commencer une vie
de travail et de repentir.
TECHNIQUE. — L’œuvre de
Selma Lagerloff, où le fantasti-
que se mêle étroitement au réel,
élait difficile à réaliser. Le film
est en deux parties, deux atmos-
phères. C’est l’étude réaliste qui
est, tic beaucoup, la plus puis-
sante, la plus accessible au pu-
blic français qui sera dérouté
par le surnaturel pourtant mer-
veilleusement exprimé.
Les personnages sont humains
et vrais. Toutes les scènes des
rues ,des tavernes, avec des
rixes et des beuveries grouillan-
tes de vie, tout ce qui a trait à
la misère humaine et à la cha-
rité des Salutistes, est remar-
quable et direct. Les scènes fan-
tastiques du début et de la fin
combleront les amateurs de
technique, par la perfection des
surimpressions et de trucages,
car les vues de la forêt bru-
meuse, et le passage de la Char-
rette dans le ciel, sont parmi les
plus belles images qu’on ait ja-
mais vues.
INTERPRETATION, — Mi-
cheline Francey, qui tient ici
son premier grand rôle, révèle
dans le rôle d’Edith un talent et
une émotion vibrante et comme
transfigurée. Pierre Fresnay
joue David Holm avec une intel-
ligence aiguë, Louis Jouvet est
hallucinant en voyou devenu
charretier des âmes. Et cpie de
beaux et saisissants visages :
Valentine Tessier (la capitaine),
Marie Bell, l’étonnante Mila Pa-
rély (Mme Holm), le petit Clau-
dio, lean Mercanton, Palau, et
René Génin et Le Vigan qui
jouent deux pauvres raisonneurs
et philosophes. Une impression-
nante figuration peuple le film
d’un bout à l’autre de figures
repoussantes ou désespérées.
LES FILMS
DE KOSTER
20, boni. Poissonnière,
annoncent leur nouveau nu-
méro de téléphone :
Provence 27-47
Origine : Française.
Réalisation : Georges Lacombe.
Auteur : René Lefèvre.
Dialogues : René Lefèvre et
Jean Ferry.
Décorateur : Andréjeeff.
Opérateurs : Schuftan, Portier
et Ale khan.
Musique : Arthur Honeggèr et
Arthur Hoerée.
Interprétation : Michèle Mor-
gan, René Lefèvre, Michel Si-
mon, Bovério, Rignault, Syi-
vette Saugé, Bergeron, René
Alexandre, de la Comédie
Française, Gabrielle Fonlan,
Madeleine Geoffroy, G. Jac-
quet, Noël Roquevert.
Studios : Neuilly.
Enregistrement : Mélodium.
Ingénieur du son : Rampillon.
Production : Régina.
Edition : Filmsonor.
CARACTERE DU FILM. —
De son roman salué par toute
Sa Presse comme une réussi-
te, René Lefèvre a tiré un
scénario émouvant que. Geor-
ges Lacombe a mis en scène
avec un art supérieur. Les
Musiciens du Ciel sont des
Salutistes, et S’œuvre pré-
sente se passe entièrement
dans les milieux populaires
parisiens. Son caractère mi-
goguenard, mi-pathétique est
un miracle de tact et de me-
sure. On rit, on s’émeut, on
pleure au cours de ce film
joué avec une sensibilité fré-
missante. Voici probablement
le triomphe de îa simplicité
et de la sensibilité.
SCENARIO. — Victor, bri-
coleur de la Zone, glisse peu à
peu au vol en compagnie d'un
voyou et faux-monnayeur. Victor
mendie sous l’apparence d’un
aveugle. Une jeune Salutiste, la
| lieutenanle Saunier, l’emmène
| chez elle, le fait manger, le ré-
conforte. Le lendemain, elle le
\ retrouve et, pour lui donner
honte de jouer la cécité, elle le
met en présence d'un mutilé de
guerre, véritable aveugle. Vic-
tor, gagné par la bonté rayon-
\ liante de la Salutiste, abandonne
la mendicité, reste à l’asile de
| l’Armée du Salut, puis devient
Salutiste. La pureté et le dévoue-
ment cle la Lieulenante ont ré-
noué cet homme. Epuisée par la
! fatigue une affection pulmo-
naire l’emporte le soir de Noël
(dors que Victor collabore à la
fête donnée aux pauvres. Mais
son œuvre continuera puisque
Victor vouera sa vie à faire le
bien.
TECHNIQUE. — Artiste fin
et délicat, Georges Lacombe a
trouvé dans le sujet des Musi-
ciens du Ciel une matière pitlo
resque et chaleureuse et le dé-
cor populaire qu’il aime, et qu’il
a su restituer avec talent et vé-
rité. Le tragique est ici discret,
la très belle photographie de
Schuftan donne un éclat sourd
aux scènes de la rue, aux dis-
tributions de soupe aux misé-
rables, à cette émouvante con-
fession publique de Victor...
Décoration simple et réaliste.
Une œuvre grande et sans chi-
qué, enveloppée d’une musique
noble et vivante avec des
chœurs mélodieux.
INTERPRETATION. — Son
beau visage nimbé d’une spiri-
tualité éclatante. Michèle Mor-
gan joue le rôle de la Lieute-
nante avec une sobre, une ex-
quise émotion. René Lefèvre
tient le rôle de Victor le mau-
vais garçon racheté par la bon-
té. 11 est plein de vie, de simpli-
cité, et son jeu nuancé donne le
regret qu’un tel comédien ne
soit pas employé plus souvent et
à bon escient. Michel Simon ne
joue qu’un court rôle, mais avec
autorité et talent. René Alexan-
dre incarne majestueusement
l’aveugle, Bovério est l’indul-
gent Capitaine salutiste. Alexan-
dre Rignault en voyou brutal,
Annette Saugé en fille de la
Zone, Marcelle Praince, Berge-
ron, d’autres encore ont tous du
caractère. — x. —
Annie Ducaux et J. Dumesnil,
époux torturés dans L’Homme du
Niger, fdm de J. de Baroncelli.
(Distribution S.E.L.F.)
23
rrrrYixmxYYYYTiiiTTXn ciine
Jt
HRj
rn$$mss-
jRAPHic ne xxrxxxxxxxxx :
UES NOUVEAUX FILMS
L’Etrange Sursis
Comédie fantastique parlée
en anglais
Origine : Américaine.
Interprétation : Lionel Bar -
rymore, Bob Watson, Beulali
Bondi, Sir Cedric Hardwicke.
Studios : M.-G.-M.
Production : M.-G.-M.
Edition : M.-G.-M.
Le public qui voit ce film hé-
site, a la lin, pour savoir s’il
doit applaudir ou rire. C’est que
le Français est peu familiarisé
avec l’immatériel. Pour les An-
glo-Saxons, le rêve, l’au-delà, la
mort, sont choses essentielle-
ment familières. Leur littérature
est baignée dans le fantastique.
Des les premières images de
L’Etrange Sursis, malgré l’appa-
parence paisible de ce village,
de cette maison d’un brave doc-
teur, nous savons qu’un mystère
les hante. M. Brink, homme gra-
ve, qui surgit tout d’un coup au-
près de ceux qu’il veut emme-
ner « au pays où fleure le chè-
vrefeuille », a déjà emporté les
parents de ce petit garçon que
nous voyons jouer. Plus tard, il
vient chercher la grand’mère.
Et la scène où la vieille dame
fait attendre M. Brink afin de
terminer une mitaine avant de
mourir, est d’une noblesse se-
reine.
Toutes les apparitions de M.
Brink dans le film sont étonnan-
tes de simplicité. A vrai dire, le
film n’a rien de métaphysique.
Il est direct, doux, parfois d’un
humour délicieux — ainsi la
scène où le funèbre M. Brink es!
prisonnier d’un vieux pommier
et proteste parce que sa mission
macabre est interrompue...
Car vous avez deviné que M.
Brink était la Mort; le grand-
père et son petit-fils qui pou-
vaient échapper à leur sort se
donneront pourtant à lui, et on
les verra, délivrés, glisser vers
un pays lumineux, conduits par
M. Brink...
J’ignore le succès qui sera
fait à ce film dans sa version
doublée — si on le double
mais il apporte un genre d’émo-
tion et un frisson entièrement
nouveaux. 11 est aussi admira-
blement interprété par un gé-
nial petit gosse : Bob Watson,
Lionel Barrymore et Sir Cedric
Hardwicke (M. Brink). — x.
PUBLICITE DU METROPOLITAIN
Département Cinémas
L. PERTUS
3, rue Duperré, Paris (9")
de 9 heures à S4 heures :
Trinité 15-14
de 14 heures à 24 heures :
Roquette 30-12
Edith Cavell
Drame historique
parlé en anglais
Origine : Britannique.
Réalisation : Herbert Wilcox.
Interprétation : Anna Neagle,
H.-B. Warner, Zasu Pitts, May
Robson, Edna May Oliver.
à l’aube, frappant d’admiration
litz.
Edition : R. K. 0. Radio-Films.
La vie d’Edith Cavell avait
déjà fourni le sujet d’un fort
beau film, Dawn (A l’Aube). Ce-
lui-ci, Edith Cavell, est d’une
grande rigueur dramatique,
d’une simplicité qui pourrait
confiner à la sécheresse si ne
s’imposait l’émouvant talent
d’Anna Neagle qui est la nurse
héroïque après avoir été, si par-
faitement, la reine Victoria.
Toute la vie de AI i s s Cavell,
de 1913 à sa mort, est cernée
dans ce film en traits véridiques
et dépouillés. C’est d’ailleurs la
grande qualité de ce film que
celte sereine simplicité du style.
Le reconstitution de Bruxelles
est excellente, et chacun des
personnages, qui entourent l’hé-
roïne, est admirablement en
place.
On sait que Miss Cavell, di-
rectrice d’un hôpital britanni-
que à Bruxelles, fut surprise par
la guerre, mais qu’elle ne quitta
pas la capitale belge à l’appro-
che des Allemands. Sa bonté,
l’instinct plus fort île sa mission
charitable, la tinrent à son pos-
te, à servir, à consoler, à gué-
rir.
Un jeune soldat belge, fils
d’une voisine, s'étant réfugié
chez elle après avoir été fait
prisonnier par les Allemands,
sera sauvé par la nurse qui se
fait aider par des femmes au
grand cœur, une châtelaine, une
marinière, un gamin... Le pre-
mier pas fait, Edith Cavell ne
pourra plus se dérober à ce
qu’elle considère comme un de-
voir sacré : cacher, soigner les
évadés, qu’ils soient belges,
français, anglais et leur faire
passer la frontière. Mais la tra-
hison aura raison de cet hé-
roïsme. Edith Cavell est jugée
dans un procès déloyal où n’est
même pas admis le représentant
du Ministre des Etats-Unis. Con-
damnée à mort, elle sera fusillée
à l'aube frappant d’admiration
et de honte tous ceux qui la ver-
ront, calme et digne, affronter
la mort.
Un film qui ne recherche au-
cun effet, et qui émeut par sa
gravité. — x —
FABRIQUE DE SIEGES
CINEMA
SELECTA
15, rue Voltaire, NANTES
Tél. : 318-27
Rapsodle sT.&mour
Comédie dramatique
musicale doublée.
Origine : Hongroise.
Réalisation : Ililier Heinz.
IVlusique : Franz Liszt, Chopin,
Beethoven.
interprétation : Franz Ilette-
rich, Erika Darnliof'f, Olga
Tschekowa.
Studios : Atlila Film Budapest.
Edition : Astra-Paris Film.
CARACTERE DU FILM. —
Franz Liszt, le grand pianiste
et compositeur hongrois est
le centre de cette oeuvre ro-
manesque où la musique joue,
naturellement, un grand rôle.
C’est une charmante et juvé-
nile histoire d’amour où la
grande musique de Liszt ap-
porte des accents presti-
gieux. Prise en grande partie
dans la campagne hongroise,
elle contient de ce fait beau-
coup de pittoresque.
TECHNIQUE - INTERPRE-
TATION. — I „e scénario, très
vraisemblable, permet de situer
le grand Liszt dans son pays.
L’histoire d’amour est contée
avec gentillesse, et jouée avec
sincérité par Eria Darnhoff, jo-
lie, mais encore malhabile. Mais
Olga Tschekowa est une sédui-
sante mère, et surtout Franz
Hetterich incarne Franz Liszt
avec une majesté et une ressem-
blance physique extraordinai-
res. On entend dans le filin l’exé-
cution de la Deuxième Rapso-
die et du Rêve d Amour, ce qui
enchantera les mélomanes. — x.
Fernande! joyeux facteur dans
L'Héritier des Mondésir.
(Edition A. C. E.)
Nous rappelons que c’est
TRANSCONTINENTAL FILMS
36, avenue Hoche à Paris
qui est le producteur de
LA CHARRETTE
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l’œuvre magistrale de Julien DUVIVÏER
qui passe en exclusivité au Marivaux
distribuée par
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Et l’on annonce de grands Films
Tournons des Comédies gaies et amusantes
comme “Battement de Cœur”
Depuis plusieurs semaines,
au cinéma Madeleine, le film
français qui en a fait la réou-
verture : Battement de Cœur,
maintient un succès absolu-
ment exceptionnel.
Il faut dire que celte comé-
die, réalisée par Henri De-
coin, dialogué e avec esprit
par Michel Duran et jouée
avec une fraîcheur délicieuse
par Danielle Darrieux et
Claude Dauphin, entourés de
Saturnin-Fabre, Curette, Jn-
nie Astor, Jean Tissier et An-
dré Luguet, acclimate, dans
le stgle français, la fantaisie
et le rythme vainqueurs des
meilleures œuvres améri-
caines.
C est dans celte formule
de la fine comédie sentimen-
tale et charmante, que l’on
devrait orienter le plus pos-
sible la future production
française.
On nous demande du film
gai, luxueux et dynamique.
Battement de Cœur prouve
qu’on sait, si on le veut, le
réussir en France. — L. D.
La scène des enrôlements volontaires dans Vive la Nation.
(Gray Films-Atlantic Film)
ON TOURNE
BILLANCOURT
On prépare Faut ce qu'il
faut, un nouveau film pour les
Productions Vondas. Voir films
annoncés.
FRANÇOIS-!
Un Soir d’Alerte.
Réal. : J. de Baroncelli.
Ved. : L. Baroux, Joséphine
Baker, J. Tissier, Dorziat, Satur-
nin-Fabre, Micheline Presle,
Georges Marchai.
Décor : Une boîte de nuit-
cabaret.
Prod. : Flag Film.
Tournage : 3° semaine.
S On prépare Le Collier de
Chanvre, réalisé par Léon Ma-
thot, production C.F.C., dont on
tournera d’abord les extérieurs
le 28 février. A partir du 4 mars
Mathot tournera au studio dans
un décor de château anglais.
Décorateur ; E. Duquesne.
NEUILLY
Monsieur Hector.
(ex-Le Nègre du Négresco).
Réal. : M. Cammage.
Ved. : Fernandel, G. Grey,
Suzanne Dehelly, Mussine, Gaby
Wagner.
Tournage : 5“ semaine.
M. Cammage part à la fin de
la semaine pour Nice où il tour-
nera à l’Hôtel Négresco. Entre
temps, Fernandel a tourné à
Mégève des vues de montagne.
Prod. : Stella.
■ On prépare : Diamant noir.
Réal. : J. Delannoy.
Prod. : Films Minerva.
BUTTES-CHAUMONT
L’Empreinte du Dieu.
Réal. : L. Moguy.
Ved.: P. Blancbar, A. Ducaux,
J. Dumesnil, Larquey, Blan-
chette Brunoy.
Tournage : Dernière semaine
intérieurs. On tournera la se-
maine prochaine des extérieurs
en grande banlieue.
Prod. : Zama.
La Grande Leçon.
Réal. : P,. Péguy.
(Voir film commencés).
Prod. : D.U.C.
Tournage : lre semaine.
C. M. C.-NICE
Untel Père et Fiis.
Réal. : J. Duvivier.
Ved. : Michèle Morgan, Rai-
mu, Jouvet, Col. Darfeuil, Le Vi-
gan, Renée Devillers, Suzy Prim,
Lucien Nat, Ginette Maddie.
Prod. : Transcontinental.
Tournage : 7e semaine.
JOINVILLE-PATHE
On a tourné un jour dans un
décor monté pour Le Nègre du
Négresco (Monsieur Hector).
a On termine les petites scè-
nes-raccords pour Hitler m’a
dit, de Robert Alexandre.
PAGNOL-MARSEILLE
Trois Argentins à Montmar-
tre.
Le réalisateur tourne cette se-
maine ses dernières scènes d’in-
térieurs par des raccords.
ON ANNONCE
Gaby Morlay et Charles Vanel
vont jouer dans
« Diamant noir»
Diamant noir, le roman de
Jean Aicard va être tourné
prochainement au début de
mars au studio de Neuilly, par
Jean Delannoy, avec Gaby
Morlay, Charles Vanel, Abel
Jacquïn et Louise Carletti
dans les principaux rôïes. Ce
film sera le premier d’un pro-
gramme de trois productions,
pour la nouvelle société « Mi-
nerva » dont MM. Charles
Méré et Jacques Davran sont
les promoteurs.
Soldats sans Uniforme. —
C’est un film sur « Ceux du
Deuxième Bureau » que prépare
Maurice de Canonge sur un scé-
nario d’André Castaing.
Les principaux interprètes de
ce film d’aventures d’un intérêt
actuel seront Madeleine Robin-
son, Roger Karl, Georges Lan-
nes, Raymond Cordy, Paul
Aznïs, Thomy Bourdelle.
Production : Productions
Françaises Cinématographiques.
Un film de Marc ASIégrei.
— Marc Allégret prépare un
grand filin pour la Société Cen-
trale Cinématographique. Ce
film sera distribué par Pathé-
Consortium.
Elles étaient Douze Fem-
mes sera le prochain film de
Georges Lacombe, scénario
d’Yves Mirande pour Régina.
Douze comédiennes de grand
talent interpréteront cette ori-
ginale comédie. Mais aucun nom
n’est encore décidé.
Faut ce qu’il faut. — Tel
est le titre du nouveau film de
René Pujol, dont il a écrit le
scénario, et qu’il réalisera au
studio de Neuilly. Vincent Scot-
to écrira la musique et des
chansons qui seront nombreuses
et gaies, le film étant une comé-
die musicale optimiste.
Les interprètes d’ores et déjà
engagés sont : Pierre Larquey,
Marguerite Pierry, Roland Tou-
tain, Marie Bizet, Jean Tissier.
On parle aussi d’une chanteuse
célèbre, mais l’interprétation
n’est pas encore entièrement
fixée.
Production : N. Vondas.
23
ciNÉlvfflBE&RAPHiE
LA C.I.C.C. ACHEVE
« SIXIEME ETAGE »
ET VA TERMINER
LES PRISES DE VUES DE
« DUEL »
La mobilisation générale a
trouvé la G. I. C. C. en pé-
riode intense de production,
alors que les prises de vues
de Duel s’achevaient, que cel-
les de Sixième Etage venaient
d’être terminées et que la
première copie standard de
son premier film 1939, Le
Monde Tremblera (nouveau
titre : La Révolte des Vi-
vants), venait d’être tirée.
Son administrateur - délé-
gué, M. Raymond Borderie,
qui avait été mobilisé dès le
début de la guerre, venant
d’être placé en affectation
spéciale, la Société reprend
son activité. C’est ainsi que,
d’une part, la musique de
Sixième Etage — complète-
ment montée — va être enre-
gistrée par Van Parys, ces
jours-ci, et la première copie
standard prête courant mars,
et que, d’autre part, les pri-
ses de vues de Duel vont re-
prendre le mois prochain,
toutes dispositions ayant été
prises avec M. Pierre Fres-
nay, les acteurs, studios, etc.
7. LA GRANDE LEÇON
Auteur : Mlle Mad. Sylvère.
Adaptation : Delacroix.
Dialogues : Pierre Maudru.
Réalisateur : Robert Péguy.
Assistant : Delacroix.
Chef-opér. : Mundwiller.
Opérateurs : Hugo, Petit et
Stem.
Régie : Mahaut.
Studios : Buttes-Chaumont.
Enregistrement : Soulié.
Script-girî : Monique de
Gastyne.
Maquilleur : Chanteau.
Interprètes : Alerme, Daniel
Lecourtois, Roger Tréville,
Palau, François Périer, Ri-
ver s Cadet, Delivry. Mmes
Claude May, Suzanne Dan-
tès, Marcelle Praince.
Dir. de prod. : Pingrin.
Distribution : D. U. C. Ex-
clusivité Films Fernand
Hivers.
Commencé le 22 févr. 1940.
1 « Un Soir d’Alerte »
(ex-Âbri 39), le film réali-
sé actuellement par J- de
Barortcelü, est en vente
pour l’étranger chez le
producteur « FSag Film »,
120, avenue des Champs-
Elysées, Paris.
Liste des Souscripteurs
ARTISTES
Charles Boyer 10.000
Françoise Ilosay 1.000
Michel Simon 3.000
Alerme 100
Pierre-Richard Willm 1.000
André Lefaur 100
Edwige Feuillère 500
Charles Vanel 500
Jean Murat 500
Georges Rigaud 500
Raiinu 500
Christiane Patron, i) ans, sa
tirelire 35
Jacqueline Delubac 150
Viola- Vareynes, petit rôle . . . 150
Une scène poignante de La Charrette Fantôme, de Duvivier, avec
P. Fresnay, Jouvet et Nassiet (Transcontinental-Columbia)
Louise Carletti 100
Lucien Baroux 1.000
Fernand Gravey 200
Pierre Renoir 500
Jacques Baumer 100
Jean Galland 100
Haguet, mobilisé 10(1
Duvallès 20!)
Adot, petits l'ôies 100
Gabrielle Dorziat 200
Roger Karl 200
Danielle Darrieux 1.000
Bach 200
Jean-Pierre Aumont, mobilisé 500
Blanche Dcnège 150
Jean Tissier 100
Jean Mercanton 100
Charles Lemontier, mobilisé.. 100
Mme Bertin, en souvenir de
son fils 100
Mme Herrera 100
Tramel 200
Larquey 200
Michèle Morgan 500
Bastistelli, petits rôles 30
Rama-Tahé 50
Paul Cambo 50
24.165
PRODUCTEURS
ET
DISTRIBUTEURS
Rabinovitch, versement initial 2.000
suivi de mensualités de
1.000 francs.
C. F. C 500
Lucachevitch 1.200
Marcel de Hubsch 500
André Paulvé 500
Jacques Haïk 500
Un Ancien du Cinéma, anonyme 1.000
Léo Cohen 200
André Daven 500
Algazy. . 500
d’Aguiar 500
Artistes Associés 500
Majestic Films 250
Agiman 200
Harispuru 500
Bercholz 500
Société Française Producti n
et Edition 500
Distributeurs Français 100
Emile Natan, mobilisé 100
Emile Capélier 100
Jean Sefert, mobilisé 100
Osso 100
Ciné-Sélection 100
Chabert, Francinex 1.000
Filmsonor 300
Sofror. . SCO
Ullmann, mobilisé 34) 0
Vog 25 )
Romain Pinès "50
B. Goldfeld 200
Self 200
Paul Glass 200
METTEURS EN SCENE
Raymond Bernard 500
Alexandre Esway 2.000
Maurice Cammage 200
M. et Mme Jean Choux 650
Wulschleger 100
Mme Léonide Moguy 300
Abel Gance 200
Henry Rouseil 200
Henry Roussel 200
Maurice de Canonge, mobilisé 100
Marc Allégret, mobilisé 250
Julien Duvivier 1.000
5.650
Jean Boyer, délégation sur
participation (Miquette et sa
Mère'. 5.000
Léonide Moguy, délégation sur
participation : Empreinte du
Dieu 3.000
TECHNICIENS DIVERS
ICruger. . 100
Raymond Voinquel, mobilisé. 50
Roger Corbeau, mobilisé .... 100
Jouanne, mobilisé 200
Griebshaber (Self) 100
Vacrenier 100
Fornay HH)
Cottet, mobilisé 200
M. et Mme Tuai 500
J. Boulin 100
Burei . 50
Turbeau. . 30
Marcel Hawadier, mobilisé. . . 50
Jean Godard, mobilisé 50
1.730
DIVERS
Assoc. Auteurs de Films 1.000
Ciné-Presse. 250
Auteurs Dramatiques 500
S. A. C. E. M 500
Ass. des Direct, de Publicité 200
Prives 200
Jean Devalde 500
Nicolas Behars 100
Commandant Chataigneau .... 200
Maître Henri Torrès 200
Syndicat Presse Filmée 100
Franay, mobilisé 200
Studios de Neuilly 300
Eclair-Tirage 100
René Jeanne 200
Pierre Wolff 200
Jean Davis, mobilisé 50
4.800
RECAPITULATION
Artistes 24.165
Producteurs et Distributeurs.. 13.» <>
Metteurs en scène 5.650
Metteurs en scène sur pariiji-
pation 8 000
Techniciens 1.730
Divers. . 4.800
Georges Flamant dans Angélica, film de J. Choux
(I)isü'. Discina).
13.950
58.295
24
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ETITES ANNONCES
MAURICE CHEVALIER
EST ENGAGE POUR TOURNER
UN SECOND FILM PAR
5PEVA-F1LMS
Le grand succès que Pièges a
obtenu en France et dans tous
les pays, est la juste récompense
due à cette belle réussite ciné-
matographique.
11 a justifié aussi les espéran-
ces que Spéva-Films avait fon-
dées sur les grandes qualités
dramatiques de Maurice Cheva-
lier, et que personne n’avait
songé à utiliser jusqu’ici.
Aussi, cette Société lient de
signer un contrat pour un nou-
veau film avec le sympathique
acteur qui s’engage par ailleurs
à ne paraître dans aucune pro-
d u c t i o n cinématographique
avant l’exécution de cet engage-
ment.
Le film sera distribué par les
soins de la Société Discina qui
vient en tête des grosses Socié-
tés françaises par la qualité de
ses films et l’ampleur de ses
projets.
SYRIE - LIBAN
LEVANT -F 1 LMS
8, rue Georges-Picot
BEYROUTH
Se propose de distribuer
des fiîms français en Sy-
rie et au Liban.
Se charge également de
représenter Maisons Fran-
çaises d’appareils sonores.
Très sérieuses références.
1 Nous apprenons avec plai-
sir que M. Krikorian, de la
Transat Film, s’est assuré la col-
laboration de Mme G. Cambus
pour la vente de ses films à l’é-
tranger. Nul doute que tous les
intéressés à l’exportation du
film français se réjouissent de
cette nouvelle.
S M. Caspar, de Maintenon
(Eure), vient de traiter chez les
Etablissements Cinélume, 3, rue
du Colisée, à Paris, pour ses
tournées cinématographiques,
des appareils de projection so-
nore, portatifs, de format
35 mm. et du type «-EOS/B».
1 Le décorateur Lucien
Aguettand demande s’il n’est
pas possible de lui faire,
pour Se temps de guerre, un
prêt d’appareil de projection
sonore mm. afin d’organi-
ser dans son secteur avancé,
en plein front, des séances
cinématographiques à ses ca-
marades. SS remercie par
avance le « prêteur ».
S’adresser è La Cinémato
pour avoir l’adresse.
^ « Le Comptoir Français du
Film Documentaire » (Robert
de Nesle) informe qu’il n’a ja-
mais donné de mandat de dis-
tribution. pour l’Amérique du
Nord, à la Société « French Ci-
néma Center » pour les films
suivants : Profils de la France;
Jeunes Filles de France; Mode
France, Carrefour du Monde et
Alsace.
(.Communiqué Robert de Nesle.)
Demandes et offres d’emploi : 3 fr.
la ligne. — Achat et vente de matériel,
de salles, annonces immobilières et de
orevels : 9 fr. la ligne.
Duns les catégories ci-dessus, 12 li-
gnes gratuites par an pour nos abon-
nés.
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de films : 50 fr. la ligne.
Pour les annonces domiciliées au
journal, 1 fr. de supplément pour
France et Empire Français; 3 fr. pour
l’Etranger. Les petites annonces sont
payables d’avance. L’administration du
journal décline toute responsabilité
quant à leur teneur.
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neuve-Saint-Georges»
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vaux) (2" s.) (Columbia).
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sée) (2" sem.) (Filmsonor).
Brazza (Marignan) (4e sem.)
(D.P.F.).
Battement de Cœur (Made-
leine) (4" sem.) (Osso).
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tistes Associés).
Veillée d’ Amour (4° sem.) (Le
Paris) (Universal).
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Jean MARSAC
Blanche MONTEL
Marguerite MORÉNO
René NAVARRE
PÉRRÈS
Géo POMEL
et la petite Françoise POMEL
Fernand RAUZÉNA
Jean R1EUX
Raymond SOUPLEX
Jane SOURZA
et son orchestre
assurait déjà a elle seule le succès de ce film, mais, pour en corser l’intérêt, les producteurs
du film ont demandé aux célèbres auteurs radiophoniques Maurice DIAMANT-
BERGER et Jean NOHAIN d écrire un scénario permettant de lier les scènes
radiophoniques par une histoire attachante et amusante, se poursuivant à travers tout le film.
Ils ont en outre obtenu la collaboration de Raymond SOUPLEX et de
Pierre DAC, qui ont écrit spécialement pour ce film les sketches qu’ils y interprètent.
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LE CINEMA FRANÇAIS
REDACTION ET ADMINISTRATION :
29, rue Marsoulan, Paris (12e)
Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
RAI AIE
Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLÉ
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1 n® 3.H3 |§
p 2 MARS 1940 =
Téléphone : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n° 7()2-66, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-139,
Abonnement :
France : 121 fr, 20,
Etranger : 200 et 250 francs.
Un pathétique tableau de la Zone
dans Les Musiciens du Ciel (Prod. Régina)
de G. Lacombe et R. Lefèvre (Filmsonor, distr.).
Sir Kenneth Clark
Directeur des Services « Cinéma »
à l’Information Britannique est à Paris
Depuis quelques jours, Sir Kenneth Clark,
directeur des Services Cinéma à l’Informa-
tion Britannique, est notre hôte.
Sir Kenneth a voulu rencontrer ses con-
frères de la Propagande Cinématographique
Française.
Et pour ce faire, Etienne Pallos était venu
de Londres à Paris pour organiser une ami-
cale réception dans un grand hôtel pari-
sien, afin de réunir autour de lui quelques
metteurs en scène, producteurs français et
les animateurs du Service Cinéma de l'In-
formation.
René Clair, Jacques de Baroneelti, Jean
Benoît-Lévy, Marcel Vandal, Alexandre Ka-
menka, A. d’Aguiar, entre autres, représen-
taient la production française, tandis que
Mlle Borel, Mme Bacheville, M. Braun-Lar-
rieu, le capitaine Lestringuez, représen-
taient l’Information.
Leslie Howard, de passage à Paris, avait
tenu à venir saluer son distingué compa-
triote.
Nous donnerons prochainement quelques
détails sur la propagande cinématographi-
que anglaise, laquelle, notamment, compte
une série de petits films de court métrage,
conçus à ta manière de ces petits drames
américains brefs et substantiels dont le ti-
tre générique est ; Le Crime ne paie pas.
On peut penser à l’inépuisable matière
qui peut être utilisée avec cette formule de
drames courts, joués par des acteurs dans
des décors construits exprès, et s’adressant
au public de Grande-Bretagne et des Domi-
nions, par exemple, sur ce sujet entre cent :
Un Bruit qui court... — L. D.
La Production Française
tient son salut d’elle-même
La Production Franco-Italienne
ne dépassera pas 10 films dans l’année
Il semble qu’on ait passablement outré le
danger de l’exode artistique des cinéastes
en Italie.
Nous avons été les premiers à dire :
Attention!
Mais ce n’étail nullement aux produc-
teurs italiens que nous disions stop, mais à
la Production française qui se laissait bon-
nement aller à perdre connaissance de ses
possibilités, pourtant fort loin d’être dé-
truites.
Répétons-le, la Production française se
sauvera par elle-même, sans étatisation.
Pour ce qui est de l’épouvantail italien
agité par quelques-uns de nos confrères, es-
sayons, après enquête, d’expliquer en quoi
il nous paraît grossi sans mesure.
D’abord, nous ne pensons pas que les
producteurs italiens veuillent et puissent
tourner plus de dix grands films français
par an, au maximum.
Par grands films, nous entendons des œu-
vres de la classe d’un Quai des Brames,
d’un Carnet de Bal ou d’une Charrette fan-
tôme. Nous ne croyons même pas que les
studios italiens atteignent à ce chiffre car,
malgré les très réels progrès techniques et
artistiques des studios de la Péninsule, il
n’y a que peu de maisons capables de don-
ner à nos grands metteurs en scène, i nos
auteurs, à nos vedettes, l’atmosphère de li-
bre et coûteuse création artistique sans la-
quelle, quoi qu’on dise, le film français de
classe internationale ne peut naître.
D’autre part, la production de films fran-
çais moyens en deux versions ne peut être
envisagée à Rome, car elle n’aurait aucun
débouché.
; *
* *
Alors, peut-on, sans partialité ou sans
ignorance, affirmer que ces quelques films
français tournés en Italie vont ruiner la
Production de nos studios?
Les studios berlinois ont, durant quatre
ans, abrité le tournage de films lesquels,
sauf pour le langage, les acteurs et parfois
les réalisateurs, étaient allemands par le
pourcentage de techniciens et d’auteurs,
découpeurs, décorateurs, opérateurs, em-
ployés dans leur confection. Ces deux dou-
zaines de films allemands de langue fran-
çaise ont-ils empêché, entre 1934 et 1937,
l’éclosion de trois cents films français parmi
lesquels d’admirables œuvres qui furent
projetées dans le monde entier et relevèrent
bien haut la renommée du film national?
11 est d’ailleurs important que le film
« parlé » en français, d’où qu’il vienne,
fasse la soudure entre la production termi-
née ou entamée avant la guerre, et la pro-
chaine production que l’on espère, que l’on
voudrait tout entière sortie de nos studios,
d’octobre 1939 à octobre 1940.
Si nous manquons de films dans la Dis-
tribution, quelques bandes parlant français,
jouées par nos artistes, tournées par nos
metteurs en scène et dotées du sens latin,
ne peuvent qu’apporter un appoint fort in-
téressant au contingent de films tournés en
France.
Ayons la bonne foi de reconnaître que
les équipes techniques entraînées sont quasi
introuvables.
Donc, il serait hypocrite de vouloir em-
pêcher des metteurs en scène, des écri-
vains, des artistes libres d’un pays libre
comme le nôtre, de travailler ailleurs que
chez eux, puisqu’ils n’y trouvent pas, ac-
tuellement, de eondi lions propices à exer-
cer leur métier et leur art?
Le problème n’est donc pas là ni dans ce
danger réel, mais exagéré de quelques films
italiens parlés français. Il est dans la len-
teur de la Production à se réorganiser, dans
les difficultés internes rencontrées par la
Distribution, dans le manque de confiance
du Gouvernement envers le Cinéma qu’il
ne veut pas reconnaître comme la deuxième
arme de propagande, pour le temps de
Guerre comme pour le temps de Paix.
Redisons-le une fois de plus : la meil-
leure propagande réside dans une bonne
Production. Faisons de bons films, de
grands films et la Pensée française rayon-
nera dans le monde.
Le Cinéma français tient son salut de lui-
même, à condition qu’il sache se faire pro-
téger par l’Etat, sans subir de contrainte
mortelle pour son expression artistique et
sa vie. — Lucie Derain.
LES STUDIOS DE JOINVILLE
ET 2 STUDIOS A CINECITTA
SONT BRÛLÉS
Les studios Pathé, de Joinville-le-
Pont, ont été détruits par un incendie. Le
sinistre, qui avait commencé dans le
studio C, gagna rapidement les studios
voisins.
En quelques minutes tout n’était plus
qu’un immense brasier,
*
* *
Un incendie aurait éclaté le 3,4 février
au Centre du Cinéma italien, à CinecittiL.
Il paraîtrait que deux studios ont; étâ
entièrement détruits.
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A TRAVERS LE MONDE
La Production Italienne comptera 120 Films
“Une Aventure de Salvator Rosa” est le plus grand Film Italien de l'Année
(De notre correspondant particulier.)
Sacha GUITRY
partira-t-il pour Hollywood ?
Le spirituel auteur de « Nono », « Fai-
sons un Rêve » et « Mozart », te réali-
sateur des « Perles de la Couronne »
et « Ils étaient Neuf Célibataires », est
pressenti pour tourner et interpréter
une œuvre écrite par lui spécialement et
cela à Hollywood.
Quatre grandes sociétés se disputent
l’honneur de l’engager : la M.-G.-M., les
Artistes Associés, la Twentieth Century-
Fox et la Paramount.
Sacha Guitry partira-t-il pour la cité
des étoiles? Nul doute que cette expor-
tation d’un de nos plus brillants réalisa-
teurs-auteurs-acteurs parisiens ne con-
tribue à notre propagande en Amérique.
Annie Ducaux et Blanehette Brunoy
dans L’Empreinte du Dieu,
film de Léonide Moguy (Prod. Zama).
Au Brésil, le Film français
a la deuxième Place après l’Amérique
M. Luporini, distributeur au Brésil de
films américains et étrangers indépen-
dants, a déclaré, après referendum, que
les films français venaient immédiate-
ment après les films américains dans la
préférence du public.
♦
La Production américaine
s’installera-t-elle en partie
à New York ?
Le maire de New York City, M. La Guar-
dia, tient toujours à attirer à New York
une grande partie de la production; il ne se
déclarera satisfait que lorsque 27 % de la
production en sortira, car, prétend-il, c’est
le pourcentage que l’industrie cinématogra-
phique retire de New York dans son re-
venu. Si les compagnies existantes dans
l’industrie n’étaient pas disposées à le se-
conder, il est probable qu’il s’en formerait
d’autres plus dociles.
On vient, d’ailleurs, de fonder une So-
ciété pour financer deux films qui y seront
tournés, et d’un coût total de 600.000 dol-
lars. On doit rappeler qu’il avait déjà été
question de deux films pour New York, mais
que le projet avait été abandonné par suite
des difficultés de distribution.
Rome, 16 février. — Parmi la production
italienne de cette année, qui n’atteint pas
moins de 120 films, ce qui équivaut à envi-
ron les 50 % des exigences du marché na-
tional, Une Aventure de Salvator Rosa, du
jeune metteur en scène Alessandro Blasetti,
l’un des meilleurs de notre écran, est con-
sidéré, dès sa sortie, comme la réalisation
la plus importante, au double point de vue
du succès artistique et de la valeur com-
merciale. C’est une fresque audacieuse et
pittoresque, pleine de panache, que Rostand
eût aimée et dans laquelle la fougueuse
figure du peintre napolitain — qui était
aussi, on le sait, bon poète et vaillant musi-
cien — est campée de main de maître. Par
ce personnage digne de Dumas, tout un
siècle, le dix-septième, qui fut l’un des mou-
vementés de l’histoire de la Péninsule, est
évoqué d’une manière fastueuse, avec ses
costumes éblouissants, le cliquetis de ses
armes, son esprit chevaleresque. Ce film
produit par la Stella a eu des collabora-
teurs éminents : Virgilio Marchi pour l’ar-
chitecture, Gino Sensani pour les costumes,
le maestro Cicognini pour la musique.
La distribution est parfaite : Gino Cervi,
Trois films de Bernard Shaw
seront tournés par Gabriel Pascal
Un accord vient d’être conclu entre Ga-
briel Pascal et United Artists pour la dis-
tribution de trois films de George Bernard
Shaw que réalisera Gabriel Pascal, produc-
teur de Pygmalion.
Le premier de ces films sera Major Bar-
bara et aura pour interprètes principaux :
Wendy Hiller, révélée dans Pygmalion et
Robert Morley. Gabriel Pascal mettra en
scène ces trois productions.
-f
LES EXCLUSIVITÉS FRANÇAISES
A NEW YORK
Le film Harvest (Regain) fait toujours
beaucoup de bruit. Il a été choisi comme le
meilleur film étranger par les critiques new
yorkais, et il n’avait pas été fait mention de
ce choix à la Radio. Comme compensation,
une scène a été radiodiffusée la semaine
dernière.
Louise, film d’Abel Gance avec Grâce
Moore et Georges Thill, va prendre la suite
de Katia sur l’écran du Carnegie à New
York.
Notons enfin que Quai des Brumes con-
tinue à attirer la clientèle américaine par
son étrange atmosphère et la puissance de
son interprétation.
dans le rôle du protagoniste, est un héros
aimable et sympathique. Ses exploits sont
tout naturels. Osvaldo Valent! est son digne
antagoniste : un « Vilain » d’une froideur
souriante et seigneuriale. Leurs duels font
la joie de tous les passionnés de romans de
cape et d’épée. Luisa Ferida a composé un
personnage inoubliable de petite paysanne.
Pour le rôle de la duchesse, Rina Morelli a
donné le meilleur de son art si personnel.
L’E.N.I.C. a distribué ce film simultané-
ment dans les dix plus grandes villes d’Ita-
lie et cette sortie générale a été vraiment
triomphale..
Unanimement, la presse exalte cette ma-
gnifique réussite et met en relief l’impor-
tance d’un film tel qu 'Une Aventure de Sal-
vator Rosa qui, du point de vue artistique,
s’apparente aux meilleures productions du
regretté Douglas Fairbanks ou à la somp-
tuosité et au raffinement de La Kermesse
héroïque.
Le film a produit dans le public italien
une sensation énorme et son héros napoli-
tain est en passe de devenir un symbole de
tendresse et de panache pour toute l’Italie.
Renato Bonanni.
La Production britannique
coopérera-t-elle
avec le Gouvernement?
M. Neville E. Neville, le metteur en
scène de « An Englishman’s Home », a
soumis un projet de production en
coopération avec le gouvernement, celui-
ci étant disposé à aider l’industrie ciné-
matographique. Cent mille livres pour-
raient être investies si le gouvernement
est disposé à fournir la même somme.
Le projet sera soumis cette semaine au
Board of Trade.
Le célèbre Metteur en Scène
D. W. GRIFFITH prépare un Film
sur l’Histoire du Cinéma américain
Le célèbre metteur en scène américain,
David Wark Griffith, le réalisateur de La
Naissance d’une Nation, Intolérance, Way
Down East et autres grands films du muet,
et qui, depuis dix ans avait abandonné le
cinéma, annonce son prochain retour à
cette industrie.
Griffith, qui est âgé aujourd’hui de 60
ans, vient d’écrire, en collaboration avec
celle qui fut la « star » de nombre de ses
productions, Lilian Gish, le scénario et le
découpage d’un film montrant l’histoire et
le développement du cinéma américain.
Griffith réalisera lui-même ce film qui
nous fera revivre une partie de sa vie. Li-
lian Gish y tiendra peut-être un rôle.
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
1
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A TRAVERS LE MONDE
De nombreux Producteurs indépendants
dans le Cinéma américain
par M. C.-R.
Pour la première fois, le Cinéma américain comprend
de nombreuses Sociétés indépendantes
L’année 1939 a vu l’arrivée de nombreux
producteurs indépendants. R. K. O. Radio
assure la distribution des films de la plu-
part d’entre eux. Max Gordon et Harry
Gœtz ont réussi à faire porter à l’écran leur
pièce Abe Lincoln in Illinois, mis en scène
par John Cromwell, avec Raymond Massey
comme vedette. Les mêmes réaliseront The
American Way. Les écrivains Gene Towne
el Graham Baker sont devenus producteurs
avec le film Siviss Family Robinson avec
Edward Ludwig comme metteur en scène.
Herbert Wilcox, venu d’Angleterre, pro-
duit Nurse Edith Cavell avec Anna Neagle.
11 a également commencé les travaux d’un
autre film : Irene avec Anna Neagle. Eric
Pommer, venu aussi de Londres, a conclu
un accord de production avec R. K. O. Da-
vid Butler et Gregory La Gava, de même que
Léo MacCarey, ont également fait un accord
similaire avec la R. I\. O.
William Stephens et Howard Lang se sont
associé pour produire une série Docteur
Les Américains estiment que le pourcen-
tage de films qui leur est accordé par le
Japon pour 1940 (120 films contre 39 aux
autres pays), n’est pas équitable. Ce chiffre
ne serait pus en rapport avec les intérêts
américains au Japon et il ne serait pas tenu
compte que les principaux pays européens
ne sont pas actuellement en mesure de four-
nir autant de films de grande classe que
dans les années précédentes.
♦
En Australie la Production britannique est favorisée
Le gouvernement australien diminue les
taxes des distributeurs locaux, mais main-
tient celles des Etats-Unis.
La production britannique prend, de ce
fait, une place prépondérante.
f
Les Cinémas anglais
resteront-ils
ouverts le Dimanche ?
Les avis sont toujours partagés sur l’op-
portunité d’ouvrir les cinémas le dimanche.
Beaucoup sont cependant d’avis qu’il est in-
dispensable que les salles soient ouvertes
pour les soldats qui ne savent comment pas-
ser leur temps.
On espère dans l’exploitation obtenir dé-
finitivement pour le temps de guerre cette
autorisation.
Christian avec Jean Hersholt comme ve-
dette. Lee Garnies et Adele Comandini ont
fondé l’Academy Pictures pour produire
And so Good Bye, que mettra en scène A.
Edward Sutherland.
Borris Morros, longtemps avec Para-
mount,, est devenu son producteur avec le
film Flying Dueees avec Laurel et Hardy;
ce film sera distribué par R. K. O. Pour
cette même société, Harold Lloyd commen-
cera prochainement un film.
Frank Capra et Robert Riskin se sont as-
sociés pour une production Richard A.
Rowland produira pour United Artists, de
même que Sol Lesser et Ernst Lubitsch.
David Loew associé avec Albert Lewin tra-
vaillera également pour United Artists.
Harry Edington a fondé « Fanions
Prods » et produira pour le compte d’Uni-
versal. George Green et Sig Schlager sont
les créateurs de « Producers Corporation of
America » qui réalisera une série de films
avec John Charles Thomas. — M. C.-R.
Le metteur en scène américain, Cecil B.
de Mille, qui réalisa autrefois Les Dix Com-
mandements, Le Roi des Rois et Le Signe
de la Croix, va revenir à ses premières
amours. Pour Paramount, il prépare la
réalisation de The Qiieen of Queens (tex-
tuellement La Reine des Reines, « le drame
épique de Marie de Nazareth, mère du
Christ »).
Cecil B. de Mille commencera la réalisa-
tion de ce film dès qu’il aura terminé celle
de La Police montée du Nord-Ouest qu’il
tourne actuellement.
f
En Bohême- Moravie, les Nazis
« épurent » la Production étrangère
Les Nazis ont éléminé en six mois 189
films en Bohême-Moravie. Indépendamment
des sujets, le fait que le metteur en scène,
un ou plusieurs acteurs étaient non Aryens,
semblait une raison suffisante. La neutralité
des Américains aurait épargné à leur pro-
duction une élimination totale. Quant à la
production anglaise et française, elle a été
durement touchée, les Allemands considé-
rant comme insupportable la nationalité de
ces films.
Pola Nég'ri, la belle tragédienne
dans La Nuit Décisive.
(A. C. E.)
EN BELGIQUE
Les Techniciens belges honorent
la Mémoire de leor Président
Une délégation de l’Association des Tech-
nisiens du Film île Belgique a rendu hom-
mage à la mémoire de Léon Marynen, après
avoir fleuri sa tombe.
Cette délégation était composée de MM.
Lucien Dubigk, Président en fonction; Paul
Fl on, François Rents, Henry A. Parys et
Auguste Marynen.
— 4- —
M. Hobé nommé Administrateur-Délégué
de Gexe Film de Bruxelles
Nous apprenons avec sympathie la nomi-
nation au poste d’administrateur-délégué de
Gexe-Film de Bruxelles, de M. N. Hobé que
nous félicitons bien cordialement.
Fernandel et Madeleine Suffel
dans le chalet tyrolien de Monsieur Hector
(ex-Le Nègre du Négresco)
Stella Production. Distribution DIS.PÀ
Le Contingentement au Japon Cécil B. de MILLE revient
aux Films bibliques
cxxxxxxxxxxxxx* , xxxxxx: cime
JÊt
wTüRr
FR&KM&is
R/\PHIE
SE
crxxxxxx:
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Danielle Darrieux et Claude Dauphin
dans Battement de Cœur,
film de H. Decoin (Ciné-Alliance)
L’Activité de
M. Raymond BORDERIE
Nous avons annoncé dans notre dernier
numéro que La Société Centrale de Cinéma-
tographie s’était assurée le concours de
Raymond Borderie. Sur sa demande, nous
précisons qu’il conserve également ses fonc-
tions d’administrateur-délégué de la C.I.C.C.
et que c’est en plein accord avec les sociétés
intéressées qu’il assume les responsabilités
de ces deux situations.
EN AFRIQUE DU NORD
Le Cinéma aux Armées
On ne saurait trop louer l’activité dé-
ployée actuellement par les autorités mili-
taires pour l’organisation en Afrique du
Nord des « Loisirs aux Armées ».
C’est ainsi que, grâce à la générosité des
Tunisois, les « Loisirs aux Armées » ont
pu faire l’acquisition de plusieurs équipe-
ments parlants en format standard et ré-
duit. Ces appareils, transportés par camions
automobiles et munis de groupes électro-
gènes, ont été confiés à d’habiles opéra-
teurs — la plupart projectionnistes dans les
salles normales avant les hostilités — qui
viennent de commencer des tournées dans
le bled pour la plus grande joie des mobi-
lisés.
Avant de s’enfoncer dans le bled tunisien,
une soirée inaugurale a eu lieu à Tunis,
mardi 6 février, dans la cour de la Caserne
Saussier. Le colonel Chevalier recevait les
invités. Un beau film, La Chanson d’une
Nuit, aimablement fourni par «Tunisfilm»,
était au programme de cette séance dont la
projection fut assurée par des mains exper-
tes, en l’occurence par M. Vogelweith, l’ai-
mable exploitant de Bizerte.
D’autre part, signalons que le « Service
Cinématographique de l’Armée », en créa-
tion à Alger, dont ce sera la base africaine,
va organiser des séances cinématographi-
ques un peu partout avec des films tournés
par ledit service. Ce dernier groupera la
branche spectacles et la branche prises de
vues. Pour celle-ci, des opérateurs militai-
DANS L’EXPLOITATION
Pour une
Politique du Cinéma
L’Opinion d’un Directeur de Cinéma
Des journalistes courageux et clair-
voyants ont entrepris une campagne fort
utile pour pousser le cinéma français à
créer de bons films, quoique beaucoup d’ar-
tistes et de techniciens soient mobilisés. Ne
perdons pas de vue que les Allemands se
préparent à sortir 12(1 films, que les Italiens
fournissent un gros effort, avec la collabo-
ration d’ailleurs de metteurs en scène, ve-
dettes et techniciens français, et que l’Amé-
rique est en train de sélectionner et de per-
fectionner encore davantage sa production.
Il est juste temps de voir le danger mor-
tel qui menace le cinéma français; il con-
vient d’y parer sans retard.
Je connais la culture, l’intelligence et
l’énergie de Me Henry Torrès, qui se donne
tout entier à sa nouvelle tâche; je sais, en
outre, qu’il ne dédaigne aucune suggestion.
La perception dans les salles, l’élimina-
tion d’un certain nombre de rouages, le
choix judicieux de metteurs en scène, la
sage gestion des deniers des commanditai-
res — autant de mesures fort utiles, mais
qui resteront en grande partie inefficaces,
si les producteurs oublient quelques princi-
pes élémentaires et dont on a fait trop peu
de cas jusqu’ici :
— Il est presque impossible, sauf pour
des ouvrages exceptionnels, que les films
français puissent être amortis dans les pays
de langue française.
— Les directeurs de salles, surtout en
province, en raison de leurs charges et
taxes, ne sont plus en mesure de payer les
prix demandés par les loueurs français
qui exigent 50 % de la recette pour les gros
films et 40 % pour les autres, avec des mi-
nima de garantie impossibles à réaliser;
— Ces directeurs sont donc obligés de
rechercher des films américains qui, ayant
été amortis dans leur pays d’origine, sont
beaucoup moins chers;
1° Il en résulte que nos producteurs doi-
vent songer à étendre leur champ d’action
et à diffuser leurs films à l’étranger; l’inté-
rêt bien compris de l’Etat, c’est de les aider
dans cette nouvelle et indispensable orien-
tation;
2° Une Commission, composée de per-
sonnalités littéraires et de techniciens du
cinéma, serait chargée d’interdire l’expor-
tation de films vulgaires ou immoraux sus-
ceptibles de nuire au prestige de la France
et au commerce du cinéma;
3° Une prime est allouée au meilleur film
français.
4° Car nos films, bien exploités hors de
nos frontières, feront rentrer des devises
étrangères pour contrebalancer la sortie
massive de la monnaie française que provo-
quent les nombreux films étrangers du mo-
ment.
Les Français, qui savent toujours s’unir
et se dresser devant le danger prendront-
ils, tandis qu’il en est temps encore, les me-
sures nécessaires à la sauvegarde du cinéma
français? Je le crois.
J. Zenenski-Thaon,
Directeur à Perpignan.
^organise rapidement
res détachés de Paris sont déjà à pied d’œu-
vre. Nous constatons que l’on a fait ap-
pel à des gens de métier rapidement ins-
truits pour la projection des séances. Le
lieutenant Chomette, metteur en scène qu’il
est inutile de présenter à la Corporation,
est à la tête du S. C. A. nord-africain.
P. Saffar.
4
A TOULOUSE
Changement de Directeur
du GAUMONT-PALACE
Changement de direction au Gaumont-
Palace, M. Papouin nous quitte pour rejoin-
dre le poste qu’il occupait précédemment à
Paris au Montrouge-Cinéma (S.N.E.G.).
Sa courtoisie et son affabilité lui valurent
l’estime de tous durant son séjour à Tou-
louse.
M. Merger, qui nous vient de Paris, prend
sa place au fauteuil directorial.
Le premier contact que nous avons eu
avec lui, nous a permis d’apprécier sa cor-
rection et son amabilité.
Nous lui faisons bien cordialement les
souhaits de bienvenue de La Cinémato.
Roger Bruguière.
4
Les Actualités le Mercredi?
Au début de la guerre, nous avions si-
gnalé les doléances de la plupart des
directeurs de cinéma réclamant, en
vain, la livraison des journaux d’actua-
lité au même jour que les changements
de programme.
Le Bureau Syndical du Syndicat des
Directeur vient d’adresser au Prési-
dent de la Presse Filmée une lettre de-
mandant que l’on ramène au mercredi la
livraison des copies d’Actualités filmées,
en insistant sur les inconvénients résul-
tant de cette différence entre les livrai-
sons de grands films et des journaux
filmés, tant pour les doubles frais de
transport et de manutention que pour le
mécontentement des spectateurs éton-
nés de ce décalage de changement entre
le spectacle proprement dit et les Ac-
tualités.
CESSIONS DE CINÉMAS
MM. les Proprietaires et Directeurs de Salles
sont informés que MM.
GEORGES GOIFFON & WARET
SI, RUE GRIGNAN A MARSEILLE
sont spécialisés dans les cessions de Salles ciné-
matographiques dans toute la Région du Midi.
Les plus hautes références
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CINE
FB
RAPHIE
SÇ
XXXX TTZZTTTTXTTXXTT1
Un Important Matériel de Propa
par le Film est au point
Edmond BROCARD vient de mourir
Nous apprenons le décès de M. Edmond
Brocard, directeur à Paris des cinémas
Jeanne d’Arc, Clisson, Bosquets, Taine-Pa-
lace et Reuilly-Palace. Depuis 1910 dans
la corporation, il était un «les plus anciens
administrateurs du Syndicat Français des
Directeurs où il assumait les fonctions de
Trésorier.
Ses obsèques ont eu lieu le 1er mars.
F. M.
♦
M. Raymond Lussiez
est parti aux Armées
Mardi dernier, 20 février, M. Raymond
Lussiez, Président du Syndicat Français
des Directeurs de Cinématographes, a été
rappelé et a regagné le dépôt d’artillerie où
il est affecté.
Rappelons que Raymond Lussiez fut en-
gagé volontaire lors de la dernière guerre.
♦
Circulation des Films
éducatifs
« L’Institut International de Coopé-
ration Intellectuelle » vient d’éditer une
brochure contenant les règlements offi-
ciels concernant la circulation interna-
tionale des films éducatifs. Une seconde
partie contient des indications précises
destinées à faciliter les démarches des
producteurs et éditeurs qui désirent
user de la liberté douanière pour la cir-
culation de leurs films éducatifs.
On trouvera cette utile publication à
l’Institut International de Coopération
Intellectuelle, 2, rue de Montpensier,
Paris (l“r).
De nombreux films destinés à la propa-
gande française, directe ou indirecte, ont
été ou vont être réalisés. Voici quelques li-
tres qu’il nous a été possible de recueillir et
qui montreront l’excellent aspect de notre
matériel de propagande cinématographi-
que :
Il g a d’abord, au premier plan, le grand
film récemment sorti sur deux écrans de
Paris : De Lénine à Hitler, film de G. Rony,
commenté par M. A. Maurois (Distributeurs
Français).
Viennent ensuite dans les films déjà ter-
minés :
Alsace (film de montage d’ Actualités pri-
ses par la Section Cinéma de l'Armée depuis
le début de ta guerre).
La France continue, documentaire de
Michel Servanne ( format 16 m/m) sur le
travail dans certaines provinces françaises.
Jeunesse de France, reportage sur l’éva-
cuation des enfants de Paris (Pathé).
Parmi les films en cours de réalisation,
nous trouvons :
Hitler, dessin animé de Bartosh en blanc
et noir.
Le Loup et l’Agneau, dessin animé en
couleurs de Hadju, d’après La Fontaine
(apologue sur l’agression de la Pologne par
V Allemagne).
Après Mein Kampf mes Crimes, par
Adolf Hitler, film de reconstitution de M.
Ryder (Régent).
Vingt Ans d’Armistice (Eux et Nous),
film de montage d’A. Rasimi et Germaine
Dulac, commmenté par Edouard Helsey
(Grands Spectacles de Paris).
Vingt-cinq Ans Après, film évoquant les
causes de la guerre actuelle (par Etienne
Laitier et J. Souchère).
Jeunes Filles de France, réalisation de
Marc Allégret.
Pourquoi nous nous battons encore,
réalisé par M. Perry.
Premier Bilan, film de montage compa-
rant le premier trimestre de 1914 et celui de
1939 (France Actualités).
Mon Combat, mes Mensonges, mes
Crimes, film de montage de documents par
Georges Rony.
Moteurs d’Avions, documentaire de B.
de Kovalenlco sur l’usinage des moteurs
(Film Educatif).
Le Mystère des Ondes, documentaire
de B. de Kovcdenko sur la Radio ( Film Edu-
catif).
Les Matières Premières, réalisation
d’ Atlantic Film-Marcel de Hnbsch.
Les Nations qui ressuscitent (avec le
concours du gouvernement polonais et évo-
quant aussi la résurrection de la Belgique
(1914-1918), de la Tchécoslovaquie (Atlan-
tic Film-Marcel de Hubsch).
L’Homme se défend. Historique filmé
des fortifications, des casernes, des tran-
chées jusqu’à la Ligne Maginot (Atlantic
Film-Marcel de Hubsch).
Le Pangermanisme, montage d’actuali-
tés exposant la rapacité de l’Allemagne
éternelle (Pathé- Journal).
Le Pays de France, film d’Etienne Na-
doux, sur la diversiié de notre pays.
Architecture et Urbanisme, film
d’Etienne Nadoux sur les grandes construc-
tions architecturales françaises, dans le
passé et le présent.
Hommes et Choses de France, docu-
mentaire fait avec le concours du gouverne-
ment britannique pour faire mieux connaî-
tre les mœurs et les hommes de France
(C. F. C.)
Enfin, plusieurs ouvrages sont en prépa-
ration sur lesquels nous n’avons encore que
peu de détails. Voici quelques titres :
Le Communisme, que M. Souchère com-
posera à l’aide de documents.
Avions de France, documentaire sur les
Ailes françaises (avec la collaboration du
Ministère de l’Air).
Le Livre de Gloire, documentaire en
couleurs sur l’histoire et l’évolution du Dra-
peau français.
La Guerre des Ondes (sur le rôle de la
Radio pendant les hostilités (Le Film Edu-
catif).
L’Effort franco - britannique donnant
par l’image et les graphiques animés, les
résultats de la Coopération franco-britanni-
que dans tous les domaines (Film de Et.
Laitier).
Grandes Figures franco-polonaises,
réalisation sur une idée de M. René Jeanne.
La Marine française, grand film à la
gloire de la Marine française de guerre.
Conseil maritime, Commandant Barjot.
Un film de Jean Painlevé sur les évacua-
tions et les réfugiés, réalisé ]>our le Comité
Américain d’Aide aux Réfugiés.
Félicitons-nous donc de celte liste déjà
imposante de films conçus et exécutés pour
le temps de guerre, et qui auront pour ob-
jectif de lutter à armes égales, donc effica-
ces, contre les films de la propagande nazie,
dont l’intensité mérite qu’on lui réponde en
puissance et en qualité. — René Drouin.
Une scène de Untel Père et Fils que réalise Julien iDuvivier
(Production Transcontinental, distribuée par Columbia Films)
B
LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
COOPÉRATION CINÉMATOGRAPHIQUE
"8»
I
annonce :
!U=
| La merveilleuse idylle de Frédéric CHOPIN |
| dans le cadre d’une Pologne martyrisée et |
| I u Ha n I désespérément pour son indépendance... j
..Ce sera le thème de son premier grand Jilm
VALSE DE
IEU
Scénario de Henry ROUSSEL
et H. André LEGRAND
Inspiré d’une nouvelle de Henry DUPUY-MÂZUEL
Découpage et dialogue de H. André LEGRAND
PREMIER TOUR DE MANIVELLE :
Ier MAI 1940
LIVRAISON: Ier SEPTEMBRE 1940
La musique de l’immortel compositeur
conférera a ce flm une grandeur et
une poésie incomparables.
^Illlllll!llllllllll!!lllllllllllllllllllllllllllllll!lll!lillllllllill!lllllllllllillllllllllllllllllllll!ll!lllllllllllll^
| DISTRIBUTION POUR Lfl FRANCE : 1
| 82, Rue du Loup, 82 - BORDEAUX |
^jiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiF
$
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CINE
RAPIDE
SE
11
c; ~ cxxxxxmxxxx mu cnn
DANS LA PRODUCTION FRANÇAISE
Dans les Studios
on tourne 4 Films
Jean Cocteau dialosutra le nim
“La Comédie do Mcur”
d’Evréïnoff
On se rappelle la char-
mante pièce de Evréïnoff,
jouée il y a plusieurs an-
nées au Théâtre de l’Ate-
lier.
Maintes fois, on parla
de l’adapter au cinéma. Et
les projets tournèrent
court.
Cette fois, le projet se
réalise.
Les productions « Lu-
men » produisent ce film
qui sera mis en scène par
Marcel L’Herbier.
Le poète et dramaturge
Jean Cocteau en écrira les
dialogues.
Les interprètes princi-
paux seront Rarraon Wovar-
ro, Michel Simon, Jules
Berry, Micheline Presles,
Magdeleine Bérubet.
Les prises de vues com-
mencent la semaine pro-
chaine, le 4 mars, aux stu-
dios Scaléra Film à Rome.
Directeur de production :
Georges Lampin.
La Comédie du Bonheur
sera distribué par « Dis-
cina ».
ON ANNONCE
2 FILMS
Madame Sans-Gêne, pro jet
du temps de paix de Roger Iii-
chebé, sera-t-il quand même
réalisé, en temps de guerre ?
On sait que Roger Richebé avait
préparé le scénario, et engagé
Arletty pour le rôle éblouissant
de la Maréchal Lefèbvre.
Volpone serait tourné par
Maurice Tourneur avec une par-
tie des interprètes qui furent
engagés, lors de la réalisation
ébauchée de ce grand film,
adapté de l’œuvre de Ren Jon-
son. En ce cas, on verrait donc
Harry Raur, Louis Jouvet, Char-
les Dullin et peut-être Jacque-
line Delubac.
PUB.ICIIE DU MËTRCPOLirtlN
Département Cinémas
L. PERTUS
3, rue Duperré, Paris (9°)
de 9 heures à SL4 heures :
Trinité 3.5-14
de 14 heures à 24 heures :
Roquette 30-12
BUTTES-CHAUMONT
La Grande Leçon.
Réal. : Robert Péguy.
Ved. : Alerme, Lecourtois,
Roger Tréville, François Périer,
Claude May, Suzanne Dantès.
Tournage : 2° semaine.
Prod. : D.U.C.
L’Empreinte du Dieu.
Réal. : Léonide Moguy.
Ved. : P. Rlanchar, J. Dumes-
nil, Larquey, Annie Ducaux,
Blanchette Brunoy, Ginette Ré-
el er.
Tournage : 6e semaine.
Moguy doit terminer cette se-
maine les intérieurs et aussitôt
le film sera mis au montage et à
la synchronisation.
Prod. : Zama.
3 On fait les mélanges de Pa-
ris-Mew York.
U On prépare : Elles étaient
Douze Femmes. (Prod. Régi-
na).
BILLANCOURT
Faut ce qu’il faut.
Réal. : René Pujol.
(Voir fiche technique).
Tournage : lrc semaine.
Prod. : Vondas.
PAGNOL- MARSEILLE
Les Trois Argentins à Mont-
martre.
Ce film est au montage.
I RANÇOIS-I
Un Soir d’Alerte.
Le film est terminé et au
montage.
Prod. : Flag.
B On tourne en extérieurs
Le Collier de Chanvre (C.F.C.)
qui viendra en studio le 4 mars.
C. M. C.-NICE
Untel Père et Fils.
Réal. : J. Duvivier.
Ved. : L. Jouvet, Michèle Mor-
gan, Raimu, C. Darfeuil, Renée
Devillers, Lucien Nat, Suzy
Prim, Le Vigan, Ginette Maddie,
Madeleine Sylvain.
Prod. : Transcontinental.
Tournage : 8" semaine.
NEUILLY
Monsieur Hector est en ex-
térieurs. Les intérieurs sont
terminés. (Prod. Stella).
Le Diamant noir commence
le 4 mars. (Prod. Minerva).
ECLAIR-EPINAY
On fait les mélanges de Les
Surprises de la Radio. Réalisé
par Marcel Paul. (Distr. : D.P.F.)
Une somptueuse scène d’ensemble de Angélica,
de J. Choux (Discina)
Le filin cMieotâ
cette Seialie
S. FAUT CE QU’IL FAUT
Auteur : Amédée Pons.
Dialogues : Amédée Pons.
Réalisateur : René Pujol.
Chef-opér. : Jean Bachelet.
Opérateur : Colas.
Décors : Ravaut. Maquettes
de Wakhévitch.
Régie : Fluet.
Musique : Vincent Scotlo.
Ing. du son : Gérardot.
Studios : Billancourt.
Enregistrement : JT. E.
Script-girl : Mme Leroux.
Maquilleuse : Mlle Paule.
Interprètes : Pierre Lar-
quey, Roland Toutain, Jean
Tissier; Mmes Marguerite
Pierry , Marie Bizet, Deva
Dassg, Catherine George
et MM. Paulais, Démangé,
Malbert, Meirac, Delivry.
Production : Vondas.
Epoque : Du 28 août au 10
septembre 1939.
Cadres : Les milieux popu-
laires parisiens.
Sujet : Un jeune homme doit
quitter, cj la mobilisation
générale, son amie et son
enfant, alors qu’il tentait
de divorcer d’avec une
épouse indigne pour épou-
ser sa maîtresse. Un vieil
ami permettra d’arranger
cette intrigue, et le ma-
riage des amoureux pour-
ra avoir lieu en pleine
guerre.
Commencé le 1er mars 1940.
ON TOURNE
EN EXTÉRIEURS
2 FILMS
Le Collier de Chanvre. —
Ce film de Léon Mathot, dont
nous publierons la semaine pro-
chaine la fiche technique, est
commencé depuis mercredi 28
février, en extérieurs, dans la
banlieue parisienne, aux bords
de la Marne, notamment à La
Varenne.
Les principaux interprètes
sont : André Luguet et Georges
Lannes, et Mmes Jacqueline De-
lubac et Annie Vernay. Chef-
opérateur : Marcel Lucien.
Pendant ce temps, Emile Du-
quesne monte les premiers dé-
cors de ce film d’aventures et
d’espionnage. Une production
Véga-C. F. C.
Monsieur Hector (Le Nègre
du Négresco) est en extérieurs
à Mégève et à Nice. Quelques
changements d’artistes ont eu
lieu. Précisons donc que Made-
leine Suffel remplace Suzanne
Dehelly et que Temerson s’ajou-
te à l’importante distribution.
12
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CINE
FR
RAPÜIE
SE
Deux Films
de Propagande Marocains
C’est enfoncer une porte ou-
verte que de déclarer les liens
qui unissent le cinéma et la pro-
pagande.
Dans ce domaine où les réus-
sites sont rares, signalons la pro-
jection à Casablanca d'un film
sur « Les Cascades d’Ouzoud »,
une merveille naturelle que la
montagne berbère offre à ses vi-
siteurs à 200 kilomètres du
grand port marocain.
Réalisé pour le Syndicat d’ini-
tiative et de Tourisme de Casa-
blanca par la firme Cinéophone,
le film des Cascades d’Ouzoud a
été présenté avec un grand suc-
cès. Au cours de la même séance,
un autre film touristique de Ci-
néophone, Le Triangle du Sud,
sur la région de Safi, Agadir et
Taroudant, a montré sous un au-
tre aspect, également flatteur,
l’indéniable photogénie du Ma-
roc. — Ch. Penz.
Réunion des Porteurs
de Traites N.F.F.
Nous avisons les
de traites N-E-F. que
pement de Défense
intérêts (Film « La
Jeu ») se réunira le
mars prochain à 10
siège du Syndicat
des Directeurs de
Cinématographiques,
levard Montmartre.
porteurs
le Grou-
pe leurs
Rèsrle dsj
mardi 5
h. 30 au
Français
Théâtres
18, bou-
PETITES ANNONCES
NAISSANCE
Nous apprenons la naissance
de Simon-André-Gérard NicoPs,
fils de Mme Ravmond Nicolas
(Germaine Roger, la c armante
artiste) et de Ravmond Nico’as
l’un de nos architectes-conseils.
Nos affectueux compliments.
RECTIFICATIF
Dans notre dernier numéro,
page 6, la légende du cliché de
Monsieur Hector comportait une
erreur. Il faut lire : Production
Stella. Distribution DIS.PA et
non Védis.
A PATHE-CONSORTIUM
La Société « Pathé-Consor-
tium » nous prie de signaler
que l’agence de Strasbourg a
été transférée à Saint-Dié (Vos-
ges), 17, Chemin de Dijon. Té-
léphone : N° 266.
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risienne. Ecrire à Flora Film,
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naissance de tout équipement
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premier ordre à l’appui. Ferait
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Romainville, Paris (19e).
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tion province.
Ecrire n° 51.
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américaine, 32 ans, libéré toutes
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sant à fond partie commerciale
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poste similaire France ou étran-
ger. Références premier ordre.
Ecrire n° 52.
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comptabilité des cinémas, pro-
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ces d’opérateur de dépannage
el d installation de cabines, non
mobilisable et libre, je cherche
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VENDREDI 8 MARS
Colisée, 10 h., S.E.L.F.
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MARDI 12 MARS
Colisée, 10 h., S.E.L.F.
L’Homme du Niger.
ACHAT MATERIEL
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miroir 200 et deux projecteurs
occasion.
Schnuerer, 16, avenue Perro-
net, Puteaux.
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Salle parisienne n’ayant pas
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est à louer par suite mobilisa-
tion.
Ecrire n° 53.
DIVERS
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ment, petit laboratoire de ti-
rage et de développement com-
prenant : machine à développer
moderne, production 500 m.
copies heure; tireuse Eell et
Howell; Tables de montage;
salle de projection équipée
Zeiss avec interloque. Appareil
de trucage perfectionné, salle
de montage avec Moviola. Ate-
lier de dessinateurs équipé,
etc., etc...
Ecrire n° 55.
Maison de Distribution à
Paris, Marseille, Lille demande
cession ou achat films première
partie, 1.200 à 2.000 mètres,
français ou doublés, neufs ou
déjà un peu loués.
Ecrire n° 50.
LA SORTIE
DE « FRIC-FRAC »
Nous apprenons que la sortie
du film Fric-Frac, dans les
quartiers, a été fixée au 27 mars
prochain.
Nous sommes persuadés que
la carrière de cet excellent film
gai, si bien commencée malgré
les événements actuels, conti-
nuera avec le même succès.
les films nouveaux à Paris
Semaine
du 28-2-40 au 5-3-40
FILMS FRANÇAIS
Sérénade (lr* sem.) (Mari-
gnan) (Astra-Paris Films).
Chantons quand même... et
Ceux qui veillent (lre sem.)
(Paramount).
La Charrette fantôme (Mari-
vaux) (3e s.) (Columbia).
Les Musiciens du Ciel (Coli-
sée) (3e sem.) (Filmsonor).
Battement de Cœur (Made-
leine) (5e sem.) (Osso).
La France est un Empire (2e
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PARIS-SOIR (Pierre WOLFF).
Mi-
L’histoire est charmante, bien dialoguée par
chel Duran...
Danielle Darrieux s’est montrée adorable de bout
en bout. Inutile de vanter le talent de Claude Dau-
phin, le jeu sûr et divers d’André Luguet, le comique
si fin de Jean Tissier, Carette est étonnant de vérité.
LE JOUR (Jean BARREYRE).
Battement de Cœur est gentil, charmant, bien fait,
aussi bien que les films américains qui volent à tire
d’aile vers le conte de fées.
Il prouve que M. Henri Decoin est un excellent
metteur en scène, que Mile Danielle Darrieux vaut
toutes ces vedettes d’Hollywood qui ont de l'humour,
de la sensibilité et sont ravissantes.
L’INTRANSIGEANT (Jean ROLLOT).
Henri Decoin, qui a mis le film en scène, y a ap-
porté toute la légèreté, toute la fantaisie voulue. Il a
fait un film gai, très gai, nouveau, plein de vivacité.
Un film dont les qualités sont précisément celles de
Danielle Darrieux : la spontanéité, la gentillesse, et,
plus généralement, le talent.
LE TEIVSPS (Emile VUILLERMOZ).
Il y a chez Danielle Darrieux une séduction si ac-
tive et une innocence sans fadeur si persuasive que
nous ne pouvons pas mettre en doute, un seul ins-
tant, son honnêteté secrète... D’autre part, le film de
Decoin est plaisant, adroit et ingénieux et son dialo-
gue a de l’esprit et du rythme. La distribution est ex-
cellente.
LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE.
Un conte de fées joué par des acteurs pleins de
charme et si légers qu’on les croit dégagés de la pe-
santeur. Le tout fait un spectacle ravissant et, je le
répète, quasi féerique. Dialogue preste et remarqua-
ble photographie de Robert Le Fèbvre...
L’ACTION FRANÇAISE.
Production pleine de verve, de charme et de fan-
taisie, dans laquelle la sensibilité n’est pas exclue.
Jamais Danielle Darrieux n’a été plus charmante,
plus gracieuse et plus séduisante... Les spirituels
dialogues de Michel Duran sont admirablement mis
en valeur par tous les interprètes.
LE FIGARO (Jean LAURY).
Danielle Darrieux est ravissante; sa grâce apeurée
fait merveille à l’écran.
LE MATIN (Gilbert BERNARD).
Le film est réjouissant au possible, gai dans l’aven-
ture et assez près de l’humour américain. La comé-
die est éclairée constamment par le charme de la
vedette Danielle Darrieux.
LE PETIT JOURNAL.
Un véritable régal avec Battement de Cœur, réalisé
par Henri Decoin. Film gai, plein de charme, de fan-
taisie, de sensibilité.
LA LIBERTE DU SUD-OUEST.
Quelle grâce, quelle légèreté ! Que de scènes réelle-
ment ravissantes ! Comment ne pas admirer Danielle
Darrieux dans son plus beau film Battement de
Cœur.
LA PETITE GIRONDE (B. P.).
Un spectacle ravissant. Le film d’Henri Decoin
est, d’ailleurs, une œuvre exquise qui montre (pie ce
metteur en scène n’a pas fait en vain un séjour pro-
longé à Hollywood.
GAZETTE DE LAUZANNE.
Ce film léger, fin, au dialogue étincelant, mis en
scène avec beaucoup de soin, de goût et d’esprit par
Henri Decoin est une réussite absolue. L’adorable
Danielle Darrieux triomphe dans Battement de
Cœur. Quelle merveilleuse artiste ! Sa jeunesse est
irradiante.
LA SUISSE DE GENEVE.
Le voilà bien le film que tout le monde aime pour
la gaieté, l’esprit, l’entrain cpii le caractérise, et cpii
en fait un spectacle délassant au possible. Batte-
ment de Cœur est incontestablement une des plus
belles réussites de l’écran français.
LA FRANCE DE BORDEAUX.
Il y a les plus jolies choses dans ce film qui nous
transporte dans un monde léger et plein d’humour.
Voilà bien l’un des lilms les plus exquisement fran-
çais qui soient sortis de nos studios. Battement de
Cœur a pour principale interprète Danielle Dar-
rieux qui vaut toutes les vedettes d’Hollywood.
POUR VOUS (Marguerite BUSSOT).
Henri Decoin nous a donné un film qui supporte
allègrement la comparaison avec les meilleures co-
médies américaines. Il est bien construit, soigné, ner-
veux et plein de gags très drôles.
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UN PROBLEME PRIMORDIAL
POUVONS-NOUS actuelle» produire
DES FILMS DE CLASSE INTERNATIONALE?
Lilian Harvey et Louis Jouvet
dans Sérénade,
film de Jean Boyer qui passe au Marignan.
(Astra Paris Film.)
Conversations Franco-Britanniques
Sir Kenneth Clarke s’entretient
avec Maître Henry Thorrès
Pendant le séjour à Paris de Sir Ken-
neth Clarke, dont nous avons signalé
l’arrivée dans Se dernier numéro, Maître
Henry Torrès, Directeur des Services
« Cinéma » au Commissariat Général à
l’Information Française, a eu de nom-
breux entretiens avec son collègue bri-
tannique.
Etant donné Ses idées échangées et la
parfaite unité de vues de Sir Kenneth
Clarke et de Maître Henry Torrès, nous
pouvons augurer que seront établies
les bases d’une collaboration plus étroite
entre les cinémas des deux Nations al-
liées.
4
Ranton Novarro est à Paris
Par le dernier « Clipper » venant d’Holly-
wood, Ramon Novarro vient d’arriver à
Paris.
Le célèbre artiste est engagé par la Socié-
té « Lumen Films » pour tourner sous la
direction de Marcel L’Herbier ; La Comé-
die du Bonheur, d’après la pièce d’Evréïnoff
et Nozière, créée à l’Atelier par Charles Dul-
lin et qui fut jouée huit cenls fois et traduite
en onze langues.
Les dialogues du film seront écrits par
Jean Cocteau.
La prospérité passée, présente et future
du cinéma national tient dans ce simple
mot : Exporter.
Nous savons que de grands films fran-
çais sont prêts. Quelques-uns, terminés de
justesse avant la mobilisation, comme Piè-
ges, d’autres achevés dans leur ultime mon-
tage, depuis le début de la guerre, comme
Les Musiciens du Ciel ou La Charrette fan-
tôme, ont déjà été montrés au public, non
seulement parisien, mais à quelques capi-
tales étrangères... sans oublier la province
française où Pièges, notamment, se taille
une carrière record.
Mais le marché étranger — quoique ré-
tréci depuis deux ans par les transforma-
tions de la carte européenne — attend, ré-
clame de nouveaux films français.
Sur une production, qui, en temps nor-
mal, se régularisait depuis cinq ans entre
105 et 120 films, on pouvait compter par an-
née sur une quarantaine de films destinés à
l’Exportation, et sur ces quarante films an-
nuels, sur dix films de grande renommée,
et de classe véritablement internationale.
| Celte dernière année, particulièrement (je
veux dire l’année cinématographique al-
lant de septembre 1938 à fin août 1939), la
production française avait tenu ses plus
belles promesses, donné ses plus beaux
fruits. Le Festival de Cannes s’était réservé
plusieurs œuvres retentissantes, dont La
Loi du Nord, film de Jacques Feyder, La
Charrette fantôme, de Julien Duvivier,
L’Homme du Niger, La France est un Em-
pire et L’Enfer des Anges.
De ces cinq films, trois ont été présentés
en exclusivité à Paris. La Loi du Nord est
en terminaison de montage, et L’Enfer des
Anges encore retenu, différé devrions-nous
dire, par la Censure.
Mais depuis deux mois, nous avons vu
sortir plusieurs grands films français : Bat-
tement de Cœur, Les Musiciens du Ciel, Sé-
rénade, Brazza.
Et n’oublions pas que les premiers films
français qui « osèrent » sortir en plein dé-
but de la guerre furent Ils étaient Neuf Cé-
libataires, l’incontestable réussite de Sacha
Guitry et Louise qui fit son exclusivité du-
rant la première semaine de la guerre. En-
fin, Menaces, tourné en août, terminé en
septembre et présenté un mois plus tard.
, *
! * *
Il faut que la production française s’éta-
blisse sur une économie de guerre.
Sans préjudice pour sa valeur artistique
et sa classe commerciale.
Donc, elle doit trouver en elle-même ses
ressources, ses inspirations et sa force.
Nous savons que l’on tient, en haut lieu, à
ce que le filin français retrouve son équili-
bre. Nous ne pensons pas, dans ce cas, que
l’on nous marchande les facilités d’appro-
visionnement en personnel, matériaux, ar-
tistes...
Car le film français s’exportera ou il
mourra.
Pour s’exporter, il doit être à la hauteur
des grands films-leaders qui ont sillonné
le monde.
Il est utile de tourner beaucoup de films,
pour répondre aux besoins du marché inté-
rieur, aux demandes de l’Exploitation. Mais
l’on ne doit pas négliger l’impérieuse né-
cessité de l’Exportation qui exige des films
d’apparence coûteuse, de scénario étudié,
d’interprétation remarquable avec des noms
connus ou au moins des visages attractifs
dans leur nouveauté, des films qui apportent
l’atmosphère de Quai des Brumes, l’origi-
nalité du Carnet de Bal, l’esprit des Perles
de la Couronne, la force dramatique d’un
Fin du Jour ou la pureté poétique d’un Re-
gain ou d’une Femme du Boulanger
Si nous ne pouvons plus payer le prix
exigé par nos vedettes, qu’on en fasse de
nouvelles ou que les « stars » consentent à
diminuer leurs tarifs.
Mais qu’on ne lésine pas, pour une di-
zaine de grandes productions, sur la qua-
lité de la photographie, sur l’ampleur des
décors, sur la finesse de l’enregistrement
sonore.
Certes la Défense Nationale, l’Armée ré-
clament les hommes, et retiennent fort légi-
timement une grande partie des acteurs et
des techniciens qui, en temps de paix, con-
tribuaient à l’équilibre de notre Production.
Mais nous savons aussi que de grands
films interrompus par la guerre, tel Air Pur
de René Clair, Remorques de Grémillon,
Tourelle Trois de Christian Jaque, peuvent
et doivent être repris, car leur histoire, leur
atmosphère, leur humanité sont sûres ga-
rantes de leur valeur de bonne propagande
hors frontières.
Les films faits en deux semaines, les co-
médies aimables et gentilles oû musique,
danses et chants, sourires et sentiment sont
artistement mélangés, n’ont pas de raisons
d’être méprisés. Ils forment ce fond de films
moyens et soignes qui a toujours trouvé
carrière dans nos salles.
Mais nous ne devons pas ne faire que
cela. Ou nous tuerions le film français qui a
besoin d’air pour vivre.
Il faut que les producteurs prennent
exemple sur la « Transcontinental » par
exemple, Confiant à Julien Duvivier la réali-
sation d’un grand film cyclique sur la fa-
mille française durant quatre générations.
Unie l Père et Fils, pour lequel d’énormes
4
i cuvEWCTmSRAPHiE txxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx:
fr£krESise
A TRAVERS LE MONDE
moyens — pour le temps présent — ont été
réunis, ainsi que d’excellents comédiens.
il faut que les Pouvoirs Publics ac-
cordent au Cinéma — la plus forte arme
de Propagande d’un pays — quand il
sait s’en servir — des facilités excep-
tionnelles.
On a récemment prononcé le mot de
« Mobilisation » du Cinéma.
Eh! bien, pourquoi pas! Pourquoi ne mo-
biliserait-on pas les cent cinquante ou deux
cents techniciens, artistes et producteurs in-
dispensables à la mise en train et au fonc-
tionnement régulier de grandes productions
françaises ? Toutes réserves faites sur les
modalités et les garanties d'une telle mobi-
lisation.
*
* *
Le pays a besoin de devises étrangères,
que les films lui ont toujours apportées par
millions.
Il a besoin que le nom de France se mêle
dans la mémoire des nombreux et lointains
amis que nous possédons à travers la terre
au souvenir des belles images lumineuses et
fortes de nos grands films.
Pour que les studios tournent de nou-
veaux Carnet de Bal, Fin du Jour, Musi-
ciens du Ciel, pour qu’ils terminent les
grands films inachevés, pour qu’ils puissent
reprendre la production d’œuvres de classe
internationale qui affirment dans le monde
la permanence de l’art français, donnons-
leur des opérateurs de prises de vues et des
ingénieurs du son. Et formons-en d’autres...
Donnons-leur des équipes de techniciens,
des scénaristes, décorateurs, découpeurs,
monteurs, photographes; un personnel de
studio entraîné : menuisiers, électriciens,
staffeurs, enfin quelques grands artistes in-
dispensables... et des travailleurs de labo-
ratoire de tirage, etc...
La question reste donc d’uneurgence
capitale : Il faut produire de grands films
internationaux.
Lucie Derain.
-4
Le Réveil des Syndicats du Cinéma
UN PRODUCTEUR PROTESTE
Le producteur de « Tourbillon de Pa-
ris », M. Georges E. Chevalier, vient
d’adresser au Président de son Syndi-
cat : la Chambre Syndicale du Film Fran-
çais, une lettre dont il a bien voulu nous
donner connaissance. L’espace limité de
notre texte ne nous permet pas de re-
produire ce document. Nous le résume-
rons suffisamment en soulignant la re-
marque de M. Georges E. Chevalier au
sujet du récent débat, ouvert à la Cham-
bre, sur l’Information et la Propagande :
Aucune voix ne s’est élevée pour par-
ler du Cinéma, dire sa détresse, son dé-
sir de vivre, ses possibilités commer-
ciales et, une fois de plus, affirmer qu’il
est un des plus puissants facteurs de
propagande française.
M. Georges E. Chevalier déplore sur
ce point « la carence de la Chambre Syn-
dicale du Film Français ». Il réclame en
termes énergiques le réveil des orga-
nismes syndicaux du Cinéma pour l’ap-
plication du « Statut », une reprise vi-
goureuse de la production des films en
France, une coordination des activités
des diverses branches du métier, et un
emploi effectif, au service de l’Etat en
guerre, du film comme moyen de Propa-
gande.
LE FILM FRANÇAIS A LONDRES
L’étrange Monsieur Victor
et Prisons de femmes attirent
le Public
♦
Deux nouveaux films français vien-
nent d’être projetés à Londres. Ce sont
« L’Etrange Monsieur Victor » qui a rem-
placé « Pièges » sur l’écran du Ciné-
phone et constitue le second programme
de cette salle toute neuve, et « Prisons
de Femmes » qui passe à l’Embassy.
P. A.
Louis Jouvet et Pierre Magnier
dans Untel Père et Fils,
film de Julien Duvivier.
(.Prod. Transcontinental. Distr. Columbia.)
Premières de Films français
à Zurich
(De notre correspondant particulier.)
Ces dernières semaines, de grands films
français ont fait leur apparition sur les
écrans zurichois.
Derrière la Façade, très amusant et bien
joué; Le Jour se lève, drame d’une concep-
tion tragique spéciale (on a surtout apprécié
la musique saisissante et le jeu de Jean Ga-
bin)\ Quartier sans Soleil, étude de mœurs
d'une véritable grandeur; la très spirituelle
comédie d’aventures : J’étais une Aventu-
rière avec l’idole des Suisses : Edwige
Feuillère ; Une Java, film sur le milieu, mais
tourné avec sincérité et tact; Retour à l’Au-
be qui a été un triomphe pour Danielle Dar-
rieux; le pins original des films de Sacha
Guitry ( que les Suisses aiment pour son es-
prit et son talent de comédien et d’auteur)
Us étaient Neuf Célibataires; enfin, le grand
film français Trois de Saint-Cyr, qui dé-
chaine l’ enthousiasme parce qu’il en est lui-
même baigné.
Il faut que la France, pays démocratique
et noble dans ses pensées et ses actions,
nous .envoie de nouveaux grands films
reflétant le caractère naturel, l’ironie et la
force satirique qui sont la caractéristique
de ce pays.
Signalons le succès formidable d’un film
français, reportage sur la Défense nationale
française : On ne passe pas. — Louis B.
EN BELGIQUE
Le Congrès de l’exploitation
cinématographique de Bruxelles
C’est mardi prochain, 12 mars, qu’aura
lieu à 11 heures, une heure après l’Assem-
blée Statutaire annuelle de l’Association des
Directeurs de Théâtres Cinématographiques
de Belgique, un « Congrès de l’Exploita-
tion Cinématographique ».
Ces deux manifestations, organisées mal-
gré les temps difficiles, sont organisées
dans le Palais du Centenaire de Bruxelles.
Les plus hautes personnalités du Cinéma
belge y viendront représenter leur corpo-
ration et discuter des intéressants problè-
mes touchant le métier, et étudiée par
« l’A. D. T. C. B. », notamment en vue d’une
réglementation contre certains abus prati-
qués envers les directeurs de cinémas.
Ce Congrès, qui a lieu en coincidence
avec la Foire de Bruxelles, témoigne d’une
belle activité de la part de la Cinématogra-
phie belge.
4
Les United Artists
quitteraient l’organisation
Hays
New York. — On annonce la nouvelle du
départ des « United Artists » (Artistes Asso-
ciés) de l’organisation Hays. Cette organi-
sation, dont le nom exact est « Motion Pic-
ture Producers and Distributors of Ame-
rica » (M. P. P. D. A.) groupait les huit
grandes compagnies cinématographiques
américaines : Coliimbia, M.-G.-M., Para-
mount, R. K. O., 20th-Fox, United Artists,
Universal, Warner.
Ce départ serait causé par le fait que les
« United Artists » auraient vendu des films
en Italie en dépit de la décision prise en
commun voici dix-huit mois par les « Ma-
jor » compagnies de se retirer du marché
italien à la suite de l’institution du mono-
pole d’importation des films étrangers.
4
4 films de propagande réalisés
par le Service cinématographique
des P. T. T. britanniques
Le Service Cinématographique du Gene-
ral Post Office (P. T. T. britanniques) qui, au
cours des années de paix, réalisa ces remar-
quables documentaires comme B. B. C., la
Voix de la Grande-Bretagne, Night Mail,
North Sea (Prisonniers de la Brume), conti-
nue, en temps de guerre, son œuvre utile
de propagande.
Alberto Cavalcanti, qui est à la tête du ser-
vice cinématographique du G. P. 0., possède
actuellement quatre films en production.
Le premier a pour but de montrer à
l’étranger quelques aspects typiques de la
vie familiale du peuple britannique. Le se-
cond est un film de propagande sur la ma-
rine de guerre. Les deux derniers mettront
en évidence l’étroite collaboration et l’es-
prit d’entente qui existent entre la Grande-
Bretagne et la France. — Pierre A.
5
J/fr
fr||^isi
ri!MEiHmg&R/ipgiiF.
FRffi®JSE
ne- xxxxxxxx
Micheline Presles qui vient de terminer
Un Soir d’Alerte et tournera
(Discina)
dans La Comédie du Bonheur.
“ LA MOUSSON ”
sort le 15 mars au Paris
C’est le vendredi 15 mars au Paris, à
20 h. 30 qu’aura lieu la première de La
Mousson, au bénéfice de « L’Œuvre Fran-
çaise des Sections Sanitaires du Front ».
La Mousson est une puissante production
Twenthieth Century-Fox, adaptée du ro-
man de Louis Bromfield, par le réalisateur
Clarence Brown, et interprétée par Mirna
Loy, Tyrone Power, George Brent, Brenda
Joyce. Ce film est le seul rival en Améri-
que de Autant en emporte le Vent tout
comme le livre de Bromfield l’est du livre
Aidant en emporte le Vent de Margaret Mit-
chell.
4
La Production britannique
se régularise
1 La Cie Britisli National commence
aux studios de Denham la production d’un
grand film intitulé Gaslight (Eclairage au
Gaz) dont l’action évoquera la période
« victorienne » quand Londres ignorait en-
core l’électricité. Diana Wynyard et Anton
Walbrook seront les vedettes de ce film que
réalisera Thorald Dickinson.
! Sous le titre For Freedom (Pour la Li-
berté), Maurice Elvey et Castleton Knight
(ce dernier producteur de Gaumont-Britisli-
News), réalisent un film dont l’action com-
mence dans le bureau d’une firme d’actuali-
tés cinématographiques juste avant Munich
et se termine avec l’affaire du Graf Spee.
■ On vient de commencer à Londres la
réalisation de Pastor Hall, film hasé sur la
tragique aventure du Pasteur allemand Nie-
mœller, persécuté par les Nazis. La distribu-
tion de ce film, qui est tourné aux studios
de Twickenham et Highbury, comprend les
noms de Wilfrid Lawson, Sir Seymour
Hicks et Nova Pilbean.
■ R. K. O. Radio va installer une société
complète de production en Angleterre, que
dirigera le metteur en scène américain Wil-
liam Sistrom. — P. A.
L’incendie
n’empêcher]
LES
des sti s Pathé de JriHtte
pas l’acîsiité de Pathé Ciné»
POSTES MOTEURS SONT INTACTS
On sait que jeudi dernier, 29 février,
dans l’après-midi, le feu a éclaté aux
studios Pathé-Cinéma de Joinville; nous
sommes allés voir sur place le résultat
de cet incendie qui a détruit toute la car-
casse des plateaux A, B, C, E, F, G, soit
tous les bâtiments de gauche où se trou-
vaient les deux grands studios commu-
nicants. Précisons que ces studios
étaient vides et sans décors.
Plusieurs grands bâtiments impor-
tants, notamment la Centrale Elec-
trique, les magasins de décors, la menui-
serie n’ont nullement été touchés. De
plus, le plateau D, situé en retrait des
pavillons administratifs, est intact.
Toutes les caméras avaient été heu-
reusement retirées des plateaux, alors
inoccupés, et seules, des têtes d’appa-
reils Debrie, ont été détruites, mais ce
qui reste des nouveaux Debrie et des ap-
pareils de mixage pourra être rapide-
ment réparé et mis en ordre de marche.
En résumé, Pathé-Cinéma continue à
fonctionner avec le Plateau D de Join-
ville, et les deux studios de la rue Fran-
cœur, dont un, le grand plateau, est de
{Photographie Pathé-Studios.)
Un aspect des Studios brûlés.
N° 60.610
briques et que l’on étudiera la recons-
truction de ces studios considérés
comme parmi les meilleurs de France.
La Société Pathé-Cinéma nous adres-
se une lettre nous demandant de signaler
que l’incendie des studios n’entravera
en rien son activité, notamment en ce
qui concerne la distribution des films.
Une vue d’ensemble des Studios Pathé-Cinéma de Joinville.
La partie entourée de blanc i
belles dimensions. Aucun poste moteur
des studios de Joinville n'ayant été
touché, on peut dès maintenant repren-
dre le travail, tandis que l’on déblaiera
les monceaux de ferraille noircie et de
digue les bâtiments incendiés.
N° 60.611
leur tirage, et la confection du Pathé-
Journal. Voilà qui est fait.
Malgré l’incendie, les studios Pathé-
Cinéma restent ouverts et s’organisent
dès maintenant pour travailler. — L. D.
De nouveaux Films français sont autorisés
Après « La Bête humaine », « Le Der-
nier Tournant » et « La Maison du Mal-
tais », la Censure vient d’autoriser « Le
Veau gras », « Rappel immédiat », « La
Règle du Jeu », « Le Ruisseau », la co-
médie « Une de la Cavalerie » et le film
américain « Quatre Hommes et une
I Prière ».
Une nouvelle salle à Alger
Le PARIS
1 Une nouvelle salle, « Le Paris », va
naître en plein rentre élégant d’Alger, rue
d’Isly.
6
♦ ♦♦♦.*♦****♦ ♦♦ ♦♦
ntimm ciine
RAPMIE
SE
♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦
DANS L’EXPLOITATION
LA PREMIÈRE SEANCE C0IP0RAT1VE
DONNEE DEPUIS LA 8UERRE A NANCY
PIÈGES fait des Recettes record
à Rouen
M. André Pontet, directeur des « Sélec-
tions Cinégraphiques », a convié le 27 fé-
vrier dernier tous les exploitants de la ré-
gion à une vision privée qui a pris figure
d’événement : c’était la première manifes-
tation corporative depuis les hostilités. Une
nombreuse et sérieuse assistance s’y pres-
sait dans laquelle on remarquait les prin-
cipaux directeurs non mobilisés de l’Est.
Les films présentés : Le Chemin de l’Hon-
neur (Prod. : H. Garat), au sujet passion-
nant et viril; Narcisse (Gray-Films), fan-
taisie comique traitée avec prestesse, à la
manière américaine.
Félicitons sans restriction M. Pontet pour
ce premier coup de gong! Depuis la guerre,
l’agence Pontet a continué à fonctionner
dans un équilibre parfait et ce, malgré les
difficultés du moment et de notre zone...
C’est un bel exemple.
M. J. Relier.
B A noter que : L’agence Fox-Films de
Strasbourg a été, depuis le premier jour de
la mobilisation, transférée à Nancy, dans
l’ancienne agence G. F. F. A. M. Parsy con-
tinue à en assumer la direction avec le zèle
qu’on lui connaît. — M. J. K.
Pièges, qui passe au Normandy de Rouen,
vient de réaliser la plus forte recette de ce
cinéma depuis la guerre : 64.000 francs.
Après Paris, Toulouse et Rouen, Pièges
continuera son tour de France des fortes
recettes.
Tourbillon de Paris
Mona Goya, Marthe Mussine, Jean Tissier
Pierre Feuillère, Marcel Vallée.
(Production Rav Ventura.)
VICTOIRE DU CINEMA NORD-AFRICAIN
Les Cinémas de Sidi- Bel- Abbés obtiennent gain de cause
contre un Arrêté municipal
Un cas tout à fait spécial, qui a été
tranché en conseil de préfecture, s'est
produit dernièrement à Sidi-Bel-Abbès.
où l’exploitation cinématographique, con-
sidérée sûrement par la Municipalité
comme une poule aux œufs d’or, a eu le
courage de faire front contre un arrêté
municipal augmentant arbitrairement les
tarifs de présence dans les salles, des
pompiers et agents de police.
C’est ainsi que jusqu’en 1929, le ser-
vice quotidien d’un agent de police ou
d’un pompier était taxé à 10 francs par
séance pour être ensuite fixé à 13 francs-
Etant donné que les différents cinémas
de Sidi-Bel-Abbès font respectivement
onze séances par semaine, la dépense
totale pour chaque salle se montait heb-
domadairement à :
fr.
pour le pompier, 11 séances à 13 fr.
soit 143
pour l’agent, un forfait de 4 séan-
ces à 13 fr., soit 52
ni plus ni moins, que de subir les tarifs
suivants :
Pompiers
fr.
7 soirées de 4 heures à 6 francs
l’heure, soit 168
4 matinées de 4 heures à 5 francs
l’heure, soit 80
soit au total 248
Agents de police :
fr.
même tarif, soit 248
ce qui aurait fait par semaine,
soit au total par semaine 195
Mais la Municipalité, en quête de gros
sous, pensa que cette dépense était in-
fime pour les directeurs de salles et,
quoique les circonstances actuelles ren-
dent malheureusement extrêmement pré.
caire l’exploitation cinématographique,
elle décréta tout à coup une augmenta-
tion telle que tous les exploitants la re-
fusèrent catégoriquement. Il s’agissait
au total 496
c’est-à-dire une augmentation sur
l’ancien tarif de 301
Chaque salle aurait donc dû subir une
augmentation annuelle de 15.652 francs.
La ville de Bel-Abbès comptant quatre
salles, ces dernières allaient donc enri-
chir la caisse municipale de 103.168 fr.
par an, au lieu de 40.560. Mais la clair-
voyance de M. le Préfet d’Oran leur ac-
corda gain de cause.
Félicitons les exploitants de Sidi-Bel-
Abbès de la bonne entente qu’ils ont
montrée dans la défense de leurs inté-
rêts corporatifs et remercions M. le Pré-
fet d’Oran d’avoir bien voulu apporter la
sûreté de son jugement impartial.
Puni Saffar.
A Lyon, les soirées de Gala
se succèdent
La première de Tourbillon de Paris a été
donnée au Pathé-Palace au profit de l’Œu-
vre du Vestiaire des Enfants évacués. Un
grand nombre de personnalités, parmi les-
quelles on remarquait plus particulièrement
Mme et M. Bollaert, Préfet du Rhône, et Mme
Edouard Herriot, assistaient à la présenta-
tion du film de Ray Ventura.
La réussite de cette soirée de bienfaisance
a dépassé tous les espoirs des organisateurs
et le chiffre de recettes fut parmi les plus
élevés qu’ait réalisés le Pathé-Palace.
Après cette première, Tourbillon de Pa-
ris passe avec un grand succès sur l’écran
du Majestic.
A la Scala, le l®r mars, à 17 heures, M. Sa-
cha Guitry est venu présenter et commenter
son admirable film : Ceux de chez nous et
a interprété avec Mme Geneviève Guitry
deux comédies.
Les horaires d’avant-guerre ont été réta-
blis par arrêté préfectoral et l’exploitation a
repris sa marche normale. — Jean Clère.
Les Mesures de Sécurité des Cinémas
sont renforcées
L’Activité des Salles Gaumont
I,a Société Nouvelle des Etablissements
Gaumont poursuit son effort et, malgré la
guerre, ses salles fonctionnent aussi bien à
Paris qu’en province.
Ses deux cinémas d’exclusivité : le Coli-
sée et le Madeleine passent actuellement
deux grands succès.
Au Madeleine, Battement de Cœur rem-
porte un triomphe tout à fait mérité.
Au Colisée, Les Musiciens du Ciel, de G.
Lacombe et R. Lefèvre, fait honneur à la
production française et prouve qu’avec de
bons scénarios et une réalisation artistique
on fait toujours de très bons films.
Au Gaumont-Palace, malgré les événe-
ments, la Société Nouvelle des Etablisse-
ments Gaumont a voulu que sa formule
attractions et orchestre continue, et c’est le
seid cinéma qui occupe actuellement qua-
rante musiciens.
Sa plus belle salle de Province, l’Olympia,
de Bordeaux, un des fleurons de la couronne
S.N.E.G., refait entièrement à neuf avant la
guerre, bat tous les records de recettes avec
Battement de Cœur. Tempête , L’Emigrante.
La Société Nouvelle des Etablissements
Gaumont continuera ses elforts pour une
exploitation soignée appuyée sur les meil-
leurs films français.
Les mesures de sécurité dans les salles de
spectacles consacrées à la projection ciné-
matographique à Paris et dans le dépar-
tement de la Seine étaient jusqu’à pré-
sent réglementées par une Ordonnance du
Préfet de Police (dont la dernière en date
est celle encore en application du 1er jan-
vier 1927) et par la mise en œuvre d’une
réglementation plus générale édictée à l’ap-
pui d’une circulaire du Ministère de l’In-
térieur en date du 29 novembre 1935.
Signalons qu’une nouvelle réglementation
est en préparation qui doit sortir à bref dé-
lai sous forme de décret-loi émanant, ainsi
que celle de 1935, de la Direction de la Sû-
reté Générale au Ministère de l’Intérieur.
A l’usage des heureux Directeurs qui vont passer
"APRÈS MEIN KAMPF, M 5 CRIMES
par ADOLF HITLER"
QUELQUES PHRASES
PUBLICITAIRES
POUR LA GRANDE PRESSE
Le premier grand film français
tourné
depuis la guerre
Adolph Hitler, son passé,
sa vie intime !
Hitler, ce champion du racisme
qui ignore
son véritable nom !
Hitler est-il juif ?
Voyez la troublante réponse
dans “ Après Mein Kampf, Mes Crimes
par Adolf Hitler
Quelle est la vie sentimentale
d Adolf Hitler ?
Le moment est venu de faire sur la personne
d’Adolf Hitler
les révélations inouïes que lui épargnait
son immunité de Chef d’Etat
Adolf Hitler en pantoufles !
Une production dramatique de classe
avec Line Noro- Roger Karl
et 1 5 autres vedettes
Adolf Hitler
est-il le fils d’un bâtard ?
Vous serez, tour à tour, ému, amusé,
bouleversé, devant les révélations du film
“Après Mein Kampf’’...
Fait sans précédent !
Son Eminence, le Cardinal Verdier,
paraît en personne dans “Après Mein Kampf”...
pour stigmatiser la barbarie du racisme
et les persécutions religieuses
La vérité sur Adolf Hitler
enfin révélée
Les dessous de la Gestapo
mis en pleine lumière !
Téléphone : Elysées 60-00
Télégr : FILMCRISTA
LES FILMS CRISTAL
63, CHAMPS-ELYSEES,
PARIS
ASTRA PARIS FILMS
3, RUE TROYON, PARIS-XVII*
Téléphone: ÉTOILE 06-47
LES CHIFFRES PARLE
Avec Sérénade le MARIGNAN retrouve ses grosses
recettes du temps de paix. Première semaine : 28-2 au 5-3 :
237.040 francs de recettes.
LA PRESSE VOUS
FAF5S-SOIR. — />. Wolff.
Sérénade est un film ravissant, impre^
sie. Le mouvement de ce film, grâce à l’adr'
Boyer, ne ralentit pas une seconde.
L’ŒUVRE. — Chabannes.
ldi film somptueux et ten(
parfait.
CSNEMONDE. — U. Bessy.
Sérénade est un film îiT
Dans ce film aux images^
gue si juste et sjjçoloré. la grande
Schubert et cel^^lj^^^ethoven, don
grandiose et m;J
LE JOUR. R.
Il y a trois él?
La musique de Sehube
jadis.
et de poê-
le Jean
.l’une grâce rrffe et d’un goût
q ualité.
jcées et si douces, au dialo-
e est la musique. Celle de
i rencontre est émouvante,
ce film auxquels on ne résiste pas :
nosphère de Vienne, les élégances de
j a ma
avec bor
son talent
Moirinat.
re grande joie, nous avons retrouvé dans Sérénade
Harvey, plus blonde et plus mince aussi que
h g de ce film bien fait, bien soigné, elle prodigue
ans un de ces rôles d’enfant terrible où elle excelle,
de et divers de comédienne, de chanteuse et de balle-
rine : elle est exquise.
R VOUS. — M. Bussot.
Sérénade est un très joli film, plein de poésie et de charme.
f\ des trouvailles excellentes, comme celle où Schubert rencontre
Êthoven. Liban Harvey est charmante. Bernard Lancret est un
Schubert plein de tact, timide et gauche à souhait. Quant à Jouvet,
il est tout simplement admirable.
LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE. — L. Derain.
Voici certainement le plus joli film musical réalisé en France
de longtemps, Il raconte quelques moments de la vie de Schubert.
Il est tendre, mélancolique, spirituel et somptueux. Sérénade con-
tient en plus, un souffle pur et beaucoup de grâce et de noblesse.
Bravo !
9
SH TITIIIITIH HT 33
Les Filins commencés
cette semaine
9. LE COLLIER
DE CHANVRE
(Le Mystère
du Bois Bellot)
Auteur : La Faurie.
Adaptation : Albert Guyot.
Dialogues : Léopold Mar-
chand.
Réalisateur : Léon Mathot.
Chef-opérateur : Marcel Lu-
cien.
Opérateur : Sain.
Décors : Tony Brouqnière.
Régie artistique : Laurent.
Musique : Jean Renoir.
Ingr. du son : Hawadier.
Photographe : Gravot.
Studios : François-Icr.
Enreg^str. : Optiphone.
Script-girl: Marcelle Hochet.
Maquilleur : Raffa.
Monteuse : Mme Beangé.
Interprètes : André Luguet,
Jacqueline Delubac, Annie
Vernay, Georges Lannes,
Marcel Carpentier, Marthe
Mellot, Escoffier, Mattler,
Suzanne Guémard.
Dir. de prod.: Jacques Vitry.
Prod. : C. F. G.
Distr. : C. F. C.
Epoque : Contemporaine.
Cadre : La province anglaise
dans le Middlesex.
Sujet : « Le Collier de Chan-
vre », ancien boxeur, con-
damné à mort pour un
meurtre duquel il est inno-
cent, sera sauvé en trois
jours par Anthony Geth-
ryn, ancien chef de la po-
lice ayant démissionné
pour se marier, et qui re-
prend du service pour dé-
brouiller cetle mystérieuse
affaire.
Commencé le 4 mars 1940.
10. ELLES ETAIENT
DOUZE FEMMES
Auteur : Yves Mirande.
Dialogues : Yves Mirande.
Réalisât. : Georges Lacombe.
Chef-opérateur : Arménise.
Opérateur : Pierre Montazel.
Décors : André jeeff.
Photographe : Sam Lé vin.
Studios : Buttes-Chaumont.
Enregistr. : Radio-Cinéma.
Script-giM : Jacqueline Au-
dry.
Maquilleuse : Paul Clazel.
Monteuse : Mme Danis.
Interprètes : Gaby Morlay,
Betty Stockfeld, Simone
Berriau, Simone Renant,
Nina Myral, Micheline
Presles, Primerose, Blan-
chette Brunoy, Pâmé la Stir-
ling, Mila Par élu, Marion
Deibo.
Dir. de prod. : Arys-Nissotti
et Pierre O’Connell.
U PRODUCTION FRANÇAISE
CETTE SEMAINE ON TOURNE S FILMS
DONT 2 NOUVEAUX
BUTTES-CHAUMONT
La Grande Leçcra.
Réal. : Robert Péguy.
Ved. : Alerme, Lecourtois, Ro-
ger Tréville, François Périer,
Claude May, Suzanne Dantès.
Décors: Un grand décor d’im-
meuble du Boulevard Suchet,
une caserne, une popote d’esca-
drille.
Tournage : 3e semaine.
Prod. : D.U.C.
Elles étaient Douze Femmes.
(Voir films commencés).
Prod. : Régina.
L’Empreinte du Dieu.
Léonide Moguy a terminé les
prises de vues, des intérieurs.
Prod. : Zama.
NEUILLY
Le Diamant noir.
Le décor n’étant pas tout à
fait prêt, les prises de vues ne
commencent que samedi 9 mars.
Prod. : Minerva.
PATHE-FRANCŒUR
Hitler m’a dit.
Robert Alexandre termine le
montage et les raccords de ce
film.
BILLANCOURT
Faut ce qu’il faut.
Réal. : René Pujol.
Ved. : Larquey, Toutain, Jean
Tissier, Marguerite Pierry, Ma-
rie Bizet, Déva Dassy.
Décors : Une teinturerie avec
la rue dans laquelle elle est si-
tuée. Très grand décor en com-
plexe.
Tournage : 2e semaine.
Prod. : Vondas.
■ On prépare : VoSpone.
Prod. : Ile de France Film.
C. M. C.-NICE
Untel Père et Fils.
Réal. : J. Duvivier.
Ved. : Louis Jouvet, Michèle
Morgan, Raimu, C. Darfeuil, Re-
née Devi 11ers, Lucien Nat, Suzy
Prim, Le Vigan, Ginette Maddie,
Madeleine Sylvain.
Tournage : 9" semaine.
Prod. : Transcontinental.
FRANÇOIS-ler
Un Soir d’ Alerte est terminé.
Prod. : Flag.
Le Collier de Chanvre.
(Voir films commencés).
Tournage : F' semaine.
Prod. : C. F. C.
1). Darrieux et Cl. Dauphin
dans Battement de Cœur,
film de H. Decoin.
(Prod. Ciné-Alliance.)
Prod. : Régina.
Distr. : Filmsonor.
Vente : Francinex.
Epoque : Pendant cette
guerre.
Cadre : Un élégant apparte-
ment parisien.
Sujet : La vie de douze fem-
mes du monde, pendant la
guerre actuelle, préoccu-
pées de leur rôle social et
charitable.
Commencé le 6 mars 1940. -,
Les Oreilles ennemies
vous écoutent
C'est sous ce titre évo-
cateur que la Compagnie
Française Cinématographi-
que réalisera prochaine-
ment un film de propagande
nationale.
AU MONTAGE
Un Soir d’Alerte est terminé.
Jacques de Baroncelli a donné,
avant le dernier tour de mani-
velle, une amicale réception
conviant la Presse autour de
ses principaux interprètes : Jo-
séphine Baker, Lucien Baroux,
Gabrielle Dorziat, Georges Mar-
chai. On regrettait l’absence de
Marguerite Pierry, Saturnin-Fa-
bre, Aimos et Donnio. Mais la
charmante MieheMne Presle,
jeune première du film, ne man-
quait pas à cette cordiale réu-
nion.
Un Soir d’Alerte est au mon-
tage. C’est une production
« Flag Film » dirigée par Simon
Schiffrin et distribuée par
S.E.D.I.F.
Maurice Tourneur
va réaliser V0LP0NE
Dans quelques jours,, exac-
tement le 3.4 mars, Maurice
Tourneur commencera les pri-
ses de vues de « Volpone », la
célèbre pièce de Jules Ro-
mains et Stéfan Zweig, ins-
pirée de l’œuvre de Fauteur
anglais Ben Jonson.
La distribution groupera
Harry Baur, Louis Jouvet,
Charles Dullin, Fernand Le-
doux de la Comédie-Fran-
çaise, et Mmes Jacqueline
Delubac et Marion Dorian. La
musique sera de Marcel De-
larcnoy et les décors de Jean
Ferrier, Barsacq et Gut. Pro-
duction : Ile de France Film.
Le film sera tourné aux stu-
dios de Billancourt.
ON ANNONCE
Gestapo, de Marcel Allain,
adapté par Pierre Véry et dia-
logué par Pierre Laroche, sera
le prochain film de Jean Dré-
ville.
Commissariat de Police
sera un drame se déroulant dans
le milieu de la Police Judiciaire,
dont lé scénario, signé de Bené
Dupuy, est fait par une haute
personnalité de la Police pari-
sienne, dissimulée sous ce pseu-
donyme. Jean Delannoy mettra
ce film en scène.
Soldats sans Uniforme, de
Maurice de Canonge, dont nous
avons annoncé dernièrement la
prochaine réalisation, sera dia-
logué par Simon Gantillon. La
réalisation aura lieu dans deux
semaines. Le film porte en sous-
titre : « Ceux du Contre-Espion-
nage ».
Quelque Part en France
(Le Coq a des Ailes) est en pré-
paration à la FO.RE.FI Henri
Florez, qui vient de terminer
Symphonie éternelle et Mada-
me France, travaille au décou-
page de ce film à la gloire de
l’aviation française.
SYRIE - LIBAN
LEVANT-FILMS
8, rue Georges-Picot
BEYROUTH
Se propose de distribuer
des films français en Sy-
rie et au Liban.
Se charge également de
représenter Maisons Fran-
çaises d’appareils sonores.
Très sérieuses références.
10
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CINEftdSmRAPHliE
FRIJJffe'JSE
ANALYSE ET CRITIQUE RES FILMS
La France est un Empire
Grand reportage (G)
Sur le Plancher des Vaches
Comédie d’aviation (G)
Origine s Française.
Réalisation : Gaston Chelle.
Hervé Missir, Georges Bar-
rois, Raymond Méjat, Ray-
mond Persin.
Auteur : Jean d' Agraires.
Comment.: Emmanuel Bonrcier.
Dessins et cartes animés :
Etienne Laitier et Henri Sar-
rade.
Musique : Van Hoorebecke.
Les Voix : Jacques Breteuil.
Claude Darget, Henri Garden,
Maya Noël.
Enregistr. : Radio-Cinéma.
Ing. du son : André Caillot et
René Longe.
Prod. : Ciné-Reportage Réalités.
Edition : J). P. F.
Le tableau multiple de notre
Empire français est enclos dans
cet admirable film qui, modes-
tement, s’intitule : Reportage, et
qui a la puissance et le fini d’un
grand drame vécu.
La France est un Empire est
composé de nombreux docu-
ments, véritables films intrinsè-
ques, tilmés avec un plan d’en-
semble, par chacun des repor-
ters dont nous donnons les
noms à la ligne des réalisateurs.
C’est ainsi que Gaston Chelle,
le grand opérateur de reporta-
ges, disparu il y a quelques
mois, s’était réservé l’Afrique
du Nord, Hervé Missir avait
« tourné » l’Indochine, Georges
Barrois filma les images de Ma-
dagascar et de la Réunion, puis
les vues de la Côte Française
des Somalis, Raymond Méjat fut
l’auteur du film de la Guyane et
des Antilles, et André Persin
tourna en Afrique noire (Occi-
dentale et Equatoriale)
Ainsi se trouve presque mi-
raculeusement décrit dans un
film de long métrage, mais sans
longueurs, l’Empire français,
avec ses possessions, ses peu-
ples jaunes, noirs, soumis à no-
tre civilisation et à notre colo-
nisation humanitaire.
Le film conçu et monté ma-
gistralement définit l’historique
des premières possessions fran-
çaises, celles que nous avons
perdues, celles que nous avons
conservées et aménagées.
Après l’histoire du passé,
l’histoire du présent : la tâche
sanitaire magnifique, les œu-
vres prophylactiques, les mis-
sions religieuses et les missions
militaires, l’œuvre d’édifica-
tion, de construction et de tra-
vail de la France se trouvent
ainsi exposées dans une suite
de lumineuses et parfaites ima-
ges qui vont des hôpitaux du
Gabon aux écoles de l’Indo-
chine, des sucreries des Antil-
les aux artisanats malgaches et
des villes modèles marocaines
aux ports somalis, au chemin
de fer qui sillonne les déserts,
aux ouvrages pacifiques ou dé-
fensifs...
Toute l’œuvre civilisatrice,
humaine et généreuse de la
France, qui conserve les tradi-
tions, les langues et les usages
indigènes, et assure aux hom-
mes de son Empire bienveil-
lance et sécurité à l’abri du
drapeau tricolore, tout l’effort
de notre pays est démontré dans
ce film très bien réalisé, monté,
dialogué et « dit » avec une
sobriété convaincante. Les scè-
nes remarquables abondent;
l’œil est étonné, l’esprit comblé.
Voilà un grand film qui mesure
la valeur française et reste à
son niveau.
Al. Prestes et G. Marchai
les jeunes premiers
lie Un Soir d’Alerte,
de J. de Baroncelli (Pr. Flag)
Sentinelle des Alpes
Documentaire (G)
Origine : Suisse.
Prod. : Monopol Film, Zurich.
Distr. : Filmsonor.
Bien sympathique, en vérité,
est cet ouvrage de démonstra-
tion pacifique de la force Suisse,
force armée, tendue, prête à dé-
fendre le sol helvétique, mais
force de paix, gardienne des
Alpes.
Très bien monté, composé dé
documents, plus ou moins ré-
cents, Sentinelles des Alpes
nous fait assister à des manœu-
vres suisses dans tous les as-
pects de cette terre de monta-
gnes et de vallées,
Les exercices des skieurs, les
Origine : Française.
Réalisation : P.-J. Dncis.
Auteur : Noël-Noël.
Dialogues : Noël-Noël.
Décorateur : R. Dumesnil.
Opérateurs : Fred Langenfeld,
Sain.
Musique : Marcel Lattes.
Assistant : Gilles Grand fier.
Interprétation : Noël-Noël, Bet-
ty Stockfeld, Raymond Cordy,
Charles Lemontier, Simone
Mareuil, Génin, Argentin,
Georges Péclet, Léon Bary,
Pauline Carton.
Studios : Photosonor.
Enregistrement : Photosonor.
Ing. du son : Dubuis.
Montage : Gaudin.
Dir. de prod. : R. Lavallée.
Prod. : Badalo (Air Film).
Edition : Ciné-Sélection.
CARACTERE DU FILM. —
Voilà le type même de la co-
médie d’aventures gaie, mou-
vementée, spirituelle et char-
mante. Un léger humour dis-
cret s’exprime à chaque ins-
tant dans des gestes, des
dialogues, des situations. La
majorité du film se passe dans
les milieux d’aviation civile,
et l’on appréciera d’impor-
tantes prises de vues aérien-
nes. Cette comédie de Noël-
Noël a le charme léger et la
finesse que l’on voudrait tou-
jours trouver aux films pré-
tendant être d’esprit français.
SCENARIO. — Un petit bu-
escalades, campements dans des
escarpements vertigineux, con-
trastent avec le deroulement
des forces motorisées au creux
des vallons fleuris. L’aviation
suisse, elle aussi, prend part à
ces gigantesques manœuvres.
Et surtout ce film nous fait
vivre avec les hommes, avec
les soldats et leurs chefs. Les
marches, les manœuvres, les
haltes, le couchage, le réveil, les
exercices physiques, les sports
font courir sur l’écran des
gaillards solides et sains et
souriants, mais qu’on devine
durs et déterminés à ne pas
laisser prendre une parcelle
de ce beau pays, héroïquement
construit au cours des siècles,
dans la volonté d’une indépen-
dance totale.
Unité de la Suisse, vigilance,
voilà ce qui ressort de Senti-
nelle des Alpes qui est un bien
intéressant ouvrage de propa-
gande.
reaucrate, Français moyen
Jean Durand, qui a l’horreur de
l’aviation, gagne à une loterie le
gros lot : un avion de tourisme.
Il est ainsi amené à faire la
connaissance d’une aviatrice
célèbre de q\ui il tombe telle-
ment amoureux qu’il devient pi-
lote pour lui plaire. Après avoir
contribué à sauver celle qu’il
aime, après son échec dans un
raid sans escale, il deviendra
pilote de ligne. L’amour vien-
dra récompenser cette carrière
tenace.
TECHNIQUE. — Le film est
réalisé avec une sûreté de tou-
che, une aisance dans le comi-
que, et un tact véritablement
sympathiques. La bande est
élégante, vivante, sans lenteur,
bien enlevée... et tout ce qui est
aviation paraît bien réalisé.
Techniquement, une excellente
photo, des scènes alertes, une
gentille musique de fond, et un
dialogue de Noël-Noël exquis de
drôlerie et de vivacité.
INTERPRETATION. — La
très belle Betty Stockfeld joue
l’aviatrice Jeanne Couret avec
grande allure et charme, Noël-
Noël a été un petit employé de
banque pusillanime, tendre et
gauche, révélé à l’aviation par
l’amour. Son jeu est comme son
personnage : discret et fin. Sou-
lignons la jovialité réjouissante
de Raymond Cordy, l’amusant
rond-de-cuir campé par Génin,
et les silhouettes bien venues de
Simone Mareuil, Argentin, Léon
Bary, Péclet, et l’étonnante
femme de ménage qu’est Pau-
line Carton. — x. —
Le petit Jacques Brécourt
dans Les Trois Tambours
(Atlantic Film). Distr. Gray Film.
H
rrt t y t t rxT^rxxrrYTYXXX x? cime
FBi
RAPHIt
SE
ANALYSE ET CRITIQUE
La Cité Universitaire
Documentaire (G)
Orig ine : Française.
Réalisation : René Guy-Grand.
Musique : Bétove.
René Guy-Grand à qui l’on
doit de remarquables ouvrages
sur plusieurs centres spirituels
de la France, notamment sur
L’Ecole Normale, avait tourné
quelques mois avant la guerre
un document sur La Cité Uni-
versitaire.
Son métrage est bref : 35 mi-
nutes de projection.
Sa base est immense, et pour-
tant Guy-Grand a, fort habile-
ment, cerné tous les contours de
son sujet, faisant jaillir par de
judicieux ou élégants détails,
toute la vie interne et multiple
de cette organisation unique.
Très bien photographié, La
Cité Universitaire expose sur
l’écran ses vastes et luxueux
pavillons, ses salles aménagées
pour le plaisir, le confort, le
repos de l’étudiant, pour son dé-
lassement en même temps que
pour ses études. Le sport trouve
aussi sa place dans le cadre de
La Cité Universitaire puisqu’on
y voit pratiquer jeux d’eau,
courses à pied, tennis, et des
sports d’athlétisme. Les cham-
bres, les restaurants très bien
organisés, les salles de lecture,
de repos où les étudiants se
groupent pour les discussions
intellectuelles viennent démon-
trer la valeur de cette cité en-
tièrement édifiée pour l’étudiant
du monde entier.
Harmonieusement assemblé,
monté, contenant d’étonnantes
images champêtres et lumineu-
ses qui font rayonner les jar-
dins fleuris évasés autour des
bâtiments d’habitation, ce film
est une réussite par sa concep-
tion et la foule de renseigne-
ments descriptifs qu’il contient.
Très bon commentaire et ravis-
sante musique de Bétove.
Bach
en Correctionnelle
Comédie gaie (G)
Orig, ine : Française.
Réalisation : Henry Wulsch-
leger.
Auteur : Sketch de Géo London.
Décorateur : Magniez.
Opérateurs : Jean Bachelet,
Raulet, Toporkoff.
Musique : Maurice Yvain, Ober-
feld, Vincent Scolto, Sundet.
Interprétation : Bach, Félix
Ouclart, Yvonne Yma, Arthur
Devère, Lurville, Montel,
Georges Fréville, Roger Fré-
ville, Léonce Corne, Paul Fai-
vre, Sinoël.
Studios : Buttes-Chaumont.
Enregistr. : Radio-Cinéma
Edition : S.E.L.F.
CARACTERE DU FILM.
L’idée était ingénieuse de re-
tirer des meilleurs films de
Bach les meilleures scènes et
de les monter par un sketch
central se déroulant dans
l’enceinte d’une Chambre Cor-
rectionnelle. Disons que le
procédé a réussi et permet
d’apercevoir un échantillon-
nage très bien choisi des scè-
nes les plus burlesques et les
plus réussies du bon comé-
dien Bach entouré d’une trou-
pe exercée.
SCENARIO. — On juge en
Correctionnelle Papillon dit
Lyonnais le Juste, accusé d’a-
voir dans un café embrassé la
caissière, puis de s’être livré sur
la voie publique à sévices, tapage
nocturne et injures à agent. Le
Président évoque les différentes
phases de la vie de Papillon et
Von aperçoit ainsi des passages
de films tels que L’Affaire Blai-
reau, En Bordée, puis Bach
Millionnaire. C’est d’ailleurs à la
nouvelle que le prévenu vient
d'hériter 25 millions que le Pré-
sident, les juges, l’avocat et jus-
qu'il ta plaignante demandent
son acquittement.
TECHNIQUE - INTERPRE-
TATION. — On sait l’entrain
(pie Bach met dans ses films.
Les parties prises à cinq de ses
films sont bien sélectionnées, et
Ton peut apprécier notamment
la célèbre baignade de L’Affaire
Blaireau, l’examen du faux étu-
diant en droit d’un autre film
qui se passe au Quartier Latin,
et la « virée » de Bach marin
dans les rues de Toulon du film
En Bordée. Les scènes de Bach
Millionnaire amuseront, mais
avec plus d’outrance. Le sketch
tourné comme pivot du film, sur
un scénario de Géo London est
fort drôle, très bien racordé aux
scènes anciennes, et joué avec
une gouaille remarquable par
Bach, qui n’a rien perdu de sa
gaieté communicative, et par Fé-
lix Oudart, Tréville, Yvonne
Yma, Brochard, en agent de po-
lice, Paul Faivre et l’inénarrable
Arthur Devère.
DES ¥ VIS
Le Mystère
de la Maison lorman
(The cat and the canary)
Drame de mystère
parlé en anglais (G)
Origine : Américaine.
Réalisation ; Elliot Nagent.
Interprétation : Paulette God-
dart, Bob ILope, Elizabeth Pat-
terson, Gale Sondergard , John
Bca.l, Douglas Montgomery.
Studios : Paramount.
Production : Paramount.
Edition : Paramount.
J’ignore si le litre actuel est
préférable. En tout cas, cette
version moderne et parlante du
Chat et le Canari est en tous
points divertissante. C’est un
mélange d’humour et d’effroi,
de frisson épicé de burlesque,
mais toujours dosé avec une
certaine mesure et du tact.
« A la nuit, les héritiers d’un
vieux millionnaire excentrique,
Norman, se retrouvent dans un
sinistre château de Louisiane,
en plein marécage, pour écouter
le vieux notaire leur lire le tes-
tament. Ils apprennent que l’hé-
ritier est la seule détentrice du
nom de Norman, Joyce Norman,
mais que si elle devient folle ou
meurt avant huit jours, un autre
héritier sera légataire univer-
sel. Dès lors, les événements se
précipitent. Le notaire dispa-
rait, Joyce Norman est sous le
coup d’une terreur insurmon-
table, elle voit des ombres de
main, elle sent des présences in-
visibles. Avec l’appui d'un jeune
cousin froussard, mais puisant
dans son affection pour elle as-
sez de courage pour la défendre,
l’auteur des pièges et du meur-
tre du notaire sera identifié et
tué avant qu’il ait encore tué ».
France, regarde
ta Marins
C’est pour répondre à
i un double but de propa-
gande intérieure et ,exté-
i rieure, que Pierre Chiche-
rio entreprend, en liaison
avec Ses services cinéma-
tographiques du Ministère
de la Marine, un film qui
exposera l’intégralité de
notre flotte de guerre, avec
tous ses moyens, ses at-
tributions.
D'un métrage de 1.200
mètres environ, nous y ver-
rons les Ecoles (Ecole Na-
vale de Brest, Ecoles de
mousses, de mécaniciens,
etc., etc...), les chantiers
où depuis quinze ans tant
de lancements incessants
ont peu à peu reconstitué
notre flotte à son potentiel
actuel, les bases maritimes
françaises dans les cinq
parties du monde, tous les
bâtiments de combat avec
leurs moyens d’attaque et
de défense. Enfin, tous les
bateaux auxiliaires (porte-
avions, convoyeurs, escor-
teurs, ravitailleurs, po-
seurs et dragueurs de mi-
nes, navires - hôpitaux,
etc., etc...).
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12
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
DEUIL
imm ciime
.JS*’
FRffl ÎTfEJSI
RAPHIE
■SE
xxxxxxxixrxxxm
Nous apprenons avec regret
la mort de M. Jean Minier, Di-
recteur du Palais-Iiochechouart
à Paris et aux Etablissements
Gaumont depuis 21 ans.
PETITES ANNONCES
ON TOURNE A NICE
Fernandel dans Monsieur Hector
(De notre correspondant
particulier).
Nice, 3 mars. — Grande ani-
mation cette semaine, Prome-
nade des Anglais. Maurice Cam-
mage tourne au Négresco Mon-
sieur Hector avec Fernandel
comme principale vedette. Pour
apercevoir Fernandel en chair
et en os, des centaines de per-
sonnes stationnent devant le fa-
meux Palace au grand désespoir
des agents niçois. On réalisa
tant à l’intérieur qu’à l’extérieur
de l’Hôtel des scènes importan-
tes avec Fernandel.
Cammage a reconstitué égale-
ment dans les rues de Nice, le
Carnaval qui, au temps heureux
de la paix, attire chaque année
des milliers de curieux. Fernan-
del y joue un rôle prépondérant.
Là aussi il y eut foule, d’autant
plus que les distractions sont ra-
res en ce moment à Nice.
Cammage et sa troupe rentre-
ront à Paris vers le 10 mars
pour monter Monsieur Hector.
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que chanté à l’Orientale par 60
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de même longueur et même
genre.
S’adresser à Turan Film, Is-
tiklal djaddesi, Olivo Getcidi.
( Istanbul )
» SOLDAT EN FRANCE »
Tel est le titre d’une nouvelle
chanson-marche d’actualité, mi-
se en musique par Yves Fossoul,
directeur du Palais des Fêtes de
Roanne, sur des paroles de no-
tre excellent confrère et ami
Henry Lafragette, des Actualités
Paramount.
Enregistrée sur disque Pathé
(n° 1895) par Renée Dyane, la
grande vedette de la Radio, cette
chanson passe avec succès dans
de nombreux cinémas. Elle est
également interprétée par le
chanteur Robert Marino.
UN FILEVI PARLANT POLONAIS
SORT A PARIS
Mercredi 20 mars 1940, le der-
nier grand film polonais de co-
médie musicale, en version ori-
ginale sous-titres français : Ti-
tre en français : A l'Etage au-
dessus. Titre polonais : Pietro
Wyze j avec Eugene Rodo, Hé-
lène Grossowna et Josef Orwid
sort en exclusivité au Ciné-Bel-
levue.
La recette de la première soi-
rée de gala sera offerte à l’œu-
vre de la Croix-Rouge Française
U. F. F.
ON A PRESENTE
« FINLANDE, FRONTIERE
DE LA LIBERTE »
Mercredi 6 mars, à 20 heures,
à la salle Cosmorama, a été pré-
senté un grand film sur l’héroï-
que Finlande : Finlande, Fron-
tière de la Liberté. Nous en don-
nerons l’analyse la semaine pro-
chaine.
RECTIFIONS
Le film La Grande Leçon que
Robert Péguy tourne aux But-
tes-Chaumont, est produit par
la Société Siffra et distribué par
D. U. C.
Les Filais nouveaux a Paria
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Mes Crimes, par Adolf Hitler
(lru sem.) (Olympia) (Cris-
tal).
Sérénade (2" sem.) (Mari-
gnan) (Astra-Paris Films).
Ceux qui veillent (2e sem.)
(Paramount).
La Charrette fantôme (Mari-
vaux) (4° s.) (Columbia).
Les Musiciens du Ciel (Coli-
(sée (41' sem.) (Filmsonor).
Battement de Cœur (Made-
leine) (6* sem.) (Ciné-All.)
Le Plancher des Vaches
(Max-Linder) (4e sem.) (Ci-
né Sélection).
FILMS AMERICAINS
VERSIONS ORIGINALES
Lune de Miel à Bâli (lie sem.)
(Avenue) (Paramount).
Le Père prodigue (2e sem.)
Le Paris) (Fox).
Le Mystère de la Maison Nor-
man (2° sem.) (Lord-By-
ron) (Paramount).
Le Flambeau de la Liberté
(Avenue) (3° s.) (M.-G.-M.).
Golden Boy (César) (5° sem.)
(Columbia).
L’Etrange Sursis (Marbeuf)
(5° sem.) (M.-G.-M.).
Les Quatre Plumes blanches
(Normandie) (6° s.) (A. A.).
M. Smith à Washington (8°
sem.) (Biarritz) (Columb.L
Giood Bye M. Chips (Triom-
phe) (12° sem.).
DEPART AUX ARMEES
Nous apprenons que le sous-
lieutenant Alexandre Esway,
metteur en scène, vient de re-
joindre son régiment de la Lé-
gion Etrangère.
NAISSANCE
Nos félicitations à Jean Mou-
nier et à Mme, pour l’heureuse
naissance de leur petite fille,
Jacqueline.
CESSION DE CINEMA
Nous apprenons que le sym-
pathique M. Renaud, qui diri-
geait depuis près de dix ans le
cinéma des Familles, 141, rue
de Tolbiac, vient de céder sa
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LE CHEF-D’ŒUVRE DE
LUC DURTAIN
VERSION FRANÇAISE DE
Très prochainement à l’OLYMPIA.
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Ce film a été réalisé sous le Haut-Patronage du Ministre de la
Défense Nationale de Belgique et par autorisation spéciale du
Grand Etat-Major de l’Armée Be5ge.
Il montre l’effort admirable accompli par nos voisins en vue de
leur défense contre une attaque éventuelle.
« CEUX QUI VEILLENT » est l’affirmation de la volonté de vivre
d’un peuple loyal, pacifique et fier, et prêt à défendre sa Pa-
trie, s’il le faut, aujourd’hui comme hier, avec une indomptable
résolution.
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LE CINEMA FRANÇAIS
REDACTION ET ADMINISTRATION :
29, rue Marsoulan, Paris (120)
Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
RAPHIE
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˧ 16 MARS 1940 1
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Téléphone : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n° 702-66, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-139.
Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLÉ
France :
Etranger
Abonnement :
121 fr. 20.
: 200 et 250 francs.
François Rozet joue le prêtre
de Notre-Dame de la Mouïse. Distr. D.U.C.
L’Enquête sur l’Incendie
des Studios de Joinville
Pour déterminer les causes de l'in-
cendie qui a détruit cinq plateaux d’une
superficie de 3-000 mètres carrés de
bâtiments, le Parquet a ouvert une ins-
truction qui a été confiée à M Grenier.
Ce magistrat vient de désigner, comme
expert, M. Armand Duportal, ingénieur
civil des Mines.
♦
Un Grand Cinéma
de Londonderry a été détruit
par le Feu
L’Opéra de Londonderry, construit il y a
soixante-douze ans et transformé récem-
ment en cinéma moderne, a complètement
brûlé dimanche 10 mars au matin.
Après la dernière représentation du sa-
medi soir, rétablissement avait été fermé et
il ne s’y trouvait personne.
Il y a quelques temps, tous les cinémas de
Londonderry avaient été avertis par l’ar-
mée républicaine irlandaise (I.R.A.) de ne
pas donner de films de nouvelles britanni-
ques. Celui qui a brûlé était l’un de ceux
qui continuaient à en montrer, sous la pro-
tection de la police.
Même en Matinées?
Au cours de la semaine dernière,
une quarantaine de cinémas de la Ré-
gion parisienne se sont vu retirer l’au-
torisation de donner spectacle parce
qu’ils avaient laissé entrer dans leur
salle un nombre de spectateurs supé-
rieur à celui que leur avaient fixé les
commissions de la Défense Passive.
Cette sanction a porté sur cinq ou
six jours, seulement, mais la Préfec-
ture, dont dépend la Défense Passive,
après avoir allégé d’un jour ou deux
ces punitions, n’a pas caché que, pour
les récidivistes, les sanctions suivantes
iraient jusqu’à la fermeture totale.
Ce n’était évidemment pas pendant
plusieurs séances consécutives que les
malheureux Directeurs ainsi punis
avaient laissé entrer trop de clients.
Ils en eussent été bien incapables
car, dans l’état actuel des affai-
res, les belles salles ne se font pas le
soir, ni en matinées de semaine. C’était
pendant la séance de matinée de
l’avant-dernier dimanche.
La semaine avait été particulière-
ment mauvaise. Malgré les réductions
du personnel, la diminution de l’éclai-
rage, le renoncement à des frais d’en-
tretien trop dispendieux, les recettes
des quatre premiers jours du pro-
gramme étaient loin d’équilibrer les
dépenses.
L’afflux des spectateurs de l’après-
midi du dimanche, par un temps gris
et évidemment sans danger d’alerte,
parut providentiel. Le contrôleur de
l’entrée ouvrit les portes un peu plus
qu’il n’aurait fallu...
La consigne est la consigne. Le chif-
fre officiel ne doit pas être dépassé
— qu’il pleuve ou qu’il fasse beau —
que le public ait envie de s’amuser ou
non — que les recettes du commerce
parisien soient, ou ne soient pas en-
core, tout à fait, en déficit.
Nous sommes pleinement d’accord
avec les services préfectoraux de la
Défense Passive : Une consigne doit
être observée, et les délinquants doi-
vent être punis.
Mais n’y a-t-il pas lieu de modifier
la consigne ? Notamment, et sur ce
seul petit point de détail, sans intérêt
autre que commercial : le maximum
des spectateurs admis doit-il être im-
muablement le même en soirée et en
matinée ?
Les abris proches sont méticuleuse-
ment désignés aux spectateurs et sont
souvent trois fois assez vastes pour
contenir la salle entière.
Les spectateurs ne s’y rendront-ils
pas beaucoup plus aisément le jour
que la nuit ?
Paul / i guste H.
ARTISTES ET REALISATEURS FRANÇAIS EN ITALIE
Plusieurs Filins Italiens sont dirigés par des Français
On parle toujours de la Tosea que Jean
Renoir doit tourner pour Scalera Film.
Le Messagçfero, de Rome, annonce que Du-
vivier tournerait en Italie un film colonial
avec l’actrice italienne Laura Adani et Jean
Gabin. Nous ignorons ce qui est fondé dans
ce bruit.
Mireille Balin est en train d'achever, pour
la Bassoli, son interprétation du Siège de
l’Aleazar. Elle tournera ensuite, pour la
Schermi nel Mondo, Fiesta avec Tino Rossi,
sous la direction d’Edmond Gréville.
Jean Choux réalise à Cineeittà, pour la
Stella, La Naissance de Salomé avec Con-
chita Monténégro.
Noëlle Norman et Monique Thiébaut in-
terprètent deux rôles importants dans Nous
divorcerons après, de l’Excelsior.
Germaine Aussey termine Un Duc et peut-
être une Duchesse... à Tirrenia, pour l’Jn~
cine.
Renée Saint-Cyr a terminé son interpré-
tation de Roses écarlates, la nouvelle réali-
sation de l’Era, dirigée par Yitlorio De Sica,
Renato Ronnani.
1
6
»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CINE
FR
RAPHIE
SE
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Comment M. Tarcali a décidé de produire “SÉRÉNADE”
Oorville dans L’Enfer des Anges,
film de Christian Jaque.
(Distribué par Osso)
Le Réveil des Syndicats du Cinéma
Réponse vigoureuse
de M. Marcel Vandal
Le même manque de place, qui nous
a fait renoncer à publier la lettre de M.
Georges E. Chevalier, nous oblige à re-
noncer à publier la réponse que M. Mar-
cel Vandal, Président de la Chambre
Syndicale du Film Français, lui a en-
voyée le 12 mars.
Nous le regrettons, car elle contient
un argument important; M. Georges E.
Chevalier, admis comme membre de la
Chambre Syndicale en 1935, n’y a pas
cotisé régulièrement.
Puisqu’il a jugé inutile de participer à
l’activité de son organisme syndical, il
semble mal placé pour la critiquer, et
peut difficilement savoir ce que ses con-
frères, qui consacrent leur temps et leur
argent à administrer la Chambre Syndi-
cale, ont fait pour le bien commun.
M. Marcel Mandai, sans résumer pour
ce membre infidèle un travail syndical
pourtant important, lui dit cependant
que la Chambre Syndicale, grâce au dé-
vouement de certains de ses associés,
a survécu dans des périodes terrible-
ment difficiles... Par des arbitrages mul-
tiples, elle a mis fin à certains conflits
qui menaçaient l’existence même du Ci-
néma. Elle s’est maintenue en contact
avec les organismes officiels et elle a
sans doute empêché des mesures dont
M. Chevalier aurait peut-être été l’un de:
premiers à souffrir.
M. Georges E. Chevalier risquait par
sa lettre de créer une désunion qui peut
être profitable à quelques-uns.
M. Vandal ne se laissera pas prendre
à cette manœuvre et l’Union de la Cham-
bre qu’il préside le prouvera.
Nous sommes heureux de pouvoir
nous faire l’écho de cet espoir, de cette
certitude.
Après la présentation de Sérénade, le
film ravissant de Jean Boyer, encore tout
baignés des merveilleuses harmonies
sc hilbertiennes, et les yeux ravis d’avoir
regardé tant de lumineuses et fraîches
images, nous trouvons, auprès de quel-
ques artistes, Robert Tarcali, distributeur
de Sérénade et aussi son « père » spiri-
tuel.
Nous demandons à M. Tarcali, qui fut
l'ardent promoteur de cette production
de classe qu’est Sérénade, ce qui l'incita
à faire réaliser une autre vie de Schubert,
après avoir été l’homme qui nous révéla
l’admirable Symphonie Inachevée.
- - Au sortir d'un très beau concert
symphonique, il y a de ça un an, je res
tais engourdi par le souvenir des deux
symphonies qui venaient d’être exé-
cutées, la 5e Symphonie de Ludwig von
Beethoven, et La Symphonie Inachevée
de Fiant: Schubert. Cette sublime cor-
respondance, tissée par la musique,
m’avait donné comme une commotion.
Je marchais, enchanté, échappant à la
réalité de la rue grise, porté très loin
dans le temps et l’espace par ces deux
chefs-d’œuvre. Et j'eus l'idée soudaine
de ce que produirait sur l’écran la ren-
contre inventée de ces deux génies,
Beethoven, l’orgueilleux, l’amer titan de
la musique, et Schubert, le délicat, le mé-
lancolique chantre de l’amour. Ma déci-
sion était prise secrètement dans mon
cœur, dans mon esprit.
— Plus tard, éi des amis, j’ai confié le
scénario brut de cette rencontre de Schu-
bert et de Beethoven, et ils m’ont encou-
ragé. Ainsi, ai-je enfin décidé de faire
réaliser Sérénade...
— ...Dans lequel se trouve cette remar-
quable scène entre Beethoven et Schu-
bert qui est le sommet d’émotion et de
Le Mystère de la Maison Norman en est à sa
deuxième semaine de succès sur les Champs-
Elysées, où ce film de terreur et de rires est
projeté en version originale sous-titrée. Il réali
se des recettes maxima et fait salle comble
ce qui constitue un record à l’époque ac-
tuelle — tous les jours.
C’est un film très original et d’une excellente
formule
qu’illumine de :
?a jeunesse et
de
sa
beauté
l’exquise
Paulette
Goddard, femme
de
Charlie
Chaplin,
dont c'
'est la rentrée
à
la
Paramount.
spiritualité de l’œuvre.
J’ai eu d'excellents scénaristes, un
réalisateur qui a mis toute sa science de
Louis Jouvet et Lilian Harvey
dans Sérénade (Astra Paris Film).
technicien et tout son talent nuancé et
fin, à mettre en scène Sérénade et enfin
de grands artistes pour l’interpréter, une
Lilian Harvey, exquise comme un elfe,
un Louis Jouvet, autoritaire et sensible,
un Bernard Lancret, tendre Schubert, et
une pléiade de comédiens de race : Au-
guste Bovério (Beethoven), Roger Bour-
din (Vogel), Pierre Magnier ( Metternich ),
Oudart (le directeur), Marcel Vallée
( l’éditeur ), Lupovici et Robert-Arnoux,
enfin (les amis de Schubert)... »
Et Robert Tarcali s’en va, dans l’ombre
du Studio de l’Etoile, où nous fut révélé
le- cinéma viennois avec La Symphonie
Inachevée, ce chef-d’œuvre auquel il
vient de donner un excellent rival : Séré-
nade.
L’Entraide du Cinéma
Grâce à l’obligeance du Conseil d’Ad-
ministration de la Mutuelle du Cinéma,
des bureaux ont été mis à la disposition
de L’Entr’Aide du Cinéma afin de permet-
tre à ses adhérents de pouvoir plus faci-
lement se rencontrer.
A dater de ce jour, ceux-ci peuvent
donc s’adresser au siège de la Mutuelle,
28, rue de Chnteaudun, de 4 à 6 heures.
Téléphone : Trudaine 78-00.
D’ores et déjà, les déjeuners du lundi,
que les événements de septembre
avaient interrompus reprendront dès le
18 mars.
Le premier déjeuner amical de L’Entr’-
Aide aura donc lieu à la Côte Milanaise,
10, rue de Mazagran, Paris, où des prix
tout à fait abordables ont été consentis.
Pour 14 fr. 50, les amis de ce groupe-
ment trouveront un menu de choix et un
cadre charmant.
M M. Léon Poirier viendra présenter à
Alger son film Brazza.
■ C’est avec plaisir que nous avons appris
le mariage de notre ami M. Eve, le sympa-
thique directeur-adjoint du « Vox » de Ca-
sablanca, actuellement mobilisé, avec Mlle
Jeanne Bertier.
Aux nouveaux époux, La Cinématogra-
phie Française présente ses très sincères
vœux de bonheur.
g ccxxxxxxxxxx^^ ciiNÉj^^RAPHÎE m
A/5 NOUS ÉGARONS PAS
POUR PRODUIRE. IllîUT CONNAITRE LES
POSSIBILITÉS OU
Les lecteurs de ce journal, s’ils n’y
trouvent pas des nouvelles sensationnel-
les propres à exciter leur curiosité, et à
faire travailler leur esprit de recherche,
ont la ressource de lire certains de nos
confrères de la grande presse.
Ainsi dernièrement, avons-nous lu,
q\u’une société se constituait pour faire
cinquante films, pas un de moins!!! Nous
poserons au reporter lanceur de la nou-
velle, le petit problème suivant : Com-
bien la société Pathé-Natan, au temps où
elle produisait intensément, a-t-elle pu
faire lancer dans sa meilleure aimée de
films de 2.500 et plus ?
Notre confrère verra que la plus forte
organisation française fut loin d’atteindre
le chiffre annoncé qui est un chiffre
pour organisation américaine, laquelle a
à sa disposition un personnel technique
considérable, des studios nombreux, un
matériel formidable et des débouchés de
langue anglaise dans le monde entier.
La préparation, la mise en route, la
réalisation, la finition, la vente de cin-
quante grands films exigeraient d’une
unique organisation un si gros effort,,
qu’il est absolument certain que celle-ci
se repentirait de l’avoir entrepris.
Ce n’est pas que la chose soit impos-
sible, mais répétons-le : avant de cons-
i truire, il g aurait lieu de bâtir les fon-
dations.
Les méthodes de financement des pro-
ductions indépendantes étaient certes
regrettables, mais elles existaient et don-
naient, chose paradoxale, des produits
réalisés, vendables ou échangeables.
Si on laisse de côté la question propa-
gande, capitale en ce moment, il n’en
reste pas moins le fait que la production
d’un film donne lieu à la fabrication d’un
produit qui peut être vendu ou troqué.
Dans les deux cas, on voudra bien
considérer que, somme toute, la question
morale du mode de financement reste
secondaire par rapport à l’impérieuse
nécessité q\u’il y a à produire.
Puisqu’il y a carence de l’initiative
privée, il semble logique de stimuler
cette initiative par des mesures propres
à donner confiance aux commanditaires
et aux producteurs. C’est ce qui va, nous
dit-on, être fait.
Peut-être y aurait-il lieu, avant de se
lancer à corps perdu dans la bataille, de
bien connaître : les désirs des marchés
français et étrangers, les possibilités du
L'arrivée des filais Âméricaios
en Italie
Deux premiers groupes de films amé*
ricains sont arrivés en Italie. SI s’agit de
films Universal, distribués par l’I.C.B. et
de films United Artists, distribués par
l’E.N.I.C.
Le retour de Deanna Durbin dans
« Three Smart Girl Grow up » a été des
plus admirés par les spectateurs ita-
liens.
MARCHÉ FRANÇAIS
rendement des salles françaises. Il fau-
dra d’ailleurs reclasser celles-ci car, si
des salles ont vu baisser considérable-
ment leurs recettes, d'autres, au con-
traire, battent leurs records d’avant-
guerre.
Entre les deux thèses qu’il faut faire
exclusivement du film dit de guerre, ce
à quoi nous ne croyons d’ailleurs pas,
ou celle qui veut que seule la grande
production intéresse nos clients étran-
gers, il y a une moyenne raisonnable.
Le raisonnement que pour le moment
le marché français devrait seul être sa-
tisfait, est spécieux. L’adopter mènerait
le cinéma français à la ruine, ce serait
le réduire à ce que devint le cinéma al-
lemand, ce serait lui faire perdre la
place qu’il occupe dans le monde, ce
serait enfin lors de la paix revenue nous
ramener au lancement de Forfaiture.
Attirons enfin l’attention sur un point
accessoire qui peut devenir angoissant.
La guerre a désorganisé toute la partie
technique; les uns sont là-bas, les autres
ont lâché le métier dont ils vivaient si
mal et ne reviendront au cinéma que
plus tard, lorsqu’il n’y aura plus de tra-
vail là où ils sont actuellement.
Or, s’il faut des scénaristes, des met-
teurs en scène, des artistes, il faut aussi
des machinistes, des électriciens de pla-
teau.
Pour notre part, nous serions heureux
de savoir où les prendre.
Remettre la machine en rouie est un
devoir national, mieux c’est une bonne
affaire pour le pays, car, et nous espé-
rons que la Censure nous permettra de
le dire, la conversion d’une monnaie in-
térieure en marchandise internationale
équivaut à l’établissement d’une richesse
qui accroît le potentiel de défense du
pays.
. *
* *
Nous signalons ci nos amis portugais
et espagnols que, contrairement à ce
qu’affirme la propagande allemande, ils
ne manqueront nullement de films fran-
çais pour celle saison.
Le Service Cinéma du Commissariat
Général à l'Information, sous V énergique
direction de M. Henry Torrès, s’occupe
activement de pourvoir les marchés
étrangers, et particulièrement l'Espagne
et le Portugal, en grands films français.
A. -P. Richard.
Le Film français en Suède
en 1939
Voici les chiffres qui nous sont commu-
niqués par le Commissariat Général à l’In-
formation, chiffres concernant l’exportation
allemande et l’exportation française en
Suède, au cours de l’année 1939.
L’état allemand a importé en Suède 1 7
films et les producteurs français 56.
Ce qui se passe de tout commentaire.
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxj
Métallurgie du Fer : Le Haut-Fourneau,
film de Marc Cantagrel.
IMPOSITION DE NEW YORK
VA ROUVRIR
Des Films inédits passeront
au Pavillon Français
L’Exposition de New York, prorogée
comme l’on sait, va rouvrir ses portes le 11
mai. La France n’aura rien ù changer à son
Palais qui a été l’une des sensations de
l'Exposition.
Notamment sa Salle de Cinéma repren-
dra ses séances très suivies. Les program-
mes comprendront les films « inédits »
(que les circonstances n’ont pas permis de
livrer à temps) :
Mission de la France, d’Ichac; Elégances
ou la Mode rêvée, de L'Herbier; La Jeune
Fille de France, d’Allégret et Laitier; La
France est un Empire, de Ciné-Reportages;
Paris vu de la Seine, de J.-C. Bernard en
Technicolor, peut-être, enfin, Solutions
françaises, de Jean Painlevé, si le cavalier
de 2e classe Dufour peut quitter un moment
son quartier pour achever le montage...
D'autre part, le Centre du Tourisme en-
verra quel q\ue s-une s de ses nouveautés : La
Bretagne, de Maurice Cloche; La Croisière
sauvage (descente du Verdon), de Roger
Verdier; la série en 16 mm. et en couleurs
de M. Brice sur divers itinéraires touristi-
ques dans les provinces françaises, qui
constituent une remarquable réussite. Ces
films de 16 mm. sont sous-titrés français-
anglais, et comportent également une inté-
ressante innovation des versions en toutes
langues, par disques.
Le Commissariat envisage également de
procéder à un < hoix, dans les cinémathè-
ques de la Guerre, de la Marine et de l’Air,
en vue de monter des versions anglaises de
quelques films intéressants.
Au Palais de France, enfin, sera projeté à
chacune des séances quotidiennes, le Jour-
nal de Guerre, du Service Cinématographi-
que de l’Armée. — P. M.
8
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦*
CÎIMÉI^dKr/
fr^unis
RAPHIE
SE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
A TRAVERS LE MONDE
Le Film étranger en Suisse
A propos des actualités alliées
et allemandes
(De notre correspondant particulier.)
.4 la suite de notre dernier article, nous
pouvons compléter maintenant la statistique
de films importés en Suisse qui a été pu-
bliée dernièrement dans ce journal, par la
toute dernière statistique du l<,r décembre
1939. Celte statistique, fort intéressante, se
réfère au deuxième, troisième et quatrième
mois de la guerre. Pour avoir un résumé
plus clair, nous répétons nos indications
précédentes. i
Films spectaculaires
1er avril 1
er juillet
P ' oet.
au
au
au
Pays d’on
gine 30 juin
30 sept.
31 déc.
Films
Films
Films
Etats-Unis .
83*
78*
66*
France ....
22
25
33
Allemagne .
14
33
31
Italie
8
6
21
Angleterre .
11)
5
4
Hongrie . . .
1
—
1
Danemark .
—
1
* Doublés :
-k 5 allema.i'Ji ^
22 liauyis
* 23 Irançais
* 41 français *
1 allemand
+ 4 allemands
★
7 Italiens
* 2 Italiens
On peut constater que l'importation de
films français dans la dernière période s’est
augmentée de 11 films en comparaison avec
la première période et de 8 films en com-
paraison avec la deuxième période.
En ce qui concerne les films culturels et
documentaires, la statistique se décompose
comme suit ;
1 re pér.
2e pér.
3e pér.
France
Films
Films
Films
37
13
16
Etats-Unis ....
16
11
9
Italie
12
3
Angleterre ....
12
9
8
Allemagne ....
10
30
22
On constate également une augmentation
des importations de la France de 3 films
entre la deuxième et la troisième période et
par contre une baisse des importations de
I Allemagne de 7 films, mais la France n’a,
quand même, pas encore pu atteindre les
chiffres de la première période.
Les chiffres de l'importation des Actuali-
tés se présentent comme suit ;
1 re pér. 2e pér. 3" pér.
mètres mètres mètres
France 184.494 260. 000 195.162
Allemagne. . 33.275 27.034 30.837
Voilà un point où l’importation de la
France a baissé presque de 85.000 mètres.
En ce qui concerne le film allemand en
Suisse, il est très intéressant de lire un ar-
ticle publié dans le Neue Zurclier Zeitung
et dont voici la traduction textuelle :
« Dans le journal allemand Volkischer
üeobachter, on a prétendu récemment que
de la ]i art de certains gouvernements neu-
tres, il était toléré de présenter dans les ci-
némas des actualités françaises et anglai-
ses, mais pas ou presque pas d’actualités al-
lemandes ».
En général, on représente dans les ciné-
mas des villes en Suisse, les actualités des
« deux côtés ». Cependant, il g a quelques
cinémas qui ont /’ habitude de montrer ex-
clusivement une seule actualité, mais qui
n’est, dans la plus grande partie, non des
pays alliés, mais de l’Amérique comme par
exemple les actualités Fox. La plupart des
cinémas ont conclu des contrats à longue
durée avec les maisons d’actualités et ces
contrats étaient déjà en vigueur avant que
l’Allemagne entre en guerre. Si quelques
cinémas présentent aujourd’hui, comme du
reste déjà depuis des années, exclusivement
des Fox-Actualités américaines, c’est un fait
sans aucun motif politique. On a précisé-
ment choisi la Fox-Actualités parce que
celle-ci a particulièrement un grand champ
d’enquête et parce qu’elle est de ce fait très
variée.
Si depuis l’époque où l’actualité alle-
mande est devenue de plus en plus fran-
chement un élément agressif de la pro-
pagande allemande, qui a supprimé l’in-
formation objective pour devenir un ins-
trument d’influence à l’étranger, on n’a
plus vu dans les cinémas suisses, aupa-
ravant abonnés à des actualités françai-
ses et allemandes, des illustrations alle-
mandes, c’est uniquement a cause de
cette partialité « automatique ».
Disons-le ; rien ne peut donner une preu-
ve plus efficace de la discipline du specta-
teur suisse du cinéma que le fait que pen-
dant toute la représentation des actualités
des pays ennemis, le public s’abstient de
toute manifestation; il ne siffle, ni n’applau-
dit.
Le Volkischer Beobaehter se plaint en-
core d’autre chose. Il prétend que le film
spectaculaire allemand est également né-
gligé des pays neutres. Par contre, on peut
constater que le chiffre d’affaires en films
culturels et films spectaculaires allemands
en Suisse a augmenté ces derniers mois as-
sez fortement. Cependant, le film spectacu-
laire allemand trouve un accueil très réser-
vé de la part du public suisse. Mais c’est
pour des raisons purement artistiques et
nullement politiques.
Le film allemand apparaît aux Suisses
comme trop prisonnier d’un dogme
d’Etat, alors que les films français, an-
glais et américains font ressortir l’indi-
vidualité de l’homme.
L’Académie Américaine du Cinéma
a distribué ses prit
L’Académie des Arts et Sciences Cinéma-
tographiques de Hollywood vient de distri-
buer ses prix annuels qui ont été décernés
de la façon suivante :
1° Prix du meilleur film : Gone With the
Wind (Autant en emporte le Vent);
2U Prix du meilleur acteur : L’acteur
anglais Robert Donat pour l’interprétation
du film britannique Good Bye Mr Chips;
3° Prix de la meilleure actrice : L’ac-
trice anglaise Vivian Leigh pour son inter-
prétation de Gone With the Wind;
4° Prix du meilleur metteur en scène :
Victor Fleming pour Gone With the Wind;
5° Prix du meilleur acteur deuxième
rôle : Thomas Mitchell pour le rôle du Doc-
teur dans La Chevauchée fantastique (Stage-
coacli);
6° Prix du meilleur producteur : David
Selznick pour Gone With the Wind.
C’était la première fois que les films non
américains participaient à la compétition.
P. A.
François Périer et Alerme
dans La Grande Leçon, film de R. Péguy.
(Prod. Sifra. Distr. D.U.C.)
Si le spectateur suisse voue sa sympathie
aux grands films spectaculaires français et
au fond humain de ses caractères, les Alle-
mands jugent cela comme un acte de fran-
cophilie politique.
Pourtant, il y a un précédent avec le film
russe. Le Suisse a toujours refusé, avec un
instinct sain, les doctrines politiques et la
tendance du film russe, ce qui ne l’empê-
chait pas de reconnaître la force de l’inter-
prétation documentaire et le réalisme de la
mise en scène et des prises de vues. Par con-
tre. le film allemand n’a pas gardé de style
formel par quoi on aurait pu le prendre
pour modèle. Le ministre de la Propagande,
le Docteur Goebbels, avait réclamé déjà,
avant le pacte germano-russe, une produc-
tion allemande d'une certaine qualité, qui
fût imitée du film russe Potemkine; il a
donc jugé, entre les lignes, le film allemand
comme très médiocre. On ne doit, en ce cas,
pas blâmer le spectateur suisse d’accueillir
avec réserve les films allemands puisqu’il
se trouve ainsi du même avis que le minis-
tre de la Propagande allemande.
O ironie !
Louis B.
Une œuvre universellement connue...
LA COMPAGNIE INDUSTRIELLE COMMERCIALE CINÉMATOGRAPHIQUE
présente
YVONNE PRINTEMPS
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PIERRE FRESNAY
RAYMOND ROULLEAU
dans
d’après la pièce d’
HENRI LAVEDAN
de l’Académie Française
Mise en scène de
PIERRE FRESNAY
Scénario, adaptation et dialogues de
H. G. CLOUZOT et J. VILLARD
C.I.C. c.
Siège social :
7, Place Ampère, 7
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Direction Générale :
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QUALITÉ
LIVRAISON MAI 1940
10
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Kj
A TRAVERS LE MONDE
— 1 — ^ ^ ^ ^ —
LE FILM FRANÇAIS SURJE MARCHE ITALIEN
ORAGE et LE JOUR SE LÈVE ont triomphé à Rome
(De. notre correspondant particulier.)
Sentinelles des Alpes, un grand film suisse.
(Production Monopol Film de Zürich)
Distribué par Filinsonor.
Dans les Studios U. F . A., on tourne
un Film anti-anglais
Pendant le mois de janvier écoulé, sept
films français ont été présentes dans les sal-
les romaines. Parmi ces sept films. Orage,
avec Michèle Morgan et Charles Boyer, a
battu le record de durée sur l’affiche (20
jours) suivi, à la troisième et à la qua-
trième place, par Le Jour se lève et Der-
rière la Façade (respectivement 12 et 10
jours). Les quatre autres films français pré-
sentés à Rome en janvier sont : Sept Hom-
mes... une Femme, Nuit fatale, Capitaine
Mollenard et Ramuntcho.
Le succès <l 'Orage et de Le Jour se lève
a été aussi grand que celui de Kalia, mais
il a été partagé par la superbe réalisation
de Duvivier, La Fin du Jour et par Je t’at-
tendrai, de Moguy, présentés presque en
même temps. Le public romain a encore ad-
miré, tout récemment, d’autres films fran-
çais : Café international, L’Emigrante, Sans
Lendemain, Paradis perdu Accord final,
Vacances payées, Jeunes Filles en Détresse,
Le Prince de Kaïnor, etc... Les deux beaux
tihns d’Edwige Feuillère, Sans Lendemain
et L’Emigrante, dont on annonce aussi Je
suis une Aventurière, ont beaucoup plu.
Petite Peste, Sous les Etoiles, Un Soir
d’ Alerte, Cavalcade d’ Amour vont être pré-
sentés incessamment.
* *
*
On peut constater que les recettes des
films italiens sont en augmentation croissan-
te. Voici quelques chiffres qui concernent les
recettes enregistrées à la fin du mois de no-
vembre écoulé : Luciano Serra, Pilote (en
14 mois) a atteint 6.800.000 lires; Verdi,
dans la même période, 5 millions et demi;
Fieramosca (en 11 mois) 4.600.000 lires;
Terre de Feu (en 9 mois) 2.700.000 lires. De
nombreux autres films oui dépassé deux
millions pour des périodes même plus
courtes. — Renalo Bonnani.
Le Film Hongrois commence à s’exporter
LES RÉCENTS SUCCÈS FRANÇAIS A BUDAPEST
(De notre correspondant particulier.)
La production allemande n’est pas de
l’importance annoncée par les services du
Docteur Goebbels.
A la Ufa, qui est la firme officielle d’Etat
île la production, on ne tourne que quelques
productions. Huit, en comptant les films au
montage.
Dans les réalisations entamées se trouve
Dus Herz einer Kônigin, une évocation de
la vie de Marie Stuart, réalisée par Cari
Froëlich, avec Zarah Leander dans le rôle
l’infortunée reine d'Ecosse. Le film est une
violente attaque de l’Angleterre et Marie
Stuart sert de prétexte facile.
D’autre part, la Ufa prépare un film sur
Gutenberg, film qui sera tourné à Mayence,
et dont la sortie doit coïncider avec les fêtes
du Ve Centenaire de l’invention de l’Impri-
merie. — R. B.
L’Homme du Niger, de J. de Baroncelli,
avec Harry Baur.
(S.E.L.F.)
Dans les derniers mois, depuis qu’en quel-
ques pays de l’Europe centrale et orien-
tale, à cause des devises on n’importe point
de films anglais et français, l’intérêt pour
les films italiens et hongrois se révèle plus
élevé. Il est remarquable que, tant dans la
Yougoslavie qu’en Bulgarie, soient impor-
tés effectivement beaucoup plus de films
hongrois que de films italiens. Quant à la
Yougoslavie, c’est compréhensible. Une par-
tie du territoire de la Yougoslavie, avant le
traité de Trianon, était hongroise; aujour-
d’hui même, plusieurs millions de Hongrois
y vivent; ils ont accueilli les films hongrois
en Yougoslavie avec un plaisir passionné!
Le gouvernement yougoslave, au mois de
novembre 1939, a accepté le premier film
hongrois, après quoi, immédiatement, les
autres films hongrois se sont aussi présen-
tés sur le marché yougoslave où ils ont eu
un très grand succès, non seulement sur les
territoires habités par les Hongrois, mais
aussi même à Belgrade et à Zagreb.
On a vu ainsi parmi les nouvelles pro-
ductions hongroises, Le Bal est là; Le Prin-
temps mortel (de Louis Zilahy); Conspira-
tion à Varsovie; Les Pauvres Riches, d’après
le roman de Jokai, etc...
Jusqu’ici, en Yougoslavie, nous avons im-
porté soixante films environ. En Bulgarie,
on a importé plusieurs films hongrois. Le
film : Les Hussards de Bercsènyi, a eu un
succès énorme; il est resté en exclusivité
à Sofia plus de cinq semaines.
Dernièrement, on a vendu un film hon-
grois en Espagne. En outre, on constate un
intérêt dans certains pays du Nord. Natu-
rellement, la Slovaquie, où il y a plus de
cent mille Hongrois, achète des films hon-
grois.
Seule, la Roumanie ne laisse pas entrer
de films hongrois.
SITUATION DU FILM FRANÇAIS
La Banque Nationale hongroise, la
dernière semaine, a concédé les devises
pour quelques films français et anglais.
Actuellement, Le Paradis Perdu et Une
Nuit de Décembre ont été présentés avec
un succès incroyable. Il est difficile de
décider lequel est le plus beau, le meil-
leur. Ces deux filmas français ont obtenu
un véritable triomphe en Hongrie. Parmi
les films américains et anglais, Gunga
Din et Victoria the Great ont connu d’en-
viables succès. — Andor Lajta.
LE MONDE EN ACTION
est distribué en Belgique
Le magazine français de 1 activité mon-
diale : Le Monde en Action sera distribué
régulièrement en Belgique par Impéra-
tor C. D. qui s’est également assuré la dis-
tribution du film C. F. C. : Le Collier de
Chanvre que Léon Mathot réalise actuelle-
ment au studio François-Ier.
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CINE
FR
RAPHIE
SE
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Le Film français en Scandinavie
maintient toutes ses positions
CE MARCHÉ RESTE ENCORE EXCELLENT
POUR NOS FILMS
Il ne faut pas abandonner
la Télévision
Les émissions reprendraient bientôt
en Angleterre
Le film français en Scandinavie, nous dit
Fokle Holmberg, maintient toutes ses posi-
tions. La presque totalité des bons films de
193!) a été vendue; quelques-uns seulement
ont été livrés. Ils sortent, dés maintenant,
dans les salles. C’est ainsi que Derrière la
Façade vient d’obtenir un très vif succès et
La Fin du Jour a fait fureur à Stockholm
(plus faible toutefois en province suédoise).
On peut encore mentionner Pièges présenté
avec succès, Le Déserteur, bien accueilli,
ainsi que Le Grand Elan; Cavalcade
d’ Amour a été légèrement faible...
Moins que jamais, le marché Scandinave
ne doit être négligé, tant au point de vue
propagande qu’au point de vue commer-
cial : sans entrer dans les détails, M. Holm-
berg croit pouvoir avancer le chiffre de dix
millions en 1939 pour l’ensemble Suède,
Norvège et Danemark.
Pourtant, il s’en faut que tout aille pour
le mieux dans le meilleur des mondes... La
guerre, souvent, sert de prétexte ou d’échap-
patoire mal justifié. Tous les films payés
n’ont pas été livrés; les à-valoir sur les films
arrêtés ou même non commencés ne sont
pas restitués. Il en résulte que la notion de
bonne foi paraît très atteinte. Les défaillants
ne cherchent même pas à négocier une so-
lution : ils font le mort, simplement! Tel
acheteur, qui a versé 25.000 dollars pour la
Suède, n’entend plus parler de rien! Tel
film, acheté 5.000 dollars, dont 2.500 versés,
est « repris » pour achèvement par un au-
tre producteur : celui-ci réclame le verse-
Lune de Miel à Bali, qui remporte actuellement,
en première exclusivité, un très grand succès à
Paris, est l’une des comédies gaies les plus amu-
santes que l’Amérique nous ait envoyées ces
derniers mois. La belle vedette franco-améri-
caine Madeleine Carroll est, aux côtés de l’ex-
cellent Fred MacMurray, merveilleuse dans un
rôle particulièrement difficile à jouer. Et il y a
aussi Carolyn Lee, une stupéfiante vedette de 1
ans, qui crève littéralement l’écran.
( Paramount ).
ment du solde de 2.500 dollars. Quelle ga-
rantie a l’acheteur à qui on demande cette
nouvelle sortie de fonds, de la bonne ter-
minaison du film et du visa d’exportation ?
Il y a d’autres cas regrettables : certains
films achevés ont été l’objet d’ofï'res sé-
rieuses; mais le producteur ajourne et veut
davantage, pensant que dans six mois le
film français, devenu rare, fera prime. En
est-on bien sûr? Fin ce qui concerne la
Suède, n’y a-t-il pas l’Angleterre, les Etats-
Unis, voire l’Allemagne et aussi la produc-
tion nationale elle-même ? C’est là un cal-
cul dangereux : le film français ne doit pas
perdre sa place. Ce serait une politique né-
faste de faux espoir.
Enfin, maintenant, plus encore que par le
passé, les difficultés s’accroissent. Voici un
film à succès : On veut en commander d’au-
tres copies... Mais la maison de tirage re-
fuse la livraison parce que le producteur a
un passif... Trois fois en peu de temps, M.
Holmberg s’est heurté à semblable obstacle!
Il ne sqjige, cependant, nullement à se dé-
courager : il commence à acheter des docu-
mentaires, que ses acheteurs accueillent
bien. Tels, notamment, Profil de la France,
de Tedesco, et La France est un Empire
qu’il admire fort. M. Holmberg négocie avec
le Service Cinématographique de l’Armée
pour l’envoi d’une copie du Journal Filmé
de la Guerre. Son contrat avec les Actuali-
tés Eclair est rigoureusement exécuté et les
bandes passent dans nombre de salles avec
succès. P. M.
Le Congrès
de l’ Exploitation belge
(De notre correspondant particulier.)
On sait que s’est tenu cette semaine, à
Bruxelles, au Palais du Centenaire, un Con-
grès national de l’Exploitation cinémato-
graphique. L’Association des Directeurs
nous envoie son Ordre du Jour que nous
publions ci-dessous :
1" Adresse de bienvenue dans les deux
langues par les membres du Conseil d’Admi-
nistration de l’A.D.T.C.B.;
2° Rapport sur la situation générale du
cinéma en Belgique et examen des moyens
susceptibles de porter remède à la situation
critique actuelle de l’exploitation;
3° Exposé des motifs qui nécessitent une
réforme urgente de la Commission de Con-
trôle des Films cinématographiques;
4° Examen des réactions diverses et des
perturbations apportées à l’exploitation ci-
nématographique par des organismes tels
que la Docip;
5° Audition d’un rapport sur le régime
fiscal d’exception qui pèse sur le cinéma
dans notre pays;
6° Action entreprise par la Ligue Natio-
nale contre les Abus du Droit d’Auteur.
J. van Heugten.
Le Télévision Advisory Committee, orga-
nisation anglaise dont le Président est Lord
Cadihan, vient de tenir sa première réunion
depuis le début de la guerre.
Le but de ce « meeting » était d’étudier
les possibilités d une reprise des émissions
de télévision de la B. B. G. éi Londres.
Celles-ci se feront sans doute avec des
programmes réduits, de deux heures par
jour, et comprenant 75 % de films.
Les maisons anglaises de télévision —
telles Marconi (E.M.I.), Baird Scophony —
sont, en effet, très anxieuses de voir repren-
dre les émissions de télévision ci la suite du 1
développement intense que celle-ci connaît
actuellement aux Etats-Unis.
Il est à craindre, en effet, que, la guerre
terminée, on ait la grande surprise de cons- .
tater que la mise au point de la télévision
soit devenue aux Etats-Unis un fait acquis.
Des progrès énormes auront été alors ac-
complis, et l’Angleterre, qui était en avance,
aura des années de retard sur les Améri-
cains.
Telle fut la situation du cinéma européen
après la guerre. Les Anglais refusent de
renouveler l’histoire avec la télévision, d’au-
tant plus que, d’après des nouvelles qui par-
viennent de New York, les Allemands con-
tinuent à travailler sérieusement la question.
La Beiehpost Télévision aurait installé un
réseau de câbles pour la transmission de la
télévision, et sept auditoriums seraient ac-
tuellement équipés à Berlin pour les récep-
tions publiques.
La transmission de la télévision par câble
est actuellement le système généralement
utilisé aux Etats-Unis.
La reprise de la télévision en Allemagne
est officiellement expliquée par la nécessité
de poursuivre les progrès scientifiques et
techniques dans ce domaine, en dépit de
l’état de guerre.
La lutte pour la télévision continue. Les
Américains mènent le train. Les Allemands
s'y sont remis. Les Anglais vont s’y re-
mettre.
Que va faire la France?
Pierre A.
4
NOUVELLES DE GRÈCE
Un nouveau Cinéma à Athènes
Il vient de s’ouvrir à Athènes l’Espéros,
une luxueuse salle de la S. A. Anzervos.
L’Espéros a fait son inauguration avec le
film français « Accord final » qui a obte-
nu le plus mérité des succès.
G. Lazarides.
Le Film français à Athènes
Du 26 février au 3 mars 1940 :
Au Pallas : L’Ange du Foyer (au lieu du
Puritain, qu’il avait annoncé).
Au Esperos : Accord final.
Du 4 au 10 mars 1940 :
Au Pallas : Fanfare d’Amour.
G. L.
13
. .JÊt
cinewSBÊra
RAPHIE FO XXTXTTTTTTTT
£ JL
DANS L’EXPLOÏ FATIO
Sans Lendemain
j ( Prod . Ciné-Alliance)
Le beau film de
Max Ophüls, œuvre
dramatique d’atmos-
phère interprétée par
Edwige Feuillère qui
y trouve son plus
beau rôle, et par
Georges Rigaud, Da-
niel Lecourtois, fera
l’inauguration du ci-
néma LE FRANÇAIS,
théâtre Jacques Haïk,
directe ur Siritzky,
dont 1 ’ ouverture a
lieu vendredi prothain.
Nous publierons la
semaine prochaine un
article sur les carac-
téristiques de cette
! belle salle.
La Raison majeure pour laquelle
nous devons faire des Films
Par L. G. EGROT, des Studios Pathé Cinéma
Le film français qui, dans ees dernières
; innées, avait reconquis sur les écrans du
nonde une place qu’il n’aurail jamais dû se
aisser prendre, va-t-il, et pour les mêmes
aisons qu’en 14, abandonner sa position
■nviée?
Pourtant, le film français, c’est autre
! 'hose qu’une frivolité, inconcevable dans
me période de guerre, ou qu’un moyen de
iropagande, limité par son but même. Le
ilm français, du point de vue économi-
se, de la monnaie d'échange, c’est un
»tock de devises étrangères, pour que la
pierre même, qui en fait fi, puisse ache-
:er ici un avion, là de l’essence, ailleurs
lu minerai de cuivre ou du nickel ou des
lettrées, et au même titre que nos charn-
lagnes ou nos dentelles ou nos articles
le Paris, car un film français, dans une
! lizaine de boîtes de fer blanc, ce sont
:inq mille dollars, mille florins, tant et
ant de livres sterling ou de lires ou de
: louros, c’est la transmutation magique
■ l’une poignée de valeurs papier en va-
eurs or, c’est cette raison et cette rai-
ion seule, que je reproche aux pouvoirs
tublics de ne pas comprendre très bien.
Naturellement pour nous qui lui avons
onsacré tout notre temps et toutes nos pen-
ées, c’est par lui que nous espérons vivre;
nais qu’on ne veuille pas tenir compte en
laut-lieu que le film donne du pain à des
tuiliers de travailleurs (plus encore que les
ourses de chevaux), qu’il permet à des mil-
ions d’inquiets de s’évader de leurs heures
l’angoisse, peut-être, oui... mais quand il
'agit du problème économique vital auquel
e pays tout entier doit faire face, non, il
aut faire quelque chose, on doit faire quel-
le chose.
Le gouvernement doit apporter une
aide pour que l’afflux des devises étran-
gères entre en jeu, que cette aide des
Pouvoirs opère par le dégel des crédits,
avec des garanties sérieuses, ou même
l’usage de nouveaux capitaux, accordés
et contrôlés avec caution, pour que no-
tre Industrie fasse des films, non des
films de propagande, ni des films bon
marché en finance et en moyens, mais
des films comme ceux que l’étranger at-
tend d’un grand pays comme la France
et qui seraient, au delà de nos frontières,
comme de véritables œuvres d’art et
mettraient au crédit de la guerre ces de-
vises étrangères aussi précieuses que
de l’or pur.
Si nous ne faisons pas de films pour sa-
tisfaire tels ou lels intérêts privés, qu’on
nous donne enfin les moyens d’en faire
pour l’intérêt plus urgent encore de la Dé-
fense Nationale.
♦
Trois Films français
sortent cette Semaine
L’Emigrante, que Léo Joannon a réalisé
l’été dernier avec Edwige Feuillère et Jean
Chevrier, sur un cargo authentique en plei-
ne mer, sort au Paramount. (Distr. : C.F.C.)
A l’Olympia, passe le film tant attendu
Après Mein Kampf, mes Crimes, par Adolf
Hitler. (Prod. : Cristal.)
Et Sans Lendemain (Ciné Alliance) au
« Français » débute aujourd’hui même.
A NANCY
Beaucoup
de premières Visions
A présent, les premières visions se sui-
vent sans discontinuer; l’Eden va, à son
tour, donner du film nouveau. Ainsi, nos
salles du centre seront toutes sur le même
plan d’activité. Les grandes productions
sont encore rares. Mais La Charrette fan-
tôme débute au Majestic et bientôt une au-
tre salle présentera La Fin da Jour... Ne
laissons pas le public indifférent à ces réali-
sations : il faut qu’on lui fasse savoir
qu’elles lui plairont...
Certains établissements, qui pratiquent le
permanent, n’arrivent pas à « boucler » leur
programme à l’heure prescrite de la ferme-
ture; il en ressort qu’à la dernière séance,
le grand film apparaît diminué, non pas
seulement dans sa longueur, mais dans sa
valeur... On s’en doute ! Les spectateurs s’en
aperçoivent ! Il faut pallier à cet état de
choses en adaptant à l’horaire, la première
partie sans toucher au film principal. Le
cas est assez important pour qu’on s’en
occupe dans toutes les villes, s’il se pré-
sente. — M. J. Relier.
Petites Nouvelles
Africaines
■ M. Grégoire, directeur du Majestic, vient
d’être appelé aux armées.
■ C’est la « Compagnie Nord- Africaine
Cinématographique », une jeune firme de
location installée à Alger, qui devient con-
cessionnaire exclusif de la production
R. K. O. Radio Films qui possédait, jus-
qu’ici, une agence nord-africaine.
■ M. Seyrès, l’exploitant marocain bien
connu, va créer une nouvelle salle à Mek-
nès (Maroc). — P. S.
Micheline Presles et Gabrielle Dorziat
dans Un Soir d’AIerte,
film de J. de Baroncelli.
(Prod. Flag. Distr. Sédif.)
14
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CI!\Éi™ffiiR/\PHiE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦!
DANS LA PRODUCTION
Un Réalisateur britannique
viendra-t-il tourner en France?
Nous sommes avisés qu’un
metteur en scène britanns-
que : Denis Fersson a l'inten-
tion de venir dans nos studios
réaliser un grand film drama-
tique dont le titre serait « La
Baie des Trépassés »,
Nous accueillerons très
cordialement ce réalisateur
allié quand il viendra sur le
Continent — probablement
en Bretagne — tourner ses
extérieurs, en souhaitant qu’s!
mette à exécution son idée
d’utiliser nos studios.
ON ANNONCE
E La Comédie du Bonheur
que Marcel L’Herbier va com-
mencer la semaine prochaine
aux studios Scaléra de Rome, esl
adapté de la pièce de Evréinof /
et Nozière créée à l'Atelier par
Charles Dullin. Les dialogues
seront de Jean Cocteau. Une im-
portante partie musicale sera de
Henri Sauguet, mais plusieurs
chansons seront du charmant
compositeur gai : Paul Misraki.
Voici la distribution de ce
film : Ramon Novarro, Michel
Simon, Jules Berry, Micheline
Prestes, Pierre Jourdan, Jaque
Catelain, Doumel, Tréki, Marcel
Vallée, Eve Francis.
Production Lumen, dirigée
par Georges Lampin, distribuée
par Discina.
■ On prépare un film gai et
sentimental dont le titre provi-
soire est : Mariage par Procu-
ration. On a pressenti Georges
Rigaud, qtfii sera sans doute la
vedette masculine de ce film
avec Curette, Jean Tissier et
Raymond Cordy. Début courant
mars. Le film est distribué par
Discina.
■ Rappelons que l’on travaille
à la préparation d’un film dra-
matique : L’Impasse, scénario
et dialogues de Charles Spaak,
dont Marie Déa, révélée dans
Pièges, sera la vedette fémi-
nine. Discina distribuera L’Im-
passe.
■ Peloton d’Exécution. —
La Société U.F.P.C., qui vient de
terminer Miquette et sa Mère,
annonce la très prochaine réali-
sation du romcm de Pierre
Nord Peloton d’Exécution
qui est comme la suite de Terre
d’Angoisse. Léon Mathot réali-
serait ce film. Simultanément,
U.F.P.C. produiia Patrouille
blanche q\ui se situe dans les
pays de neige, dans les Pyrénées
et en Auvergne et dont l’action
dramatique a trait à une pas-
sionnante aventure d’espion-
nage.
Louis Jouvet et Daniel Mendaille dans le rôle de Clemenceau,
Maire de Montmartre,
Untel Père et Fils, de Julien Duvivier.
(Prod. : Transcontinental, distribuée par Columbia.)
ON TOURNE
BUTTES- CHAUMONT
La Grande Leçon.
Réal. : Robert Péguy.
Ved. : Alerme, Lecourtois,
Roger Tréville, François Périer,
Claude May, Suzanne Dantès.
Décors : Le dernier jour de
studios. Mardi on a tourné l’in-
tcrieur d’un entrepôt de vins.
Ensuite, ont eu lieu les exté-
rieurs, à Charenton, et dans un
camp d’aviation.
Prod. : Sifra.
Distr. : D.U.C.
Tournage : 4e et dernière se-
maine de prises de vues.
Elles étaient Douze Femmes.
Réal. : G. Lacombe.
Ved. : Gaby Morlay, Betty
Stockfeld, Simone Berriau, Mi-
cheline Presles, Blanchette Bru-
noy, Mila Parély, Nina Myral.
Ajoutons à ees noms celui de
Françoise Rosay, dont l’engage-
ment pour un rôle important,
vient (le nous être confirmé.
Décors : Hall et jardin d’hi-
ver, chambre des jeunes filles,
studio, cuisine.
Tournage : 2e semaine.
Prod. : Régina.
Diamant noir.
Réal. : J. Delannoy.
(Voir films commencés).
Tournage : lre semaine.
Prod. : Minerva.
NICE
C. M. C.-NICE
Untel Père et Fils.
Réal. : J. Duvivier.
Ved. : Louis Jouvet, Michèle
Morgan, R. Devillers, Lucien
Nat, Suzy Prim, Le Vigan...
Tournage : IIP semaine.
Prod. : Transcontinental.
BILLANCOURT
Faut ce qu’il faut.
Réal. : René Pujol.
Ved. : Larquey, Toutain, Jean
Tissier, Marguerite Pierry, Deva
Dassy, Marie Bizet.
Tournage : 3" semaine.
Prod. : Vondas.
■ Volpone, qui devait com-
mencer cette semaine, est légè-
rement retardé par suite d’une
indisposition de Louis Jouvet.
On monte les premiers décors.
(Prod. : Ile de France.)
FRANÇOIS M”
Le Collier de Chanvre.
(Le Mystère du Bois Bellol).
Réal. : Léon Mathot.
Ved. : André Luguet, Jacque-
line Delubac, Annie Vernay,
G. Lannes, Viola-Vareynnes.
Décors : Grande salle d’au-
berge anglaise, la façade de l’au-
berge, les chambres.
Prod. : C. F. C.
Tournage : 2° semaine.
Les Films commencés
cette semaine
21. DIAMANT NOIR
Auteur : Jean Aicard.
Dialogues : ./. Delannoy.
Réalisateur : ,7. Delannoy.
Chef-opérateur : Bourgas.
Opérateurs : Portier, Raulet.
Décors : Magniez.
Régie généraie : Genty.
Ing. du son : Roberton.
Photographe : Soulié.
Studios : Neuilly.
Enregistrement iMélodium.
Script-girl : .7. Chevillotte.
Maquilleur : Legoff.
Interprètes : Gaby Morlay,
Ch. Vanel, Louise Carletti,
Escande, Joffre, Jeanne Vé-
niut.
Dir. de prod. : .7. Davran.
Dir. artistique : Ch. Méré.
Prod. : Minerva.
Distr. : Minerva.
Epoque: Moderne. A la veille
de la guerre.
Cadres : Paris et le Midi.
Sujet : Un grand banquier,
après la mort accidentelle
de sa femme, croit qu’elle
l'a trompé et que leur fille
n’est pas de lui. Il se déta-
che de cette enfant et cher-
che auprès d’une jeune
gouvernante un réconfort
sentimental. Plus tard, il
apprendra V innocence de
la morte.
Nous croyons savoir que :
c’est M. Pierre Benoît, de
l’Académie Française, qui
écrira le scénario du prochain
film de Viviane Romance et
Georges Flamant.
Cette grande production i
sera réalisée dans le courant
des mois d’avril et mai, pour
le compte de la Société « Les
Productions J. Bercholz ».
350 MiLLior
DE CATMOLIQUI
DU MONDE CNTie
15
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SC
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ANALYSE
DES FILMS
Liste des Films critiquée durant les m©ls «le
Janvier 1940
La Mousson
(The Rains Came)
Drame parlé en anglais
Origine : Américaine.
Réalisation : Clarence Brown.
Auteur : Louis Bromfield.
Scénario . Philip Donne, Julien
Josephson.
Interprétation : Myrna Loi).
Tyrone Power, George Brent.
Maria Ouspenskaya, Joseph
Schildkraut, Nigel Bruce,
Brenda Joyce, Mary Nash,
Jane Darewell.
Enregistrement : W. E.
Product. : Darryl F. Zanuck.
Edit. : Twentieth Century Fox.
Voilà certes, une œuvre gi-
gantesque, dont la projection
vous produit les sensations les
plus variées : l’émotion, la peur,
l’étonnement, l’admiration, l’at-
tendrissement. C’est que sa subs-
tance, prise dans le gros et
grand livre de Louis Bromfield
La Mousson, est diverse et , com-
plexe. Les mouvements de la
nature la plus farouche sont
mêlés, dans cette histoire gran-
diose, à de petits drames hu-
mains subtils et profonds.
Les amateurs de grande mise
en scène apprécieront dans La
Mousson les fastueux et terri-
fiants spectacles du tremblement
de terre avec l'effondrement des
palais et des rues, de l’inonda-
tion qui noie tout sur son pas-
sage, ruée des eaux torrentielles
recouvrant maisons, bêtes et hu-
mains d’un manteau gris et bon-
dissant ou de l’incendie... ou en-
core les très riches décors des
palais et des réceptions...
Les spectateurs, qui recher-
chent avant tout dans un filin,
s’il tend à l’œuvre d’art, le reflet
et le jeu des sentiments les plus
secrets, seront comblés par La
Mousson, film qui se rapproche,
par sa fine et pénétrante psycho-
logie, de l’étude psychologique
multiple développée par Louis
Bromfield dans son maitre livre.
Cette magnifique production,
miracle de patience, de savoir-
faire, et aussi de talent indivi-
duel — le photographe, le déco-
rateur, le metteur en scène qui
dirigea cette orchestration, ont
fait œuvre personnelle — a donc
doublement son importance.
Elle est interprétée par des ac-
teurs qui n’ont pas toujours eu
d’aussi beaux rôles et qui appa-
raissent dans La Mousson en
possession de souples talents on.
doyants et fins : Myrna Loy,
charmante, sensible; Tyrone
Power, mâle, fier et concentré;
George Brent qui a une allure
folle et l’étonnante petite Maha-
rani : Maria Ouspenskaya, déjà
remarquée dans le film Elle et
Lui (rôle de la vieille dame de
Madèle). Une débutante apparaît
pleine de fraîcheur et de vi-
brante jeunesse : Brenda Joyce.
Ame île la Corse (L’> ■■■■
Cavalcade d’Amour
Good ll\ie Mister Chips .
Grey contre X
Mademoiselle et son Bébé
Menaces
Missions de France
Roublards et Cie
Stanley et Livingstone . . .
Alerte sur l" Angleterre
Battement de Coeur
Brazza ou l’Epopée du Congo
Chantons quand même
Charrette fantôme (La)
De Lénine à Hitler
Edith Cavell
Etrange Sursis (IA)
Intrigante (L’)
Justiciers du Far-West (Les)
Mode renée (La)
M. Smith au Sénat . .
Musiciens du Ciel (Les)
Profil de la France . . .
Quatre Plumes blanches (Les)
ltapsodie d’Amour
Sérénade
Français.
Commenté.
Documentaire.
Henry Caurier ...
1108
Français.
Parlant.
Coin, dramatique.
Distributeurs Ass..
1108
Anglais.
Parlant anglais.
Coin, dramatique.
M.-G.-M
1105
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Coin, dramatique.
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Américain.
Parlant anglais.
Comédie.
R. K. O Radio
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Français.
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Drame actuel.
Films G.E.C.E
1107
Français.
Commenté.
Documentaire.
MM. Marcel Ichac et
R. Ruffin
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Anglais.
Doublé.
Coin, burlesque.
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1107
Américain.
Parlant anglais.
Drame héroïque.
Fox Film
1105
et de
Février
1940
Connu, français.
Reportage filmé.
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Comédie sentim.
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Drame d’épopée.
D. P. F
. 1110
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Comédie music.
F. F. A
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Fia nçais.
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Drame.
Columbia Film .
1112
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Grand film d’hist.
contemporaine.
Distrib. Français .
. 1109
Parlant anglais.
Drame histor.
R. K. O. Radio .
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Américain.
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Comédie fantast.
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Comédie sentim.
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Américain.
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Film en 4 épis.
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Français.
Pu riant.
Fantaisie sur la
Haute Couture
parisienne.
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Grande com. sut.
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As t ra Paris Film
1112
Français.
Parlant.
Com. music. rom.
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. 111(1
COMMUNIQUÉ
La Société Liberty-Films
nous informe que depuis le
14 février dernier, elle ne
s’occupe plus de la distribu-
tion des films suivants :
Mam’zelle Spahi;
Le Prince Jean;
Le Vertige;
Un Fil à la Patte;
La 5' Empreinte;
Bourrasque.
Et qu’elle décline toute res-
ponsabilité quant à l’exécu-
tion des contrats qui auraient
pu être signés depuis cette
date.
M. Muller, qui était son re-
présentant, a quitté la société
depuis le 14 février dernier.
La Société Liberty-Films
possède en exclusivité pour
Seine et Seine-et-Oise les
cinq films suivants :
Matricule 33;
Liliom
avec Charles Boyer;
On a volé un Homme
avec Lili Damita, Henry
Garat;
Les Surprises du Slee-
ping
avec Floiclle, Claude
Dauphin ;
Le Centenaire
avec Noël-Noël.
Et quatre comédies
avec Fernande!.
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ECHOS
PETITES ANNONCES
■ La Compagnie Française
Cinématographique nous fait
savoir que Mme Robine Delat-
tre, chef de Publicité, a été
lîommée, durant les hostili-
tés, directrice des Services
de Distribution de la Société,
dans la région du sud-ouest :
Compagnie Française Cinéma-
tographique, 16, rue du Pa-
lais-Gallien, Bordeaux (Gi-
ronde ) .
S Très prochainement, s’ou-
vrira à Bergerac (Dordogne),
une nouvelle salle, le cinéma
« Odéon », exploitée par M.
Alaus, l’actif directeur des deux
autres salles de Bergerac.
L’équipement de la cabine
comprendra des projecteurs
« Victoria IV/B » et le système
sonore des Etablissements Ciné-
Inme, 3, rue du Colisée à Paris.
S M. Clédat, après avoir fait
équiper par les Etablissements
Cinélume, en 1939, sa salle du
Moderne à Lourdes, vient de
traiter avec cette maison l’équi-
pement du Majestic de Lourdes
qui, comme le Moderne, sera
muni des nouveaux projecteurs
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mount) (C.F.C.).
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(lre sem.) (Olympia) (Cris-
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Sérénade (3e sem.) (Mari-
gnan) (Astra-Paris Films).
La Charrette fantôme (Mari-
vaux) (5e sem.) (Columbia).
Les Musiciens du Ciel (Coli-
sée) (5® sem.) (Filmsonor).
Battement de Cœur (Made-
leine) (7® sem.) (Ciné-All.).
FILMS AMERICAINS
VERSIONS ORIGINALES
La Mousson (lr® sem.) (Le Pa-
ris) (Fox).
L’Espion noir (l1® sem.) (Cé-
sar-Max-Linder).
La Grande Parade de Disney
(2e sem.) (Cinéphone) (Ar-
tistes Associés).
Lune de Miel à Bali (2e sem.)
(Avenue) (Paramount).
Le Mystère de la Maison Nor-
man (3® sem.) (Lord-By-
ron) (Paramount).
L’Etrange Sursis (Marbeuf)
(6® sem.) (M.-G.-M.).
M. Smith à W ashington (9®
sem.) (Biarritz) (Columb.).
Good Bye M. Chips (Triom-
phe) (13® sem.).
■ Les Sélections Cinégraphi-
ques Maurice Rouhier présen-
tent mardi 19 mars, à 10 heures
précises, au cinéma Le Made-
leine, un film appelé à obtenir
un succès sans précédent : La
Chute du Tyran (L’Histoire
d’une Dictature.
Nous pouvons dire que le scé-
nario de cette production n’a
rien de commun avec tous les
autres films qui ont traité ce
même sujet brûlant d’actualité :
la tyrannie d’une nation conqué-
rante et brutale.
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PARIS
si
ÉQUIPEMENT “AU GRAND AIR SPORT”
ÉDITIONS MUSICALES SALABERT
Société de Production “ POUR LE MAILLOT JAUNE
DISTRIBUTION
GRANDE REGION PARISIENNE
Compagnie Parisienne
de Location de Films
49, Avenue de Villiers, PARIS
Tél. : Wagram 13-76
PRÉSENTE
POUR
J
E MAILLOT
JAUNE
/
Mise en scène de jean STELLi
de jean ANTOINE et Jean lEULLîOÏ
ialogue de Michel DURAN
ALBERT PRÉJEAN
- MEG LEMONNIER
DANS
LA COMPAGNIE FRANÇAISE
CINÉMATOGRAPHIQUE
40-42, RUE FRANÇOIS - 1er - PARIS (8-)
vous présentera bientôt
LE MYSTÈRE
DU BOIS BELLEAU
MIS EN SCÈNE PAR LÉON MATHOT
et interprété par :
JACQUELINE DELUBAC
ANDRE LUGUET
ANNIE VE R N AY
GEORGES LANNES
A Z A I S
VENTE POUR LE MONDE ENTIER : COMPAGNIE FRANÇAISE CINEMATOGRAPHIQUE
DISTRIBUTION
GRANDE RÉGION PARISIENNE
COMPAGNIE FRANÇAISE
Cl N ÉMATOG RAPH 1 QU E
40-42, Rue François-le' - PARIS (8 )
MARSEILLE
COMPAGNIE FRANÇAISE
CINÉMATOGRAPHIQUE
53, Boulevard Longchamp
BORDEAUX
COMPAGNIE FRANÇAISE
CINÉMATOGRAPHIQUE
16, Rue du Palais-Gallien
LYON
COMPAGNIE FRANÇAISE
CINÉMATOGRAPHIQUE
3, Boulevard Anatole-France
LILLE
COMPAGNIE FRANÇAISE
CINÉMATOGRAPHIQUE
61, Rue de Béthune
AFRIQUE DU NORD
COMPAGNIE FRANÇAISE
CINÉMATOGRAPHIQUE
62, Rue de Constantine - ALGER
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CHASSE
GARDEE
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H 22* ANNÉE =
| PRIX i 5 Francs |
CIME
LE CINEMA FRANÇAIS
REDACTION ET ADMINISTRATION :
29, rue Marsoulan, Paris (12e)
Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REYAL
Directeur : Paul Auguste HARLE
Téléphone : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n° 702-66, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-139.
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
Ilaimu, Jacqueline Delubac et Gabrielle Dorziat
dans L’Homme qui cherche la Vérité,
film de Pierre Wolff.
(Prod. : Bercholz. Distr. : C.C.F.C.)
DEUX GRANDES EXCLUSIVITÉS
“ L’HOMME QUI CHERCHE LA VERITE ”
ET “SANS LENDEMAIN ”
Jeudi 21 mars, à 20 h. 30, à la salle Mari-
vaux, a eu lieu une soirée de bienfaisance au
profit des œuvres du Ministère de la Marine,
pour la première du film de Pierre Wolff :
L’Homme qui cherche la Vérité, interprété
par Raimu, Jacqueline Delubac, Alerme,
Gabrielle Dorziat et de nombreux artistes.
Le lendemain, vendredi 22, l’inauguration
du « Français », la belle salle de Jacques
Haïk, dirigée par MM. Siritzky, s’est dérou-
lée sous les auspices de la charité, égale-
ment, puisqu’elle a été donnée au profit des
« Œuvres d’Assistance du Syndicat de la
Presse » ; la première du film Sans Lende-
main, réalisé par Max Ophüls et interprété
par Edwige Feuillère et Georges Rigaud,
Daniel Lecourtois, Paul Azaïs, a brillam-
ment marqué cette soirée d’ouverture.
Un Film sur André Maginot est en préparation
La Twentieth Century Fox a acheté les
droits d'un livre que les héritiers de l'an'
cien Ministre de la Guerre écrivent d’a-
près des documents recueillis et compo-
sés par lui.
La traduction en sera faite par l’écri-
vain américain Up de Graaf.
Ce film sera destiné à montrer la belle
et énergique figure d’un homme qui fut
à la fois un grand soldat, un grand Fran-
çais et un réaliste, puisqu’il sut donner
à son pays une armature inviolable.
Non, la situation de la production française
n’est pas tragique
Feuilletons les revues, magazines, jour-
naux de l’étranger et même de province;
qu’v voyons-nous ? Un cri de pessimisme,
un chant quasi funèbre, en l’honneur de la
« pauvre production française » qui, selon
nos confrères alarmés, est bonnement en
train d’agoniser.
Les uns offrent des remèdes, partis de
leur bonne volonté, les autres offrent leurs
studios, aménagés juste ce qu’il faut pour
que nos films du temps présent égalent, par
leur technique, les films du temps de paix
tournés dans des studios vastes et modernes
et avec des équipes entraînées.
Et nous pouvons voir que, tels des frères
ennemis, certains cinématographistes de
centres provinciaux, mettent en avant, avec
une certaine cruauté, le fait que les studios
établis en province, à l’ouest ou au sud-est,
sont moins menacés que ceux de la région
parisienne, qu’ils bénéficient par ailleurs
d’un climat idéal, de paysages variés, etc...
Tout cela est très bien, convaincant
même. Pourtant, ce qui irrite un peu, c’est
que la Presse française, à l’exception de
quelques revues telles Pour Vous et Ciné-
monde et ce journal-ci où nous n’avons ja-
mais voulu imprimer ces mots : « La Mort
de la Production française » parce que
nous n’y croyons pas... la Presse française,
donc, observe une attitude assez inattendue,
par où elle se rapproche de certains jour-
naux étrangers où l’on a tout simplement
barré d’un trait noir notre Cinéma, comme
s’il était déjà trépassé.
Eh! bien non, la production française, la
bonne production ne trépassera pas. Dans
ce numéro de notre revue, nous prouvons
que « Bonhomme vit encore ». Le nombre
des films tournés depuis le début de la
guerre n’est pas si attristant, compte tenu
des mois d’adaptation aux nouvelles condi-
tions créées, tant par le temps de guerre
et la mobilisation des artistes et des techni-
ciens, que par les règlements de la Défense
passive touchant au nerf moteur de la pro-
duction, « l’Exploitation ».
Et nos amis, qu’ils soient journalistes ré-
gionaux ou éditorialistes de l’étranger, n’ont
plus le droit de craindre — noir sur blanc
la disparition des grands films français
de classe internationale.
Je sais, on a tourné, surtout au début, de
petits films, quelques-uns nettement faits
pour la propagande... mais on ne néglige
plus les comédies d’une certaine tenue artis-
tique; les grands films gais ou dramatiques
suivront. Le film de Duvivier a ouvert la
voie. En attendant cette soudure faite entre
la production terminée, fin juillet 1939, et
celle qui sera tournée et prête en juillet
1949, nous voyons sortir l’une après l’autre,
les grandes œuvres françaises. Ce furent
ainsi Ils étaient Neuf Célibataires, Pièges,
Brazza, Sérénade, La Charrette fantôme,
La France est un Empire, Les Musiciens du
Ciel, Battement de Cœur, Sans Lendemain,
L'IIomme qui cherche la Vérité, tous de
grands- films entourés de sorties de films
moyens mais excellents...
Fît une trentaine de films nouveaux qui
restent, soit à mettre au point avant leur ul-
time présentation, soit simplement à sortir
en exclusivité, assureront la saison de prin
temps...
Ap rès quoi, l’actuelle production en cours,
et les films qui furent interrompus par la
guerre, et qui seront tous terminés, feront
ia relève.
Il ne faut pas, non plus, s’hypnotiser sur
les seules sorties en exclusivité à Paris. La
plupart des grands films, qui ont été don-
nés à nos grands écrans parisiens, feront
leur sortie générale au cours de ces pro-
chains mois.
La sortie du premier film tourné au dé-
but d’octobre 1939, L’Homme qui cherche
la Vérité, film de qualité, est symptomatique
à cet égard. Car elle précède quelques au-
tres grandes œuvres de la production fran-
çaise de guerre, qui ne lui céderont en rien
pour la qualité et la valeur internationale.
Et que ces productions soient tournées à
Joinville, à Epinay ou à Billancourt, qu’elles
le soient à Rovan, à Marseille ou à Nice,
qu’importe... et tant mieux ! Le cinéma
français a besoin de tous ses effectifs, et de
toutes les bonnes volontés.
Nous savons que la renaissance évidente,
patente, de notre production après des mois
d’indécision, a forcément convaincu les
pouvoirs publics de la vitalité de notre in-
dustrie cinématographique, et que l’on ne
nous refusera plus les concours artistiques
et techniques indispensables à sa régularité.
Donc, plus de pessimisme. Travaillons.
Ne perdons pas de temps en discussions.
Les outils sont sur l’établi, prenons notre
tablier, et mettons-nous à la tâche.
Lucie Derain.
Bette Davis sera Sarah Bernhardt
Périodiquement, on annonce un film sur
Sarah Bernhardt. Mais, cette fois, la chose
semble plausible C’est la grande comédien-
ne Bette Davis qui a été choisie pour faire
revivre à l’écran américain l’originale et
séduisante figure de notre grande tragé-
dienne. ‘ °
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♦ ♦♦♦♦♦♦
CINE
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RAPHIE
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TO BE AND TO BE
Notre arme doit être la qualité
“ LES PERLES DE LA COURONNE
présenté à Madrid
devant le Maréchal Pétain
et las hautes personnalités espagnoles
INous recevons de IVS. Goron, direc-
teur de Sagor Films, la copie d'un té-
légramme annonçant la présentation en
privé du film de Sacha Guitry « Les Per-
les de la Couronne » devant le Maréchal
Pétain et de hautes personnalités mili-
taires, diplomatiques et gouvernemen-
tales espagnoSer.
Télégramme reçu de Madrid, en date
du 26 mars 1940 :
Sous les auspices Maréchal Pétain,
aujourd’hui a eu lieu Palais Musique,
projection privée Perles de la Couronne
avec présence Corps diplomatique et
hautes autorités nationales. Cette mani-
festation a obtenu un succès extraordi-
naire pour la cinématographie française.
Stop. Correspondants Presse étrangère
ont informé Paris du succès obtenu.
Salutations.
Del Vilîar.
Le film de Sacha Guitry commence en-
suite son exclusivité dans « Le Palais
de la Musique », le meilleur cinéma de
Madrid.
Voilà de la bonne propagande pour le
film français et la France en même
temps.
4
H. Carlo tosoli, Directeur de Production
de deux grands Films italo-espapots :
“ Carmen ”
et le ” Siège de l’Alcazar” à Paris
Notre excellent confrère italien, M. Carlo
Bassoli qui dirige depuis de nombreuses
années la revue romaine L’Eco del Cinéma,
est devenu directeur de production dans la
société créée par son père : Les Films Bas-
soli S. A.
Le premier film de cette société : Carmen
fra i Rossi, est une œuvre tournée en Espa-
gne dans les ruines et les tranchées de Ma-
drid. Ce film, projeté avec succès dans toute
l’Italie et l’Espagne, comporte une action
noble et sobre, empreinte d’une objectivité
dépourvue de tout esprit de rancune ou de
haine. C’est une belle page d’un amour hé-
roïque pendant le siège de Madrid.
Le deuxième film réalisé par les Produc-
tions Bassoli est une autre œuvre italo-es-
pagnole : Le Siège de l’Alcazar, réalisé par
Génina.
Nous avons eu la chance de voir projeter
à Cinecittà les premiers 2.500 mètres de ce
film et nous n’hésitons pas à dire que ce
film sera l’œuvre maîtresse du cinéma eu-
ropéen en 1940, toute de simplicité, de vé-
rité et d’émotion.
Mireille Balin est la vedette féminine de
ce film que nous devons voir sur les écrans
français. Nous reviendrons d’ailleurs sur
1 activité de la production italienne; mais
nous tenions à saluer la présence parmi
nous de M. Carlo Bassoli, excellent ami et
jeune, mais déjà important producteur de
films italiens. ■ — M. C.-R.
Nous commencerons cet article par sa
conclusion :
« Laisser végéter le film français est plus
qu’une faute, c’est un crime dont est victime
l’intérêt national ».
Passons à la démonstration...
Il y a quelques années, le fameux plioto-
chimiste américain, Sheppard, me disait :
« De culture française, ayant fait mes étu-
des à la Sorbonne, il m’arrive souvent de
songer à votre pays et de regretter que vous
ne portiez pas plus attention à la sauve-
garde de vos industries. Vous ne semblez
pas prendre garde au fait que la perte d’un
pivot industriel correspond pour le pays
perdant à une perte énorme de profits et
d’infl uence.
« Je regrette aussi comme ami sincère de
votre pays, que vos pouvoirs dirigeants,
vos chefs d’industrie aient aussi peu de res-
pect de l’homme de recherches, du labo
rieux qui, dans l’ombre, constitue la vérita-
ble et la seule vraie richesse »
Appliquons ces paroles au cinéma et nous
avons la clef de ce qui se passerait si la
réaction qui se dessine n’était pas vigoureu-
sement poursuivie.
Le raisonnement que la guerre doit être
notre unique pensée est une énormité pué-
rile.
Le potentiel de guerre d’une nation est la
somme des potentiels de toutes ses activités.
Si l’une de ces activités flanche, le poten-
tiel général est affaibli.
Mais, pour que notre film soit une mar-
chandise capable de faire entrer en France
des devises ou des marchandises nécessai-
res à la défense du pays, il importe que les
films produits soient de la classe de ceux
d’avant-guerre.
De nombreux cinéastes vont répétant qu’il
faut serrer les freins, réduire les salaires,
ne faire que du film bon marché. A les croi-
re, les normes commerciales n’existent plus,
de nouvelles les ont remplacées, quant à ex-
pliquer ce que sont ces nouvelles conditions,
il y a un espace que leur argumentation ne
franchit pas.
Eh bien non Messieurs, nous continuerons
à croire que seule la bonne marchandise est
capable d’assurer la fidélité de la clientèle.
Les Allemands clament à tous les échos
Nous saluons les débuts d’activité de la
jeune société « Les Films Minerva » dont
nous avons annoncé récemment la nais-
sance.
Pour son premier film, « Minerva » s’est
réservé le couple de grands comédiens Gaby
Morlav et Charles Vanel pour Diamant noir,
tiré du roman de Jean Aicard, adapté, dia-
logué et réalisé par Jean Delannoy.
Les deux directeurs sont : M. Charles
Méré, Président de la Société des Auteurs,
pour la direction artistique, et M. Jacques
Davran pour la direction technique et com-
merciale.
Cette société, constituée depuis le 13 juil-
let 1939, à la veille de la guerre, est au ca-
pital de 2 millions de francs, et son conseii
d’administration comprend de hautes per-
sonnalités de la finance et de l’industrie.
Par A. -B*. ItiCIBAR».
que s’assurer leur production, c’est s’assu-
rer contre la pénurie de films.
Ce slogan est assez adroit, mais n’empê-
che point la constatation que, depuis l’avè-
nement d’Hitler and Cü, la production alle-
mande est d’une médiocrité lamentable.
Notre arme est donc la qualité, c’est avec
cette arme seule, que nous devons battre
l’adversaire sur le marché international.
Notre industrie a maintenant un chef.
Avant de la critiquer comme c’est la mode,
faisons-lui confiance. Le cinéma a besoin
de ses cadres, plaise aux responsables de
les leur rendre.
Plaise aux mêmes pouvoirs d’admettre
qu’on ne crée pas des techniciens en quel-
ques mois et qu’un bon monteur, un bon
scénariste, un bon développeur ou électri-
cien sont indispensables. Lorsque le tech-
nicien est de la 2e' Béserve, on comprend
mal qu’il ne puisse être maintenu à son
poste.
Un bon film doit avoir une photo de pre-
mier ordre, un son de qualité, un coupage,
un montage dignes de notre bon renom.
Pour qu’il en soit ainsi, veillons à ce que
ceux, qui sont les artisans de ce renom,
puissent continuer ou reprendre leur utile
besogne.
Souhaitons que les producteurs et dis-
tributeurs soient enfin éclairés sur les pos-
sibilités du marché français, sur le reclas-
sement des salles, certaines sont déficitaires
mais, par contre, d’autres font de meilleures
affaires qu’avant-guerre, qui renseigne ceux
qui ont charge de récupérer les capitaux
investis.
On nous laisse entendre que les produc-
teurs seront sans doute assurés contre le
risque de guerre; bravo, que cette mesure
soit appliquée sans tarder.
Enfin que les gens de métier considèrent
l’état de la presse corporative, dont l’ac-
tivité garantit leur prospérité. Qu’ils appar-
tiennent à la production ou à la technique
pure, ils se rendront compte que leur ca-
rence livre le marché étranger à leurs con-
currents.
Si les cinéastes ne croient pas à l’utilité
de la presse corporative, ils apprendront ;
leurs dépens que la clientèle ne croie pas
en eux.
La Société produira une première tranche
de cinq films et son organisme de Distri-
bution est dès maintenant fondé au 119,
boulevard Haussmann.
LES DEJEUNERS* DE L’ENTR'AIDE
Félicitons notre ami Henri Vignal, l’actif
président, qui a repris les déjeuners ami-
caux.
Quarante couverts, pour un début c’est
encourageant. Bonne chère, grande cordia-
lité. Chacun fut, en outre, heureux de se re-
trouver et promis d’être présent au pro-
chain qui aura lieu le lundi 1er avril à
12 h. 30 à la Côte Milanaise. 10, rue Maza-
gran (Prix ; 14 fr. 50), — F. M,
Une nouvelle Société de Production
“Les FILMS MINERVA”
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RÂPHIE
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EN AFRIQUE DU NORD
UN NOUVEAU CINEMA
A ALGER
C’est au milieu d’une élégante af-
fluence qu’a eu lieu Se 14 mars l’inaugu-
ration d’un nouveau cinéma situé aux
abords de la rue Michelet. Appelé
l’A. B. C., cet établissement doté de 500
places, est empreint d’un goût très sûr
et pourvu des tous derniers perfection-
nements de la technique du spectacle-.
Entre maintes innovations, une climati-
sation fort ingénieuse est à signaler.
Au programme d’ouverture, une réali-
sation d’Edmond Goulding, Victoire su:
la Nuit, projeté avant Paris et même
l’Europe, sa sortie aux U. S. A. ne da-
tant que de quelques semaines. L’im-
portance de cette production Warner
Bros a, d’autre part, autorisé sa projec-
tion en tandem avec une autre grande
salle d’Alger, le « Marignan », située à
l’opposé de la situation de l’A. B. C.
Les habitants de l’élégant quartier du
Plateau Sauiière ont, maintenant, avec
l’A. B. C. une salle dénommée à juste ti-
tre « la salle de l’élite ». Mos sincères
vœux de réussite et toutes nos félicita-
tions pour la perfection de ce petit pa-
lace. — Paul Saffar.
PETITES NOUVELLES AFRICAINES
■ M. Léon Poirier, le metteur en scène de
Brazza, est arrivé à Alger pour la présen-
tation aux Algérois de cette production
inscrite au prochain programme du Ma-
jestic.
■ Le Syndicat des Exploitants de Ciné-
mas d’Algérie et le Syndicat des Distribu-
teurs de Films de l’Afrique du Nord vien-
nent de confier, lors d’une récente séance,
la défense de leurs intérêts aux mains de
1 Me Paul Cuttoli et M" Adrien Giovoni.
■ Blida aura sous peu une nouvelle salle
qui sera dirigée par M. Manzini. P. S.
i
On va bientôt ouvrir “Mauritania”
cinéma français de Tanger
Le centre de Tanger fut longtemps le Pe-
tit Sokko ou la pittoresque Rue des Siaghi-
nes. Maintenant, avec le développement de
la ville européenne, le centre de Tanger
s’est déplacé en direction de la Place de
France. La construction du « Paris » en
1938, déjà constituait une indication qu'ac-
centue maintenant l’édification du « Mau-
ritania », à cent mètres de la coquette salle
de la Rue de Fez.
Le « Mauritania », dont les travaux
avaient été interrompus par la guerre, sera
bientôt achevé. D’ores et déjà, le nouveau
cinéma, qui comptera 1.500 places, a belle
allure. Il a été construit sur les plans d’un
architecte de Rabat, M. Robert. L’entrepre-
preneur, M. Galesne, est Français également
comme le propriétaire, M. Edouard des
Courrières.
L’ouverture du « Mauritania », après celle
du « Rex », montrera que Tanger, malgré
la guerre, est loin de ressembler à une eilé
inactive. Ft ce, grâce à l’effort efficace de
Français entreprenants, dont les réalisa-
tions en ce moment, servent la France au-
tant que le cinéma. — Ch. Penz.
♦
Les Cinémas Tangerois au service
de la Croix - Rouge britannique
Pour envoyer sur le front français une
voiture ambulance, la Croix-Rouge britanni-
que de Tanger a organisé deux soirées qui
ont eu un très grand succès, la première au
« Paris », l’autre au « Rex ».
Quoique le cliché ait beaucoup servi, il
faut bien écrire que l’élite de la société
tangéroise a assisté à ees représentations.
L’automobile sanitaire sera bientôt achetée,
comme le souhaitent M. B. Thomas et M.
Burgess. Mais avant que la voiture de la
Croix-Rouge ne parte pour le front, remer-
cions la direction du « Paris » et celle du
« Rex » d’avoir avec empressement prêté
le cadre de leurs cinémas aux organisa-
teurs et au nombreux public de ces belles
soirées. — Ch. P.
John Garfield et Priscilla Lane
dans Filles Courageuses
(.Warner Bros).
A Casablanca de grands filins...
et beaucoup de spectateurs
Après la période d’adaptation qui a
suivi la mobilisation, le cinéma maro-
cain, et en particulier le cinéma casa-
blancais, connaît de belles journées ou
plutôt de belles soirées. L’imprudent qui
veut aller au cinéma un samedi ou un di-
manche sans avoir retenu sa place plu-
sieurs jours à l’avance, risque fort de
trouver partout l’écriteau « complet ».
L’exploitation casablancaise reçoit
ainsi la récompense de ses efforts : de-
puis plusieurs années, nous soulignons
la qualité de ses programmes, le con-
fort de ses salles qui surprennent cha-
que fois Ees visiteurs et les voyageurs
les plus blasés.
El nous suffira d’énumérer quelques-
uns des programmes actuellement of-
ferts aux habitants de la Métropole com-
merciale du Maroc : au Rialto : « Piè-
ges » ; au Vox : « Le Ruisseau » ; à
l’Empire : « Monsieur Brofonneau »; au
Colisée et au Triomphe : « L’Homme du
Miger »... Et de tels titres ne consti-
tuent pas des exceptions, mais Se témoi-
gnage d’un effort régulier sans lequel, au
cinéma comme ailleurs, les réussites ne
peuvent être qu’illusoires et passagères.
Ch. P.
BELGIQUE
Fernandel et Elvire Popesco
dans L’Héritier des Mondésir.
(Distr. : A. C. E.)
EN
Création d’un Syndicat de
et ([un
Les Producteurs belges, réunis le 8 mars
au siège de la Chambre Syndicale, sous le
patronage de M. Coppens, Président, ont jeté
les bases de statuts constituant un Syndicat
de Producteurs.
Le Comité pour l’année 1940 est composé
comme suit :
Présidence : M. Gaston Schoukens; vice-
présidence : M. Jan Vanderheyden ; secré-
taire : M. Henri Storck.
D’autre part, le mardi 12 mars, s’est cons-
Producteurs
Groupement de Techniciens
I i t née à Bruxelles, l’« Union Professionnelle
des Techniciens et Spécialistes de la Pro-
duction Cinématographique ». Elle a son
siège, 172, rue de Laeken à Bruxelles. Cette
Union permettra à ses membres de se réu-
nir pour la discussion de chaque problème
d’intérêt professionnel et de veiller à ce que
soit respectée la loi sur la main-d’œuvre
étrangère.
Le Conseil de Direction comprend : MM.
H. Parys, Président, René Peeters, Vice-
Président, Jeham Mezam, Georges Bardin
et Michel Chelmy.
8
IXXXXX33 CIME
■Jt
RAPH1E
SE
♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦
POUR LES DIRECTEURS
Le Courrier du Directeur
Très souvent, nous recevons des demandes de renseignements corporatifs
de nos Lecteurs.
Nous avons décidé de tes publier, sous une forme anonyme, dans notre
Revue quand elles présenteront un intérêt corporatif.
Georges Rigaud, Edwige Feuillère,
les amants tourmentés
de Sans Lendemain, film de Max Ophüls.
(Prod. Distr. : Ciné Alliance)
Le succès de TEMPÊTE
à I Olympia de Bordeaux
« Tempête » (ex-Tempête sur Paris),
le beau film de Bernard Deschamps, dis-
tribué par Discirta, vient d’obtenir à
l’Olympia de Bordeaux un succès consi-
dérable et ses recettes égalent celles de
« Battement de Cœur » qui avait fait le
précédent spectacle.
♦
Assemblée générale de l’Association
des Directeurs de spectacle
de Bordeaux et du Sud-Ouest
Tenue à Bordeaux le 2G février sous la
présidence de M. Mauret-Lafage.
Elle a passé en revue toutes les questions
intéressant directement l’exploitation.
M. Diselos est nommé trésorier général.
L’heure de fermeture, à partir du 15 février
a été reportée à minuit pour les spectacles,
minait trente pour les cafés.
Nous ne pouvons donner le détail des dé-
libérations concernant les arbitrages, la de-
mande de réduction des frais de police.
Le film Jeunes Filles en Détresse est auto-
risé à nouveau par le Centre Départemental
de l’Information.
Au sujet des opérateurs :
Opérateurs : Les membres de l’Associa-
tion (classe 1920 et antérieures), trouveront
entre les mains du Secrétaire général, des
questionnaires destinés à être remplis par
les intéressés, si les Directeurs avaient be-
soin de leurs opérateurs. Ces questionnaires
seraient donnés au Secrétaire général de
l’ Association etremis à gui de droit.
Puis, c’est la taxe d’armement, une de-
mande de secours, le Cinéma au Front, les
présentations corporatives et les présenta-
tions aux militaires, etc., etc...
La prochaine réunion aura lien le mardi
20 mars.
Messieurs,
Je me permets de faire appel à votre obli-
geance pour nous éclairer sur ce point sui-
vant concernant les anciens contrats de lo-
cation de films.
Ces contrats doivent-ils être respectés in-
tégralement par les Directeurs non mobili-
sés, et dont les salles fonctionnent normale-
ment :
A) Lorsqu’ils sont échus avant le début
des hostilités?
B) Lorsque la limite d’exécution (films
non passés) se trouve fixée pendant ta pé-
riode des hostilités, le contrat ayant été éta-
bli avant?
C) Et dans le cas des exploitants mobili-
sés les salles fonctionnant normalement ?
La question d’ exécution des contrats en-
tre directeurs et distributeurs n’a pas de
règle absolue, chaque cas faisant l'objet
d'une entente amiable entre les parties.
Toutefois, on peut répondre d’une façon
générale à vos trois questions :
A) Lorsque les films auraient dû être pas-
sés avant te début des hostilités, il apparent
tout à fait normal que les contrats soient
exécutés très rapidement puisque les délais
normaux sont déjà dépassés;
B) Pour les contrats passés avant le pre-
mier septembre et non exécutés, là aussi il
g a lieu de se rapprocher le plus possible
de la date du contrat, surtout comme vous le
spécifiez, que vos deux questions s’appli-
quent pour des suites fonctionnant normale-
ment avec des directeurs non mobilisés;
C) Quand les salles fonctionnent normale-
ment, bien que le directeur soit mobilisé,
il il’ g a pus lieu à exception et elles parais-
sent devoir être traitées comme les autres,
c’est-à-dire en exploitation normale.
Le Florida, la plus vaste et la plus belle
salle des salles agenaises, accuse les meil-
leurs rendements avec Pièges, Le Lion a
des Ailes. Viennent ensuite Le Capitaine
Benoit, Fric-Frac, Les Gars du Large, puis
Circonstances atténuantes. Louise connait
actuellement un accueil particulièrement
chaleureux.
Je considère que le Florida peut être cité
en exemple dans l’exploitation et j’en rends
grâces à notre excellent ami Tabuteau.
Son frère cadet, le Majestic, porte à son
actif quelques reprises goûtées : Le Bévolté,
Barnabe, Le Roi des Resquilleurs, Le Fauve;
le meilleur film de ces deux derniers mois
fut, sans conteste Pension d’ Artistes.
; *
* *
Le Gallia, dont nous avons récemment si-
gnalé la reprise très nette sous l’impulsion
Il est bien entendu qu’il est toujours re-
commandé de chercher un terrain d’entente
entre les parties et chacun doit employer lu
meilleure bonne volonté pour l’exécution
des contrats avec le minimum de gêne pour
le directeur et te distributeur.
, *
* *
Un directeur demande :
Puis-je continuer à vendre dans ma salle,
bien entendu en dehors des jours de ferme-
ture, les chocolats tins et bouchées que j’ai?
Y a-t-il une date-limite pour cette vente ?
Comme suite à votre demande, d’après les
renseignements que nous avons pu recueil-
lir. les fabricants de chocolats fins ont l’au-
torisation de fabriquer jusqu’à épuisement
de leurs stocks de matières premières.
Il est évident que la vente desdits pro-
duits ne peut être envisagée pour le mo-
ment, et l'on pense que l’interdiction ne
jouera pas avant le 1er septembre. Il y a donc
lieu d’agir prudemment et de ne faire qu’au
réassortiment restreint pour ne pas avoir
de la marchandise en stock le jour où l’in-
terdiction sera décidée.
■ *
* *
' Un directeur nous avait demandé si on
pouvait autoriser, dans une ville où un ci-
néma sédentaire jouait régulièrement, un
cinéma militaire à donner du spectacle.
Voici la réponse officielle :
Si un établissement sédentaire donne ré-
gulièrement des représentations dans lu
ville, les cinémas militaires ne doivent pas
donner de représentations payantes ou gra-
tuites pour les civils.
Nous vous conseillons de signaler ce cas
à M. le Colonel, commandant du Service Ci-
nématographique de l’Armée, 35, rue du
Plateau à Paris (19").
de l’actif Karmox, affirme une tenue sans
cesse en progrès et avoue le palmarès sui-
vant : Tarzan trouve un Fils; Derrière la
Façade; Marie-Antoinette ; Trafic d’ Hom-
mes; Des Hommes sont nés; Le Chien des
Baskerville. Ce dernier film, incontestable
réussite, a eu un rendement insuffisant;
il est vrai qu’il est venu pendant la pé-
riode de froid le plus intense. Les Hauts
de Hurlevent continuent à tenir la tète de
loin.
Au Sélect, ce ne sont que reprises du style
de : L’Equipage , Courrier Sud, Veille d’ Ar-
mes.
*
* *
Le Royal a obtenu des résultats étonnants
avec les quatre épisodes du Justicier du Far
West. Ch. Pujos.
- ♦
LARGE EFFORT DES SALLES D’AGEN
EN COURS DE RÉALISATION
UN FILM DE MARCEL L’HERBIER
AVEC LA COLLABORATION EXCEPTIONNELLE DE
JEAN COCTEAU
RAMON NOVARRO
MICHEL SIMON
MICHELINE PRESLE
ISA POLA
RENÉ GÉNIN - JAQUE CATELAIN - MARCEL VALLÉE
DOUMEL - EVE FRANCIS - TREKI - SYLVIE - BERUBET -
JOURDAN - BARTENEFF - MALBERT - GILDÈS - STERN
Chansons de
M I S R A K I
DISTRIBUTION
PRODUCTION
Life
LE ler TOUR DE MANIVELLE
A ÉTÉ DONNÉ LE 18 MARS
AUX STUDIOS SCALERA
10
en
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cilNÉ
R/VPHIE
«*r
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Les Films commencés
cette Semaine
LA COMEDIE DU BONHEUR
Auteurs : Evréïnoff et No-
zière.
Dialogues : Jean Cocteau.
Réalisateur : Marcel L’IIer-
bier.
Musique : Henri Sauguct.
chansons de Paul Misraki.
Studios : Scaléra.
Interprètes : Ramon Novar-
ro, Michel Simon, Jules
Berry, Micheline Prestes,
Pierre Jourdan et Doumel,
Tré-ki Jaque Catelain, Mar-
cel Vallée et Eve Francis.
Dir. de prod. : G. Lampin.
Production : Lumen.
Distribution : Discina.
Epoque : Moderne.
Cadres : La campagne ita-
lienne.
Sujet : Un homme, que l'on
ignore être fou, veut faire
le bonheur autour de lui et
choisit une pension de fa-
mille comme cadre de son
expérience.
Commencé le 18 mars 1040.
DANS LES STUDIOS
ON TOURNE
BILLANCOURT
Faut ce qu’il faut.
Le film est terminé et l’on
procède aux raccords et au
montage.
Pr. : Vondas.
Volpone.
On termine le montage des
importants décors de ce film,
sur les maquettes et sous la di-
rection de Jean Perrier.
Pr. : Ile-de-France Film.
B On prépare : Soldats sans
Uniformes, que Maurice de Ca-
nonge tournera ici entre le 1" et
le 15 avril.
Pr. : Productions Françaises
Cinématographiques.
Le Petit Village.
Sous ce charmant titre,
Sacha Guitry prépare son
prochain film pour les Pro-
ductions Gibé qui donne-
ront ainsi un digne succes-
seur à l’étincelante comé-
die Ils étaient Neuf Céliba-
taires.
Les Abonnements
peuvent être réglés à notre
C. C. P. PARIS 702-66
Michèle Morgan et René Lefèvre sont les émouvants interprètes
du film de G. Lacombe, Les Musiciens du Ciel.
(Prod. : Régina - Dist. : Filmsonor)
Charles
Hélène
Diamant noir.
Réal. : Jean Dclannoy
Ved. : Gabv Morlay,
Vanel, Louise Caiietti,
Garletti.
Décor : Un grand décor en
« complexe » représentant l’in-
térieur provençal des Mitry.
Tournage : 2° semaine.
Pr. : Minerva.
FRANÇOIS I"
Le Collier de Chanvre.
Réal. : Léon Mathot.
Ved. : Luguet, Jacqueline De-
lubac, Annie Vernay, Vyola Va-
reynes, Georges Lannes.
Tournage : 3e semaine.
Pr. : C. F. C.
BUTTES-CHAUMONT
Elles étaient Douze Femmes.
Réal. : Georges Lacombe.
Ved. : Gaby Morlay, Françoise
Rosay, Betty Stockfeld, Simone
Berriau, Micheline Presles, Blan-
cbette Brunoy, Mîla Parély, etc...
Pr. : Régina.
Tournage : 3e semaine et der-
nière.
La Grande Leçon.
Le film est terminé en studios.
Pr. : Sifra.
Une Idée à l’Eau.
(Film de première partie).
Réal. : J. -P. Dreyfus.
Ved. : Jane Fusier-Gir, Jean
Tissier, Andrex, Gaston Modot,
Florencie, Soria.
Prod. : Spardice.
NICE
Untel Père et Fils.
Réal. : J. Duvivier.
Ved. : Louis Jouvet, Raimu,
Michèle Morgan, Renée Devil-
lers, Lucien Nat, Suzy Prim, Le
Vigan.
Tournage : 11e semaine.
Pr. : Transcontinental.
(Le film sera terminé à la fin
du mois).
Lilian Harvey, exquise ballerine
de Sérénade, film de Jean Boyer.
(Astra Paris Film)
A L’ETRANGER
ROME-SCALERA
La Comédie du Bonheur.
Réal. : Marcel L’Herbier.
Ved. : Ramon Novarro, Michel
Simon, Jules Berry, Micheline
Presles, Magdelaine Bérubet.
Dialogues : Jean Cocteau.
Prod. : Scaléra, distribuée par
Discina.
ON A
ONCE
La Fille du Puisatier.
Annoncée comme son pro-
chain film, cette histoire écrite
récemment par Marcel Pagnol
sera tournée sous peu. Les inter-
prètes ne sont pas encore défi-
nitivement choisis.
La Valse de l’Adieu.
Réalisateur Maurice Tour-
neur qui fera la version parlante
de la belle histoire jadis tournée
par Henry Roussell. Le scénario
est d’Henry Roussell et H.-A. Le-
grand inspiré par la nouvelle de
H. Dupuy-Mazuel.
Pierre Blanchar sera Frédéric
Chopin dans cette belle page
cinématographique de la vie du
génial compositeur polonais.
Prod. : Société Française de
Coopération Cinématographique.
Le commencement de cette
production aura lieu le 14 avril.
Feux follets, scénario de nos
confrères Jean Rollot et Jean
Redon, adapté par Pierre Vérv
et Pierre Laroche, sera réalisé
par Bernard Deschamps et inter-
prété par Viviane Romance et
Georges Flamant, pour Idéal
Productions, directeur de pro-
duction Jack Cohen.
Le Film de Danielle Darrieux.
Henri Decoin prépare avec le
scénariste Jean Villème, le pro-
chain film de la charmante ve-
dette Danielle Darrieux qui aura
pour partenaire Georges Ri-
gaud. Cette Production Ciné-
Alliance se tournera dans le cou-
rant d’avril.
Mariage par Procuration.
Ved. : G. Rigaud, Carette, Tis-
sier, Cordy.
Distr. : Discina.
L’Impasse.
Ved. : Marie Déa.
Scénario : Ch. Spaak.
Distr. : Discina.
Un Film avec Viviane Romance
et G. Flamant.
Prod. : Bercholz.
Gestapo.
Réal. : J. Dréville.
Soldats sans Uniforme.
Réal. : M. de Canonge.
Ved. : Madeleine Robinson,
Roger Karl, G. Lannes, Cordy,
Azaïs, Bourdelle.
Pr. : Prod. Franc. Ciném.
Un Film de Marc Allégret.
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ciNÉlMmRy
fr&SRKisi
RAPHIE
SE
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ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
Origine : Française.
Réalisation : Max Ophüls.
Auteurs : Jean Willème et Max
Colpet.
Dialogues: André-Paul Antoine.
Décorateur : Lourié.
Opérateurs : Eugène Schuftan,
Portier, Alekan.
Musique : Allen Gray.
Interprétation : Edwige Feuil-
lère, Georges Rigaud, Daniel
Lecourtois, Paul Azaïs, Geor-
ges Lannes, Mady Berry, Ga-
briello, le petit Michel Fran-
çois, Pauline Carton, Roger
Maxime.
Studios : Billancourt.
Enregistrement : W. E.
Production : Ciné-Alliance.
Edition : Films Victoria.
CARACTERE DU FILM. —
Un admirable film, empreint
de poésie et de mystère. A
chaque instant on sent que
les personnages sont fatale-
ment conduits jusqu’à un dé-
nouement tragique et sans es-
poir. Et pourtant l’œuvre a
des sourires, de la grâce, du
charme. Mais l’atmosphère
est créée, dès la première
image, et ne lâchera plus les
personnages qui restent in-
tensément vivants.
On peut rapprocher sans
hésiter ce film du célèbre
Quai des Brumes (produit
par la même société) auquel
il s’apparente par sa force
dramatique et la qualité de
son atmosphère et de ses
éclairages. Artistiquement,
voilà une réussite pour Max
Ophüls et ses collaborateurs
et pour la belle Edwige Feuil-
k 1ère et ses partenaires.. Et
c’est un grand succès pour la
production française dans son
marché intérieur et sur ses
marchés étrangers.
SCENARIO. — Evelyne Mo-
rin, entraîneuse dans un bar de
nuit assez louche « La Sirène »,
vivrait sinon heureuse, du moins
résignée si elle ne rencontrait
un soir, non loin de son quar-
tier, Georges Brandon, un doc-
teur canadien, qu’elle a aimé
autrefois, à Montréal, il y a dix
ans et qui a vainement cherché
à la retrouver. Pour que cet
homme qu’elle aime toujours
ignore sa lamentable vie, elle
loue un appartement luxueux
pour elle et son petit garçon,
et reçoit le jeune homme accom-
pagné d’un ami canadien. Geor-
ges doit rester trois jours. Eve-
lendemain
ame
lyne s’adresse à un ancien com-
plice de son mari pour la com-
manditer. Nous apprendrons,
peu à peu, la véritable histoire
d’Evelyne. Mariée jeune à Her-
mann, homme d’affaires, elle a
mené une vie luxueuse, termi-
née par la révélation de l’im-
mense escroquerie de son mari
et le « suicide » de l’escroc.
Lorsqu’ elle a abandonné Georges
au Canada, les menaces d’Her-
mann l’y avaient contrainte. Et
comme elle sait maintenant que
Georges ne repartirait pas au
Canada sans elle, elle lui confie
un gage : son fils Pierre. Un ca-
marade, qui sait ce que lui a
coûté ce sacrifice, vient la cher-
cher à la gare Saint-Lazare et
l'emmène dans Paris jusqu’à un
café près de la Seine. Il la quitte
nn instant pour essayer de télé-
phoner au paquebot qui doit le-
ver l’ancre au Havre. On l'aver-
tit qu’Evelyne est partie... sur
le quai embrumé, il n’y a rien.
Evelyne s’est dissoute dans le
brouillard. On ne saura jamais
ce qu’elle est devenue.
TECHNIQUE. — La réalisa-
tion de Max Ophüls est, sans
contredit, magistrale. On pourra
lui reprocher une certaine len-
teur, mais comme les scènes ont
donc de l’expression, et comme
leur rythme gagne en vérité ce
qu’il paraît perdre en rapidité !
La perfection des images du
chef-opérateur Schuftan fait de
la plupart des images de véri-
tables tableaux (exemple : la
course en taxi d’Evelyne vers
l’Hôtel île Brandon, la rue de la
« Sirène », la scène dans la ca-
bane de montagne). De belles
scènes d’amour sont traitées
avec une délicatesse infinie. Do
larges et beaux décors où règne
une vie inquiétante et lourde,
contribuent à l’atmosphère d’an-
goisse et de charme de ce film
animé par un dialogue frémis-
sant et une musique sensible.
INTERPRETATION. — Belle
à ravir, habillée avec une rare
élégance personnelle, Edwige
F cuillère s’égale à son film, dans
un personnage de femme com-
plexe et attirante, qui a son se-
cret et le garde sans défaillance.
Elle explore les plus riches res-
sources d’un jeu sûr et pathéti-
que. A ses côtés, Georges Ri-
gaud, si sympathique, affirme
une aisance et une intelligence
réelles. Daniel Lecourtois est ex-
cellent dans un rôle de confi-
dent. Georges Lannes marque un
bref personnage, et Paul Azaïs
joue avec une sensibilité retou-
chée de gouaille Je rôle de Paul,
l’ami des mauvaises heures. Ga-
briello en patron du dancing,
Mady Berry, Jeanne Marken,
Pauline Carton, Roger Maxime
sont bien à leur place.
L’Emigrante
Drame d’ aventures
Origine : Française.
Réalisation : Léo Joannon.
Auteurs : Jean Aurenche et
Yves Allégret.
Adapt. : Companeez et Juttke.
Dialogues: André-Paul Antoine, j
Décorateurs : Garnier et Mar-
cel Mary.
Opérateurs : Schuftan, Por-
tier, Alekan et Ferrier.
Musique : Michelet.
Assistants : Pierre Schli et
Alain Antik.
Interprétation : Edwige Feuil-
lère, Jean Chevrier, Georges
Lannes, Larquey, Roger Ca-
pellani, Génia Vaury, Foun-
Sen, Ake Engfeldt, Bernard
Blier, Marcel Duhamel.
Studios : Eclair d’Epinay.
Enregistr. : Caméréclair 39.
Production : Véga.
Administr. : Sacha Kamenka.
Edition : C. F. C.
CARACTERE DU FILM. —
Ce film se déroule tantôt à
Anvers dans les quartiers lou-
ches, tantôt sur un cargo
transportant des émigrants et
se termine en Afrique du Sud.
Des scènes violentes et colo-
rées forment une belle toile
de fond à cet étrange voyage
où se profile l’héroïne sédui-
sante qu’est Christiane Val-
lée, interprétée par la très
belle Edwige Feuillère.
SCENARIO. — Christiane
Vallée, qui tient un bar de nuit
dans le quartier maritime d’An-
vers, a la passion des diamants.
Cette passion la pousse à en-
voyer son amant, Tino, chef de
bande, dans une expédition où
il est surpris. Echappé, il vient
chercher de l’argent et prend le
le collier de diamants de Chris-
tiane qui, furieuse, le dénonce.
On rend les diamants à la jeune
femme qui doit fuir d’Anvers,
Tino s’étant échappé après
avoir appris quelle l’avait
« donné ». Elle prend passage
sur un cargo q\ui embarque des
émigrants pour Port-Morrot,
Afrique du Sud, avec un habitué
du bar, le vieux Monrosa, qui la
fait passer pour sa femme. La
maladie de Monrosa, son débar-
quement à Lisbonne et l'impos-
sibilité pour Christiane de reve-
nir à Anvers ou d’aller ailleurs
sans passeport, la fait se réfugier
sur le bateau dans la cabine d’un
lieutenant qui sera, à cause de
ça, destitué. A l'arrivée à Port-
Morrot, Christiane, par amour
pour le jeune officier, donnera
ses bijoux pour sauver les émi-
grants menacés, faute de cau-
tion, de retourner à Anvers.
Mais Tino l’a retrouvée et atten-
due. II l’abat dans le dos. Une
ville s’élèvera qui portera le nom
de Christiania.
TECHNIQUE. — Très bien
photographié, tourné dans un
La Faute d’un père
(Ride a croked mile)
Comédie dramatique
Américain doublé français
Origine : Américaine.
Réalisation : Alfred E. Green.
Interprétation: Akim Tamiroff,
Leif Erikson, Francis Farmer,
Kerrigan, Lynne Overman.
Production et distribution :
Films Paramount.
CARACTERE DU FILM. —
Un mélodrame dont l’intérêt
ne flanche pas, sur le thème
« Père et Fils », et d’une ex-
ploitation aisée. Remarqua-
blement mis en scène, le scé-
nario a été choisi pour faire
passer Tamiroff, qui joue de-
puis longtemps pour Para-
mount, au rang de vedette.
Bien équilibré, le film contient
des extérieurs excellents et
allège ce que l’action a de
dramatique par des effets co-
miques heureux.
SCENARIO. — Un ancien co-
saque, établi voleur de bétail
aux Etats-Unis, est retrouvé pur
son fils, qu’a élevé sa femme di-
vorcée. Ils s’aiment profondé-
ment et quand le père est mis en
prison, le fils s’enrôle pour arri-
ver à le faire évader, mais fina-
lement son sens du devoir l’em-
pêche de donner suite à un pro-
jet que la mort du père rend
inutile.
TECHNIQUE ET INTERPRE-
TATION. — L’interprétation esl
excellente, et Tamiroff mérite de
devenir star. Il est à la fois bru-
tal et tendre, et est très bien
soutenu par Erikson comme fils.
La photo est de tout premier or-
dre, et le montage des plus ra-
pides. — M.
cadre authentique : «Le Winni-
peg », cargo-mixte, animé par
Léo Joannon qui a du mouve-
ment et de la vigueur, ce film
est intéressant de bout en bout.
Il n’y manque qu’une certaine
cohésion dans la liaison des
scènes et un peu plus de force
dans le dialogue trop étudié.
INTERPRETATION. — Ed-
wige Feuillère, belle et spiri-
tuelle, dans la première partie
de son personnage, devient une
adorable amoureuse ou une
femme traquée. Jean Chevrier
est consciencieusement son par-
tenaire. On admire la com-
position haute en couleurs de
Georges Lannes (Tino) et le bur-
lesque sensible de Larquey. La
troupe est nombreuse avec les
émigrants, on remarque néan-
moins la gentille Foun-Sen, le
Scandinave Ake Engfeldt, Roger
Capellani, ce dernier vivant et
sympathique.
14
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
[xxxxxxxxn
filMFmug&RAPHiE
frsmpDjse
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
ANALYSE ET
CRITIQUE DES FILMS
Après Me in Kampi
Mes Crimes
par ADOLF HITLER
Drame d’aclualité
Origine : Française.
Réalisation : J. -J. Valjan.
Dialog.ues : M. Gazes.
Opérateur : Géo Blanc.
Musique : Eiger.
Interprétation : Roger Karl.
Line Noro, Jack Henley, San-
clra Milowanoff, Pierre La-
bry, Jean Heuzé.
Enreg(istr. : Radio-Cinéma.
Production : Films Régent.
Edition : Films Cristal.
CARACTERE DU FILM. —
Cette habile production est
un drame vivant et direct,
composé avec des documents
authentiques, et des scènes
tournées en France, reconsti-
tuant adroitement les princi-
pales étapes de la sanglante
aventure d’Adolf Hitler.
Le procédé permet ainsi
d’humaniser, de rendre réelle
la tragédie vécue au cours de
ces longues années, et rend
plus familière aux spectateurs
l’aventure de traîtrise et de
mort du petit Autrichien.
L’effet produit est, sans
conteste, des plus impres-
sionnants.
SCENARIO. — La bande
évoque les premières périodes
de la vie d’Adolf Hitler, rap-
pelle la guerre de 1914-1918,
puis dresse la figure cynique
d’Hitler, enjambant les cada-
vres, mutilant les libertés, bous-
culant les peuples. Mêlés avec
justesse, les images reconsti-
tuées, jouées par des acteurs
français pleins d’émotion, et les
images réelles prises à des or
chives, forment un tout qui va
du initseh de Munich en 1923 <)
l’entrée de V Allemagne en Polo-
gne. I^a persécution juive, les
assassinats de Roehme, Schlei-
cher, Dolfuss, sont tournés avec
un souci de vérité louable.
INTERPRETATION. — Il y
a de nombreux noms, et des vi-
sages sans doute familiers mais
qui, bien grimés, ne sont pas re-
connaissables. Signalons néan-
moins Schleicher : Jack Henley,
le Capitaine Roehme, figuré avec
une forte personnalité par La-
bry, et l’émouvante scène d’une
famille allemande où s’est glissé
le poison de la dénonciation
hitlérienne, scène remarquable-
men jouée par Roger Karl, Line
Noro et Jean Heuzé. Tous les
artistes ont droit à être félicités
pour leur conscience.
Fernandel et Georges Grey dans
Monsieur Hector
( D;str.-Dispa. de Cammage-Prod. : Stella )
La Chute du Tyran
(L’Histoire d’une Dictature)
Drame social doublé.
Origine : Tchèque.
Réalisation : Hugo Haas.
Interprétation : Hugo Haas,
Stepaneck, Karen, Vyclra,
Smolik.
Edition : Films Rouhier.
On vient de donner à Alger >
et à Sidi Aissa
le premier tour de manivelle '
de “ Frères d’Afrique ”
La production de films ne
perd pas décidément ses
droits ici malgré les circons-
tances actuelles. Bien que
retardée par des événements
imprévisibles, Mme Aimée Na-
varra a pu mener à bonne fin
la mise en chantier de son
film << Frères d’Afrique » don •:
elle vient de donner, en Al-
gérie, en collaboration avec Se
metteur en scène Chotin, le
premier tour de manivelle des
extérieurs.
En effet, c’est à Sidi-Aïssa
qu’ont été tournées ces jours-
ci quelques grandes scènes
de fantasia avec le concours
de deux cents cavaliers diri-
gée par le hach-agha Ben
Abdekrim Mohamed Taleb,
grand ami du cinéma. Après
quoi, la troupe s’est rendue à
Bou-Saada, magnifique et pho-
togénique oasis proche, pour
repérer les lieux de prochai-
nes prises de vues, celles-ci
effectuées avec la présence i
des vedettes dont l’arrivée à
Alger est prévue pour début
avril. A Alger, après quelques
tableaux tournés dans la Cas-
bah illustrée par tant de films,
Mme Navarra a enregistré
quelques scènes dans les jar-
dins du Bardo avec le célèbre
chanteur arabe, Mahieddine,
faisant partie, comme l’on
sait, de la distribution de
« Frères d’Afrique », film qui
a été acquis pour l’Afrique du
Nord par M. J. -P. Lamy, di-
recteur de la « Cidna ».
Paul Saffar.
CARACTERE DU FILM. —
Une belle et bonne œuvre de
vulgarisation et spectaculaire
à la fois. Le ton hardi, la pein-
ture de caractères auxquels
on trouve facilement des mo-
dèles haïssables et bien con-
nus, l’originalité de l’histoire
qui sc déroule dans un pays
d’Europe dominé par une dic-
tature de violence et d’étati-
sation inhumaine, font de La
Chute du Tyran, un specta-
cle particulièrement intéres-
sant.
SCENARIO. — Dans un cer-
tain pays d’Europe, un maréchal,
dictateur autoritaire, excite son
peuple éi la guerre et prépare
une attaque brusquée contre un
pays voisin. Une épidémie de
lèpre, intitulée la « Lèpre blan-
che », plonge son pays dans la
terreur. Le docteur Galen qui,
seul connaît le remède, refuse de
s’en servir tant que le dictateur
n’aura pas arrêté l'invasion et
déclaré la peux. Le dictateur
passe outre, V épidémie devient
gigantesque, le chef lui-même est
touché du mal. Il ira dans le
camp d’isolement des malades,
et, avant de mourir, exhortera
son peuple à travailler pour la
peux.
TECHNIQUE - INTERPRE-
TATION. — Fortes images, di-
rectes, simples, et âprement mi-
ses en lumières. L’interprétation
est de la même veine, d’un style
sobre et rude. Hugo Haas, met-
teur en scène est également le
principal interprète dans le rôle
du docteur humanitaire. Toute
la troupe joue avec une émotion
qui fait penser que chaque ac-
teur a aimé, et son rôle et la
cause à défendre. Film d’une
facture très marquante. Excel-
lent doublage.
Un magnifique portrait d’Edwige Feuillère dans Sans Lendemain,
le beau film de Max Ophüls qui sort au Français » cette semaine.
(Ciné-Alliance)
.*!
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
rTxn: ciné
Jfc
mRi
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SE
♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦«
Tableau de la Production
FILMS ENTREPRIS
avant la pire, terminés
et non encore sortis à Paris
Tempête sur Paris.
Réal. : B. Deschamps.
Ved. : Arletty, A. Ducaux,
Stroheim, Dalio, Luguet, Debu-
court, Carette.
Pr. : Belgatos.
Distr. : Discina.
Angélica.
Réal. : J. Choux.
Ved. : Viviane Romance, G.
Flamant.
Distr. : Discina.
I Marseille mes Amours.
Réal. : Daniel Norman.
Ved. : Reda Caire, Gorlett,
Mireille Ponsard.
Distr. : Pagnol.
Pr. : Cabre.
L’Enfer des Anges.
(Retenu par la Censure).
Réal. : Chr. Jaque.
Ved. : J. Tissier, Dorville,
Fréhel, Bergeron, L. Galas, Car-
letti, Sylvia Bataille.
Distr. : Osso.
Macao, Enfer du Jeu.
Réal. : J. Delannoy.
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Notre-Dame de la Mouise.
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Distr. : D.U.C.
La Loi du Nord.
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Réal. : J. Feyder.
Ved. : P. R.-Willm, Ch. Vanel,
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L’Héritier des Mondésir.
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Gaël, Gaby Sylvia.
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Réal. : J. Becker.
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Réal. : A. Gance.
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Deval, Max Dearlv.
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Feu de Paille.
Réal. : J. Benoît-Lévy.
Ved. : L. Baroux, Orane Dc-
mazis, Aimos, J. Fuller.
Pr. : C. F. C.
Le Grand Elan.
Réal. : Chr. Jaque.
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Réal. : M. Cammage.
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ly, Denise Grey, Gaby Wagner,
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Réal. : Robert Alexandre.
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La Grande Leçon.
Réal. : R. Péguy.
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Les Surprises de la Radio.
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Bifur 3.
Réal. : Maurice Cam.
Ved. : René Dary, Annie Ver-
nay, C. Monténégro, Aimos.
Pr. : S. B.
Remorques.
Réal. : J. Grémillon.
Ved. : J. Gabin, Madeleine Re-
naud, Michèle Morgan.
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Le Corsaire.
Réal. : M. Allégret.
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Air pur.
Réal. : René Clair.
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Sébastopol.
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Ved. : Philip Holmès, J.-L.
Barrault, R. Toutain, Suzy Prim,
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Mahüa la Métisse.
Réal. : W. Kapps.
Ved. : Dita Parlo, J. -P. Au-
mont, S. Hayakawa, J. Worms.
Pr. : Films Comahl.
Tourelle Trois.
Réal. : Christian Jaque.
Ved. : J. Chevrier, Andrex,
Galas, Blier, Brochard.
Pr. : Calamy.
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Cambo, Jack Wilson, Guy Berry,
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rité.
Réal. : Esway.
Ved. : Raimu, J. Delubac,
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mes.
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Ved. : Bach, Oudart, Y. Yma,
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niqué du 16 mars.
Le film Le Centenaire, avec
Noël-Noël, n’est pas distribué
par cette maison.
Ce film est distribué par Na-
tional Film.
HYMENEES
1 Nous apprenons le mariage
de notre camarade Jean-Michel
Spengler, de chez Discina, ac-
tuellement aux Armées, avec
Mlle Paule Chienne.
9 Nous apprenons le mariage
de notre ami Jean Paoli — chef
de publicité de la Gray Films
actuellement aux armées - - quel-
que part en France — avec Mlle
Jany Briand.
■ Le mariage de M. Michel
Badalo, actuellement aux ar-
mées, avec Mme J. Faraud, fille
île M. Neuxille, ex-administra-
teur de la première Société Pa-
thé-Cinéma, décédé, a été célé-
bré le 14 mars, à la Mairie de
Neuilly, dans la plus stricte in-
timité.
DEUIL
Nous apprenons le décès de la
mère de M. Boris Grunberg, di-
recteur d’information Films.
Nos condoléances attristées.
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tistes Associés).
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LE CINEMA FRANÇAIS
REDACTION ET ADMINISTRATION :
29, rue Marsoulan, Paris (12e)
Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
Rédacteur en chef : Marcel COLLN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLE
| N® i.ny j§
= 30 MARS 1940 1
illlllllllllllllllllllllllllllllllllllillil!l!ii
Téléphone : Diderot 85-35 (3 lianes group.)
Compte chèques postaux n° 703-06, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 2U1-139.
Abonnement :
Fiance : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
La vraie valeur du Cinéma : DN ART LATIN
Le petit Jean Fuller dans une scène du film
de Jean Benoît -Lévy, Feu de Paille,
qui sort cette semaine au Paramount.
(C. F. C.)
Les firmes américaines refuseraient
nouveau monopole pvernemental italien
On a fait une nouvelle expérience de mo-
jopole cinématographique, qui n’est pas
lus favorablement accueillie dans les mi-
eux américains que la première. Le pre-
tier monopole, qui avait été cause que les
jiiit compagnies américaines les plus im-
ortantes avaient quitté le marché, était
nacceptable car il Axait un chiffre peu
levé et laissait le choix des Alms à l’agence
ouvernementale.
Les grandes compagnies américaines ne
ouvaient accepter ce chiffre, étant donné
u’elles avaient eu l’occasion de le dépas-
er pour une Arme seulement.
Le nouveau monopole aurait 50.000 dol-
îrs pour traiter les Alms disponibles. Les
iinéricains semblent disposés à ignorer ces
ouvelles dispositions qui ressemblent trop
ux précédentes.
♦
L’Amérique réédite
in grand Film de guerre
On vient de rééditer le Alm de Howard
jughes, Les Anc/es de l’Enfer, dont l’action
e passe pendant la Grande Guerre et qui
nous révéla Jean Harlow. La durée de pro-
motion a été réduite de 120 à 90 minutes.
L’enquête menée par Colin-Reval
nous apporte ceCe nouvelle : A Rome
le Cinéma est, en ce moment plus que
jamais, poussé en avant. Puis cette
autre constatation : C’est vers l’art ci-
nématographique français que les jeu-
nes techniciens italiens tournent leurs
regards.
Nos dix ans d’effort technique con-
tinu portent leurs fruits. La France,
en cinéma comme ailleurs, fait école,
école récente, pleine de force et d’es-
prit neuf, dans la plus mo ierne des
matières d’art. Sur l’antique souche
romaine, profondément enracinée, vi-
vifiée par le terroir français, les tiges
nouvelles poussent à pleine sève.
L’esprit néo-latin fait face au ger-
manisme. Il le domine par sa clarté,
son équilibre, sa souple intelligence.
C’est donc en disciples de la culture
classique, en méditerranéens, que nous
Nous avons signalé en son temps la
brillante intervention sur le Cinéma de
M. Louis Deschizeaux, député de l’Indre
et Rapporteur de l’Information aux Af-
faires Etrangères, devant ia Chambre des
Députés, et le dépôt de son rapport con-
sacré à la situation du Cinéma français
dans la Propagande.
Nous apprenons avec plaisir sa nomi-
nation comme Président du Comité Tech-
nique de la Propagande au Ministère de
l’Information.
Ce Comité, uniquement composé de
professionnels qualifiés, sera chargé de
tout ce qui concerne la Radio, la Photo
et le Cinéma.
Quant au Comité Supérieur de l’Infor-
mation et de la Propagande, M. L. O.
Frossard, Ministre de l’Information, en
a confié à M. Jean Giraudoux la Prési-
dence.
Nous osons demander à SVS. Deschi-
zeaux, qui a longuement et patiemment
étudié notre industrie, ses possibilités
et ses besoins, de lui maintenir son
bienveillant appui et de travailler avec
les membres du Comité Technique à Sa
continuation d’une production régulière
de classe, base essentielle de sa pros=
1 périté.
devons produire nos films. C’est le
rayonnement de cet esprit qui doit être
à travers le monde le signe de ral-
liement du Cinéma français. Rome
nous désigne notre puissance, notre
orientation artistique, et les vastes
marchés que la commune culture la-
tine a déjà conquis et qu’il faut vite
rassembler.
Créons des drames de solide huma-
nité, des comédies gaies, légères, inci-
sives. Maintenons notre moralité chré-
tienne, notre civilisation simple et
fine.
Destinons nos œuvres à ces popula-
tions qui ont la même éducation que
nous : l’Occident, la Méditerranée,
l’Amérique du Sud, le Canada, les
pays du Nord, puis à tout notre Em-
pire colonial.
C’est là que le Cinéma français doit
livrer son combat.
Les besoins de la Production et de
l’Exploitation françaises sont multiples
et impérieux. Nous les avons énumérés
ici de nombreuses fois. M. Deschizeaux
les connaît aussi bien que nous, tout
comme il sait la nécessité pour notre
industrie d’être organisée pour le temps
de guerre, et pourvue d’un appareil lé-
gal qui équilibre ses dépenses et ses re-
cettes.
Autant de questions subtiles mais nors
insolubles, auxquelles, nous en sommes
persuadés, M. Deschizeaux voudra ap-
porter sa lucide et réaliste volonté.
Lucie Derain.
+
On construirait des théâtres
en U. R. S. S.
The Dnilij Worker, quotidien communiste
de New York, indique que quarante théâtres
seront construits en Russie en 1940, en exé-
cution du troisième plan de cinq ans. 11
n’est toutefois pas précisé si certaines de
ces nouvelles constructions seront réser-
vées gux projections cinématographiques,
Paul Auguste H.
M. Deschizeaux est nommé Président
du Comité technique à V Information
G
CX3
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CINE
FR
RAPHIE ne
'SE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
:xxx:
La Cinémathèque française
au service du Pays
UN GALA FRANCO- BRITANNIQUE
(De notre correspondant particulier.)
Un noble but, un chef compréhensif, des
organisateurs avertis : toutes ces conditions
du succès se trouvaient réunies dans le
gala franco-britannique donné récemment
au casino de Châlons-sur-Marne au bénéfice
de la Croix-Rouge française (S.S.B.M.) dont
la vice-présidente du Comité de Châlons est
Mme Miellé.
Le brigadier André Robert et son cama-
rade Marcel Martin, encouragés par leur
chef, le lieutenant-colonel Roger, séduit lui-
même par une précédente séance donnée
dans une ville voisine, surent composer un
programme de choix.
Dans la grande salle du Casino, pavoisée
aux couleurs alliées, devant un public
d’élite, se déroula pendant plus de trois
heures un magnifique spectacle placé sous
le signe de l’Entente Cordiale.
Jamais, depuis le début de la guerre,
Châlons n’avait connu une telle affluence
d’officiers généraux français et anglais. Ci-
tons notamment parmi les personnalités :
MM. Jozon, Préfet de la Marne. Bousquet,
Secrétaire général de la Préfecture, Vendl,
Conseiller à la Légation tchécoslovaque, re-
présentant M. Osuski, de Montesquiou, re-
présentant le Commissaire général à l’In-
formation, Champion, Maire de Châlons.
Mgr Royer, représentant Mgr Tissier et les
généraux Thierry, commandant la région,
Foisy, Chollet, L’Air Commodore Dacre, le
Brigadier général Crewdson, les Colonels
Wood et Krohn, de la Royal Arrny, les Co-
lonels Roger de la D. C. Â., Lécrivain, Ro-
che, Philipponat, le Commandant De Fo-
ville, chef d’Etat-Major de la région, etc...
Divisé en deux parties, le spectacle fut
commenté de bout en bout par André Ro-
bert.
La première partie était consacrée à une
histoire rétrospective du cinéma. Grâce aux
trésors de la Cinémathèque Française, créée
il y a quelques années sur l’initiative de
P. A. Harlé (dont la présence fut saluée
chaleureusement par ses camarades offi-
ciers) nous vîmes successivement les pre-
miers essais de Marey et d’Edison, le pro-
gramme de la soirée historique du Grand
Café, émouvant témoignage de l'oeuvre des
Frères Lumière, quelques scènes d’une
féerie de Georges Méliès, le créateur du
spectacle cinématographique, les travaux
passionnants de Grimoin-Sanson, des scè-
nes désopilantes de films de Zecca et Max
Linder, Le Pèlerin de Charlie Chaplin, le
Ballet mécanique de Fernand Léger, la plai-
doirie des Deux Timides de René Clair, le
Bernard L'Ermite de Jean Painlevé et un
dessin animé de Walt Disney.
Après la quête rituelle au profit de la
Croix-Rouge faite par de gracieuses infir-
mières et l’exécution par la musique d’un
bataillon de Chasseurs de marches entraî-
nantes, la deuxième partie commença. Elle
comprenait Deux Empires, une Force, l’un
des meilleurs films en Trois Minutes de Mar-
cel de Hubsch, des pages saisissantes des
drames finlandais et polonais et l’évoca-
tion du pèlerinage de Czestochowa, les
beaux paysages de la campagne de Prague
et les loisirs en Angleterre dans Sparte Time
et enfin le film d’Ichac, Missions de la France
qui constituait la meilleure conclusion pos-
sible pour un spectacle de cette qualité.
Les spectateurs, qui venaient de suivre
avec intérêt les progrès du cinématographe
au cours d’un demi-siècle, ne purent s’em-
pêcher de sourire en voyant sur l’écran, la
révélation, grâce au ralenti, des procédés de
trucage employés par les Allemands dans
leurs bandes « de propagande ».
Disons combien est complète la victoire
de la Cinémathèque pour les manifestations
à caractère exceptionnel où les galas aux
armées qui présentent par ailleurs l’avan-
tage de ne concurrencer en aucune manière
les directeurs de cinémas. André Robert
eut mille fois raison de dire que « la Ciné-
mathèque s’était mise au service du pays ».
Elle l’était déjà dans la paix mais les 10.000
francs recueillis en un soir par la Croix-
Accompagnée de personnalités indigènes, entre!
autres le Bach Agha Benahdel Krim, Mme Ai-J
niée Navarra tourne à Sidi-Aïssa une fantasiaj
pour Frères d’Afrique.
(Filins Louis Barrié)
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de JULES ROMAINS et STÉFAN ZWEIG
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Rouge de Châlons pour ses Foyers du Sol-
dat, prouvent surabondamment un autre
rôle non moins efficace : celui de la bien-
faisance et de l’entr’aide.
E. Pichaud.
N.B.L.R. — Le gala franco-britannique,
présenté par la Cinémathèque Française,
sera très prochainement répété à l’Eden de
Reims, gracieusement prêté par M. Perpère
et au Palace d’Epernay. Le profit en ira in-
tégralement au Œuvres d’Entr’aide dans
l’Armée (siège social : Ministère de la Guer-
re, Présidfent d’Honneur M. Edouard Dala-
dier), dont M. Jean d’Esme est le si actif
délégué général.
Le salut au Drapeau final. 69.449
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UN FILM FOLLEMENT GAI I
10
R^PHIE ŒXXXXXXXXXXO^XXXXXXXXJ
Le Cinéma italien, aidé, encouragé, choyé par l’Etat, prospère
En 1939 , cent Films italiens
et soixante-dix Films français
ont été présentés en Italie
Après le Film italien, le Film français occupe
la première place en Italie
Une vue d’ensemble
de Cinecittà
Dès son arrivée en Italie, le Français
fait une heureuse constatation : Dans tou-
tes les villes, on ne présente que des films
italiens et français. Les films américains
sont rares. Quant aux films allemands, il
faut beaucoup de bonne volonté pour en
trouver.
Gino Cervi et Luisa Ferida
dans Salvador Rosa, de Blasetti.
(Exclusivité E.N.LC.)
Un exemple ! Dans une seule semaine de
mars, on a pu voir sur les écrans des salle
de Rome les films français suivants :
L’Homme du Niger, Sans Lendemain et
Saint-Thérèse de l’Enfant- Jésus, présentés
en versions originales dans l’élégante salle
spécialisée, placée au cœur même de la ca-
pitale : Quirinetta, dirigée par Mme E. Sa-
linos Lebedinslcy.
Ont été projetés au cours de la même
semaine en version doublée : Accord final,
Cette Vieille Canaille (dans plusieurs salles),
Orage (également dans plusieurs salles), La
Vierge folle, Kalia, Dernière Jeunesse, Ulti-
matum et Paradis perdu. Ce dernier film est
sorti simultanément dans les vingt princi-
pales villes d’Italie.
Après le film italien, le film français oc-
cupe incontestablement la première place.
Certes, l’absence actuelle du marché italien
des films des principales maisons améri-
caine : Métro, Fox, Paramount, R. K. O.
n’est pas étrangère à cette situation. (Seuls
les Artistes Associés, Universal et Columbia
présentent leur films en Italie.) Toutefois,
si le film français n’avait pas su s’attirer la
sympathie du public italien, le film alle-
mand se serait empressé de prendre la
place des films américains. Or, le film fran-
çais est très apprécié, aimé et recherché
non seulement par la bonne société, mais
aussi par le grand public.
Ce fait nous a été confirmé par Son Ex-
cellence M. Pavolini, ministre de la Culture
Populaire, et Son Excellence M. Vezio Ora-
si, directeur de la Cinématographie italien-
ne, deux animateurs pleins de jeunesse et
d’allant.
Les chiffres qu’ils m’ont fournis montrent
à la fois l’effort prodigieux du Cinéma ita-
lien et l’excellence de notre position en
Italie.
En 1939, les studios italiens ont réalisé
109 films dont 92 ont été terminés et pré-
sentés; 190 films étrangers ont été impor-
tés dont 70 films français, 43 allemands, 37
anglais, 37 américains, etc...
Le nombre des films italiens étonnera
certainement. Mais il est exact. On voit du
film italien sur tous les écrans et parfois
en deux bandes au même programme.
' *
* *
Depuis trois ans ,en effet, le cinéma d’Ita-
lie qui, parmi les industries de ce pays fait
encore figure de benjamin, est l’objet d’une
sollicitude toute particulière de la part des
hommes du gouvernement. On lui a cons-
truit une « cité » de toute beauté, riche, mo-
derne, confortable et pratique : La Cine-
città, dont le Duce, en présence du minis-
tre de la Culture Populaire, S. E. Pavolini,
vient d’analyser, en personne, le bilan de ■
1939, présenté par le Sénateur Fofani, prin-
cipal financier de cette entreprise et le ;
grand officier Luiggi Freddi, un des créa-
teurs et vice-président de cette œuvre et
qui vient d’en être nommé Président.
A quelques pas de cette ville du cinéma, i
le gouvernement italien a construit un Cen-
tre Expérimental du cinéma, sorte d’école i
qui forme les opérateurs, les metteurs en
scène, les découpeurs, les monteurs, les
techniciens et les artistes. En face de ce
Centre, s’élèvent les nouveaux établisse-
ments de la Lace, autre organisme d’Etat
qui réalise les actualités et films documen-
taires et scientifiques.
. En créant ce bel instrument de travail, I
le gouvernement italien a, en même temps,
Une scène émouvante du film Le Siège de l’Alcazar, réalisé par Génina et joué par
Mireille Balin et Fosco Giacchetti. (Prod. Bassoli).
n
♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦ ♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦
CIINE
RAPINE
SE
iZITl
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
eu la sagesse de prendre des décisions per-
mettant au jeune cinéma italien d’exister :
Protection de l’industrie; primes de tou-
tes sortes à la production dont la principale
est Y attribution de quatre bons de dou-
blage à tout film réalisé dans les studios
italiens. Chaque bon est racheté par les édi-
teurs de films doublés à raison de 50.000
lires. Le producteur d’un film italien touche
par conséquent 200.000 lires, soit la valeur
de 400.000 francs. De telle sorte, qu’en 1939,
la production italienne a touché une sub-
vention de plus de 40 millions de francs.
Ayant, d’un autre côté, interdit l’attri-
bution de cachets au-dessus de 80.000 lires,
le gouvernement a essayé de limiter dans
une certaine mesure le coût de la protec-
tion.
Quoiqu’on puisse penser et dire de ces
mesures, nous en constatons le résultat
pratique :
L’Italie réalise des films. Peu à peu, les
équipes de techniciens et d’artistes se for-
meront, des talents se révéleront et, dans
deux ou trois années, le cinéma italien
fera parler de lui.
Parmi les réalisations en cours, deux films
italiens doivent être particulièrement si-
gnalés: Salvator Rosa, excellent film d’aven-
tures, très populaire, calqué sur le fameux
Zorro du regretté Douglas et Carmen sur le
Front de Madrid, un film italo-espagnol,
réalisé par Néville avec notre excellent con-
frère Carlo Bassoli comme directeur de
production. Dès cette année, nous verrons
le premier grand film italien présentant une
qualité exceptionnelle : Le Siège de l’Alca-
zar, réalisé par Augusto Genina, en collabo-
ration officielle avec l’Espagne. Nous avons
vu les premiers 2.000 mètres de ce film et
nous pensons que ce sera le très grand film
européen de l’année. Les extérieurs sont
pris sur place et Mireille Balin en est la ve-
dette féminine. Remercions MM. Bassoli
d’avoir engagé une vedette française pour
ce film qui, sans aucun doute, fera le tour
du monde, car c’est un film sans haine, sans
parti pris, un film d’émotion et de grande
fraternité.
COLLABORATION ITALO-FRANÇAISE
Très discutée, en France, cette collabo-
Carmen sur le Front de Madrid.
(Vue de la Cité Universitaire),
film d’E. Neville. (Prod. Bassoli).
La Naissance de Salomé,
film de Jean Choux.
ration ne trouve <jue des partisans en Italie.
Question d’intérêts, dira-t-on ? Peut-êtré.
Mais il y a mieux. Le jeune cinéma italien
aime le cinéma français. Il s’en inspire et le
prend pour modèle. Il apprécie et estime
nos artistes et nos metteurs en scène et nos
techniciens.
Cette collaboration ne peut qu’être pro-
fitable au cinéma français. Pour cela deux
conditions sont nécessaires : elle doit se
limiter à une dizaine de films par an (chif-
fre qu’elle n’atteindra d’ailleurs pas); elle
ne doit engendrer que de bons films.
Dans la Presse française, on a beaucoup
exagéré l’importance de cette collaboration.
Jusqu’à présent, un seul film franco-italien
a été tourné : Angélica.
Le film que Jean Choux tourne actuelle-
ment : La Naissance de Salomé, ne
comporte pas de version française, mais
une version espagnole. Le grand film réali-
sé par Genina : Le Siège de l’Alcazar avec
Mireille Balin ne comporte, lui aussi, qu’une
version espagnole. Jean Renoir doit tour-
ner La Tosca pour Scaléra Film. Ed. Gré-
ville va réaliser Fiesta avec Tino Rossi et
Mireille Balin pour une importante société :
Schermi Nel Mondo. Ce film, dont les exté-
rieurs seront tournés en Espagne au mois
de juin, comptera parmi les très grandes
productions italiennes de cette année.
Marcel L’Herbier réalise La Comédie
du Bonheur, également en versions italienne
et française.
Enfin, M. Vittorio Mussolini, qui dirige
une des plus importantes sociétés de pro-
duction, engage Julien Duvivier pour la
réalisation d’un film sur l’Espagne. Le scé-
nario de ce film a été conçu par M. Vittorio
Mussolini.
S. E. Pavolini, ministre de la Culture Po-
pulaire, nous a confié un projet qu’il serait
heureux de voir réaliser : Julien Duvivier
sera probablement pressenti pour tourner
deux films sur les corsaires de l’ancienne
Abyssinie. Le Maréchal Italo Balbo, auteur
de ce projet, mettrait de grands moyens à la
disposition du metteur en scène français.
Nous ne pouvons que souhaiter la réali-
sation d’un tel projet.
M. Colin-Reval.
DIRECTEURSJjTTENTION !
ni sous-salaires
ni sur-salaires
Nous relevons dans L’Ecran du 23
mars, un article, très intéressant pour
les directeurs, que nous reproduisons :
Les modalités du « Décret relatif au ré-
gime du travail pendant la durée des hos-
tilités » paru au Journal Officiel du 16 no-
vembre 1939 et qui, à son paragraphe 1, pré-
cise :
Que les conventions collectives, ainsi que
l’énonçait déjà un précédent décret-loi du
27 octobre 1939, demeurent en vigueur pen-
dant la durée des hostilités, sans terme ni
dénonciation, pour toutes leurs dispositions
qui ne sont pas contraires aux lois en vi-
gueur
Et au paragraphe 5 :
L’obligation, pour les employeurs de ne
pas payer de salaires en-deça des minimas
fixes et au delà des minimas fixes, doit être
assortie de sanctions pour ne pas être illu-
soire. Le paiemefit de • salaire indu ou in-
suffisant donnera lieu désormais, au profit
du fonds de solidarité, à une amende égale
au triple de la somme indûment ou insuf-
fisamment versée. En outre, pour les salaires
indus, le dépassement ne sera pas compris
dans les charges de l’entreprise au point de
vue fiscal.
Ainsi pourra se développer pendant la
guerre une politique raisonnable et simple
des salaires. La classe ouvrière se verra
de plus en plus protégée contre certains sa-
laires anormalement bas. Dans le même
temps, le maintien des salaires normaux par
les soins du gouvernement sera un facteur
de paix sociale et un élément de santé et de
durée de notre économie de guerre.
Nous invitons nos adhérents à apporter
la plus grande attention au respect du dé-
cret du 16 novembre cité ci-dessus.
Nous savons de différentes sources qu’à
l'heure actuelle, et en raison de la pénurie
d’opérateurs, certains de nos collègues
croient pouvoir faire une surenchère en ce
qui concerne le personnel de cabine.
Il est de notre devoir de leur rappeler
qu’ils encourent de ce fait de graves péna-
lités.
Il nous est revenu d’autre part que cer-
tains, opérateurs — pour les. mêmes motifs
énoncés plus haut - — n’hésitent pas à faire
pression auprès de leurs employeurs pour
obtenir un dépassement des tarifs fixés par
la Convention collective.
Le Syndicat Français invite ses adhérents
à résister à cette pression qui va à l’encon-
tre du décret-loi du 16 novembre fixant le
régime du travail et les salaires pendant la
durée des hostilités.
Marie Bell, Aimos, Jean Galland
et Pierre Renoir
dans Ceux du Cief d’Yvan Noé.
12
♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦!
cil\Êlvffi®R/\P«iE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
En Français... Messieurs ! est une comédie
brillante, bourrée d’ironie, de répliques étince-
lantes et de blagues vraiment inénarrables !
Ce grand film remporte en ce moment un
succès considérable au Cinéma des Champs-Ely-
sées, où il passe en version originale sous-titrée.
Ce film, qui est un des plus gros succès de la
saison londonienne, est tiré de la fameuse pièce
« French Without Tears ”, qui fut jouée des
centaines de fois à Paris, sous le titre ” L’Ecu-
rie Watson ».
C’est joué dans la perfection par une troupe
anglo-franco-américaine hors classe, en tète de
laquelle il y a notamment Ray Millaud, Ellen
Drew, dont c’est le premier grand rôle, et Jim
Gérald (que vous voyez ci-dessus) ainsi que par
Janine Darcey.
En Français... Messieurs ! ne sera projeté en
France qu’en version originale sous-titrée seu-
lement, son sujet, d’ordre très particulier, ne se
prêtant point à une transposition.
( Parumount ).
L’EXEMPLE
DE L’EXPLOITATION
NANCÉIENNE
Sortie de sa léthargie, notre exploitation
vient d’atteindre le meilleur degré dans la
valeur de ses programmes. Qu’on en juge :
Deux films de haute classe artistique :
La Charrette fantôme (2 semaines au Majes-
tic) et La Fin du Jour (2 semaines à l’Eden
pour sa première exclusivité depuis la guer-
re). Deux autres réalisations d’esprit et de
charme : Ils étaient Neuf Célibataires (2
semaines à l’Empire) et Sérénade (au Pa-
thé). Notons également : Chantons quand
même, Thérèse Martin (Pathé), Le Roman
d’un Génie (pas encore présenté à Paris),
Circonstances atténuantes (à l’Empire),
Deuxième Bureau contre Kommandantu ?
(2 semaines), Le Chien des Baskerville (Ma-
jestic). Enfin, le Shéhérazade (salle de quar-
tier) a connu un succès populaire complet
pendant quatre semaines avec le film à épi-
sodes : Les Justiciers du Far West (pre-
mière vision). Signalons aussi à cette salle :
Derrière la Ligne Maginot.
Ce subit effort dans la nouveauté et la
qualité des programmes peut servir d’exem-
ple de la part d’une ville dans la zone des
armées avec toutes ses difficultés et — ne
l’oublions pas - — ses risques... Par contre,
les exploitations, qui ne sont point soumi-
ses au régime de la guerre, devraient faire
preuve de meilleure bonne volonté pour les
prix de location. — M. J. Keller.
POUR LES DIRECTEURS
Un Événement dans l’Exploitation
L'Ouverture du Français
Commencé en mai 1939, interrompu par
la guerre, le « Français » a été repris le 15
décembre, et son inauguration vient d’avoir
lieu vendredi 22 mars 1940; son ouverture
marque une date dans l’Exploitation fran-
çaise, et aussi dans l’architecture de cinéma.
C’est un des plus beaux spécimens de la
technique, de l’art et du raffinement de nos
artisans et façonniers.
Quelle plus belle propagande pour notre
pays que l’ouverture en pleine guerre d’une
salle telle que le « Français », laquelle, par
son confort, l’harmonie et la simplicité de
ses lignes, et son originalilé, se place au
premier rang îles plus beaux cinémas du
monde !
Son ouverture, faite vendredi dernier, le
matin en présence de la Presse parisienne,
conduite par Mme Edwige Feuillère, vedette
du film Sans Lendemain, qui en constitue le
premier spectacle, et le soir, devant le Tout
Paris admiratif, a eu lieu, dans d’excellentes
conditions, puisque, chose exceptionnelle,
la salle et ses dégagements étaient entière-
ment prêts et mis au point.
i *
* *
La façade offre un vaste espace haut et
creux où sont posées les figures et les pan-
neaux-réclame du film sous un manteau de
staff blanc orné d’un grand motif et des let-
tres capitales « Le Français ». Le hall est
en staff à cannelures blanches sur fond
rose. Des motifs lumineux en staff blanc
représentent des colombes sur rosace tri-
colore. Les murs du dégagement sont tapis-
sés de velours cyclamen, comme le sol, et
de chaque côté du dégagement avant la
salle, des glaces orées sont posées en revê-
tement. Les portes blanches et or à poignées
de verre fileté conduisent à l’orchestre et
un escalier de chaque côté du hall mène au
balcon très spacieux.
La salle affecte la forme ovoïde et les
neuf cents fauteuils confortables de velours
cyclamen à passepoils de cuir blanc ont, de
ce fait, une orientation excellente car cha-
que spectateur obtient une visibilité par-
faite. Un balcon droit, à gorges lumineuses,
est tendu harmonieusement au-dessus de la
salle. Les murs sont revêtus de laine de
verre et de laine d’amiante projetées sur les
surfaces.
La cabine de projection, munie des plus
récents perfectionnements techniques, est
équipée par Western Electric Mirrophonic
et par les projecteurs Simplex Brockliss.
Ajoutons enfin que l’acoustique est remar-
quable, car la perfection des lignes archi-
tecturales supprime tout arrêt du son.
i *
* *
j Notons quelques collaborateurs techni-
ques de ce bel établissement construit pat-
Jacques Haïk, créateur du Colisée, de
l’Olympia et du Rex.
Le point attractif est le proscénium, dont
les côtés tendus du même velours rouge cy-
clamen flanquent une double grille de fer-
La salle vue du balcon. On remarque au cen-
tre le merveilleux rideau de ferronnerie
avec les motifs multicolores.
ronnerie d’art, habillée de motifs en rho-
doïd multicolore, sur lesquels joue la lu-
mière noire, en des utilisations d’un art ul-
tra-moderne et d’une grande beauté. La
double grille est mobile, mue par moteur,
et vient recouvrir les côtés du proscénium
dès que l’écran doit être libéré pour la pro-
jection.
Voici les dimensions de la grille : 7 mè-
tres de haut sur 8 mètres de large. La salle
est de 15 mètres de long sur 16 mètres dans
sa plus grande largeur.
Les architectes sont MM. Bluysen, Fon-
deur, Siclis, Courtois et Painchault, la dé-
coration de Mlle Lücha Truel, Mlles Chaigne
et Tresse (décoration lumière noire), la fer-
ronnerie d’art de M. Schenk, les fauteuils
de Ciné-Sièges.
Le Français fonctionne en permanent de
14 heures à 23 heures.
Ce sont MM. Siritzky qui assurent la di-
rection et la programmation de ce magni-
fique établissement, nouvelle gloire de l’Ex-
ploitation française. — L. D.
■ >
“ NARCISSE ”
sort au Max-Linder
Enfin, l’excellent film comique où se ré-
vèle un nouveau comique français, le joyeux
Rellys, entouré de comédiens de grande
classe, Narcisse va sortir cette semaine, le
vendredi 29 mars au Max-Linder. Et, sur
l’initiative du producteur M. A. d’Aguiar, de
la direction du Max-Linder et de Radio 37,
les permissionnaires verront Narcisse, gra-
tuitement, et avant le public civil.
Nous ne pouvons qu’applaudir à ce joli
geste qui sera très apprécié par nos soldats.
♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦
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Mars 1 940
Publié sous la Direction Technique
de
A.-P.
RICHARD
| Examen technique
du Cinéma dans le Monde
A NOS AMIS
TECHNICIENS
Cette rubrique créée il y a une douzaine
d’années, a toujours eu pour but d’intéres-
ser les praticiens aux progrès réalisés dans
le monde.
D’une part, nous faisons connaître aux
techniciens français l’état d’avancement de
la technique étrangère, de l’autre, nous ex-
posons à nos amis étrangers les progrès de
l’industrie cinématographique française.
Si nous nous en référons aux nombreuses
lettres reçues de tous pays, aux reproduc-
tions dans la presse mondiale des articles
parus, nous sommes amenés à conclure que
cette rubrique technique s’impose.
Malgré les difficultés de l’heure présente,
nous allons tenter (à échelle réduite pour le
moment), de la faire revivre
A nos amis d’outre-monts et océans, nous
rappelons qu’aider l’industrie cinématogra-
phique française, c’est nous aider à combat-
tre la monstrueuse association de la science
mise à la disposition de la plus abjecte
bestialité.
Des cinéastes français : Producteurs, in-
dustriels, techniciens de tous ordres, nous
sollicitons l’appui bienveillant. Cette rubri-
que faite dans un but d’expansion nationale
n’a jamais été de celles dites bénéficiaires,
elle a cependant pu vivre grâce à leur aide.
C’est vers eux que nous nous tournons et
nous leur disons : Nous sommes cer-
tains que vous nous aiderez à continuer
l’œuvre difficile à laquelle la Rédaction de
ce journal s’est consacrée.
A. -P. Richard.
« Le Français », Théâtre Jacques Haïk.
Le rideau de scène sur lequel joue
la lumière noire.
RESUME
DE NOTRE ETAT INDUSTRIEL
La capacité de fabrication des usines
de l’industrie cinématographique française
est intacte. On pouvait craindre que la
guerre ne réduisit ce pouvoir, il n’en est
rien heureusement, et tous les fabricants
sont à même de répondre aux besoins de la
clientèle.
Rappelons rapidement la nomenclature
générale de notre armature.
La fabrication des verres d’optique est
depuis vingt ans indépendante de l’Allema-
gne. Parra - Mantois, Saint-Gobain sont à
même de fournir à la demande les verres
indispensables à l’optique.
Sous l’impulsion de l’Institut d’Optique,
on fabrique maintenant une excellente op-
tique photo ou cinématographique. Les
principaux fabricants sont : Angénieux,
Boyer, Duplouich, Kinoptik, S. O. M., à no-
ter aussi Krauss (Barbier-Turenne).
On sait que les appareils de prises de
vues réalisés ici sont universellement con-
nus : Bourdereau, Caméréclair, Debrie, Le
Blay.
Le matériel de laboratoire : Tireuses,
développeuses signées Debrie est monté
dans nombre de laboratoires étrangers. A ci-
ter aussi la tireuse multiple Eclair.
Pour le matériel de montage : L. Maurice.
Le matériel de projection est très bien
fait par M.I.P. et Radio-Cinéma.
La question amplificateurs, installations
sonores est étudiée par Charlin, Radio-Ciné-
néma, Pathé.
Le matériel d’éclairage des studios a été
rénové par Cremer. Gruber est une vieille
marque connue. Pour l’éclairage à arc, les
charbons Lorraine répondent à tous les
usages.
Dans le domaine amateurs, de très nom-
breuses firmes sont à même de donner sa-
tisfaction à la clientèle. Debrie, Ericsson,
Patbé, Radio-Cinéma, etc., fabriquent des
projecteurs pour ciné parlant.
Pathé, Emel font la caméra de prises de
vues.
Les moteurs pour le cinéma amateur ou
professionnel sont surtout construits par
Ragonot.
Les films vierges peuvent être livrés par
Kodak-Pathé, Bauehet et Lumière.
Pour les amplificateurs : Laboratoire In-
dustriel d’Electricité, cette maison fait
aussi de très bons transformateurs. Pour les
instruments de mesures : Electro-Mesures,
Laboratoire d’Acoustique, etc., etc...
Nous arrêtons ici ce court exposé qui
montre que l’armature industrielle du ci-
néma est intacte.
A. -P. R.
BULLETIN PHILIPS
Le bulletin technique français de cette
puissante société, continue à être édité.
Voici les titres de quelques-unes des études
parues : Récepteurs à Condensateurs cou-
lissants; Un Spectroscope acoustique, par
J. Schouften; Le Rendement des Haut-Par-
leurs; Etude sur le Nouvel Etalon d’Intensi-
ié lumineuse (application à la date du 1 r
janvier 1940). A noter que la Société Phi-
lips a adopté la nouvelle unité et la nou-
velle méthode photométrique pour niveler
la différence de couleur entre la source lu-
mineuse étalon et la lampe à incandescence.
Geci n’entraînera d’ailleurs qu’une faible
modification du nombre exprimant l’inten
sité lumineuse des lampes.
Le microphone laryngien est utilisé cha-
que fois que la voix humaine ne peut se fai-
re entendre, cas de l’aviation par exemple.
Avec un microphone à cristal, l’intelligibi-
lité est de 86,5 % contre 90 % à un micro-
phone courant. Le microphone laryngien à
carbone n’a qu’une intelligibilité de 77 %
Etude par Halbertsma des surfaces réflé-
chissantes placées à proximité des sources
lumineuses liniformes, en vue d’une utilisa-
tion rationnelle de ces sources.
Etude des tensions mécaniques rapide-
ment variables par l’oscillographe catho-
dique.
Utilisation du magnétron pour la géné-
ration d’ondes ultra-courtes; pour une lon-
gueur d’ondes de 80 centimètres, on peut
produire une puissance de 100 watts.
Accord des instruments de musique et des
orchestres :
La moyenne des mesures donne, pour le
la, une fréquence d’environ 440 par secon-
de; ces mesures ont montré que l'accord en
France et en Allemagne est généralement
pris un peu plus haut qu’en Angleterre; la
dispersion est plus grande aux Pays-Bas.
Nous rappelons à ceux de nos lecteurs que
ces études intéressent, qu’ils peuvent s’en
procurer le contexte auprès de la Société
éditrice.
LE PORTRAIT EN CINEMA
Les Américains portent un grand inté-
rêt à tout ce qui touche l’art pictural ap-
14
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CINE
FR
RAPH1E
SE
LXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX3
pliqué au film. Aussi la belle revue Interna-
tional Photographe r consacre à presque
tous ses numéros, plusieurs pages de texte
et d’images à l’étude de portraits des vedet-
tes du film.
Ces études sont appuyées de schémas d’in-
dications techniques qui en rendent la com-
préhension très facile. Il est évident que le
cinéma parlant, qui doit être compris
comme une liaison intime de l’image et du
son, amène l’obligation de mieux faire sai-
sir au spectateur les modifications imper-
ceptibles du visage.
Les progrès gigantesques des émulsions
et leur progression constante vers une rapi-
dité constamment améliorée, rend l’art du
portrait de plus en plus capital.
EMULSIONS ET BREVETS
Depuis deux ans, la bataille entre les
grands laboratoires est sévère; c’est à celui
qui devancera ses concurrents pour le lan-
cement de l’émulsion la plus rapide eu
égard à un grain admissible. Ceux de nos
lecteurs que la question intéresse, liront
avec fruit les brevets Kodak. U. S. A.
2.158.883, 2.159.505, E.P. 598.287.
COULEUR ET CHARBONS
La National Carbon Cie indique quels
sont les rapports que les couleurs doivent
avoir entre elles pour que la représenta-
tion d’un film en couleurs ne subisse pas
d'altérations.
Charbons pour lumière dite à haute in-
tensité :
Violet et bleu 34 %; Vert et jaune 35 %;
Orange et rouge 31 %.
Charbons pour lumière dite à basse in-
tensité :
Violet et bleu 18 %; Vert et jaune 32 %;
Orange et rouge 50 %.
TIRAGES A GRAIN FIN
Les Laboratoires Paramount, en liaison
avec ceux de Dupont, ont publié dans In-
ternational Photographe r d’octobre 1939,
page 5, une étude appliquée au procédé
Western Electric. La pellicule employée
était la Dupont 222.
Les courbes établies sont applicables an
développement de la négative son et à son
tirage sur pellicule positive; les mesures
trouvées indiquent que la nouvelle pellicule
son permet d’abaisser le taux de distorsion
de huit et demi pour cent à sept.
VUES DE GUERRE
Ce sont des vues de notre mobilisation
prises par l’opérateur américain H. Perry
venu en France pour tourner des vues de la
production Hebecca, de Selznick
Ces vues sont fort belles, mais sont sur-
tout intéressantes par les angles et les scè-
nes enregistrées. Aucun commentaire n’ac-
compagne ces images, mais leur choix est
symptomatique.
Nous croyons bien que le journal Inter-
national Photographer qui les publie, ne
nous ménage pas sa sympathie.
Dans le même journal, numéro de janvier,
on trouve une photo de Charlie Chaplin
examinant la caméra de sa production. Ce
film, dont le titre n’est pas arrêté, porte le
numéro (5. L’opérateur est R. Totherch. Le
costume de l’illustre acteur ressemble fort
à celui d’un apprenti sorcier bien connu :
la cravate, le brassard, la casquette ne lais-
seront aucun doute aux spectateurs sur
l’identité du sosie de Chariot.
TELEVISION
La Don Lee Broadcasting C° de Los An-
geles, qui a de grands projets, notamment
ceux de l’installation de studios modernes
pour téléviser, a récemment transmis une
comédie en 1 (> m/m, Heivful Hemy, un film
éducatif et différents autres films; l’un
d’eux représente 40 minutes de projection.
Huit cents postes environ, installés dans un
rayon de 50 kilomètres, purent suivre ces
essais de télévision.
ETUDES DU JOURNAL S.M.P.E.
Le numéro d’octobre 1939 porte une
étude sur l’éclairage des charbons pour pro-
jecteurs de vues cinématographiques. Deux
schémas y figurent. Le premier est celui de
l’emploi courant d’un condensateur formant
l’image du faisceau sur la fenêtre où passe
le film. Le' second est une proposition
Technicolor dans laquelle une lentille addi-
tionnelle mise entre le condensateur et la
fenêtre donne une meilleure répartition du
flux lumineux sur la fenêtre. Cette solution
a d’ailleurs été, il y a quelques années, in-
diquée par Lenouvel, directeur de l’Ecole
des Sciences de Rouen.
Etude d’un densitomètre à cellule photo-
électrique à lecture directe.
Condition des facteurs acoustiques, no-
tamment, étude des interférences en espace
fermé.
Contrôle du son dans les théâtres : Ce
travail indique que les tapis de laine absor-
bent environ 7 % du son incident à 128 fré-
quences et 55 % à 1024, ceci fait qu’une
salle insonorisée avec ce matériau donne
un effet d’étouffement dû à ce que les bas-
ses masquent les hautes.
Une audibilité normale correspond à la
courbe suivante :
Fréquences 64 128 256 512
Absorption 25 30 50 70
Fréquences 1024 2048 4096 8192
Absorption 70 70 65 60
La conclusion de l’auteur Mugler est que
pour conserver le naturel de la parole et de
la musique, il est illusoire de vouloir tru-
quer ou modifier l’équipement mécanique
ou électrique. Il faut modifier l’acoustique
de la salle, de manière à ce qu’elle corres-
ponde aux conditions théoriques de l’acous-
tique.
FILM EDUCATIF
Une étude américaine de Shapiro ( Bulle-
tin S.M.P.E. d’octobre 1939) nous apprend
que pour 276.000 écoles on peut admettre
10.000 filins à distribuer. 7.500 écoles seule-
ment sont équipées en projecteurs sonores
de 16 m/m.
L’auteur considère quatre sortes de
films :
1" Films de théâtre;
2° Films commerciaux;
3° Films du gouvernement américain;
4° Films documentaires.
Huit mille cinq cents films à tendance
L’&rl (tançais guide de l’Art mondial
Le Photographie Journal de mars con-
tient une étude très poussée de A. De-
fries sur l’art dans le monde moderne.
Cette étude attache un grand intérêt
à l’exposition française de 1937 au Pa-
lais de l’Art moderne construit par la
Ville de Paris.
Selon l’auteur, cette exposition au-
rait dû, sans la guerre, marquer de son
empreinte l’art mondial durant une di-
zaine d’années.
Il est consolant de constater que les
étrangers comprirent le sens de l’effort
fourni par la France, alors qu’on a pu
lire dans notre presse des critiques in-
justifiées, dont la politique était la seule
explication.
educative ont été catalogués jusqu’ici.
Cent quarante-trois firmes commerciales ont
offert les films tournés pour elles au Comité
éducatif.
Le gouvernement a produit plus de cinq
cents films. Le département de l’Agriculture
en a, à lui seul, réalisé près de 350.
Dans le genre de films « Marche du
Temps », qui a une importance et une si-1
gnification historiques, le gouvernement a
réalisé plusieurs films qui ont eu l’approba-
tion des éducateurs, ce sont : The River.
The Plow, That broke the plain.
Il est admis que le prix d’un film éducatif
bien fait oscille entre 4.000 et 10.000 dol-
lars, soit 171.000 à 440.0000 francs.
POUR LES OPERATEURS
Signalons aux opérateurs de prise de vues
que les marques suivantes ont sorti :
Angénieux : Un objectif à très grande ou-
verture, 1,3 environ, foyer 50 millimètres;
Kinoptik : La trousse complète de 25 à
100 m/m en apochromatiques, est actuelle-
ment entière; cette firme présente un objec-
tif à grande ouverture : 1,3/1, 4 environ;
Boyer fabrique aussi une série â grande
ouverture : 1,4 environ;
Duplouich a, â l’étude, un foyer variable,
étude en cours.
CELLULE PHOTO-ELECTRIQUE
L’emploi de la cellule photo-électrique se
généralise dans la prise de vues, le bulletin
de février 1940 de V American Cinemato-
grapher publie, à ce sujet, un article de Don
Norwood. Une illustration représente l’opé-
rateur français, naturalisé Américain, Lu-
cien Andriot, surveillant la mesure de la
brillance d’un sujet que fait un de ses aides.
CINEMA DE L’ARMEE
Les armées belligérantes font un grand
emploi du cinéma; à ce sujet, signalons que
la Section française, sous les ordres du
Lieutenant-Colonel Calvé, est extrêmement
importante, tant pour son organisation que
par le matériel qu’elle possède.
L’armée anglaise forme son service; l’ar-
mée polonaise a un embryon d’organisation.
Les Allemands ont aussi un service spé-
cialisé.
Il ne faut pas croire que le cinéma mili-
taire ne sert qu’à la propagande, c’est aussi
un agent de renseignement, dont la valeur
est indéniable.
Les Anglais ont récemment annoncé qu’ils
faisaient l’éducation de leurs pilotes à l’aide
de bandes prises durant le combat.
Jusqu’ici, le cinéma en couleurs n’est pas
utilisé.
CATALOGUE
La maison Kodak-Pathé, à la date du 25
février, a mis en application son nouveau ta-
rif concernant les papiers et films photogra-
phiques, les produits photographiques purs,
les produits manufacturés, le matériel de
laboratoire. ■
LA COULEUR
Signalons à nos lecteurs qui comprennent
l’anglais, Couleur Théorique et Pratique, par
H. D. Murray et I). A. Spencer, éditeur
Chapman and Hall. Prix : 25 shillings.
♦
Le Cinéma éducatif
La Société Kodak édite en anglais un
opuscule de quarante pages, intitulé : Mo-
tion Pietures in Education.
Ce petit livre contient la liste de 700
films éducatifs.
voici un film
Copyright 1939. Paramount Pictures Inc.
BONNE NOUVEUE !
GRANDE NOUVEUE
; V:y.'
ction
«H 1®«1
Réo'|Sot -ftsirfj
Q’OpreS
isntnof
v°us ferez
Roi petit et
SUX voisin le Roj
VOUS ENTENDREZ la Princesse Glory et le
Prince David chanter d’exquis duos d’amour!
PROOl CTIOK
FL€ISC«€R €N TECHNICOLOR
Copyright 1939, Paramount Pictures Inc.
JUtCouÊ Su!
LES AVENTURES STUPÉFIANTES, RÉJOUISSANTES, EXTRAORDINAIRES, SENSATION-
NELLES, du fameux Gulliver parmi le peuple minuscule du Royaume de Lilliput. . Des
personnages d’un comique irrésistible et qui vont être célèbres dans le monde entier...
Vous verrez l’irascible Roi Bombo et le doux Roi Petit; le peureux Gabby ; l’adorable
Princesse Glory et David, son Prince Charmant ; le sinistre trio d’espions: Sneak, Snoop et
Snitch, et Twinkletoes, le pigeon-voyageur qui se trompe invariablement de chemin parce
qu’il louche ! Tous ces joyeux phénomènes seront demain universellement connus...
25.000 Lilliputiens aux mines désopilantes, dont les farces inénarrables vous feront rire aux
larmes... Le géant Gulliver dans un millier de scènes d’une séduction extraordinaire, que
viennent renforcer encore des couleurs éclatantes... Toute une série de chansons à succès... La
plus incroyable, la plus admirable et joyeuse histoire qu’on ait jamais faite en Dessin Animé!
Ça^umounf
ÉCLATS des farces
les Lilliputiens !
VOUS FRÉMIREZ devant les
trois espions : Sneak, Snoop
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OU TON «AMASSÉ Dï l’OR A PWJWS «KAS •
BOMBO, tyran irascible, roi de Blefuscu,
De façon risible, a provoqué Lilliput!
GABBY, le crieur public, a trouvé Gulliver.
Ce dernier tombe à pic, car Lilliput est en guerre!
PETIT, monarque débonnaire des Lilliputiens
Envoie faire lanlaire son odieux voisin...
DAVID, Prince Charmant, et sa chère GLORY
Connaîtront mille tourments avant que d’être unis.
SNAEK, SNOOP et SNITCH, espions du roi Bombo
Font bien de se cacher. Car ils ne sont pas beaux !
Copyright 1039, Paramount Pictures Inc.
TWSNKLETOES, pigeon-voyageur, louche au point
Que le pauvre se trompe à tout coup de chemin !
Les joyeux personnages ci-dessus, dont les noms seront vite célèbres, sont les héros
charmants ou comiques des "VOYAGES DE GULLIVER". Cette reproduction ne peut,
toutefois, rendre la richesse, la drôlerie, la gaieté, l’entrain, ni les couleurs rutilantes
des scènes et de ces personnages, tels qu’ils apparaissent dans ce film admirable
de Max Fleischer!
mprimé en France
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CÎ!\ÉI»^^^R/\I
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ANALYSE ET
CRITIQUE DES FILMS
L'Homme qui cherche
la Vérité
Comédie dramatique (G)
Origine : Française.
Réalisation : Alexandre Esway.
Auteur : Pierre Wolff.
Dialogues : Pierre Wolff.
Décorateurs : Ménessier.
Opérateurs : Arménise, Por-
tier et Janvier.
Musique : Adolphe Borchard.
Interprétation: Raimu, Alerme,
Jacqueline Delubac, Jean Mer-
canton, Gabrielle Dorziat,
Yvette Lebon, Jean Tissier,
Tramel, Génin, Mûmes Fils,
Suzanne Dehelly
Studios : Neuilly.
Enregistrement : Mélodium.
Montage : Serein.
Production : Gibé.
Edition : C.C.F.C.
CARACTERE DU FILM. —
La plus grande originalité de
ce film écrit par un humoriste
qui est en même temps un
dramaturge de métier : Pierre
Wolff, est naturellement dans
son excellent scénario qui a
une résonance humaine pro-
fonde et parfois très amère.
Remarquablement joué, élé-
gant, bien décoré, ce film d’a-
mour et de philosophie distri-
bue à égalité l’émotion et la
gaieté.
SCENARIO. — Un riche
banquier : Vernet, conduit ses
affaires et sa vie avec la plus
grande bonté. Le hasard lui fait
douter de la loyauté de son jeu-
ne filleul, élevé par lui, et de sa
jeune maîtresse. Il vent connaî-
tre la vérité, savoir si celle qu’il
aime comme un fou le trompe
avec son protégé. Il feint d’être
sourd, passe avec succès l’exa-
men des spécialistes et, isolé
dans sa prétendue surdité, en-
tend la vérité jaillie de tous ceux
qui profitent de lui et l’insultent.
Cela lui donne d’amères joies,
j seul, un vieux caissier lui appa-
raît comme honnête. Sa propre
famille le gruge. Mais sa mai-
tresse, ignorant sa feinte, vient
confesser sa faute, dans une let-
tre qfi’elle lui porte. Et il lui
pardonnera à elle seule.
TECHNIQUE. — Dans d’élé-
gants décors blancs et or, se dé-
roule cette aventure philosophi-
que, d’un ton doux-amer, où
Pierre Wolff a laissé percer une
certaine misanthropie souriante.
La mise en scène est habile, un
peu lente, mais très soignée. Ex-
cellente photographie. De très
bonnes scènes, surtout dans la
vie familiale du banquier ou
dans ses rapports avec ses em-
ployés. Musique de Borchard
DANS LES STUDIOS
— — m w ~ : ~ :
Cette Semaine on commence 3 Films
NEUILLY
Diamant noir.
Réal. : J. Delannoy.
Ved. : Gaby Morlay, Charles
Vanel, Louise Carletti.
Décors : Les chambres de
Thérèse, de la jeune fille (Nora).
Tournage : 3" semaine.
Pro l. : Minerva.
FRANÇOIS-ler
On a terminé Le Mystère du
Bois Belleau (Le Collier de
Chanvre). Le film est au mon-
tage.
Prod. : C. F. C.
NICE-C. M. C.
tUntel Père et Fils.
Réal. : J. Duvivier.
Ved. : Raimu, Michèle Mor-
gan, Louis Jouvet, Devillers, Lu-
cien Nat, Suzy Prim, Le Vigan.
Tournage : 13" et dernière se-
maine.
Prod. : Transcontinental.
BILLANCOURT
Volpone.
Réal. : Maurice Tourneur.
(Voir films commencés).
Prod. : Ile-de-France Film.
On monte Faut ce qu’il faut.
Prod. : Vondas.
BUTTES-CHAUMONT
Mariage par Procuration.
(Titre provisoire).
(Voir films commencés).
Tournage : lre semaine.
Prod. : Spéva.
La Voix du Bonheur.
(Fiche semaine prochaine).
Prod. : Films Comète.
Tournage : lre semaine.
On monte Elles étaient
Douze Femmes.
Prod : Régina.
On monte La Grande Leçon.
Prod. : Sifra.
On monte Une Idée à l’Eau.
Prod. : Spardice.
REÜT9FSCAY3QN
Bécassine, le film gai de
Pierre Caron, dont nous
avions donné le titre dans
notre tableau de la produc-
tion comme étant interdît,
n’est nullement interdit par
la Censure. Il sera, au con-
traire, présenté et sorti
prochainement par la So-
ciété D. P. F.
ROME-SCALERA
La Comédie du Bonheur.
Réal. : Marcel L’Herbier.
Ved. : Ramon Novarro, Michel
Simon, Jules Berry, Micheline
Presles, Magdelaine Bérubet.
Isa Pola. Ajoutons enfin ces
noms d’acteurs : Alerme, René
Génin, Jaque Catelain, Marcel
Vallée, Doumel, Tré-ki, Eve
Francis, Sylvie et Bartenelï,
Malbert, Gildès, Stern.
Pr. : Scaléra. Distr : Discina.
LA FILLE DU PUISATIER
Le film de Marcel Pagnoi
est au point. M. Pagnoi com-
mencera à le tourner le 20
mai. Ses protagonistes sont
engagés. Raimu, Josette Day
et Fernandel joueront les
trois principaux rôles de cette
comédie sentimentale et pay-
sanne, dont Pagnoi a écrit le
scénario et les dialogues.
Les Films commencÉs cette Semaine
13. MARIAGE
PAR PROCURATION
(Titre provisoire)
12. VOLPONE
Auteurs : Jules Romains et
Stéfan Zweig, d’après Ben
Jonson.
Dialogues : Jules Romains.
Réalisateur : M. Tourneur.
Décors : Jean Périer et Bar-
sacq et Gut.
Musique : Marcel Delannoy.
Assistant : M. Lepage.
Chef-opérateur : A. Thirard.
Opérateurs : Colas, Du maî-
tre, Taverne.
Régie générale : Denis.
Ing. du son : Guerlinger.
Photographe : Sam Lévin.
Studios : Billancourt.
Enregistrement : W. E.
Script-girl : Suzanne Bon.
expressive et spirituelle. Le dia-
logue est cinglant et juste.
INTERPRÉTATION. — Rai-
mu, grand acteur, se déchaîne
dans le rôle du faux sourd avec
une cocasserie et une richesse
d’expression illimitée. Jacque-
line Delubac est belle, perfide et
ondoyante à souhait, et le cou-
ple des parents parasites est
très bien campé par Gabrielle
Dorziat, très élégante, et l’excel-
lent Alerme. Tramel (le caissier),
Génin, la piquante Yvette Le-
bon, Suzanne Dehelly qui amu-
se, Jean Tissier toujours burles-
que, complètent cette distribu-
tion de classe.
Maquil. : Klein, Gauchat.
Monteur : Marcel Cohen.
Interprètes : Harry Baur,
Louis Jouvet. Charles Dul-
lin, Fernand Ledoux, de ht
Comédie Française, Jac-
queline Delubac, Marion
Dorian, Temerson, Alexan-
dre Rignault.
Prod. : Ile-de-France Film.
Epoque : Renaissance ita-
lienne.
Cadre : L’intérieur d'un ri-
che bourgeois vénitien.
Sujet : Voljjone, vieil hom-
me que l’on dit richissime,
annonce qu’il léguera sa
fortune à ceux qui l’auront
le mieux choyé. Dès lors,
tout lui est dispensé : ar-
gent, honneurs, amour , flat-
terie, plats succulents, pa-
rures. Ce film est l’adapta-
tion de la pièce célèbre
créée à l’Atelier par Char-
les Dullin.
Commencé le 23 mars 1940.
■ Signalons que dans le
n° 1115, page 10, nous avons
passé un cliché représentant
deux soldats suisses au re-
pos. La légende qui portait le
titre : Sentinelles des Alpes
étant erronée, nous rétablis-
sons volontiers : Une photo
du film militaire suisse : Le
Fusilier Wipf, produit par
Praesens Films, de Ziirich.
Auteurs : Jean de Létraz,
Michel Deligne.
Dialogues : Jean de I^étraz.
Réalisateur :
Assistant :
Chef-opérat. : Otto Heller.
Opérateurs : André Thomas
et Ernest Bourcaud.
Décors : G. W akhévitch.
Régie générale: Metchikian.
Régie : Louis Wips.
Musique : Michel Lévine.
Ing. du son : Mavron.
Photographe : Loulou Marx.
Studios : Bulles-Chaumont.
Enregistr. : Radio-Cinéma.
Script-girl :
Maquilleur : Lucien Dupuis.
Monteuse : Mme Martin.
Interprètes : Georges Ri-
gaud, Mona Goya, Jean Tis-
sier, Curette, Blanchette
Brunoy, Raymond Cordy,
Brocharcl.
Dir de prod. : Michel Safra.
Prod. : Spéva.
Distr. : Discina.
Epoque : Moderne.
Cadres : Quelque part aux
armées et dans une maison
de costumes pour théâtres.
Sujet : Deux amis, mobilisés
ensemble, envoient leurs
photos à de jeunes ou-
vrières costumières. Les
photos étant changées, un
imbroglio sentimental et
comique se noue, et se dé-
nouera dans le cadre du
théâtre aux armées.
Commencé le 27 mars 1940.
20
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ANALYSE ET
CRITIQUE DES FILMS
Le Danube Bleu
Drame musical
Origine : Française.
Réalisation : E. Reinert et Al-
fred Rode.
Auteurs : E. Reinert et Cartier.
Dialogues : Yvan Noé.
Décorateur : Duquesne.
Opérât. : Riccioni et Grignon.
Musique : Musique tzigane po-
pulaire et d’Alfred Rode.
Assistant : Serge Laroche.
Interprétation : José Noguéro,
Madeleine Sologne, Jean Gal-
land, Marguerite Moreno, Si-
mone Iléliard, Raymond Sé-
gard, AIlain-Dhurtal, Alfred
Rode et son orchestre tzigane,
Etchepare, Zita Fiore, Temer-
son, Oudart et le petit Claude
Roy.
Studios : François-ler.
Ing. du son : Hawadier.
Prod. : Films Rode.
Edition : S.E.L.F.
CARACTERE DU FILM. —
Un film romanesque et senti-
mental qui se situe sur les
bords du Danube, parmi les
tziganes chanteurs et musi-
ciens, dans une tribu dont le
pittoresque est fort habile-
ment évoqué au cours de ces
images soig.nées.
Un scénario bien construit
permet de suivre l’aventure
de Sandor, tzigane passionné
et beau qui préférera à la
gloire la vie parmi les siens et
l’amour d’une fille de sa race.
Danses, musique et chants
sont les attraits réels de cette
bande originale.
SCENARIO. — Sandor. pau-
vre tzigane des bords danubiens,
et le riche Féry courtisent la
plus belle fille de la tribu : Ani-
ka. Féry meurt assassiné. On
soupçonne Sandor qui s’enfuit.
Sa voix magnifique le fait enga-
ger ci Budapest où il devient cé-
lèbre. Anika démasque le vrai
coupable, le jaloux Rakos. Et les
tziganes viennent chercher San-
dor aux « Ambassadeurs » de
Budapest et le ramènent triom-
phalement dans leur tribu avec
Anika, heureuse d'avoir recon-
quis son bien-aimé.
TECHNIQUE. — La qualité
photographique du film est in-
déniable, et de mélancoliques
visions de fleuve évoquent assez
bien les paysages du Danube.
Les scènes dans le camp tzigane,
la danse, l’orchestre d’Alfred
JEUDI 4 AVRIL
Paramount, 10 h., Pagnol.
Le Président Haudecœur.
SUISSE
La Société « Films Glo-
ria », 122, avenue des
Champs-Elysées, Paris, pro-
ductrice du hlm D’Iierr Mai-
re, parlant alsacien, vous prie
d’insérer que par Jugement
du Tribunal de Commerce de
la Seine, du 3 mars 1940, elle
a obtenu de reprendre les
droits exclusifs de distribu-
tion de ce film pour la Suisse.
Ce jugement statuait dans
un litige entre la Société
Films Gloria et la Société Mo-
nopol Films de Zurich et a
été rendu après plaidoiries
de Me Jean Lévêque et Me
Lehman n.
UN PLAN DE PARIS
CINEMATOGRAPHIQUE
A ETE CREE
Nous sommes heureux d’in-
former toutes les branches
de l’Industrie cinématogra-
phique, ainsi que Messieurs
leurs Représentants, qu’un
plan de Paris vient d’être
créée sur lequel est mention-
né chaque établissement et
chaque circuit.
Ce travail a été établi par
M. Roubaud, 9, rue Couche,
Paris-1 4e.
Nul doute que ce docu-
ment, d’une grande utilité et
d’une incontestable valeur,
soit demain entre les mains
de tous.
1 M. Perdriei-Vaissière, di-
recteur de cinémas en Bretagne,
vient de faire rééquiper sa ca-
bine de Paimpol avec projec-
teurs « Victoria IV/B » et sys-
tème sonore standard des Eta-
blissements Cinélume, 3, rue du
Colisée à Paris.
Rode remarquablement conduit
et enregistré ajoutent leurs at-
traits à l’intrigue sentimentale
corsée, et qui plaira. Un riche
décor (les Ambassadeurs) sert
de cadre aux scènes finales qui
permettent d’entendre de beaux
airs très bien chantés.
INTERPRETATION. — José
Noguéro révèle ici un don de
chanteur de qualité et reste un
jeune premier romantique et
sensible. La vive Madeleine So-
logne a de la flamme et du char-
me, Jean Galland dessine, spiri-
tuellement, un assassin haineux
et Marguerite Moreno a beau-
coup d’allure en vieille bohé-
mienne. Jolie silhouette de Si-
mone Héliard. L’ensemble de la
troupe a beaucoup de tenue.
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Paramount, 10 h., Prod. Garb.
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Sérénade (5e sem.) (Mari-
gnan) (Astra-Paris Films).
Les Musiciens du Ciel (Coli-
sée) (7” sem.) (Filmsonor).
Battement de Cœur (Made-
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La Famille Duraton (4e sem.)
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sem.) (Champs - Elysées)
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Pacific Express (Rex) (2e s.)
(Paramount).
L’Amour frappe André Har-
dy (Marbeuf) (2e semaine)
(M.-G.-M.).
La Mousson (3f sem.) (Le Pa
ris) (Fox).
L'Espion noir (3? sem.) (Cé-
sar-Max-Linder).
La Grande Parade de Disney
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(R. K. O. Radio).
Lune de Miel à Bali (4e sem.)
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Le Mystère de la Maison Nor-
man (5e sem.) (Lord-Bv-
ron) (Paramount).
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sem.) (Biarritz) (Columb.).
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C’est Soldai de France et non
« Soldat en France », comme
nous l’avions imprimé par er-
reur, le titre de la nouvelle
chanson-marche de nos amis
Henry Lafragette et Yves Fos-
soul.
Cette chanson, enregistrée sur
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obtient dans les principaux ci-
némas de France un succès de
plus en plus marqué.
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SUISSE : ROYAL FILM, 10, Rue d'Italie
GENÈVE
Après 3 semaines Je Succès
à /'OLYMPIA
"APRÈS MEIN KAMPF...
MES CRIMES...
par ADOLF HITLER
11
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LINE NORO et ROGER KARL
continue sa carrière sensationnelle
dans les grandes villes Je province
Succès Je plus en plus grand
5eme Semaine d’exclusivité au CESAR
L’ESPION NOIR
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LE CINEMA FRANÇAIS
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Téléphone : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n° 702-66, Paris
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Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLÉ
Rédacteur en chef (par intérim) : Lucie DERAIN
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
L’INDUSTRIE FRANÇAISE SE NORMALISE
H1 L'ELAN GREAT
Gaby Morlay, Charles Vanel, Escande
et Louise Carletti
dans Diamant noir.
film de J. JDelannoy. (Minerva).
En Pologne les Allemands pendent
les Directeurs qui ont passé lefilm
“ Les^Aveux d un Espion Nazi ’’
La nouvelle, pour aussi effrayante
qu’elle puisse paraître, est exacte. En
Pologne occupée par les Allemands, tous
les exploitants qui ont passé, avant ia
guerre, « Les Aveux d’un Espion nazi »,
ont été pendus dans leur salle. Certains
employés de la Warner Bros à Varsovie
ont subi le même sort. Un représentant
général de Warner Bros dans la capitale
polonaise a échappé par miracle aux Al-
lemands. Au reste, ces faits sont contrô-
lés, et même publiés dans un livre paru
récemment et qui a trait aux atrocités
allemandes en Pologne.
Le curieux de cette pénible affaire
est que le film « Les Aveux d’un Espion
nazi » passe en Pologne annexée par les
Russes, et sans aucun inconvénient pour
les directeurs de cinémas... — L. I).
4
Le Premier Film américain
de Michèle Morgan sera une
production R. K. 0. Radio
Il se confirme que Michèle Morgan aurait
signé un engagement pour aller tourner un
— ou plusieurs films — à Hollywood. Le
départ pour les Etats-Unis de la vedette des
Musiciens du Ciel aurait lieu vers le milieu
de l’été prochain.
C’est dans une production R. K. O. Radio
que Michèle Morgan ferait ses débuts dans
le cinéma américain. — P. A.
Nous n’avons pas encore pu publier, ni
même mettre au point final, les « Statisti-
ques pour 1939 » que nous donnons généra-
lement dans le numéro trimestriel de fin
décembre.
La plupart des collaborateurs habituels
de La Cinémato, à Paris, en Province, à
l’Etranger, sont mobilisés.
C’est une valable excuse pour ce retard.
Ceux qui maintiennent depuis septembre
La Cinématographie Française dans sa for-
me hebdomadaire sont Valéry Roger, dont
le bras unique en vaut quatre, Morel l’An-
cien, et Lucie Derain. Le confrère Rod de
Marseille peut bien bêcher cette dernière.
Il peut s’aligner pour pondre et mettre en
pages des numéros informés comme ceux
que Lucie nous donne depuis sept mois.
Ceci dit, revenons à nos statistiques.
Au moment où la guerre est venue, les stu-
dios avaient tourné ou commencé, depuis
janvier 39, 85 films. Sur ceux-là, 30 ont été
achevés entre temps. Et 8 seulement (voir
lableau de la Production dans notre numéro
du 23 mars) n’ont pu encore être terminés.
Production nouvelle : De septembre à dé-
cembre, 5 films. Depuis le l"r janvier 40,
tournés ou commencés : 16 films.
Sans atteindre encore les chiffres habi-
tuels de la période correspondante du temps
de paix, qui sont d’une quarantaine, les
producteurs français ont donc fait un consi-
dérable effort, et eet effort s’est accéléré de-
puis les dernières semaines.
Sont-ce de grands films ? Il y en a évidem-
ment un certain nombre traités hâtivement,
pour une clientèle de langue française ordi-
naire, mais un nombre plus important reste
dans la ligne de la plus belle qualité fran-
çaise.
Pour les acheteurs étrangers, qui n’ont pu
venir les chercher encore à Paris même, je
citerai quelques titres :
Parmi les films terminés :
L’Homme qui cherche la Vérité (P. WolfT)
avec Raimu. Prod. : Gibé (déjà présenté).
f Intel Père et Fils, de Julien Duvivier,
avec Michèle Morgan, Raimu, Jouvet. (Prod.
Transcontinental. Distr. Columbia.)
Paris-New York (seuls les extérieurs
Avaient été faits avant ia guerre). (Prod. Ré-
gina.)
L’Empreinte du Dieu, de Léonide Moguy,
avec Pierre Blanchar (extérieurs faits avant
la guerre).
Elles étaient Douze Femmes (Prod. Régi-
na), film ne comportant que des femmes,
parmi lesquelles Gaby Morlay, Françoise
Rosay, Betty Stockfeld, etc...
Ceux du Ciel, avec Marie Bell, Pierre
Renoir, Jean Galland, Suzy Solidor. (Prod.
Fana.)
Un Soir d’ Alerte, de Baroncelli, avec Jo-
séphine Baker et Lucien Baroux (Flag-
Sédif).
Monsieur Hector avec Fernandel (Dis.pa).
Le Mystère du Bois Belleau, film policier
(C. F. C.), avec André Luguet et Delubac.
*
'* *
Dans les films en cours :
Volpone, de Tourneur, avec Raimu, Jou-
vet, Dullin, Delubac. (Prod. Ile-de-France
Film.)
Mariage par Procuration (Spéva-Discina),
de Maurice Cloche, avec Georges Rigaud,
Carette, Tissier, Cordy, etc...
La Mer en Flammes, de Joannon, avec
Marie Déa, Rouleau, Hugo Haas, Toutain.
(Prod. C. F. C.)
*
* *
Dans les films en préparation :
La Valse de l’Adieu avec Pierre Blanchar
(Chopin), film de Tourneur, La Fille du Pui-
satier, de Marcel Pagnol, avec Raimu, un
film de Decoin-Darrieux pour Ciné-Alliance,
deux films de Viviane Romance-Flamant,
l’un pour Bercholz, l’autre pour Idéal Films,
trois films de la S. C. C., distribution Pathé-
Consortium : Parade en Sept Nuits, d’Allé-
gret, Les Gardiennes, de Pérochou, Les Cinq
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CINE
RAPHIE
SE
A TRAVERS LE MONDE
Les Films\ français sont jugés
trop tristes
RÉPARTITION DES RECETTES BLOQUÉES AUX FIRMES
AMÉRICAINES D’ANGLETERRE
Empêchera-t-on les Américains d’exploiter les Salles ?
pour les Films
aux Etats - Unis
saignant d’un peuple troublé, au bord du
cataclysme qu’est la guerre ».
« Les œuvres les plus récentes du cinéma
français, ajoute le critique, sont des poèmes
funèbres ».
La Fin du Jour a, pour lui, « la saveur
pessimiste d’une société en état de crise ».
Dans Le Quai des Brumes, « la chose la
plus émouvante et la plus irritante est la
représentation de l’humanité se débattant
contre un destin maléfique ».
« Il n’y a qu’un film sur la France qui
échappe à cette ambiance, termine le criti-
que de Esquire, c’est Regain, un poème pas-
toral, un chant de la terre, de la beauté, de
la vie primitive ».
En fait, Regain, présenté à New York sous
le titre de Harvest, a été le seul succès réel
de film parlant étranger à New York cet hi-
ver.
Nous nous permettons de rappeler ici
que la critique avait été dure pour ce film i
quand il avait paru sur l’écran du Marignan
en octobre 1937. Personnellement, nous
n’avions jamais compris ce qu’on pouvait
reprocher à Regain.
En tous cas, c’est avec regret que nous i
nous apercevons que nous avions pleine-
ment raison quand, dans ces colonnes, nous
demandions au cinéma français de sortir
de l’ornière des sujets lourds et malsains.
« Le crime ne paie pas » est un slogan qui
peut s’appliquer au cinéma.
« Montrez à l’étranger le vrai visage de la
France », demandions-nous ici aux produc-
teurs voici deux ans.
En temps de guerre, ce n’est plus seule-
ment une chose utile, mais une nécessité
élémentaire. — Pierre A.
Cent Millions de la Bégum, de Jules Verne...
L’Impasse avec Marie Déa pour Diseina, etc.
Je citerai naturellement, dès que j’en con-
naîtrai les détails, ceux qui, dans les tran-
ches suivantes, s’avéreront remarquables
par leur technique et le soin avec lesquels
on les réalise.
C’est manifestement encore vers la qua-
lité et vers le sens moral latin que les pro-
ducteurs français se tournent... et tournent.
Constatation satisfaisante pour le bilan
d’un dur semestre.
Exploitation :
On peut résumer sa situation ainsi : Pa-
ris, grandes villes de l’Est, rendement incer-
tain et le plus souvent diminué pour les
grands films. Ailleurs, rendement du temps
de paix diminué de 20 %, mais régulier. La
clientèle qui « vient » est plus facile à sa-
tisfaire. La grande clientèle est difficile à
secouer. De là, provient la moindre recher-
che de grands films inédits et la floraison
de programmes à bon marché faits de re-
prises, bonnes et, hélas aussi, souvent, mé-
diocres.
La réaction est en train de se produire.
Certains grands films ont soudainement
« pompé » la clientèle dans les villes im-
portantes. Des matinées ont eu des recettes
de grands soirs. Il est probable que nous
verrons d’ici peu les exclusivités refleurir
avec des recettes-record du temps de paix.
Ce symptôme : On ouvre des salles. Ci-
tons : En novembre, le Cinévox de Nantes
(M. Turlin), en décembre, le Triomphe de
Paris (M. Spoliansky), en janvier, le Caméra,
de Settat (M. Nouchy), le Rex, de Tanger
(MM. Serret et Langlet), Phocéac, de Mar-
seille (Cinévog), en février, le Normandy,
de Lyon (ex-Odéon), en mars, le Français de
Paris (Haïk-Siritzkv).
Un recensement prochain nous permettra
de dire combien de salles de mobilisés ont
pu rouvrir depuis septembre.
Quel sera l’appoint de la Distribution ?
Après l’effort habituel du contingent du
premier semestre, en juillet, la limitation
des entrées a été levée. Cependant, est-ce
prudence des importateurs, est-ce réticence
de la Commission de Contrôle, le chiffre des
films doublés visés pendant le deuxième se-
mestre n’est que de 30, au lieu de 90 habi-
tuels.
Que nous prépare-t-on pour le premier se-
mestre 40, au cours duquel les grands dis-
tributeurs américains donnent leurs sélec-
tions ? Que nous viendra-t-il de Rome, de
Londres, de Bruxelles, de Stockholm, de
Madrid ? Paul Auguste H.
«
Janine Darcey tourne à Londres
en vedette
A Denham, Legeran Film tourne OUI Bill
et Son, dont l’action se passe en France avec
les armées britanniques. De nombreux exté-
rieurs ont d’ailleurs été pris sur le vif avec
le B.E.F.
Notre charmante compatriote, Janine
Darcey, qui tourna déjà à Londres : French
Without Tears (En Français... Messieurs !),
est la vedette féminine de ce film dont le
chef-opérateur n’est autre que Georges Pé-
rinal. On parle beaucoup français à Denham
en ce moment. — Pierre A.
Baisse de 25 °/o
étrangers projetés
D’après notre confrère américain Motion
Picture Daily, les recettes des salles spécia-
lisées américaines projetant des films par-
lant étranger, ont baissé de 25 à 30 % au
cours de ces derniers mois.
L’une des raisons données pour expliquer
cette baisse serait le fait que la guerre euro-
péenne a rendu les Américains « plus pa-
triotiques » et que le mouvement actuel pro-
pagé aux Etats-Unis « Achetez Américain »
a atteint le cinéma.
Cent soixante-quinze salles environ pro-
jetaient aux Etats-Unis — soit de façon ré-
gulière, soit de temps à autre, des films par-
lant étranger. Beaucoup d’entre elles seraient
revenues à l’exploitation d’américains, faute
de clientèle suffisante et aussi de bons films
parlant étranger.
Cependant, les distributeurs de ce genre
de films disent qu’il n’y a pas encore man-
que de production causé par la guerre
puisque la plupart des films étrangers proje-
tés cet hiver dataient d’un an.
Un facteur plus sérieux serait — toujours
d’après les distributeurs de films parlant
étranger — le fait que les films européens,
et spécialement les films français, sont trop
souvent de lourds et sombres drames, tandis
que le public américain demande actuelle-
ment du spectacle léger.
Les films français qui ont été projetés à
New York cet hiver : J’accuse, La Fin du
Jour, Le Quai des Brumes, Raspoutine,
n’étaient évidemment pas des œuvres bien
réjouissantes.
Le critique de la revue Esquire voit même
dans cette ambiance lourde et souvent mal-
saine, spéciale au film français, « le cœur
La distribution entre les différentes
compagnies américaines des recettes
bloquées pouvant être exportées d’An-
gleterre n’a pas été sans difficultés, les
compagnies n’étant pas d’accord sur
leurs pourcentages respectifs. On sait
que 17.500.000 dollars pourront être
exportés annuellement à partir du 1" oc-
tobre dernier. Les principales sociétés
américaines auraient obtenu les pour-
centages suivants : Métro 25 % ; Warner
Bros 18 %; 20th Fox 17,5 %; Para-
mount 15 %. Universal n’est pas com-
pris dans cet arrangement, sa position
en Angleterre étant tout à fait différente.
La somme totale à exporter représente-
rait le tiers du revenu annuel des films
américains en Grande-Bretagne et envi-
ron 50 % des recettes nettes.
Le Comité, qui a discuté avec les pro-
ductions britanniques d’une part et les
distributeurs américains, d’autre part, a
déjà communiqué au gouvernement une
décision importante : les Américains ne
devraient pas être autorisés à utiliser
leurs crédits gelés à l’exploitation de
salles. M. C. P. Metcalfe est d’avis que
les membres de l’industrie cinématogra-
phique n’ont qu’une vague idée de ce qui
se passe. Plusieurs questions graves
sont intimement liées : changement du
contingentement, disposition des crédits
gelés, formation d’une banque du film.
Cette dernière aurait pour objet de four-
nir des capitaux pour la production de
films britanniques, en plus de ceux pré-
vus par le contingentement.
POUR LES
DIRECTEURS
Rubrique consacrée
à la vie du métier,
mais aussi
Tribune libre de nos
Abonnés-Directeurs.
De grands Filins français, américains et britanniques à Rouen
Rouen. — Au cours de ces dernières se-
maines, le public rouennais a eu la primeur
d’un nombre important de grands films
français et étrangers, dont certains proje-
tés en même temps que dans les salles d’ex-
clusivité de Paris.
C’est ainsi que L’Emigrante est passé à
l’Eden pour les fêtes de Pâques Cette salle
avait donné la semaine précédente Petite
Princesse, grand film en couleurs, avec Shir-
ley Temple que l’on peut voir cette semaine
au Sélect.
La belle salle du Normandy a donné suc-
cessivement, depuis trois semaines, L’En-
traîneuse, qui a remporté un très gros suc-
cès, grâce à l’interprétation de Michèle Mor-
gan, fut appréciée dans sa province d’ori-
gine, Des Hommes sont nés (du 13 au 19
mars), et Les Quatre Plumes blanches, la
grande production anglaise en couleurs de
Alexandre Korda (du 20 au 2G mars).
L’Omnia-Pathé (circuit Pathé-Cinéma),
après avoir projeté la semaine dernière Le
Dernier Tournant (enfin autorisé par la cen-
A TOULOUSE
Le Gaumont-Palace, théâtre de îaS.H.E.G.
Recettes progressives
Il m’est agréable de parler des efforts ac-
complis cette saison par le Gaumont-Palace
de Toulouse, pour ne présenter à sa clien-
tèle, que des bandes de choix.
Après :
Noix de Coco; L’ Entraîneuse; Les Aveux
d’un Espion nazi; Mon Oncle et mon Curé ;
j Elle et Lui; Monsieur Brotonneau; La Fin
du Jour; Jeunes Filles en Détresse; Le
Chien des Baskerville ; Les Otages; La Che-
vauchée fantastique; Cavalcade d’Amour;
Le Bois sacré; Le Lion a des Ailes; Cet Age
\ ingrat; Feu de Paille; Tempête; Battement
de Cœur.
De nouveaux programmes importants sont
annoncés : Petite Princesse ; Les Musiciens
du Ciel; Angélica; Rappel immédiat; Qua-
tre Plumes blanches; Paris-New York; La
Règle du Jeu; Hôtel Impérial.
Soulignons également que les recettes du
Gaumont-Palace de Toulouse sont en nette
progression sur celles des années précé-
dentes.
En ce qui concerne la publicité, celle-ci
est très soignée, comportant des pavés im-
portants dans les quotidiens; de grands
panneaux publicitaires, placés dans les en-
droits les plus passagers de la ville, tout
cela représente un gros effort en vue de re-
tenir l’attention du public.
Nous ne pouvons que nous réjouir de
voir cette belle salle, prendre une excellente
place dans l’exploitation toulousaine et nous
terminerons en adressant nos félicitations à
la direction de la S.N.E.G., ainsi qu’à M.
Merger, directeur de cet établissement.
Roger Bruguière.
sure), a donné pour les fêtes de Pâques un
film policier français, Grey contre X avec,
en première partie un film anglais doublé :
Capitaine Pirate (Dr Syn).
Le Cinédit, qui avait projeté la semaine
dernière en première vision Les Hauts de
Hurlevent (version doublée), a donné pour
les fêtes de Pâques Arènes Joyeuses, tandis
que dans la salle adjacente, au Studio 34,
Les Hauts de Hurlevent continuaient leur
carrière en versions originale et doublée al-
ternées.
Citons également les programmes du Pa-
lace-Opéra qui donne en reprise quelques-
uns des meilleurs films français de ces der-
nières années, à raison de deux par pro-
gramme : Entrée des Artistes et Feu, Un
Soir de Rafle et Fanfare d’Amour.
Tandis que l’Omnia-Pathé et le Normandy
donnent chaque jour une matinée à 14 h. 45
et une soirée à 20 h. 45, l’Eden, le Sélect, le
Cinédit et le Palace-Opéra ont leur specta-
cle permanent de 13 h. ou 14 h. à 23 h. 30.
Ex.
Grande activité des salles lyonnaises
Durant ces dernières semaines, l’exploi-
tation cinématographique lyonnaise a été
particulièrement active.
Les films récemment présentés ont rem-
porté un succès continu et les chiffres des
recettes sont toujours en progression.
Pièges au Royal, Tourbillon de Paris au
Majestic et L’Ombre du Deuxième Bureau à
l’A. B. C. ont respectivement tenu l’écran
pendant quatre semaines.
Elle et Lui, Sérénade ont été donnés pen-
dant deux semaines par le Pathé-Palace, ce
qui est exceptionnel étant donné l’impor-
tance de notre première salle.
La Charrette fantôme à la Scala, Dédé la
Musique, Dernière Jeunesse et Le Roi des
Galéjeurs au Tivoli ont également atteint
facilement deux semaines. — Jean Clère.
♦
UNE INNOVATION A ANNECY
La Grande Taverne
devient Cité-Taverne
Sous l’active impulsion de M. Manfredi, le
sympathique administrateur de l’Hôtel
Splendid, Annecy vient de s’enrichir d’une
nouvelle salle.
Un court programme, des actualités et des
consommations de choix dans un cadre
agréable.
La cabine, équipée avec les projecteurs
froids « Victoria VI » et lanternes Zénith II,
a été confiée aux Etablissements François
de Grenoble, agents de la Société Cinélume.
Réouverture
du Cinéma “CE SOIR”
sur les Roulevards
Lorsque les événements survinrent en
septembre 1939, le cinéma « Ce Soir » était
en pleine transformation, s’agrandissant de
200 places.
Le directeur mobilisé, les travaux furent
arrêtés. Ils ont été repris depuis et c’est avec
un gros succès que cette salle, appelée main-
tenant « Les Italiens », a fait sa réouver-
ture le samedi 30 mars dernier. Le film
Rappel immédiat était au programme.
L’équipement de la cabine a été effectué
par les Etablissements « Cinélume » avec
leur nouveau projecteur froid « Victo-
ria » VI et leur système sonore Polyphonie
à Hauts-Parleurs multicellulaires.
♦
LE COURRIER DES DIRECTEURS
Messieurs,
J’ai pris connaissance de votre dernier
numéro du procès verbal de la Commission
mixte concernant la taxe d’armement. Celle-
ci est due, ainsi que l’a indiqué le législa-
teur, par le consommateur. Pourtant, étant
données les particularités de notre métier,
et l’impossibilité où nous sommes de majo-
rer nos places d’un ou deux sous (voyez dif-
ficulté de monnaie et encombrement des
guichets, etc...), il eut paru logique que le
Directeur de cinéma ne soit pas astreint à
payer deux fois : une fois pour lui-même,
une fois pour son client. Dans ces condi-
tions, la Commission mixte aurait pu admet-
tre d’en prendre la moitié à sa charge et de
n’en compter que l’autre moitié à la factu-
ration des films. De la sorte, à échelon su-
périeur, tout serait rentré dans l’ordre.
Il n’en a pas été ainsi, mais en tous cas,
j’estime complètement faux de dire que le
Directeur n’a pas le droit de défalquer du
bordereau le montant de cette taxe. Prenons
le cas d’une place à 15 francs qui supporte
déjà le timbre de quittance de GO centimes-
Le contrôleur ne taxe cette place que sur
14 fr. 40 et nos écritures n’indiquent pour
chaque billet de 15 fr. qu’une rentrée effec-
tive de 14 fr. 40. Il y a donc lieu tout sim-
plement de considérer les 15 centimes de la
taxe d’armement comme une avance sup-
plémentaire.
Si nous prenons des prix de places ré-
duits de 4, 5 et 0 francs par exemple, rien
ne nous empêche d’afficher par exemple :
3 fr. 95, 4 fr. 95 et 5 fr. 95, plus taxe d’ar-
mement, auquel cas personne ne trouverait
rien à redire.
C. Q. F. D.
Nous vous prions, etc...
8
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CIÎNEMiîJÏÏÏRAPHIE
fr£|Mmse
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦<
3cm
Mise au point définitive
sur la taxe d’armement
M. Vandal, Président de la Chambre
Syndicale du Film Français, nous prie
d’insérer la note établie par le Conseil
fiscal de la Chambre Syndicale, et qui
met au point définitivement la question
de la perception de la taxe d’Armement.
Il nous paraît opportun d’apporter encore
certaines précisions concernant la taxe d’ar-
mement en ce qui a trait aux charges res-
pectives îles Distributeurs et des Directeurs.
En effet, des controverses ont lieu encore
à ce sujet et les décisions de la Commission
Mixte, chargée d’étudier et de mettre défini-
tivement au point les relations entre l’Ex-
ploitation et la Distribution sont soumises
à commentaires divers et opinions diver-
gentes.
il convient donc de faire le point d’une
manière définitive.
Les contrats entre Distributeurs et Ex-
ploitants de salles, antérieurs au l*r mai
1939, point de départ de la taxe d’armement,
ne comportaient stipulation des déductions
sur les recettes brutes des salles, pour le cal-
cul du pourcentage revenant à la Produc-
tion et à la Distribution, que pour les taxes
sur les spectacles et les droits d’auteur.
Ces clauses contractuelles sont intangibles
quels que soient les impôts pages frappant
chacun des co-contractants.
La loi autorisait d’ailleurs les bénéficiai-
res de marchés antérieurs au 1er mai 1939 à
fournir un état avant le 1er juin permettant,
jusqu’au 31 décembre 1939, de ne pas régler
le 1 % de la taxe d’armement sur les recet-
tes en provenance de ces marchés.
Par conséquent, les Distributeurs et Pro-
ducteurs pour les contrats signés avant le
1er mai 1939 n’étaient pas redevables de la
taxe de 1 % pour la part leur revenant.
Par contre, les exploitants de salles
n’ayant pas de contrat avec le public,
étaient redevables sur les recettes brutes
perçues dans les salles à raison de 1 % sur
lesdites recettes.
Mais les Pouvoirs Publics, en l'espèce les
ministres des Finances et de l’Economie Na-
tionale, avaient autorisé la majoration des
factures à la consommation et ceci sous le
contrôle des Commissions de surveillance
des prix. La hausse des prix licites était de
1/99°, soit environ 1,111 %, afin de récupé-
rer la taxe d’armement, et uniquement cette
La Compagnie commerciale « Radiolux »,
qui est une des plus anciennes firmes d’im-
portation de films français en Argentine et
en Uruguay, nous écrit pour signaler qu’elle
a confié sa représentation en France à la
« Société Sagor ».
Elle en profite pour nous signaler les dif-
ficultés nées depuis la guerre européenne,
dans les transports des films, et surtout
dans les retards des lettres et des câbles
retenus par la Censure, et qui rendent irré-
gulières les arrivées de copies, et jettent un
grand trouble dans les affaires d’importa-
taxe à tous les stades de l’économie natio-
nale.
En conséquence, il appartenait donc aux
Exploitants de salles, comme pour tous
commerces, industries ou prestations de
services, de majorer le prix des billets. Mais
ils n’avaient aucun droit d’opérer une rete-
nue quelconque sur la part Distributeur ou
Producteur; le principe est que la taxe doit
rester à la charge respective de chacun des
co-contractants sauf indications contraires
au contrat de location.
En résumé, dans le cas normal — le Distri-
buteur à partir du l*r mai 1939, pour les
contrats signés après cette date, et, à partir
du 1er janvier 1940, quelle que soit la date
d’origine de ces contrats, devait donc ré-
gler au bureau du chiffre d’affaires 1 % sur
les sommes lui revenant de par son con-
trat — le Producteur cinématographique,
dont le Distributeur n’est plus qu’un man-
dataire, 1 % sur les sommes totales tou-
chées par lui et le Distributeur — l’Exploi-
tant de salles 1 % sur les recettes brutes
perçues à ses guichets.
C’est ce que la Commission, dans une
phrase lapidaire, a exprimé en disant
qu’elle reconnaissait « que la taxe d’arme-
ment devait être régulièrement à la charge
respective de chacun des contractants ».
Sauf stipulation absolue au contrat, il
n’appartenait donc pas aux Exploitants de
salles de faire payer une partie de leur taxe,
définie comme ci-dessus, aux Producteurs et
Distributeurs.
Dans un esprit d’apaisement, la Commis-
sion atténue le caractère rigoureux de ce
principe en ce qui concerne le passé, les
litiges subsistants résultant de contrats an-
ciens devant être résolus par des accords
empreints du plus large esprit de concilia-
tion.
Mais la position doit être exactement
prise pour l’avenir selon les principes fon-
damentaux exposés plus haut et desquels
les représentants des Directeurs et des Dis-
tributeurs n’ont pu que constater la légalité,
par conséquent, le bien fondé et l’équité.
.1. M. RIBES,
tion, causant ainsi aux films français les
plus grands dommages.
*
* *
Nous savons que l’on s’efforce, en haut-
lieu, d’aplanir le plus possible toutes les
formalités de l’exportation. Cette lettre d’un
acheteur argentin de films français prou-
vera que l’Amérique du Sud réclame du film
français, mais désire être assurée d’une li-
vraison régulière et d’un échange à peu
près normal de correspondance commer-
ciale.
Pacific Express dénote un nouvel et très gros
effort du cinéma américain. Le nom de Cecil de
Mille confère à cette œuvre un prestige tout par-
ticulier.
Ce film très mouvementé, fertile en clous ex-
traordinaires, est admirablement joué par Joël
MacCrea, Barbara Stanwyck, que vous voyez ci-
dessus, et Akim Tamiroff, en tète d’une distri-
bution comprenant des milliers de vrais Indiens.
Pacific Express, qui devait être présenté au
Festival de Cannes, a été choisi comme pro-
gramme de réouverture par le Rex de Paris, qui
fait, avec cette production formidable, des sal-
1 e’s combles.
( Paramount ).
M. Leon Poirier a prËseaté an public aljérois
mm OU L’EPOPEE DU CONGO
La vaste salle du Majestic a connu récem-
ment, une affluence exceptionnelle à l’oc-
casion de la première de Brazza, donnée au
bénéfice du « Comité Central de Secourt
aux Mobilisés et à leurs Familles ». Les hon-
neurs étaient rendus par un détachement de
tirailleurs sénégalais.
Léon Poirier, venu tout spécialement dt
Paris, présenta son film en une allocutior
fort intéressante puisqu’à l’attrait de l’his
toire, s’ajoutait celui, combien méconnu di
public, des conditions toutes spéciales de:
prises de vues africaines de cette produc
tion. Ce fut ensuite la projection de Brgzzi
qui captiva les spectateurs de cette Dell»
soirée due à l’obligeance de M. Joseph Sci
berras. — Paul Saffar.
CESSIONS DE CINÉMAS
MM. les Proprietaires et Directeurs de Salles
sont informés que MM.
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LA PRODUCTION FRANÇAISE
EN PLEINE ACTIVITÉ
ON TOURNE 6 FILMS
DONT 2 QUI COMMENCENT
NE U I L L Y
Diamant noir.
Réal. : Jean Delannoy.
Ved. : Gaby Morlay, Charles
Vanel, Louise Carletti, Maurice
Eseande, Guy Denancy.
Tournage : 4" semaine.
Prod. : Films Minerva.
BUTTES -GHAUMOHT
Mariage par Procuration.
Réal. : Maurice Cloche.
Ved. : Georges Rigaud, Mona
Goya, Jean Tissier, Carette, Cor-
dv, Blanchette Brunoy, Bro-
chard.
Décor : Une écurie transfor-
mée en cantonnement militaire.
Tournage : 2° semaine.
Prod. : Spéva.
La Voix du Bonheur.
Réal. : René Jayet.
Ved. : Jules Berry, Suzy Ver-
non, Gina Manès, Jean Debu-
court, Gaby Farguette.
Décors : Des chambres, un la-
boratoire.
Tournage : 2e semaine.
Prod. : Films Comète.
Au montage : Une Idée à
l'Eau.
Prod. : Spardice.
A ce sujet, précisons que ce
film aura un métrage de 2.300
mètres et sera donc un grand
film de deuxième partie.
N I C E
C. M. C.
Untel Père et Fils.
Réal. : Julien Duvivier.
Le film est maintenant com-
plètement terminé. Le montage
est également presque achevé.
Prod. : Transcontinental.
Distr. : Columbia.
♦
ROME
ROME-SCALERA
La Comédie du Bonheur.
Réal. : Marcel L’Herbier.
Ved. : Ramon Novarro, Michel
Simon, Jules Berry, Micheline
Presles, Isa Pola, Alerme, Eve
Francis, etc...
Prod. : Scaléra.
Distr. : Discina.
BILLANCOURT
Volpone.
Réal. : Maurice Tourneur.
Ved. : Harry Baur, Louis Jou-
vet, Jacqueline Delubac, Charles
Dullin, Rignault, Ledoux, Ma-
rion Dorian, Temerson.
Décors : La chambre de Vol-
pone. La Douane.
Tournage : 2*' semaine.
Prod. : Ile-de-France Film.
Soldats sans Uniforme.
(Voir fiche technique).
Tournage : l1® semaine.
Prod. : Sté du Film « Soldats
sans Uniforme ».
JOINVILLE-PATHE
On prépare les décors du pre-
j mier film de la S. C. C. : Parade
en Sept Nuits que doit réaliser
Marc Allégret et dont le début
aura lieu le 21 avril.
Une grande chambre fas-
tueuse avec un lit à balda-
quin en torsades et une baie
ouvrant sur le « Canale Gan-
de » où passent les gondoles.
Evocation de la Renaissance
vénitienne.
C’est le décor d’une des
scènes capitales de « Volpo-
ne », le film que réalise ac-
tuellement Maurice Tourneur,
d’après la pièce de Jules Ro-
mains et Stefan Zweig, inspi-
rée de Ben Jonson.
On sait le thème : la cupi-
dité. Autour de ce motif cen-
trai, incarné par l’artificieux
Mosca (Louis Jouvet), nous
voyons se débattre Volpone
(Harry Baur), faux mourant
auquel seront apportés tous
les biens de la terre sous la
forme de cadeaux intéressés.
De belles femmes, telle Co-
lomba (Jacqueline Delubac)
ou Canina (Marion Dorian),
des avares donnant leur or,
FRANÇOIS Ier
La Mer en Flammes.
Réal. : Léo Joannon.
(Voir fie De technique).
Tournage : U® semaine.
Prod. : Majestic Film-C.F.C.
F R A N C CE U R
Le Duel.
Réal. : P. Fresnay.
Ved. : P. Fresnay, Rouleau,
Raimu, Yvonne Printemps.
On tourne une semaine pour
terminer les scènes interrom-
pues lors de la mobilisation.
Prod. : C.I.C.C.
ÉPIN A Y-ÉCLAIR
On enregistre la musique de
Macao.
des personnages d’un haut
relief comme Corbaccio
(Charles Dullin) ou Corvino
(Fernand Ledoux) ou Léone
(Alex Rignault) se poursui-
vent dans cette histoire tru-
culente et savoureuse, qui a
des rebondissements inatten-
dus dans le cadre du tribunal
où l’on juge l’affaire et sou
immoralisme.
« Volpone » fut une pièce
à grand retentissement. « Vol-
pone », film, aura la même im-
portance, et le mouvement
ondoyant du rythme cinéma-
tographique, cependant que
les producteurs ( Sle-de-Fran-
ce Film) accordent à sa réali-
sation un soin et une ampleur
de grand film du temps de
paix. Les seuls costumes por-
tés par les protagonistes té-
moigneront, par leur richesse
et leur originalité, des efforts
faits pour assurer à « Volpo-
ne » tous ses moyens esthéti-
ques. — L. D.
Annie Vernay
l’exquise jeune première dans
Le Mystère du Bois Belleau,
film de Léon Mathot.
(C. F. C.)
AU MONTAGE
■ Le Roman de Renard, l’œu-
vre célèbre et poétique de notre
Moyen-Age, a tenté le grand
réalisateur de films en figurines
animées : Ladislas Starevitch
qui avait commencé avant la
guerre un formidable travail
pour faire vivre sur l’écran les
personnages de celte épopée.
Roger Richebé vient de terminer
son adaptation sur les images de
Starevitch. Après des mois de
mise au point, Le Roman de
Renard sera présenté la semai-
ne prochaine en séance privée.
Nous en donnerons alors l’ana-
lyse.
LES AMES DU CINEMA
DOCUMENTAIRE
La dernière séance avait per-
mis de passer plusieurs films de
Jean Painlevé, notamment Voya-
ge dans le Ciel, Les Pantopodes,
Le Vampire et tes journaux de
guerre nos 22 et 24. La séance,
qui a eu lieu jeudi 4 avril tou-
jours au Musée de L’Homme,
comprenait des films de voyage
et d’ exploration, et notamment
Dans les Canyons du Colorado,
film sur format standard, rap-
porté par l' expédition Bernard
de Colmont, ainsi que de nou-
veaux numéros du Journal de
Guerre du S. C. A.
Maurice Tourneur dirige
Harry Baur - “Volpone”
et Jacaueline Delubac-
“Colomba”
!0
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Les FILMS COMMENCÉS
14. LA VOIX DU BONHEUR
Auteur : Mme Pley.
Adaptation : Mme Pley et
René Jayet.
Réalisateur : René Jayet.
Chef-opérateur : Bujard.
Opérateurs : Janvier et Des-
fassiaux.
Décors : Magniez.
Régie générale : Titys.
Musique : Rinaldo-Rinaldi.
Ing. du son : Boutet.
Studios : Buttes-Chaumont.
Bjvregistr. : Radio-Cinéma.
Script-g.irl : Lucie Lichtig.
Maquilleur : Ralph.
Monteuse : Lucie Lichtig.
Interprètes : Jules Berry ,
Suzy Vernon, Gina Manès,
Debucourt avec le petit Ga-
briel Farguette et le chien
Rin-Tin-Tin.
Prod. : Films Comète.
Distr. : Films Cristal ( Région
Parisienne).
Epoque : Moderne.
Cadres : Un laboratoire, un
théâtre et les Alpes.
Sujet : Pour aider son mari,
un grand savant, une fem-
me retourne à la scène et
délaisse son foyer. Son pe-
tit garçon mal surveillé par
une domestique fait une
fugue. On le retrouve, gra-
vement malade, dans les
Alpes. Le semant sauvera
son fils et le ménage se ré-
conciliera après cette
épreuve.
Commencé le 20 mars 1940.
16. LA MER EN FLAMMES
Auteur : Companeez.
Dialogues : Léopold Mar-
chand.
Réalisateur : Léo Joannon.
Assistant : G. Fried.
Chef-opérateur : Toporkoff.
Opérateurs : P. Montazel,
Demis.
Décors : Duquesne.
Régie générale: Tony Brou-
quière.
Régie : Laurent.
Ing,. du son : Hewadier.
Photographe : Sam Lévin.
Studios : François-lcr .
Enregistr. : Hewadier.
Script-girl : Mme Gérassy.
Maquilleur : Curry.
Monteuse : Mme Demis.
Interprètes : Marie Déa,
Raymond Rouleau, Hugo
Haas, Roland Toutain, Ar-
thur Devère, Brochard.
Marcelle Monthil, Paulais.
Administr. : Jacques Vitry.
Dir. de prod. : François
Carron.
Prod. : Majestic-C. F. C.
Distr. : C. F. C.
Vente : Majestic Films.
Epoque : Actuelle.
Cadres : Les milieux d’es-
pionnage.
Sujet : Une aventure entre
espions rivaux. Une his-
toire d’amour qui menace
de tourner tragiquement se
termine dans la réussite de
nos agents.
Commencé le 2 avril 1940.
15. SOLDATS
SANS UNIFORME
Auteur : André Castaing.
Dialogues : Simon Gantillon.
Réalisateur : Maurice de Ca-
nonge.
Assistant : Jean de Size.
Chef-opérateur : Marcel Lu-
cien.
Opérateur : Million.
Décors : Jaquelux.
Régie générale : Brijan.
Ing. du son : Gérardot.
Photographe : Gravot.
Studios : Billancourt.
Enregistrement : W. E.
Script-girl : Mme l’acquêt.
Maquilleur : Ralph.
Monteur : Mme Bassette.
Interprètes : Mmes Madelei-
ne Robinson, Catherine Fu-
ret, Nathalie Boyet, Yvon-
ne Broussard, MM. Roger
Karl, Georges Luîmes, Ray-
mond Cordy, Guillaume de
Saxe, Paul Azaïs, Thomy
Bourdelle, Pierre Magnier,
Daniel Mendaille, Douking,
Léon Bary, René Navarre,
Fernand Flament, Miha-
lesco.
Dir. de prod. : Le Bruinent.
Prod. :Sté du Film « Soldats
sans Uniforme ».
Epoque : Actuelle.
Cadres : Bureaux de la Sû-
reté Nationale de Toulon;
la zone des Armées.
Sujet : La lutte des agents de
la Sûreté Nationale contre
les ennemis camouflés, du-
rant le temps de guerre.
Commencé le 1er avril 1940.
Raimu a fait une magnifique
création dans
L’Homme qui cherche la Vérité,
film de Pierre Wolff.
(Prod. : Bercholz-Distr. : C.C.F.C.)
On annonce
H Parade en Sept Nuits est
le premier film d’une série que
prépare la S. C. C., nouvel orga-
nisme de production, dont la
distribution sera assurée par
Pathé-Consortium. Parade en
Sept Nuits doit être mis en
scène par Marc Allégret. Ensuite,
viendra Les Gardiennes, d’a-
près le roman d’Ernest Péro-
chon, enfin Les Cinq Cents
Millions de la Bégum, d’après
le célèbre roman de Jules Ver-
ne, œuvre d’ envergure dont la
réalisation est envisagée en ver-
sions anglaise et française.
■ Après Le Mystère du Bois
Belleau, que Léon Mathot vient
de terminer, la C. F. C. produi-
ra La Route de France, un au-
tre film de Léon Mathot, Au
Service du Blocus, un film de
Pierre Billon, une opérette :
Princesse de Réveillon et La
Mer en Flammes que Joannon
commence cette semaine.
■ Feux follets aura une col-
laboration technique de qualité.
On suit que le scénario est dû à
nos confrères Jean Redon et
Jean Rollot. Le scénariste Jac-
ques Prévert fera l adaptation et
les dialogues de Feux follets, et
Bernard-Deschamps dirigera la
mise en scène.
Aux noms des vedettes : VL
viane Romance et Georges Fla-
mant, on peut ajouter ceux de
Julien Curette et de la jeune
chanteuse Jeanne Héricart
qu’idéal Production vient de
prendre sous contrat.
Louis Jouvet et Ramon No-
varro joueront sans doute égale-
ment dans Feux follets.
A propos de la
“Valse de l’Adieu”
Quelques journaux de la
Grande Presse ont salué avec
sympathie la préparation du
film La Valse de l’Adieu que
doit réaliser très prochaine-
ment Maurice Tourneur, avec
la collaboration du grand co-
médien Pierre Btanchar, dans
le râle de Frédéric Chopin.
Précisons, néanmoins, que
l’histoire de La Valse de
l’Adieu n’est nullement le
roman d’amour de Chopin et
de George Sand, mais l’évo-
cation d’une idylle de jeu-
nesse du génial compositeur,
le récit romancé de son pre-
mier amour pour sa compa-
triote Marie Wodzinska, his-
toire charmante et mélanco-
Uque, dont Henry Roussell
tira, jadis, avec le même Pier-
re Blanchar, un film inoublié,
quoique muet.
Le nouveau scénario a été
établi celte fois par Henry
Roussell et H. André-Legrand,
toujours d’après la nouvelle
de Henry Dupuy-Mazuel. On
y verra Frédéric Chopin à
l’aurore de sa carrière de mu-
sicien, dans le cadre de la
Pologne martyre et luttant
pour son indépendance.
Le rôle de Marie Wodzins-
ka sera tenu par Annie Ver-
nay qpi trouvera, comme par-
tenaire de Pierre Blanchar,
l’occasion d’affirmer dans
son premier grand rôle dra-
matique, l’excellence de ses
| dons.
La réalisation du film com-
mencera au début de juin.
Ce sera une production de
la « Société Française de
Coopération C i né ma to graphi-
que ». — René Drouin.
Un beau portrait
d’Edwige Feuillèrc dans
Sans Lendemain,
film de Max Ophiils.
(Production : Ciné-Alliance)
n
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ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
Tempête
Drame d’aventures (A)
Origine : Française.
Réalisât. : Bernard-Deschamps.
Auteurs : André Cayatte et Ber-
nard Deschamps.
Décorateurs : Arnstam et Hu-
bert.
Opérateurs : Michel Kelber et
Agostini.
Musique : Marcel Delannoy.
Assistant : P. de Hèrain.
Interprétation : Arletty, Erich
von Stroheim, André Luguet,
Annie Ducaux, Jean Debu-
court, Dalio, Louvigny, Curet-
te, Henri Gnisol.
Studios : Pat hé- Joinville.
Enregistrement : R. C. A.
Ing. du son : Quelvé.
Montage : P. de Hérain et Hen-
ri-Jacques.
Production : Belgatos.
Edition : Discina.
CARACTERE DU FILM. —
Véritable film d’aventures dra-
matiques, Tempête est aussi
gai, pittoresque, humoristi-
que, nourri d’un dialog.ue re-
marquable. Œuvre moderne,
vivante, dégagée par son scé-
nario essentiellement « Ciné-
ma » de toute influence théâ-
trale ou littéraire. Tempête se
situe dans des milieux divers,
élégants ou réalistes, évoqués
par de très beaux décors.
Bernard-Deschamps a réalisé
un spectacle original et vigou-
reux.
SCENARIO. — Korlick, con-
traint à fuir les Etats-Unis après
une escroquerie magistrale , s’é-
tablit à Paris où il rafle l’argent
des gogos avec une entreprise
chimérique. Un maître-chan-
teur : Barel, le directeur des Re-
cherches Criminelles ; Desma-
rets, sa femme, une chanteuse :
Ida, maîtresse de Barel, un
agent provocateur, d’autres com-
parses sont entraînés dans le
sillage de Korlick, traqué par la
justice et qui finit par se suici-
der après avoir empêché Barel
de nuire à Mme Desmarets com-
promise avec lui, et qui n’est au-
tre que sa fille.
TECHNIQUE. — Excellente
construction. La gaieté du début
(scènes américaines) se conti-
nue sur le mode plaisant des
scènes de l’escroquerie pari-
sienne. Le film est varié, tantôt
dramatique et dur, tantôt ironi-
que, et sa photographie étudiée,
son montage habile, ses somp-
tueux décors (l’adorable décor
du dancing «Fleur des Champs»
est à signaler), prouvent la maî-
trise de cette technique appuyée
sur une collaboration de valeur
et un dialogue nerveux et fort.
INTERPRETATION. — Ac-
trice spirituelle, aux toilettes
étourdissantes, telle apparaît
Arletty à qui Cayatte a donné le
meilleur de son dialogue. Von
Stroheim joue puissamment Kor-
lick, et l’on regrette le trop court
rôle de Guisol, sensible Charlie.
Luguet et Debucourt, sobres po-
liciers, Dalio toujours intelli-
gemment « canaille » en maître
chanteur, Carette (silhouette sa-
voureuse de témoin), Louvigny,
Henry Bry sont de pittoresques
figures. Annie Ducaux a l’élégan-
ce et l’émotion naturelles du
personnage de Mme Desmarets.
L'Or du Cristobal
Drame d’aventures (A)
Origine : Française.
Réalisation : Jacques Becker.
Auteur : T’serstevens.
Dialogues : Jean Renoir.
Décorateur : Lourié.
Opérateurs : Hayer et Willy.
Bourgoin.
Musique : Jean Wiener.
Assistants : Pierre Méré et
Markmann.
Interprétation : Charles Vanel,
Albert Préjean, Dita Parla,
Conchita Monténégro, Péclet,
Jim Gérald, Roger Legris,
Paul Temps, Guillaume de
Saxe, René Ferté.
Studios : La Victorine (Nice) et
Billancourt.
Ing. du son : Havadier.
Montage : Mondolot.
Production : Béril.
Edition : DIS.PA.
CARACTERE DU FILM. —
Une suite d’aventures qui ont
pour décors des boug,es ou
des palais d’Amérique cen-
trale, et les cabines, les sou-
tes, le pont d’un cargo mysté-
rieux. Adapté d’un roman co-
loré de l’écrivain T’serste-
vens, L’Or du Cristobal réalise
pleinement le type de film de
mouvement et de violence
avec des personnages ferme-
ment dessinés.
SCENARIO. — Un cargo vi-
de de son équipage est découvert
sur la côte. Un officier blessé,
trouvé dans la cabine de radio
raconte l'aventure du « Cristo-
tal ». Il a pris la tête d’une ban-
de de matelots menés par un
policier-aventurier ; Tovar, et
em/irisonné le premier équipage
après avoir laissé tuer son capi-
taine par Tovar. L'équipage et
la femme du capitaine, déposés
dans une ile avec des vivres, le
« Cristobal » commence sa cour-
se de pirate. Tovar et le lieute-
nant Dupuis s’approprient la
cargaison d’or transportée par
le « Cristobal ». Une femme les
accompagne, la Rubia, belle,
mais possédée par l’amour de
l’or. Finalement , Tovar est tué
par Dupuis, après le débarque-
ment du second équipage. Et
resté seul avec la Rubia devenue
folle, Dupuis se hdsse emmener
ners le châtiment.
TECHNIQUE. — Quelques
beaux tableaux de port, de ba-
teau, des scènes vigoureuses
dans le poste d’équipage ou dans
le bouge. LTn défaut de cohésion
dans les scènes n’empêche pas
le film d’être vivant et plaisant.
Bonne photo, son correct, musi-
que spirituelle et de bons dialo-
gues.
INTERPRETATION. — Guil-
laume de Saxe et Dita Parlo
campent le capitaine assassiné
Les Conquérants
(Dodge City)
Drame d’ aventures doublé (G).
Origine : Américaine.
Réalisation : Michaël Curtiz.
Interprétation : Erroll Flynn,
Olivia de Haviland, Alan Haie,
Franck McHughes, Ann She-
ridan, Bruce Cabbotl.
Studios : Warner Bros-F. N.
Production : Warner Bros-F.N.
Edition : Warner Bros.
Les grandes aventures de l’his-
toire des Etats-Unis, les courses
de prairies et les batailles pour
l’édification des cités de l’ave-
nir, ont toujours fourni les thè-
mes pittoresques et mouvemen-
tés aux grands films d’action.
Ce « Western », où les chevau-
chées, les bagarres et l’atmos-
phère des bar-saloons sont par-
faitement reconstituées a l’agré-
ment d’être pris en Technicolor,
et d’offrir d’admirables images
multicolores.
Mais son action dynamique ne
laisse guère le temps d’admirer
le bon tableau bien composé
que représente chaque scène de
ce film où tout a une vie intense,
une frénésie irrésistible.
Il s’y trouve même la plus
belle bagarre qu’on ait vue de-
puis longtemps, entre les gail-
lards rivaux d’un «saloon », ba-
garre qui se déroule d’abord
près du comptoir, puis gagne le
centre, la scène, le premier éta-
ge, s’étend, perfore les murs, et
se répand jusque dans la rue et
chez le voisin. Véritable ruée de
horions et de coups, cette suite
de scènes joyeuses et violentes
est une réussite technique, et
contribue à faire des Conqué-
rants une aventure pleine de
gaieté et de force.
Néanmoins, l’élément drama-
tique et le sentiment ne sont pas
absent : un troupeau de bêtes en
furie piétinant un homme blessé,
des assassinats témoignent de la
dure période subie par l’Ouest
américain dans sa civilisation.
Et un couple charmant, inter-
prété par Olivia de Haviland et
Erroll Flynn, apporte la note
tendre nécessaire à tout specta-
cle, fut-il héroïque.
Un très bon film qui plaira
aux petits et aux grands; et
quelle habile mise en scène
large et fastueuse, embellie en-
core par de vastes paysages
bien ornés de teintes presque
trop belles pour être vraies.
et sa femme avec talent. Préjean
joue le lieutenant-pirate avec sa
sympathique autorité. Charles
Vanel, curieusement coiffé, a
une force brutale dans le rôle de
Tovar, Conchita Monténégro
danse avec grâce mais manque
un peu de diversité. Silhouettes
pleines de relief de Jim Gérald,
Roger Legris, Paul Temps.
Arletty et Dalio dans Tempête, le beau film de Bernard-Deschamps
qui commence cette semaine, au Marignan, son exclusivité
(Production : Belgatos). (Distribution • Discina),
12
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rxxxxxx:
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Michèle M organ
dans Les Musiciens du Ciel.
(Prod. : Régina -Distr. : Filmsonor).
ECHOS
S « Narcisse » vient de
donner neuf semaines d’ex-
ckesivité à Genève. Record
dans cette ville.
« LA PIEUVRE NAZIE »
« Le Monde en Action » vient
de terminer une nouvelle pro-
duction intitulée : Livre blanc.
Livre jaune (La Pieuvre na-
zie ) .
Nous verrons, dès cette se-
maine sur un grand écran pari-
sien ce document d’une puis-
sance singulière.
Plusieurs films sonl actuelle-
211 en t en chantier, notamment
Suez, Route des Indes, dont nous
aurons l’occasion de reparler
bientôt.
DEUIL
Nous apprenons la mort de
Mme Veuve Girard, mère de M.
Paul Girard, directeur de ciné-
ma, à Tournan-en-Brie.
Nos condoléances attristées.
NAISSANCE
Marcel Véron, du Comptoir
Français Cinématographique,
actuellement aux armées, et Mme
ont l’honneur de faire part de
la naissance de leur fille Nicole.
1 « L’Espion noir », le film
qui passe actuellement en ex-
clusivité avec un énorme suc-
cès au cinéma IVtax-Linder et
au cinéma Le César, en ver-
sion originale, et qui est ac-
tuellement en cours de dou-
blage, a été vendu pour la
France aux Etablissements
Jacques Haïk, pour l’Afrique
du Nord à la Société Anonyme
d’Exploitation Cinématogra-
phique et pour la Belgique à
la Société Mortopol Films. Le
film est encore libre pour la
suisse, les colonies françai-
ses, la Roumanie, la Yougo-
slavie, la Bulgarie, le Portu-
gal, la Finlande et les Pays
Baltes. Le film est vendu par
P. Braunberger.
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Kampf, mes Crimes, nous avons
attribué à Jean Heuzé un per-
sonnage excellemment joué par
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et donnons à Guy Denancy, in-
terprète du jeune aristocrate al-
lemand, qui livre son père à la
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et utilement à notre Industrie lors des der-
niers incidents professionnels.
“RUE DE LA GAIETÉ”
sera le prochain Film de René Clair
« Rue de la Gaieté », tel est le titre
du prochain film que René Clair réalisera
en France, et pour lequel deux engage-
ments importants ont été signés : ceux
de Raimu et de Michèle Morgan.
Les prises de vues commenceront au
mois de juin prochain.
Le directeur de production est Jean
Lévy-Strauss. Ce sera une production
Sédif.
F
La Propagande allemande
ne recule devant aucun trucage
On sait que sous le titre : Baptême du
Feu, les Allemands ont diffusé dans le
monde, par leurs légations, une bande prise
pendant l’atroce conquête de la Pologne et
affirmant par l’image la puissance germani-
que, voilée à la dévastation.
Un autre film est actuellement envoyé à
toutes les légations du Reich tant en Amé-
rique du Nord que dans le Sud-Amérique, et
projeté récemment en Scandinavie, film en-
tièrement truqué intitulé La Conquête de la
Grande-Bretagne et montrant, par l’effet de
savantes surimpressions, l’entrée des lé-
gions teutonnes en Grande-Bretagne et dans
les rues de Londres.
Encore un procédé de propagande à la
«Docteur Gœbbels » dont l’effet ne peut
plus être d’un grand poids auprès des
neutres,
III rro;ramme de rénovation do Cinéma français
préconise par N. André Paulvé
L’inquiétude qui s’était emparée des mi-
lieux cinématographiques au début des hos-
tilités commence à se dissiper. Au désarroi
et au découragement provoqués par la fer-
meture des studios, par l'arrêt de toute la
production et par une réglementation trop
rigide de V exploitation des salles sucède
maintenant une vue plus saine et plus con-
fiante de la situation. L’espoir d’une reprise
de la production cinématographique rendit
peu à peu. Des projets abandonnés revoient
le jour; d’autres, qui répondent mieux au r
besoins du moment, sont en préparation. La
production française s’est remise à la tâche.
Elle prouve par son allant, par son ardeur,
la vitalité de notre pays auquel le souci des
armes n’a jamais fait oublier ses traditions
artistiques.
Mais les qualités d’audace et d’habileté
dont témoignent les producteurs ne doivent
pas faire oublier les difficultés auxquelles
ils se heurtent. La guerre a mis en évidence
la situation précaire du cinéma français.
Elle a souligné la nécessité urgente de ré-
formes qui étaient depuis longtemps deman-
dées par les intéressés. Elle a montré les ris-
ques que l’on courrait si on s’obstinait pins
longtemps à les différer. La vie actuelle du
cinéma français est lin miracle d’habileté et
d'ingéniosité. Il ne suffit pas de l’admirer. Il
faut surtout en tirer argument pour récla-
mer des pouvoirs publics et de tous les inté-
ressés les mesures qui permettront enfin à la
production cinématographique de notre
pays de vivre d'une vie saine et normale.
La nécessité d’agir rapidement dans ce
sens est évidente. Si je n’en avais été per-
sonnellement convaincue, j'aurais été rapi-
dement convertie au cours de l’entretien que
vient de m’accorder André Paulvé qui, après
avoir donné au cinéma français une série
de films qui t’honorent et permettent de
fonder les meilleurs espoirs en son activité
productrice, vient de publier sur les j>ro-
blèmes du cinéma français une série d’ar-
ticles fort remarqués. André Paulvé connaît
bien, pour les avoir vécues, les difficultés
auxquelles se heurtent les producteurs fran-
çais Il a su également organiser une en-
treprise de distribution de tout premier or-
dre, s’efforçant d’imaginer des solutions ci
la fois simples et raisonnables qui permet-
traient. si elles étaient rapidement adoptées,
d’ encourager l’essor qu’on constate actuelle-
ment dans tous les milieux cinématographi-
ques et d’obtenir, pour le plus grand bien
de l’intérêt général, des résultats appré-
ciables, — L. D.
— C’est un fait hautement significatif,
nous a déclaré fout d’abord André Paulvé,
que cette reprise spontanée de l’activité ci-
nématographique malgré la guerre, malgré
l’indifférence des pouvoirs publics, malgré
le retard apporté à la réalisation du statut
du cinéma réclamé par la grande majorité
des intéressés et dont une enquête appro-
fondie effectuée en 1936 par le Conseil Na-
tional Economique a montré la nécessité.
Néanmoins, comme il n’y a pas de mira-
cles éternels, comme on ne peut demander
aux producteurs et aux distributeurs fran-
çais de réaliser chaque jour des prodiges
d’équilibre, de véritables tours de force, il
importe de ne pas se leurrer sur la situation,
de regarder nettement la réalité et de récla-
mer avec toute la fermeté désirable les me-
sures indispensables.
REFORME SYNDICALE
Les deux grandes réformes que j’ai pré-
conisées figuraient déjà dans les conclu-
sions de l’enquête du Conseil National Eco-
nomique qui sont restées lettres mortes de-
puis quatre ans. Il s’agit d’obtenir tout
d’abord le contrôle des recettes dans les sal-
les et l’institution du livre de bord des
films. Le contrôle des recettes doit être con-
fié à un organisme entièrement autonome
qui comprendrait dans son conseil, avec des
représentants des pouvoirs publies, des dé-
légués de producteurs, des distributeurs et
des exploitants de salles.
On connaît toutes les appréhensions qui
se sont manifestées à ce sujet. Elles pro-
viennent surtout des déformations que les
adversaires du contrôle des recettes ont fait
subir à un projet inoffensif pour rallier à
leur cause les hésitants et les craintifs. Mais
il n’est pas difficile de remettre la question
au point. Le projet de contrôle des recettes,
tel que le conçoivent la majorité des pro-
ducteurs français, ne risque ni d’éliminer
du circuit les distributeurs, dont l’activité
ne pourrait, au contraire, qu’être encoura-
gée par cette institution, ni de permettre à
6
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CINE
FR
r/iphbe mn
■SE
une entreprise privée d’exercer un mono-
pole de fait sur le cinéma français. La so-
ciété fiduciaire qui serait chargée du con-
trôle des recettes aurait une activité stric-
tement limitée à la perception dans les sal-
les des droits de location de films et à leur
répartition entre tous les ayants-droit. Le
rôle des distributeurs dans la location des
films, leurs rapports avec les exploitants de
salles ne seraient aucunement modifiés.
UN LIVRE DE BORD DES FILMS
fl s’agit de créer, pour les films, des re-
gistres d’inscription, tenus par un orga
nisme autonome offrant toutes les garanties
désirables, sur lesquels devraient être obli-
gatoirement inscrits tous les renseignements
qui sont de nature à intéresser ceux qui sont
appelés à placer des capitaux dans la pro-
duction cinématographique. Cette nouvelle
institution remplirait un rôle analogue à
celui de l’Oflice de la Propriété industrielle
pour les brevets d’invention ou du Bureau
Véritas pour les navires de commerce ou
des conservateurs des hypothèques pour les
prêts hypothécaires. On trouverait sur le
« livre de bord » des films toutes les indi-
cations utiles concernant le scénario, les
droit d’auteur, la mise en scène, l’interpré-
tation, le personnel technique, la nomencla-
ture des contrats passés avec les distribu-
teurs avec les dates exactes qu’ils compor-
tent, celle des ventes faites à l’étranger, les
nantissements et les délégations de créances.
Naturellement, seuls les contrats inscrits sur
le registre officiel du cinéma seraient va-
lables.
On comprend immédiatement l’intérêt de
cette réforme. Les intéressés pourraient
ainsi obtenir des renseignements précis sur
les productions dans lesquelles une partici-
pation ou un droit leur sont offerts.
LE PROBLEME DU FINANCEMENT
Je suis sur que le problème du finance-
ment régulier du cinéma français, qui a été
jusqu’ici considéré comme à peu près inso-
luble pourrait être, grâce à cette réforme,
aisément résolu. Les banques françaises se-
raient en mesure d’envisager les affaires de
cinéma comme des opérations normales et
les producteurs ne risqueraient plus de ren-
contrer auprès d’elles les refus de principe
auxquels ils se heurtent actuellement.
LE ROLE DES SYNDICATS
Certes, les organisations syndicales au-
raient un rôle considérable à jouer dans
cette nouvelle organisation du cinéma.
Mais une refonte des organisations syn-
dicales est indispensable. Il y a, à l’heure
actuelle, trop d’organismes syndicaux du
cinéma travaillant en ordre dispersé. Il faut
procéder à des regroupements. La nouvelle
organisation syndicale, telle que je la con-
çois, serait composée de deux branches dis-
tinctes : la première grouperait les repré-
sentants qualifiés des producteurs, des dis-
tributeurs, des industries techniques et de la
presse filmée; la seconde réunirait les ex-
ploitants de salles dont les intérêts sont, sur
certains points, trop différents de ceux des
producteurs et distributeurs pour être con-
fondus avec eux dans une même chambre
syndicale.
Il est certain qu’une telle organisation,
groupant des forces imposantes, jouirait
Une des premières photos de Volpone,
film de M. Tourneur.
Charles Dullin, Louis Jouvet, F. Ledoux
et Jacqueline Delubac.
(Ile-de-France Film).
d’une autorité qui lui permettrait des initia-
tives hardies dans tous les domaines.
LA PUBLICITE EN FAVEUR
DU CINEMA
Précisément, le nouvel organisme syndi-
cal, qui disposerait de moyens d’action ex-
ceptionnels, pourrait entreprendre une ac-
tion efficace dans les domaines les plus va-
riés. Une propagande active, une publicité
bien conçue, ne tarderaient pas à ramener
dans les salles une clientèle empressée. Il
ne faut pas craindre de réagir contre les
allégations de certains esprits chagrins qui
détournent actuellement le public du cinéma
sous prétexte qu’il n’est pas convenable de
se distraire en temps de guerre. Le cinéma
apporte, au contraire, une détente néces-
saire aux esprits inquiets et fatigués par une
guerre de nerfs qui se prolonge sans cesse.
I)e plus, en contribuant au maintien de l’ac-
tivité cinématographique, on donne à une
industrie nationale dont le rôle, même en
temps de guerre, n’est pas négligeable, les
moyens de continuer son essor et de servir
à l’étranger la propagande française.
L'ORGANISATION DE LA PROPAGANDE
La publicité en faveur du cinéma fran-
çais ne devrait d’ailleurs pas s’exercer seule-
ment en France. Il faut aussi l’entreprendre
dans les colonies où les producteurs ne
trouvent pas encore les débouchés sur les-
quels ils devraient pouvoir compter, et à
l’étranger où la location d’un plus grand
nombre de fdms français et à des prix plus
rémunérateurs, permettrait d’acquérir une
partie des devises étrangères dont le Trésor
a actuellement un besoin si pressant. A ce
litre, l’organisation de la propagande à
l’étranger mérite un effort tout particulier.
Il n’est pas douteux qu’une propagande
collective, en faveur du cinéma, donnerait
rapidement des résultats fort appréciables.
POUR QUE L'INDUSTRIE
PUISSE TRAVAILLER...
A côté de cette action de propagande,
l’organisation syndicale aurait encore un
rôle important à jouer pour obtenir des
pouvoirs publics les mesures dont le cinéma
français a besoin. Il faut que des disposi-
tions soient prises pour que tous les films,
qui étaient en cours de production au début
des hostilités, puissent être rapidement ter-
minés; pour que la censure examine, dans un
court délai, les scénarios des films et fasse
connaître son avis avant que de nouveaux
frais soient engagés, et pour que des affecta-
tions spéciales soient accordées aux techni-
ciens indispensables à la production, ainsi
qu’à quelques metteurs en scène et à quel-
ques artistes dont la présence est nécessaire
pour l’achèvement des films commencés ou
pour entreprendre de nouvelles produc-
tions.
Enfin, il faut reprendre la question des
taxes qui frappent l’exploitation et obtenir
une révision des charges fiscales qui ren-
dent actuellement les efforts inopérants. Le
cinéma subit un traitement fiscal particuliè-
rement injuste qu’il importe de corriger le
plus rapidement possible si on veut sauve-
garder son avenir.
L’ACTION DE M. HENRY TORRES
On ne soupçonne pas les immenses possi-
bilités qui s’offrent devant le cinéma fran-
çais et qui pourraient être employées si
nous avions un statut professionnel qui ré-
ponde aux exigences diverses, mais parfai-
tement conciliables de la production, de la
distribution et de l’exploitation.
Cette situation a été parfaitement com-
prise par Henry Torrès, que le gouverne-
ment a chargé, il y a quelques mois, de s’oc-
cuper, dans le cadre de l’information et de
la propagande, des problèmes du cinéma.
L’activité dont il a fait preuve dans cette
lourde tâche montre que nul choix ne pou-
vait être meilleur. Ses brillantes qualités
d’organisateur, l’intérêt profond qu’il porte
à l’art cinématographique, sa compétence
éclairée, lui permettent de rendre au cinéma
français les plus grands services.
Il est à souhaiter qu’il obtienne des pou-
voirs publics tous les moyens d’action dont
il a besoin. II faut que son autorité puisse
s’exercer efficacement et que le service à la
tète duquel il a été si heureusement placé
soit, quel que soit le ministère auquel il
doive être rattaché, investi de tous les pou-
voirs nécessaires pour accomplir une œuvre
utile.
Des grands films français
interdits en Suisse
L’Etat-Major de l’armée, Division
Presse et Radio, Section Films, a refusé
ies certificats de censure pour les films
« Terre d’Angoisse » (Deuxième Bureau
contre Kommandantur), ceci pour l’en-
semble du territoire.
D’autre part, sur territoire vaudois,
sont interdits : « Dédé la Musique »,
« Le Dernier Tournant », « Le Veau
gras ».
« *
* *
« Le Bois sacré », « Tempête »,
« Pièges » ne pourront être projetés que
devant des spectateurs de plus de 18
ans.
« La Marraine du Régiment » et le film
« De Lénine à Hitler » ne seront proje-
tés dans le canton de Vaud qu’après dé-
cision préalable du Département de Jus-
tice et Police,
rTYYXX^XXXXXXXXXXXXXXXl
7
rrxxxYxxxxxxxxx^Xfiixxxr:
La Continuité de l’Idée française exprimée
par llNTEL PÈRE ET FILS de Julien Duvivier
Après plus de trois mois de travail
ininterrompu, Julien Duvivier vient de
terminer les prises de vues de Untel Père
et Fils, le grand film cyclique dont l’ac-
tion ira de la Commune à nos jours, soit
soixante-dix ans de vie française.
Ce grand film, grand à tous les points
de vues : scénario vaste et profondément
humain, décors nombreux, variés, d’une
exactitude de reconstitution infinie, mise
en scène souple et brillante, ce grand
film offre la plus grande diversité de sen
timents et de nuances. Il est gai, vivant,
divertissant, par moments d’un sobre pa-
thétique allant jusqu’à la puissance tra-
gique, et toujours d'une simplicité d’ex-
pression qui est la marque du grand art.
Ce qui fera la caractéristique de ce
film auprès des Français qui le verront,
c’est que pas un homme, pas une femme
de chez nous ne pourra résister à l’émo-
tion qui s’en dégage, tant il offre de véri-
tés familières et saisissables; pour dire
juste, il a la fibre française, et le public
y retrouvera des êtres proches de lui, des
parents, des amis, lui-même avec son
cœur...
Et à V étranger , il portera hautement le
pavillon de notre pays, car de la propa-
gande meilleure, il n’en est pas... ce film
ne rendra-t-il pas vivante l'Idée de la
France incarnée tout entière en une fa-
mille de gens moyens et durs à la tâche
qui, à travers les révolutions et les guer-
res, maintient sa foi dans la liberté, et
son idéal , dans une permanence de gran-
deur et de civilisation.
De très grands artistes, déjà très con-
nus dans le monde entier, y trouvent
l’occasion de créations nouvelles, les plus
complètes qu’ils aient jamais eues : Rai-
mu, Michèle Morgan, Louis Jouvet, Lu-
cien Nat, Suzy Prim, entourés de remar-
quables acteurs placés parfaitement dans
des rôles faits pour leur talent.
Ce film, pour lequel la Transcontinen-
tal, société productrice, et la société Co-
lumbia, distributrice, ont établi un énor-
me budget de plusieurs millions — on
murmure sept millions — - affirmera, par
son ampleur et sa beauté que la France,
malgré la guerre, ne recule pas devant les
entreprises audacieuses... et les réussit.
Untel Père et Fils sera l’ambassadeur
de notre production actuelle.
La Columbia, qui vient de faire un tel
effort en faveur du film français, annon-
ce, d’autre part, sa nouvelle production
et notamment quelques films de grand •
classe, tels : Nous irons à Paris (avec
Melvyn Douglas et Joan B tonde II), L’Es-
clave aux Mains d'Or (Golden Boy),
M. Smith au Sénat, de Frank Capra, La
Dame du Vendredi, Ma Grande Aventure,
qui sont déjà doublés — Lucie Derain.
Attention aux Sons
des Filins
pour l’Amérique
La Croix -Rouge française
au Portugal
(De notre correspondant particulier.)
Lisbonne, avril 1940. — M. Caslello Lopes,
l’important distributeur de films français au
Portugal, un ami dévoué de la France, vient
d’organiser une jolie fête dans son cinéma
à Lisbonne, sous le patronnage de Mme
Amé-Leroy, au profit de la « Croix-Rouge »
française.
L’ambassadeur d’Angleterre au Portugal
assista avec le personnel de l’ambassade et
aussi le ministre de France à Lisbonne :
M. Amé-Leroy et la Haute Société de la ca-
pitale portugaise.
M. de Castello Lopes eut un geste qui a
touché tous les Français : il a donné aux
dames de la Commission de la « Croix-
Rouge » toute la recette de la fête sans au-
cune retenue. — José da Natividade Gaspar.
Un de nos abonnés, M. Pitchon, qui est
également représentant du film français a
Cuba, et l’un des principaux importateurs de
notre production, nous écrit pour nous si-
gnaler que si la plupart des bons lilms fran-
çais obtiennent à Cuba le meilleur rende-
ment dans les exclusivités, il n’en est pas de
même pour leur passage devant le grand pu-
blic, peu enclin à comprendre la « phoné-
tique » française.
A cela un défaut : le manque de sous-ti-
tres en quantité suffisante et en bonne tra-
duction espagnole. Trop souvent aussi, les
sous-titres superposés ne sont pas assez bien
gravés, pas assez clairement visibles et enfin
ils contiennent des fautes de style et d’or-
thographe !
Malgré la qualité artistique des films fran-
çais, le spectateur cubain sort parfois du
cinéma avec une impression désagréable; il
faut veiller à ces sous-titres trop souvent
rédigés un peu négligemment, et penser
qu’ils sont les seuls véhicules de la langue,
de la pensée française incluse dans les films
de chez nous.
L’Amérique pourra-elle
importer au Japon ?
Après l’ expiration du traité de commerce
entre le Japon et les Etats-Unis, on ne per-
dait pas espoir de nouvelles et meilleures
relations. Toutefois, le Japon, qui a besoin
d’argent pour la guerre de Chine, n’est pas
disposé à laisser émigrer ses devises. On se
rappelle de quelle manière le Japon avait
exécuté ses engagements en 1939, créant des
difficultés pour les licences d’importation
après avoir été d’accord pour une vingtaine
de films.
□c
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CINE
R/VPHIE CK
'SE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
:xxx:
Bette Davis est élue en Amérique
LA MEILLEURE ACTRICE DE 1939
Les membres de la « Newspaper Film Cri-
tics of America », association comprenant
plus de six cents éminents critiques ciné-
matographiques d’outre-Atlantique, ont tous
voté : Bette Davis, pour l’attribution du ti-
tre de : « La Meilleure Actrice de l’Année »
pour 1939.
C’est pour son interprétation de Victoire
sur la Nuit, qui doit sortir prochainement
dans une salle parisienne des Champs-Ely-
sées, que cette artiste de classe se voit dé-
cerner le prix envié de : « La Meilleure Ac-
trice de l’Année. »
♦
Les Cinémas anglais seront ouverts le Dimanche
même après ia guerre
Les autorisations d’ouverture le dimanche
maintenant accordées seront maintenues
pour le temps de paix. Il s’ensuivra, par la
suite, un allègement des charges des exploi-
tants, et une compensation pour les charges
considérables qu’ils assument actuellement.
Sous l’égide de Mickey, voici Rellys, Alibert
et Gabriello, avec Monique Rolland
Jane Sourza et Jany Bryand.
Les Travailleurs du Cinéma anglais
demandent
une augmentation de 12,5 °lo
Une augmentation de 12,5 % a été deman-
i dée par les employés de l’industrie cinéma-
! tographique. Les dirigeants comprennent la
nécessité de cette augmentation pour faire
face au coût de la vie, mais ne voient pas
comment compenser ces nouveaux frais
sans augmentation du prix des places de
certaines catégories. Il est à noter que la
plus grande partie d’une augmentation
éventuelle s'en irait dans le paiement des
taxes sans profiter aux exploitants.
La sortie de “NARCISSE”
a donné lieu à des
manifestations originales
On sait que pour fêter la sortie du film
Narcisse, de M. A. d’Aguiar, et la révélation
! d’une nouvelle vedette comique : Rellys, la
société Gray Film, Radio 37 et la direction
du Max-Linder avaient tenu à offrir des re-
présentations gratuites en « avant-premiè-
res » du film, aux permissionnaires qui en
feraient la demande.
La journée Narcisse fut très brillante et
animée.
D’autre part, la Presse fut conviée à faire
connaissance de manière plus intime, plus
amicale, avec le joyeux Rellys, en permis-
sion. Et pour marquer la sympathie et
l’amitié où le grandes vedettes du rire tien-
nent leur nouveau camarade, un déjeuner
avait réuni autour de Rellys plusieurs comi-
ques français très appréciés, comme Duval-
lès, au sourire rayonnant, Alibert, chanteur
et comique marseillais, qui divertissait tout
son entourage, Jane Sourza, vedette de la
Radio, Dorville et Biscot, fameux comiques
connus tant au music-hall que sur l’écran,
le rond et charmant Gabriello, qui incarne
dans Narcisse un spirituel chef, et deux au-
tres partenaires de Rellys, la délicieuse Mo-
nique Rolland et Georges Grey.
N’oublions pas les autres vedettes du rire
qui, pour être immobiles et silencieux, n’en
étaient pas moins présents : Mickey Mouse
et Donald le canard, en effigies, et prési-
dant à cette réunion cordiale.
vont tourner leurs prechains films
dans les Studios de Nice
Jacques de Baroncelli, accompagné de
ses producteurs MM. Pressburger et
Glaser étudient sur place la possibilité
de réaliser entièrement à la Côte d’Azur
<< Les Nouveaux Pauvres ». Cécile So-
rel et Simone Berriau feraient partie
de la distribution, mais il n’y a encore
rien de définitif.
D’autre part, René Clair, dont le film
« Air pur » a dû être interrompu les pre-
miers jours de la guerre alors que quel-
ques scènes d’extérieurs seulement
avaient été tournées dans la montagne
niçoise, entreprendra très prochaine-
ment à la Victorine un nouveau film,
« Rue de la Gaîté ». Le scénario a été
écrit par Charles Spaak et Albert Va-
lentin et Raimu ainsi que Michèle Mor-
gan seront les deux grandes vedettes.
Ed. E.
De g. à dr. : Alibert, Rellys, Gabriello,
Duvallès et Jane Sourza
Journée réservée
Permissionnaires 1
aassiQHta
Voici à gauche, la foule des « Perm
N° 72.925. N» 72.924.
et le lendemain la foule imposante des « Paj'ants » qui attendent leur tour... de rire.
Un succès de plus pour Gray Film.
9
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
xxm csi\e
FR
9r/\phie
I SE
Beaucoup de Filins français à Londres
mais pas assez de beaux Films
ENVOYONS NOS DERNIÈRES PRODUCTIONS
Les amateurs de films français seraient
bien mal fondés de se plaindre en ce mo-
ment, car, du point de vue de la quantité,
au moins, ils sont largement servis. Certes,
nous n’en sommes pas aux chiffres d’avant-
guerre, mais ça fait quand même plaisir de
voir refleurir le film français avec la venue
du printemps.
Mais — car il y a un mais — les critiques
londoniens ne sont pas satisfaits. La qualité
des films français projetés actuellement ne
les enchante pas. J’oserais à peine les con-
trarier, car je dois reconnaître que ces films
ne sont pas de toute première jeunesse. Mais
leur grief ne réside pas dans ce détail. Us
sont en train de ronchonner parce que tou-
tes ces histoires de femmes ont l'air de sor-
tir du même moule. Notez, cependant, que
pour ce qui est de formes, ils n’ont pas tari
en éloges sur l’allurante Viviane Romance,
telle qu’elle leur est apparue dans Prisons
de Femmes. Ils n’ont pourtant pas hésité à
décerner la palme à Marguerite Deval qui
joue le rôle de l’entremetteuse croassante.
Et ils en redemandent même ! (Croassez et
multipliez). Le film n’a malheureusement
pas obtenu le succès escompté. Le public l’a
apparemment boudé. Je ne sais s’il faut at-
tribuer cela à un lancement inadéquat, ou
bien au fait que le mot « Prisons » a agi
comme rabat-joie. Qu’on nous permette d’es-
pérer que si le film est repris (avec justice i)
le public revisera sa sentence.
A l’Academy, Remontons les Champs-
Elysées est dans son quatrième mois. 11
avait été provisoirement retiré pour laisser
la place à Mamele, mais ce dernier n’avait
pas fait long feu, car le yiddisch c’est de
l’Hébreu pour la plupart des cinéphiles.
Depuis quelques semaines, on a adjoint
Mayerling à Remontons et, quoique ce ne
soit pas là un film du dernier cru, nombre
de passants s’attroupent devant l’Academy
pour admirer leur vedette préférée : Da-
nielle Darrieux. Champs-Elysées ? Ce serait
plutôt la place de l’« Etoile ».
Au Studio One, Le Voleur de Femmes,
avec Jules Berry, n’a récolté que trois semai-
nes. Il a été remplacé par Les Mutinés de
l’Elseneur.
Laissons là les mutins et montons à Baur.
Car ce dernier est en train de triompher
dans Tragédie impériale, à l’Embassy, ou
son interprétation de Raspoutine fait mer-
veille. Les critiques l’ont mis au pinacle et,
ce qui ne gâte rien, le public partage leur
avis. La censure a naturellement caviardé
(c’était fatal) les scènes d’orgie, mais, tel
Raspoutine lui-même, le film a « tenu le
coup ». — Raymond Anzanut.
4 —
TURQUIE
Grand succès pour les Films français
(De notre correspondant particulier.)
Malgré la situation présente, la vie artis-
tique à Istanbul continue normalement. Les
cinémas projettent des grands films fran-
çais et américains qui remportent un remar-
quable succès. Notre gouvernement, désirant
contribuer et aider le public à fréquenter
les salles de projection, a rabaissé les taxes
sur les entrées réduisant de 20 % environ
le prix des billets. Ainsi les meilleures pla-
ces coûtent actuellement 4(1 piastres, les
mêmes places, il y a deux ans, étaient de
70 piastres. D’autre part, vu la grande af-
fluence, trois grandes nouvelles salles ont
été inaugurées. Ce sont :
Le ciné Opéra, au Faubourg de Ivadikeuy,
2.000 places, un des plus beaux cinés des
Balkans;
Le ciné Tchemberlitach à Istanbul el,
enfin, le ciné Marmara au Faubourg de
Beyazid.
Tous ces cinémas sont très spacieux et
aménagés d’une façon très moderne.
Les studios Ipeckci Frères ont tourné
cette année quatre films turcs qui ont eu un
très grand succès surtout le film Quand ta
Chair succombe, avec notre grand artiste
national Ertogrut Mouhsin. C’est un vrai
chef-d’œuvre. Ces films ont été vendus pour
être projetés en Irak, Iran et aux Indes.
Au Studio Ipek et Marmara, le doublage
des films connaît un succès de plus en plus
grand et on y travaille d’une façon continue
et intense.
Voici ci-dessous la liste des films français
qui ont été projetés avec grand succès par
nos cinémas Sumer, Saray et Laie :
Pierre Renoir et Michèle Verly
dans L'Embuscade, film de I". Rivers.
(I)istr. D.U.C.).
Sumer : Prince Bouboule; Noix de
Coco; Serge Panine; Entente Cordiale.
Louise; Paradis perdu; L’Entraîneuse;
Grand-Père; Dédé la Musique; Cavalcade
d’Amour; Accord final; Rappel immédiat;
L’Homme du Niger.
Saray : Le Récif de Corail; Gibraltar
(triomphe); Hôtel du Nord; La Fin du
Jour; Pièges; L’Emigrante; Capitaine
Benoît.
Laie : Retour à l’Aube; Quadrille; Der-
rière la Façade; La Vierge folle; La Bête
humaine; Sans Lendemain; Le Puritain;
Les Trois de Saint-Cyr; Les Cinq Sous de
SLavarède.
Ph. Nazloglou.
•
Les Loueurs belges luttent
contre l'avilissement du prix des places
La section des loueurs de la Chambre
Syndicale de la Cinématographie et des In-
dustries qui s'y rattachent, s’est réunie sous
la présidence de M. Coppens, afin de discu-
ter des mesures très sévères qui sanctionne-
ront les infractions à la discipline générale
des exploitants belges, notamment en ce qui
concerne le prix des places. Ces sanctions
pourront aller jusqu’au refus des films par
les distributeurs...
10
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
COURRIER
des DIRECTEURS
Messieurs,
Ma salle de cinéma ayant été réquisition-
née par le Service de Santé militaire en sep-
tembre dernier, j’avais informé les distri-
buteurs, avec lesquels j’avais des contrats en
cours, de ma situation et en annulant ces
contrats.
Tous ces distributeurs m’ont répondu
qu’ils ne pouvaient accepter celte annula- j
tion et qu’ils suspendaient ces contrats jus-
qu’à la réouverture de mon établissement.
La situation de réquisition se prolongeant,
je confirme ce jour l’annulation de ces con-
trats.
Je vous serais obligé, au cas où ces annu- J
lations ne seraient pas acceptées, de me
faire connaître quel moyen légal je devrais
employer pour les rendre définitives.
Veuillez recevoir, etc., etc...
Nous avons bien reçu votre lettre du 3
courant.
Il est bien évident que votre salle étant
réquisitionnée par l'autorité militaire, vous
êtes dans l’impossibilité d'exécuter vos con-
trats et aucun distributeur ne peut et ne
doit, du reste, vous en demander l’exécu-
tion.
Il n'y a pas encore de jurisprudence
fixant les droits pour l’avenir, des distribu-
teurs et des directeurs. Toutefois, si vous
aviez besoin de suivre cette affaire, il a été
créé, au siège de la Chambre Syndicale des
~T~rm 1 1 — m h
TX3 CÎNÉmBRr/IPHIE
FRSlSptàaSE
♦♦♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦
DANS L’EXPLOITATION
Distributeurs de Films, 122, rue de La Boé-
tie, Paris-S”, une Commission mixte à qui
vous pourrez soumettre votre cas.
Monsieur,
Vous m’obligeriez en me précisant si je
suis dans l’obligation de fournir deux pla-
ces à chaque séance de toute la semaine
pour la Censure militaire à qui, suivant no-
tre premier accord, je communique qua-
rante-huit heures à l’avance les numéros de
Censure d’Alger de chaque programme et
actualités.
( Réponse prochain numéro.)
EXCELLENT RENDEMENT
des SALLES de TOULOUSE
Parmi les grandes sorties de ces dernières
grandes semaines, qui ont obtenu un bon
rendement financier, signalons :
Le Chemin de l'Honneur, au Trianon-Pa-
lace (2 semaines); L'Homme du Niger, aux
Variétés (2 semaines); Tempête, au Gau-
mont-Palace (2 semaines); Battement de
Cœur, au Gaumont-Palace (2 semaines); Des
Hommes sont nés, au Plaza (2 semaines);
Charrette fantôme, aux Variétés (1 semaine);
La Tradition de Minuit, au Trianon-Palace
(1 semaine); Petite Princesse, au Gaumont-
Palace (1 semaine); Le Plancher des Va-
ches, aux Variétés (1 semaine); Honolulu, au
Plaza (1 semaine). — Roger Bruguière.
EN AfRIQUE DU NORD
L’ACTIVITE GENERALE
S Contrairement aux bruits qui ont cou-
ru, la fermeture de l’agence algéroise de la
« R. K. O. Radio Films », sise 23, rue d ’lsly,
n’a jamais été envisagée. En dehors des
productions cédées comme annoncé ici-
même, la « R. K. O. Radio Films » distri-
buera, par la suite, elle-même en Afrique du
Nord, certaines réalisations faisant partie
d’une nouvelle sélection de films en cours
de doublage à Paris.
S Une charmante fillette, Geneviève, vient
de naître au foyer de Mme et M. Adrien
! Toubol, Directeur de l’Agence de Distribu-
tion de Films égyptiens à Alger.
1 Une nouvelle formule d’exploitation
prend corps depuis cette saison dans les ci-
némas d’Alger : la projection d’un même
grand film par deux ou trois salles dans
la même semaine. Citons ainsi les passations
régulières en tandem dans les deux salles
Seiberras (Majestic et Régent) des films :
Les Hauts de Hurlevent; Brazza; Narcisse;
L’Entraîneuse; Le Duc de West Point; dans
deux cinémas indépendants : Marignan et
A. R. C. : Victoire sur la Nuit; au Marignan
et Splendid Cinéma : Rappel immédiat et
enfin les représentations en triple exclusi-
vité, c’est-à-dire dans les trois salles du cir-
cuit Islytheatr (Ténoudji) d’Alger : Colisée,
Plazza et Vox des films : Le Chemin de
l'Honneur, Vous ne l’ emporterez pas avec
vous, La Charrette fantôme, autant d’inno-
vations dans le domaine de la programma-
tion qui semblent donner de bons résultats
puisqu’elles se répètent. — Paul Saffar.
DANS LA PRODUCTION
Raimu, Feraandel et joselte Ray
joueront dans
“LA FILLt DU PUISATIER”
de Marcel Papl
Il se confirme que les
deux grands acteurs Raimu et
Ferr.andel, et la charmante
Josette Day seront les prota-
gonistes du film que Marcel
Pagnol prépare : « La Fille du
Puisatier » et qu’il commen-
cera le 15 mai dans ses stu-
dios de Marseille.
AU MONTAGE
De Mayerling à Sarajevo,
dont le montage s’était poursuivi
ces dernières semaines, est
maintenant totalement achevé.
BILLANCOURT
Volpone.
Réal. : Maurice Tourneur.
Ved. : Harry Baur, Jouvet,
Jacqueline Delubac, Ch. Dullin,
etc., etc...
Décors ; La chambre de Vol-
pone, la salle du festin.
Tournage : 3e semaine.
Prod. : Ile-de-France Film.
Soldats sans Uniforme.
Réal. : Maurice de Canonge.
Ved. : Madeleine Robinson,
Catherine Farel, Yvonne Brous-
sard et MM. Roger Karl, Geor-
ges Lannes, Cordy, Guillaume de
Saxe, Azaïs, Bourdelle, Magnier.
Décors : Des chambres, un
grand salon.
Tournage : 2e semaine.
Prod. : Sté du Film « Soldats
sans Uniforme ».
NICE-C. M. C.
Unie! Père et Fils vient
d’être achevé. Le film passe au
montage définitif. Prod. : Trans-
i eontinental-Columbia.
FRANÇO!S-ler
La Mer ers Flammes.
Réal. : Léo Joanncn.
Ved. : Marie Déa, Raymond
Rouleau, Hugo Haas, Roland
Toutain.
Décors: Auberge « Frédéric »,
complexe hôtel particulier.
Tournage : 2e semaine.
Prod. : C. F. C.-Majestic.
On prépare Guet-Apens
dans la Forêt noire, film d’es-
pionnage de Félix Gandéra.
Production C. F. C.
FRANCŒUR
On a terminé Duel, réalisa-
teur : P. Fresnay.
P. Fresnay a tourné cette se-
maine avec le camion Western
Electric de Billancourt des scè-
nes d’extérieurs dans Paris, no-
tamment sur la Tour Eiffel.
NEUILI Y
Diamant noir esi au montage.
Réal. : J. Delannoy. Prod. : Mi-
nerva.
BUTTES-CHAUMONT
Le Dernier Refuge.
Réal. : J. Constant.
Ved. : Mireille Balin, Georges
Rigaud, Marie Glory, Dalio, Sa-
turnin-Fabre, J. Tissier...
(Soulignons que ce film, in-
terrompu par la guerre, est re-
pris et se terminera à la fin du
mois.
L’assistant est Henri Calef, et
le chef-opérateur : Jean Bache-
let qui remplace Ted Pahle.
Prod. : Vondas.
Tournage : lre semaine des
intérieurs repris.
La Voix du Bonheur.
Réalisation de René Jayet. Le
film a été terminé samedi et en-
tre au montage.
Prod. : Comète.
Mariage par Procuration.
Réal. : Maurice Cloche.
Ved. : Georges Rigaud, Moni
Goya, Tissier, Cordy, Blanchette
Brunoy, Broehard. Carette.
Tournage : 3e semaine.
Prod. : Spéva.
fTïrnmiiiiiimiiiiE amw
RAPH8E
SE
U
xxxxxxxxxxxzxzxxxx:
ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
Le Président Handecœur
Comédie dramatique (G)
Origine : Française.
Réalisation : Jean Dréville.
Auteur : Roger Ferdinand.
Dialogues : Roger Ferdinand.
Décorateur : R. G. Quignon.
Opérateur : René Gaveau.
\ssistant : R. Paul-Dagan.
Interprétation : Ilarry Baur,
Betty Stockfeld, Robert Piza-
ni, Temerson, Cécil Grane,
Maupi, Chamarat, N innés Fils,
Marguerite Deval et Jeanne
Provost.
Studios : Pagnol-Marseille.
Enregistrement : Philips.
Ing. du son : Lavoignat.
Production : Edic.
Distrib. : Films Marcel Pagnol.
CARACTERE DU FILM. —
Un film profondément humain
et simple, dont le sujet, dû à
Roger Ferdinand, vient du
ca’ur et doit toucher par sa
sincérité et son art franc et
direct. Le soin et l’élégance
de cette réalisation, sa gaieté
fine et nuancée, en font une
véritable réussite de grande
comédie psychologique de
style bien français.
SCENARIO. — M. Haude-
cœur, procureur général à la
Cour d’Appel d’Aix-en-Provence,
est un homme respecté, redouté,
qui n’a pas l’habitude qu’on dis-
cute ses ordres. Il refuse à son
fils Pierre le mariage d’amour
que ce jeune homme souhaite
pour lui imposer une union de
convenance. Mais un impondéra-
ble entre dans la vie du Prési-
dent Ilaudecœur : l’amour, sous
les traits fascinants d’une belle
veuve canadienne, Mrs Brown,
et cet amour ensoleille l’existen-
ce d’IIaudecœur qui acceptera
que son fils suive son cœur.
Alors Mrs Brown, ayant trans-
formé le Président Ilaudecœur,
lui annoncera son prochain ma-
riage avec un officier de marine.
Le cœur brisé, Ilaudecœur par-
donnera.
TECHNIQUE. — Jean Dre-
ville a réalisé un film clair, élé-
gant, raffiné, aux images parfai-
tement photographiées. La no-
tion humaine, la sensibilité de
la mise en scène en sont le plus
bel apanage. Un spirituel dialo-
gue corse ce film bien servi par
de remarquables interprètes.
INTERPRETATION. — Har-
ry Baur joue avec un talent
éprouvé et fort le rôle multiple
du Président Haudeeœur que
nous verrons se transformer peu
à peu. A ses côtés, le jeune pre-
mier Cécil Grane a une autorité
pleine de tact pour son manque
d’expérience, et la très belle Bet-
ty Stockfeld est un ravissement
des yeux. De parfaits rôles sont
tenus avec talent par Pizani,
Marguerite Deval, Jeanne Pro-
vost, qui ont tant de distinction,
par Numès Fils, Chamarat, Mau-
pi et l’inimitable Temerson.
Marseille mes Amours
Opérette filmée (G)
Origine s Française.
Réalisation % Daniel Norman.
Auteur : Marc Cab, Tutelier et
Audiffred.
Découpage : Paul Schiller.
Musique : Georges Sellers.
Interprétation : Rcda Caire,
Gorlett, Mireille Ponsard, Ni-
na Myral, Maximilienne, Su-
zanne Dehelly, Janine Roger-
Lambrette, Léon Bélières.
Studios : Pagnol-Marseille
Enregistrement : S LS.
Montag.e : Leboursier.
Production : G.A.R.B.
Distr. : Région parisienne : Mar-
cel Pagnol.
CARACTERE DU FILM. —
L’opérette-type marseillaise,
avec ses types bien brossés,
ses situations burlesques, sa
gaieté, et sa musique chan-
tante. Les airs fameux de
'Marseille mes Amours pren-
nent à l’écran une importance
nouvelle et la distribution ci-
nématographique réunit l’ex-
cellent Réda Caire à Gorlett et
Mireille Ponsard, Marseillais
authentiques quoique parisia-
nîsés. C’est un gentil film qui
a le diable au corps, et une
pétulance de premier ordre.
Le public n’aura pas le temps
d’accueillir ce film autrement
que par des rires.
SCENARIO. — Me Pastèque
est chargé de faire observer les
conditions du testament de feu
Barigoule, millionnaire marseil-
lais, émigré au Mexique. A cau-
se de ce testament, le charmant
André Barigoule devra vivre
chez ses trois tantes, vieilles fil-
les puritaines, et Pétoutet, petit
cousin du défunt, devra se bat-
tre en duel avec un Mexicain fé-
roce. Des imbroglios se mêle-
ront à l’aventure d’amour d’An-
dré et de Nini, sa fiancée. Nini
se fera passer pour un jeune
homme afin de surveiller André.
Finalement, le duel de Pétoulet
aura lieu, tout le monde se ré-
conciliera et héritera pour le
triomphe de l’amour.
TECHNIQUE. — Le scénario
assez fantaisiste permet la suc-
cession de scènes libres et inat-
tendues, souvent d une réelle
cocasserie, et qui jamais ne tom-
bent dans la grossièreté. Le dia-
logue est simple el gai, la mise
en scène faite avec aisance, et
seules les parties chantées sont
un peu figées. Mais la musique
de Sellers et ses airs fameux :
Ça fait Boum, La Pétoulette suffi-
ront à animer ces moments-là.
Bonne photographie.
INTERPRETATION. — Mi-
reille Ponsard, jolie et vive, qui
chante avec fraîcheur et joue de
même, est une exquise Nini, tan-
dis que Réda Caire, qui a pris
du métier, reste bon chanteur.
Gorlett est un animateur comi-
que de qualité, le trie* des vieil-
les filles, est assuré avec brio par
Nina Myral, Maximilienne et
Suzanne Dehelly. Bélières est ex-
cellent et Janine Roger a l’ingé-
nuité de son rôle.
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Réalisation : Georges Lacombe.
Origine : Française.
Dialogues : Yves Miiande.
Décorateur : Andréjeeff.
Opérateur : Roger Hubert,
Charpentier, Jean Louis.
Interprétation : René Alexan-
dre, Jacques Baumer, Simone
Berriau, Jules Berry, Aimé
Clariond, Lise Courbet, Claude
Dauphin, Maurice Escande,
René Fleur, André Lefaur,
Gaby Morlay, Marguerite Pier-
ry, Jaime Plana, Gisèle Pré-
ville, Michel Simon, Marcel
Simon.
Studios : Buttes-Chaumont.
Enregistr. : Radio-Cinéma.
Production : Régina ( Arys et
O’Connell).
Edition : Filmsonor,
CARACTERE DU FILM. —
On retrouve dans cet habile
imbroglio tragi-comique, quel-
ques-uns des personnages de
Derrière la Façade. Mais, au
lieu d’une maison bourgeoise
de Paris, c’est le fastueux
« Normandie » qui sert de ca-
dre vaste et mouvant. Film
amusant et varié, joué par de
grands comédiens, même pour
de petites silhouettes, Paris-
Wew York aura le succès de
ses devanciers.
SCENARIO. — Sur le « Nor-
mandie », allant à New York, se
trouvent en premières des indi-
vidus divers qu’une enquête sur
la disparition du milliardaire
américain Billingham rappro-
chera. Un détective, chargé de
veiller sur un diamant de la
couronne valant 30 millions et
uii détective de la Sûreté Natio-
nale conduiront l’enquête. Le
diamant volé sera restitué au Pa-
villon français de l’Exposition
de New York par un des escrocs,
bon Français au demeurant. Et
la fille du milliardaire ruiné (et
suicidé après banqueroute frau-
duleuse) pourra revenir vers
la France avec le petit jour-
naliste pauvre qu’elle épousera
maintenant qu’elle n’a plus rien.
TECHNIQUE. — Par suite de
scènes fragmentées souvent
amusantes, toujours soutenues
par un dialogue vif et mordant
où abondent les phrases drôles,
Georges Lacombe a réalisé un
film divertissant qui n’est jamais
vulgaire et qui garde une unité
comique asez rare. Quelque flot-
tement au centre de l’action,
avant l’enquête... affaire de mon-
tage. Photographie d’extérieurs
très belle, plus inégale dans les
scènes de studios. Très beaux
décors.
INTERPRETATION. — Une
éblouissante distribution où cha-
cun joue avec une autorité ma-
gistrale. Gaby Morlay, Michel Si-
mon, Claude Dauphin, Jules Ber-
ry, André Lefaur, Marguerite
Pierry, Jacques Baumer, Aimé
Clariond mènent le train, bien
entourés de comédiens intelli-
gents.
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NAISSANCE
Mme et M. de Bos-Klinges-
chmitt nous font part de la nais-
sance de leur fille Marie-Joelle, à
Alger.
DEUIL
Nous apprenons la mort de
Nicole Ginet, fille de Mme et .M.
René Ginet. Nous adressons au
sympathique metteur en scène
et à sa famille, dont notre con-
frère Georges Vacbellerie de
Graaf, nos sincères condoléan-
ces.
MARIAGE
Jean-Michel Spengler, direc-
teur de production, actuellement
aux armées, vient d’épouser Mlle
Paule Ghienne. Nos compliments
très vifs.
« GESTAPO »
M. Jean Dréville nous prie
de faire savoir que la réalisa-
tion de ce film étant repor-
tée, ce scénario ne consti-
tuera probablement pas le su-
jet de son prochain film.
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LE MEILLEUR FILM D’AVENTURES & D’ACTION
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LE CINEMA FRANÇAIS
REDACTION ET ADMINISTRATION :
29, rue Marsoulan, Paris (12e)
Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
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N° 3,12©
1 20 AVRIL J 940 1
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Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLÉ
Rédacteur en chef (par intérim) : Lucie DERAIN
Téléphone : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n° 702-66, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-139.
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
Alibert' et Claude May
dans Le Roi des Galéjeurs.
Film de F. Rivers. (Distr. D.U.C.)
Corinne LUCHAIRE tourne à Rome ABANDON
Notre compatriote Corinne Luchaire
vient d’arriver à Rome où elle commence
à tourner à Cinecittà, le film « Aban-
don » avec, comme partenaires, Georges
Rigaud, Maria Denis, Camillo Pilotto et
Enrico Glori (qui joua longtemps dans
les studios français). Metteur en scène
Mario Mattoli. Production Sangraf.
1
Edmond Gréville commence
FIESTA en Espagne
Toute la troupe technique du film Fiesta,
Edmond Gréville en tête, a quitté Rome en
avion pour se rendre en Espagne où sera
donné le premier tour de manivelle en ex-
térieurs du film dont Tino Rossi et Mireille
Balin seront les vedettes. Production Mon-
dial Schermi.
1
“La Femme du Boulanger* enthousiasme
la Presse de New York
La Presse américaine a salué avec admira-
tion le film de Marcel Pagnol : La Femme
du Boulanger, récemment sorti.
Voici l’opinion du critique du Motion Pic-
tnre Dailg sur La Femme du Boulanger :
« Ce film brode avec humour sur un adul-
tère. Du point de vue moral, il se peut qu’ün
certain public fasse des objections à cer-
taines des situations. Mais il est très gai, à
la manière française. Le film sera jugé par
d’autres spectateurs américains cultivés
dans l’esprit rabelaisien, ainsi que son met-
teur en scène, Marcel Pagnol, l’a voulu.
L’ORGANISATION!
DE L’INDUSTRIE
Réponse de M. V AND AL
Nous recevons de M. Vandal, Prési-
dent de la Chambre Syndicale des Pro-
ducteurs Français, une lettre en réponse
à l’article de M. André Paulvé, publié
dans notre dernier numéro.
Son absolue courtoisie, doublée d’une
entière bonne foi, nous rassurent. M.
Vandal fait observer que la Chambre
Syndicale a toujours utilement travaillé
à organiser la corporation. Nous n’en
avons jamais douté. Le Cinéma français
a besoin de toutes ses bonnes volontés.
L. T).
Mon Cher Rédacteur en Chef,
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt - — et avec
quelque surprise — dans votre numéro du
13 courant, le programme de rénovation du
Cinéma français préconisé par M. André
Paulvé.
Cet intérêt est tout à fait normal lorsque
l’on sait la gravité des événements et la né-
cessité des décisions à prendre.
Ma surprise se justifie par le fait que les
mesures suggérées par M. Paulvé n’ont pas,
hélas, la faveur de la nouveauté, puisqu’elles
sont réclamées depuis fort longtemps par
notre Chambre Syndicale.
Entendez-moi bien. Il ne s’agit pas d’une
sotte querelle d’auteur. Mais je ne voudrais
pas qu’une confusion fût créée dans l'esprit
de vos lecteurs. En réclamant la paternité de
ces idées, nous voulons seulement dire que
notre Chambre Syndicale, bien avant 1936,
les a longuement étudiées, qu’elle les a dé-
fendues devant Je Conseil National Econo-
mique, qu’elle a apporté sa collaboration
étroite à M. de Carmoy pour l’établissement
de son rapport.
Nous voulons aussi que notre Chambre
Syndicale ne soit pas accusée d’inertie,
alors que, depuis tant d'années, elle défend
la cause du film français.
Elle continuera à le faire et je pense que
notre ami Paulvé nous apportera, au sein
de notre organisation — dont il fait par-
tie — l’appui de toute son énergie.
Notre Chambre Syndicale, qui représente
tous les intérêts de la Production française,
est toute qualifiée pour faire aboutir les re-
vendications qu’elle a elle-même préparées
et présentées.
C’est par l’Union intime de tous ses mem-
bres qu’elle obtiendra le succès final.
Veuillez croire, mon Cher Rédacteur en
chef, à l’assurance de mes sentiments les
meilleurs.
Le Président :
M. VANDAL.
LES FILMS EN COULEURS
AUX ARMÉES
Tout récemment, sur la commune initia-
tive d’un jeune officier et de M. Henri Clerc,
Président du Comité Cinématographique du
Centre National du Tourisme, une expé-
rience d’un singulier intérêt a été tentée de-
vant plusieurs centaines de nos soldats,
réunis un soir, non loin de la frontière, pour
leur hebdomataire séance de cinéma.
Et ce fut, sur l'écran, une série de « do-
cumentaires », des documentaires, à vrai
dire exceptionnels, puisqu’il s’agissait de
la nouvelle série de films en couleurs natu-
relles, réalisés pour le Centre National du
Tourisme par M. Raymond Brison : Le Vi-
varais, La Savoie, La Haute-Provence, La
Côte d’Azur, et présentés sous un générique
bien de circonstance : « Ce que nous Défen-
dons ».
M. Henri Clerc, en quelques mots, avait
indiqué pourquoi, à son sens, ces films de-
vaient avoir leur « première » aux armées,
devant ceux-là mêmes qui ont tout quitté
pour protéger les sites, les monuments, les
coutumes, les hommes que ces bandes al-
laient faire vivre sous nos yeux avec une
fraîcheur, un relief, une vérité, line cou-
leur qui tiennent du prodige.
Soirée réconfortante passée avec nos sol-
dats et que suivront bien d’autres puisque
le Centre du Tourisme envoie ses nouveaux
films en couleurs à Budapest, en Suisse et à
l’Exposition de New York.
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CirME
RAPH1E CXX:
SE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Une nouvelle Société américaine
produirait des Films
joués et réalisés par des Français
M. Wachsberger, vice-président de
FHm Alliance, société américaine, met
sur pied une nouvelle société de produc-
tion en Californie, avec des acteurs et
des metteurs en scène français. Les
noms des acteurs français ne seront pu-
bliés qu’après signature des contrats.
Mais on peut déjà assurer que le choix
se bornera à ceux de nos compatriotes
qui parlent anglais.
+
le Film Français a la deuxième place
en Arsentine derrière le Film américain
70 % dos films passés en Argentine en
1039 furent des films américains. La France
a été représentée par 4(i films et 4 courts
métrages. L’Allemagne qui, précédemment,
était la concurrente immédiate de la France
n’a été représentée que par (ï films et un
court métrage. Malgré les efforts de l'Italie
pour noyer le marché argentin, elle n’a eu
que 10 grands films et <3 documentaires.
On peut donc conclure que la France a ,
tenu en 1939 la deuxième place en Argen- ;
t i ne, immédiatement après les Etats-Unis.
La conservera-t-elle ?
N° 72926.
Par 42° à l’ombre, voici Ernest Neuville,
scénariste de Pièges et de Sérénade,
lisant notre revue.
Jacqueline Delubac,
héroïne de Le Collier de Chenvre,
film policier de Mathot.
(C. F. C.)
“ENTENTE CORDIALE'9
a été présenté en gala à Madrid sous
la présidence du Maréchal Pétain
Nous apprenons la présentation sensation-
nelle, et d’un caractère véritablement ex-
ceptionnel du film de Marcel L’Herbier,
Entente Cordiale dans la capitale espagnole,
le (i avril dernier au cinéma Del Callao.
M. Glass, son producteur, revient de Ma-
drid et nous a donné de nouvelles préci-
sions sur ce gala que présidait en personne
Son Excellence, le Maréchal Pétain, en pré-
sence de l’ambassadeur d’Angleterre, de tous
les corps diplomatiques, des hauts fonction-
naires espagnols et des chefs de l’armée.
Une presse enthousiaste dans les plus
grands journaux quotidiens espagnols com-
me A.B.C., Yar, Alcazar, Madrid, a publié de
très longs articles pour étudier et louer la
qualité de cette grande production fran-
çaise.
Félicitons-nous que, par ses films de clas-
se, tel Entente Cordiale, notre pays conti-
nue d’affirmer sa vitalité artistique et sa
pensée.
Ce gala a été un excellent élément de pro-
pagande française.
Une intéressante initiative en faveur du film français aux II. U
M. E. Jonas, Président du Centre National
du Tourisme, vient de prendre la décision
de consacrer au film français l’une des vi-
trines du Bureau « France » de New York,
admirablement situé à la Maison Française
du Centre Rockefeller, en pleine animation
élégante de New York.
Il est certain que des Expositions succes-
sives, dans ce cadre excellent, de photos des
films français en cours et de portraits de
nos vedettes peuvent aider efficacement à
la propagande en faveur de notre produc-
tion aux U. S. A.
Les producteurs, distributeurs ou exporta-
teurs que cette initiative intéresserait, peu-
vent envoyer des photos de leurs films ré-
cents on en cours de production au Centre
National du Tourisme, 127, Champs-Elysées,
à l’attention de M. Jean Coupan, Secrétaire
général du Comité Cinématographique de
cet organisme.
Il est recommandé de choisir de préfé-
rences des portraits de vedettes ou des scè-
nes tournées dans des décors typiquement
français. Pour les films à extérieurs, il y
aura intérêt à rechercher des paysages bien
connus des Américains (Paris, Châteaux de
la Loire, Côte d’Aziir, etc.). Par ailleurs, il
conviendra de joindre aux photos les textes
que les producteurs désirent voir figurer
sur les tableaux d’exposition et qui seront
traduits à New York. Ajoutons que les pho-
tographies ne seront pas rendues, mais que
certaines d’entre elles pourront être remises
et éventuellement publiées par des journaux
américains.
Le Film de Jean Renoir
“ Ut HURSEIIUISI ”
débute aujourd'hui à Londres
Aujourd’hui 20 avril a lieu à l’Aeademy i
Cinéma de Londres la première anglaise du
film de Jean Renoir, La Marseillaise. Cette i
œuvre, qui fut si discutée, lors de son appa- f
rition à Paris, voici plus de deux ans, sera
projetée à Londres en français avec sous-
titres anglais. « Une nouvelle version de la
Révolution française », tel est le qualificatif
donné à ce film qui est présenté dans la
forme du nouveau montage qu’en a fait Jean
Renoir.
F
L’Italie produit
de la Pellicule vierge
FERRANIA
A Milan, dans les usines S. A Ferrania,
on fabrique une pellicule vierge qui donne
de très bons résultats. A Cinecittà et dans
les autres studios italiens, les opérateurs
l’emploient couramment. Les usines Ferra-
nia, qui fabriquent de la positive et de la
négative Pancro, ont pris une extension
considérable.
Cette entreprise est présidée et dirigée
par le Dr Franco Marmont.
NOTRE COUVERTURE
HARRY BAUR
ET
LOUIS JOUVET
DANS
VOLPONE
D’après la célèbre pièce
de JULES ROMAINS et STÉFAN ZWEIG
UN FILM DE
MAURICE TOURNEUR
AVEC
F. LEDOUX
Sociétaire de la Comédie- Française
MARION DORIAN
TEMERSON ALEX. RIGNAULT
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CHARLES DULLIH
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LE FILM SORTIRA A PARIS
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5
rTTTXXXrXXXIXXXXXTXlXXT3 CIINEMI
RAPHIE
SE
l’émomant hommase d’un journaliste anglais
m trois héroïques operateurs français
BEAUDOIN, ROUSSEAUX et TIOUET
Depuis le 8 avril, le Journal de Guerre,
réalisé et édité par la Section Cinématogra-
phique de l'Armée Française, est projeté ré-
gulièrement dans une cinquantaine de ciné-
mas anglais; en particulier dans les salles
d’ Actualités et dans les salles spécialisées de
Londres.
Cette importante nouvelle nous est appor
tée par un article extrêmement intéressant
de M. Campbell Dixon, paru dans le grand
quotidien anglais The Daily Telegraph. M.
Dixon, qui a assisté en privé à la projection
du premier numéro de l’édition anglaise du
Journal de Guerre île la S.C.A., lui consacre
un long article.
Cet excellent critique cinématographique,
qui a tant de fois montré l’intérêt et l’amitié
qu’il portail à la France et au film français ,
nous révèle l’héroïsme de trois opérateurs
de la Section Cinématographique de l’Ar-
mée, Baudouin, Bousseaux et Tiqnet, qui,
au moment où ils tournaient en avant des
lignes, furent l’objet d’un bombardement
ennemi. Baudouin fut tué sur le coup,
Bousseaux et Tiquet grièvement blessés, sont
encore à l’hôpital et le premier a perdu la
vue.
A notre connaissance, personne n'avait
encore signalé, dans la Presse française,
l’héroïme de ces trois opérateurs de la
S. C. A. Puisque leur action a été décrite
dans un journal allié, nous pensons qu’il n’y
a pas de raisons pour la cacher aux Fran-
çais.
La Section Cinématographique de l’Ar-
mée, que dirige avec tant de compétence le
Lieutenant-Colonel Calvé, n’est pas du tout
comme certains voudraient le faire croire,
un service de « planqués ». Déjà, lors de la
Grande Guerre, elle eut ses héros et ses vic-
times.
Nous avions personnellement connu Bau-
douin, il fut notre camarade de régiment,
nous le revoyions encore, quand, voici dix
ans, il accomplissait son service militaire à
la Section Ciné, sous l’uniforme du 6* G. A. A.
Nous demandons à tous les membres de
notre corporation de nous associer à l'hom-
mage rendu ici à ces trois héroïques opéra-
teurs qui sont tombés en faisant leur devoir,
tout simplement, bravement, en Français.
Pierre A.
En BULGARIE
1. Noix de Coco, trois semaines d’exclu-
sivité à l’Evropa-Palace.
2. Pièges, trois semaines au .Moderne-
Théâtre.
3. Sans Lendemain, trois semaines au
Théâtre Royal.
4. Les Cinq Sous de Lavarède, 4 semaines
au Hémous, cinéma de quartier.
5. L’Homme du Niger, trois semaines au
Théâtre Royal.
(5. L’Emigrante, actuellement pour la troi-
sième semaine à la même salle.
7. Le Déserteur passe actuellement sa se
conde semaine au cinéma Slavianska Bes-
séda.
Les premières ordinaires, en général, ne
dépassant pas les deux semaines d’exclusi-
vité, on peut dire que le film français, par
sa qualité, tient la première place sur le
marché bulgare où il est toujours attendu
avec impatience.
On annonce maintenant la prochaine sor-
tie du film Derrière la Façade.
Nouvelles d'Italie
LES " BIG FOUR “ EK ITALIE
(De notre correspondant particulier.)
Borne. 1 r avril. Ainsi que nous l’avons
annoncé, quatre grandes maisons cinémato-
graphiques américaines (R. K. O., Columbia
United Artists et Universal) ont déjà repris
leurs envois en Italie, environ une quaran-
taine de films. Mais voici que le bruit court
que les relations vont être renouées égale-
ment avec les «Big Four » : Métro, Warner,
Paramount et Fox.
D’après ce qu’on dit — et qu’on publie ça
et là — un délégué du Monopole italien se-
rait actuellement à Londres pour des négo-
ciations directes avec M. Hull Forster, re-
présentant européen de la Havs Corpora-
tion. On assure qu’on parviendra très pro-
bablement à un accord sur la base suivante :
contingentement, garantie annuelle d’envi-
ron 15 millions de lires aux maisons de
Hollywood, distribution et exploitation des
films américains réservée aux agents du
Monopole.
Comme nous l'avons dit, cet accord pa-
rait très probable et imminent. Mais, en tout
cas, la production nationale, (pii vient d’ac-
complir un effort très sensible en vue d at-
teindre non seulement l’augmentation du
nombre de ses films, mais aussi l’améliora-
tion de leur qualité, sera pleinement sauve-
gardée dans tous ses droits et tous ses inté-
rêts.
METTEURS EN SCENE FRANÇAIS
A ROME
Marcel L’Herbier est en train de tourner,
aux Studios Scaléra, La Comédie du Bon-
heur avec Ramon Novarro, Michel Simon.
Alerme, Isa Pola.
Dans les mêmes studios, on prépare acti-
vement Tosca que Jean Renoir commencera
sous peu.
On mande de Paris qu’Abel Gance réali-
serait le nouveau film de Isa Miranda :
Sans Ciel.
Julien Duvivier a rencontré a Gênes l’ac-
trice italienne Laura Adani (pii interprétera,
avec Jean Gabin, sous la direction de l’au-
teur de Carnet de Bal, le film L’Esclave blan-
che. Duvivier est ensuite reparti pour Nice
où il monte Untel Père et Fils.
Benato Bonanni.
♦
Nouvelles de Roumanie
On réclame du Film Français et Anglais
car les Allemands prennent notre place
et supplantent les Américains
La Roumanie a de grandes difficultés a
s’approvisionner en films américains, fran-
çais, anglais et les Allemands ont gagné un
peu du terrain perdu par les autres. De
grandes firmes américaines ont fermé leurs
bureaux à Bucarest, d’autres n’ont plus que
des correspondants, et pour toutes les opé-
rations, il faut passer par les maisons de
Paris. Warner est la seule firme qui ait un
dépôt à Bucarest, ce qui supprime les droits
de licence et permet de vendre directement
aux salles; son chiffre d’affaires a dépassé
de beaucoup celui des firmes concurrentes.
LES DISTRIBUTEURS ASSOCIÉS
MAINTIENNENT LEUR ACTIVITÉ
La grande société française à laquelle
nous devons l’incomparable Mayerling,
qui a sorti Le Boi avec son éblouissante
interprétation, et Quadrille, Tricoche el
Cacolet, La Brigade sauvage, entre autres
films d’une importance artistique et d’une
ampleur achevées, Les Distributeurs As-
sociés continuent à travailler utilement
pour l’industrie française. Leurs projets,
non encore définissables, sont pourtant
d’une envergure telle que nous ne pou-
vons nous empêcher de faire quelques
indiscrétions.
En effet, Les Distributeurs Associés ont
en cours de réalisation deux grands
films qui seront de la classe de leurs
prédécesseurs. On peut affirmer que ces
deux productions ne seront pas inférieu-
res, tant pour leur réalisation que pour
leur distribution artistique, aux plus
ambitieuses œuvres du cinéma fran-
çais. L’exclusivité de ces deux films est
d’ailleurs assurée, d’ores et déjà, dans
une des plus grandes salles de Paris, au
début de la saison prochaine.
D’autre part, les dernières productions
du programme des Distributeurs Asso-
ciés : Le Bois sacré, La Brigade sauvage
et Cavalcade d’ Amour ont été retenues
par le Circuit Gaumont.
On sait combien les sorties des films
des Distributeurs Associés sont entourées
de soins et d’attentions. Rappelons que
Le Bois sacré, de Léon Matbot, est une
des meilleures comédies de l’année, par
son sujet, adapté de la spirituelle pièce
de Robert de Fiers et Caillavet, et son in-
terprétation : Gaby Morlay, André Le-
faur, Dalio, Victor Bouclier et Elvire
Popescô. Lu Brigade sauvage, de Marcel
L’Herbier, drame pittoresque et mouve-
menté, joué par Charles Vanel et Lisette
Lanvin, constitue un spectacle d’une in-
tensité et d’une force émouvante parfai-
tes Et enfin, Cavalcade d’ Amour a été sa-
lué comme le film le plus original de la
saison. Sa réalisation, due à l’excellent
Raymond Bernard, est d’une somptuosité
infinie, et ses personnages interprétés par
Simone Simon, Michel Simon, Corinne
Luchaire, Claude Dauphin, Dorville res-
tent dans le souvenir comme des créa-
tions d’un art sensible et délicat. Quant à
sa beauté décorative, elle a été remar-
quée par toute la presse, et admirée par
le public lors de l’exclusivité.
Précisons les dates de sorties générales
de ces trois films : Le Bois sacré sortira
le 9 octobre, La. Brigade sauvage et Ca-
valcade d’ Amour les 20 et 27 novembre.
6
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
cixrÆftkRiKPmr
rR4Sm\i»E
POUR LES
DIRECTEURS
Rubrique consacrée
à la vie du métier,
mais aussi
Tribune libre de nos
Abonnés-Directeurs.
Valentine Tessier et Georges Rollin
dans L’Embuscade.
Film de F. Hivers. (D.U.C.)
L'EXPLOITATION PARISIENNE A REMONTÉ LE COURANT
VERS LA REPRISE
Voici, d’après des chiffres qui nous sont
communiqués officiellement, la situation
comparative de l’exploitation parisienne de-
puis le début de la guerre.
Par rapport aux mois correspondants de
la saison dernière, le nombre de salles ou-
vertes et le montant des recettes brutes ont
donné les pourcentages suivants :
1939 Salles Recettes
ouvertes
brutes
Septembre .
75 %
19
%
Octobre . .
88,7 %
31
%
Novembre . .
90 %
43
%
Décembre
93 %
58,9
%
1940
Janvier ....
95,6 %
57,49
%
Février ....
95 %
69,41
%
Si on considère que les nouveaux films
n’ont commencé à sortir que vers le milieu
de décembre, les résultats acquis à fin fé-
vrier font ressortir une augmentation de
plus de 50 % des recettes par rapport aux
chiffres réalisés en novembre 1939 avec des
films du stock.
Il est à présumer que les résultats du mois
de mars accentueront encore cette progres-
sion.
En somme, cet état n’est nullement éton-
nant. Il prouve la vitalité d’une industrie qui
sait, malgré les événements, se redresser et
s’organiser pour «tenir le coup », ce qui
ne doit pas empêcher les directeurs de ci-
némas parisiens de continuer la lutte pour
une fiscalité moins sévère et plus en rapport
avec les difficultés actuelles.
La Carrière du
"Président Haudecœur"
Le beau film de Jean Préville : Le Prési-
dent Haudecœur, avec Harry Baur, vient de
passer à Nice, pour Pâques, dans deux ci-
némas à égalité (Rialto-Casino Municipal).
Il a atteint le chiffre record de ces deux sal-
les depuis le début de la saison cl certaine-
ment les meilleures recettes des salles rie
première vision de Nice pendant la semaine
pascale.
Suzanne Dehelly et Gorlett
dans Marseille mes Amours, film de D. Norman.
(Prod. : Garb). (Distr. : Pagnol).
On construit une nouvelle salle
à TARBES
Extension du Circuit CLÉDAT
(l)e notre correspondant particulier.)
■ Semaine fertile en nouvelles : Tout
d’abord, notons la nette progression des ci-
némas locaux durant les dernières semaines.
La sortie des grands films et l’augmentation
du nombre des habitants de la ville depuis
le début de la guerre y sont pour beaucoup.
Aussi, M. Clédat vient de prendre la déci-
sion La Cinémato en a la primeur — de
faire construire dans le courant de l’été pro-
chain, à la sortie ouest de la ville, près du
Pont de l’Adour, une salle moderne avec
balcon de 1.000 places, dotée du confort et
de la sonorisation qui ont fait la renommée
des salles de ce circuit. Les vœux des trois
communes ouvrières de Soues, Aureilhan et
Séméae, seront ainsi comblés, car elles au-
ront à proximité une salle de cinéma mo-
derne.
B Signalons également que la coquette
salle familiale de la rue Larrey, l’impérial,
qui, sous l’habile direction de Mme Repain,
avait pris une grande vogue, vient d’être,
depuis le 13 avril, rattachée au Circuit Clé-
dat-Lafférère qui comprend, à l’heure ac-
tuelle, les quatre salles tarbaises.
L’Impérial conservera les programmes ca-
ractéristiques qui ont fait son succès et pas-
sera les films jusqu’à la cote 4 de «Choisir».
■ En outre, le cinéma du Foyer de l’Arse-
nal est dirigé et programmé par 1 actif M.
Clédat que nous félicitons bien sincèrement
pour ce dévouement
est si chère.
Comme on le voit
pas à Tarbes.
à une cause qui nous
le cinéma ne chôme
J.-A. Castets.
+
Vers une Réoccupation
militaire des Salles ?
On se rappelle les démarches et les lut-
tes nombreuses qu’il fallut pour faire libé-
rer la majeure partie des salles réquisition-
nées par l’autorité militaire, dès les pre-
miers jours de la guerre.
Nous apprenons par différents directeurs
qu’ils ont reçu un avis de l’autorité militaire
les prévenant qu’ils pourraient, à nouveau,
être l’objet de mesures de réquisition, d’oc-
cupation dans un bref délai.
On tremble à l’idée que l’exploitation, qui
a eu tant de mal à reprendre un équilibre
normal, à améliorer son fonctionnement
dans un régime de compressions — places,
lumière, publicité restreintes — pourrait
subir une atteinte nouvelle à son indépen-
dance professionnelle.
On réclame une exploitation intensive,
mais cette menace suspendue sur nos salles
risque d’arrêter l’élan de régularisation,
l’impulsion constatée un peu partout, tant
en province, où les recettes sont souvent
supérieures au temps de Paix, qu’à Paris où
des films connaissent actuellement d’excel-
lentes carrières.
UNE RÉVOLUTION dans U MONDE du SPORT et du CINÉMA
PREJEAN
Avec foi, avec hardiesse, avec es-
poir, les yeux rivés au sol, fuyant le
spectre de la défaillance ; les jarrets
ployés, les muscles crispés, l’âme for-
te, Il subira son calvaire le long des
routes de France, Il luttera comme un
damné pour conquérir la gloire. Il dé-
fendra sa chance illusoire contre les
véritables « Géants de la Route »
qui la lui disputeront.
Devant lui, toujours, sera Son
image ! Vers Elle, sans cesse ira
sa pensée ! Pour Elle encore, et
pour qu Elle soit hère d’un succès
dont dépendent leur amour et leur
vie, il se pliera à tous les sacrifices...
Mais saura-t-il éviter les rudes embû-
ches que sème, pour les Forts, cette
splendide épopée qu’est
AU DÉPART AVEC
ÊUX
« LE TOUR DE FRANCE »! !
MEG
LEMONNIER
Le regard toujours fixé sur la
grande carie muette, l'oreille atten-
tive aux moindres informations, l'es-
prit tendu, l'âme inquiète, le cœur
chaviré, elle vivra Son martyr, Ses
joies, Ses peines, dans un tourbillon
de pensées tendres et troubles à la fois.
Elle vivra la plus grande épreuve spci-
tive du monde ! Elle vivra dans le
songe et la réalité la vie ardente des
champions héroïques ! Elle vivra les
heures indéfinissables que vivent tous
les peuples de la terre, en présence de
cette magnifique leçon d'endurance
qu'est
« LE TOUR DE FRANCE »
DISTRIBUTEURS 1 —
firandr Kégion de Lyon « AKare-Lorraine t Belgique & Colonies Belge» s I Scandinavie A Finlande
s. o. c. e. - film Alliance Cinématographique Rhin et Moselle u. d. i. f. ; seth hesslin
35. Rue Vaubecour — LYON | 8, Avenue de la République - COLMAR i 67. Rue des Plantes — BRUXELLES j STOCKHOLM
VENTE POUR IE MONDE ENTIER : Société de Production du " Film POUR LE MAILLOT JAUNE ”, 5, Rue La Boétie (8 ) — Téi. ELYsées 87-26
MEG LEMONNIER
ALBERT PRÉJEAN -
DANS
PRÉSENTE
POUR
LE MAILLOT
N JAUNE
Mise en scène de Jean STELLI
jo de Jean ANTOINE et Jean LEULLIOT
Dialogue de Michel DURAN
MARCEL /
al&an
___ BRUTLJS F TC A
- BRAVADEMANGE - T F
*VÏS p A U C
Y AR*^
baR
Coureors ' ^ "fO^^ ^
^ '°US 'e o r o T V*°
ÉQUIPEMENT “AU GRAND AIR SPORT”
ÉDITIONS MUSICALES SALABERT
Société de Production « POUR LE MAILLOT JAUNE ”
DISTRIBUTION
GRANDE RÉGION PARISIENNE
Compagnie Parisienne
de Location de Films
49, Avenue de Villiers, PARIS
Tel. : Wagram 13-76
9
CIIVEI^mR/lPHIC
FRfiBnK&SE
♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
LE MAROC VA-T-IL BIENTOT MANQUER
DE GRANDS FILMS FRANÇAIS ?
La saison d'hiver 39-40 au Maroc a été
remarquable : tous les grands films réali-
sés en France ont été projetés, sur les
écrans casablancais et r’batis, peu de
temps après leur achèvement. Une fois
de plus, le cinéma marocain a bien tra-
vaillé.
Mais cet effort va-t-il se poursuivre
désormais dans , les mêmes conditions ?
Il faut signaler objectivement le fait
suivant : les salles du circuit « Maroc
Théâtr » et les cinémas programmés par
Marocfilm vont projeter dorénavant de
grands films américains, alors qu’elles
étaient jusqu’à présent réservées en fait
au film français.
M. Gaston Ténoudji, qui dirige ces
firmes à Casablanca en l’absence de son
frère Robert, mobilisé, a rapporté récem-
ment d’Alger sa nouvelle « programma-
tion ». En tête, s’inscrit la production
Actualités
La Censure laisse passer des choses inté-
ressantes. Ainsi, pouvait-on voir dernière-
ment l’ inauguration de l’Institut du Cinéma
italien par le Duce lui-même. Celui-ci atta-
che une grande importance au Cinéma, aus-
si peut-on pronostiquer que le Cinéma ita-
lien ne tardera pas à prendre une place
honorable sur le marché.
La Censure coupe parfois, souvent même
au grand émoi des cinéastes; cependant, il
arrive qu’elle n’ait pas tort. Tout récem-
ment, ordre fut donné de supprimer l’entre-
vue du Brenner, ce qui a évité des manifes-
tations intempestives. Dommage que cette
actualité n’ait pu être présentée, on g aurait
vu Hitler dans un costume quelque peu flot-
tant, son allure a beaucoup perdu de sa su-
perbe, son air soucieux donne l’impression
qu’il a beaucoup d’ennuis.
♦
En BELGIQUE
Prochaines sorties
de Films français
Atos Film : Macao; Miquette; Angélica;
L’Extravagant M. Beaucaire.
Alro Films : L’Embuscade; Notre-Dame
de la Mouise; Le Roi des Galéjeurs.
Impérator : Le Collier de Chanvre.
Ciné Consortium Belge, 72, rue Dupont,
Bruxelles : Volpone.
Fama Films : Les Nouveaux Pauvres;
L’As (Ceux du Ciel).
Atlas Films : L’Or du Cristobal.
Udif : Pour le Maillot jaune.
Abel Films et Cinématographie Bodart :
Monsieur Hector ; Ombre noire.
Filmsonor : Les Musiciens du Ciel; Paris-
New York.
Gexe Films : Accusé Bach levez-vous.
Sédif : Remorques.
J. van Heugten.
Columbia 1939-1940 avec « La Charrette
fantôme » qui est une production fran-
çaise Columbia et avec « Vous ne l’em-
porterez pas avec vous » et « Seuls les
Anges ont des Ailes ». On annonce égale-
ment le film en quatre épisodes : « Les
Justiciers du Far-West ».
Comme œuvres françaises, nous ne
trouvons jusqu’à présent, dans cette pro-
grammation, outre le film de J. Duvivier,
que « Mes Crimes » et <• L’Empreinte du
Dieu ». Il ne s’agit pas de critiquer, mais
de constater. Nous savons avec quelle
régularité, et avec quel succès, MM. Té-
noiodji se sont, en fait, spécialisés dans
le film français. Il serait dommage que ce
dernier, faute de grands titres en nom-
bre suffisant, risquât de perdre un mar-
ché aussi intéressant que le Maroc.
A nouveau on mène l’offensive
pour la livraison
des actualités le mercredi
Périodiquement, on peut le dire, la Repré-
sentation Intersyndicale de l’Industrie Ci-
nématographique mène le bon combat pour
obtenir des Chambres Syndicales de la Pro-
duction, de la Distribulion et de la Presse
Filmée, que la livraison à l’exploitation des
copies d’Actualités ait lieu le mercredi,
jour du changement général des program-
mes, et non le jeudi.
Une nouvelle réunion des Chambres Syn-
dicale, y compris celle de l’exploitation aura
lieu prochainement à cet effet.
Nouvelles
de V Afrique du Nord
MM. Edmond et Robert Ténoudji, tous
deux mobilisés, ont fait don d’une voiture-
ambulance automobile à l’Œuvre de Se-
cours aux Blessés, en faveur de laquelle
Mme Paul Raynaud vient de faire une fruc-
tueuse tournée en Afrique du Nord.
Nous félicitons de ce geste généreux MM.
Ténoudji dont l’activité cinématographique
est connue de tous les Marocains — pour ne
parler que de ce canton de notre Empire.
Leurs salles au Maroc, d’ailleurs, sont
restées ouvertes malgré la guerre; mais M.
Gaston Ténoudji a remplacé à Casablanca
son frère Robert, et M. Amédée Arlaud a
remplacé à Rabat, à la direction du Colisée,
M. François Pouliguen.
■ Le projet de construction d’une grande
salle de première vision rue d’Isly à Alger,
annoncé ici même, a dû être écarté, les au-
torités municipales ayant soulevé des ob-
jections quant à son emplacement. — P. S.
On annonce la sortie prochaine en France
d’un nouveau film de Dorothy Lamour, intitulé
Le Souffle de la Vie.
Dans ce film, l’éblouissante créatrice de
" Hula » et de « Toura » aborde avec succès son
premier grand rôle dramatique. Elle représente
cette fois une jeune fille de race blanche, élevée
en Chine. Une jeune fille mi-américaine, mi-
asiatique, et dont le rayonnement, à lui seul,
fera passer le souffle de la vie dans l’âme d’un
mourant, ressuscitant miraculeusement l’homme
de son choix !
A ses côtés, John Howard et Akiin Tamirol'f
campent également de façon magistrale des per-
sonnages d’une vérité hallucinante.
C Paramount ).
1 Mercredi soir a eu lieu, au cinéma
« Le Français », la première de la très
originale comédie Elles étaient 12 Fem-
mes, Production Régina, distribuée par
Filmsonor.
Tout Paris a applaudi cette œuvre
jouée uniquement par des femmes et
dont l’esprit fera le tour du monde.
Le Cinéma scientifique
au Palais de la Découverte
Le cinéma du Palais de la Découverte a
repris ses séances régulières à raison de
quatre séances te dimanche et deux chaque
jour, sauf le vendredi.
Mentionnons, aux plus récents program-
mes, les remarquables films suivants : Voya-
ge dans le Ciel, Pantopodes, Crabes, Caprel-
les, La Quatrième Dimension, de M Jean
Painlevé, ainsi que La Lutte pour la Vie,
réalisé par J. Painlevé et le Pr Gastizin, illus-
trant une curieuse application des hautes
mathématiques à la Biologie; Insectes et Ba-
listique, de Bull (Institut Marey); Petroleum;
La Navigation aérienne; La Fabrication des
Allumettes; Travail de Titan, de J.-C. Ber-
nard (construction d’un barrage); Routes
d’Acier; L’Amiante ; La Vie du Ver à Soie ;
Le Pois de Senteur; Un Grand Potier, de
Benoît-Lévy; La Haute Fréquence médi-
cale (travaux de l’illustre d’Arsonval); Les
Protubérances solaires, célèbre film de M.
Lyot et Eclipse de Soleil; La Chute des
Corps; Le Cuivre électrolytique: Parasites
marins; Un Monde dans un Verre d’Eau;
Fabrication du Gaz; La Magie du Fer blanc,
de Tedesco; La Fusée interplanétaire (éton-
nante anticipation du cinéma de naguère).
P. M.
Ch. Penz.
tô
r XXXXXXXXXZXX3 CIME
RAPHIE LXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX:
ANS LES STUDIOS
ON ANNONCE
Une charmante attitude
de Betty Stockfeld
dans Le Président Haudecœur,
film de Jean Dréville.
Prod. : Edic. Distr. : Pagnol.
Caprice.
Ce film de Raymond Bernard,
qu'interprétera Edwige Feuillc-
re, doit être tourné en mai aux
studios de Billancourt. Direc-
teur de production ; Oscar Dan-
ciger.
Il n’y a pas d’Imprevu.
Tel est le titre du film que tes
Productions Romain Pinès réali-
seront sur un scénario d’Yves
Mirande.
Remorques.
On parle de la prochaine re-
prise de ce film par Jean Gré-
millon. Prod. ; Sédif.
Les Nouveaux Pauvres.
Jacques de Baroncelli com-
mencera d’ici quelques jours à
Billancourt, ce film sur un scé-
nario de Mirande. Le décora-
teur Trauner a brossé les ma-
quettes et les décors seront cons-
truits par Bertrand.
O N
TOUR
L’Œuvre
de la Maison de Retraite
dujnéma
L’Œuvre de la Maison de Re-
traite du Cinéma remercie bien
sincèrement les Distributeurs
qui ont bien voulu depuis sep-
tembre laisser percevoir aux
présentations de leurs nouveaux
films.
La guerre n’a fait qu’accroi-
tre les charges qui pèsent sur
chacune des œuvres sociales et
charitables pour lesquelles la
perception est faite. Aussi de-
mandons-nous à toutes les mai-
sons d’accepter la perception à
leurs futures présentations.
Citons nos bienfaiteurs :
Védis Film : Film Louise;
D. P. F. : Film Brazza;
C. C.F.C. : Film Le Chemin de
l' Honneur ;
D. P. F.
un Empire;
Rouhier
Tyran;
Cristal : Film Mes Crimes;
Pagnol : Film Le Président
Haudecœur ■
Film La France est
Film La Chute d’un
BILLANCOURT
Voipone.
Réal. : Maurice Tourneur.
Ved. ; Harry Baur, Louis Jou-
vet. Ch. Dullin, Jacqueline De-
lubac, Ledoux, Rignault, Marion
Dorian, etc...
Décors : Chapelle, le tripot,
un vaste décor représentant les
rues de Venise au-dessus des
canaux.
Tournage : 4“ et dernière se-
maine.
Prod. ; Ile-de-France Film.
Soldats sans Uniforme.
Réal. : M. de Canonge.
Ved. ; Madeleine Robinson,
Catherine Farel, Yvonne Brous-
sard et MM. Roger Karl, Georges
Lannes, Cordy, Paul Aza'ïs, Bour-
delle, Magnier, Guillaume de
Saxe.
Décors ; Une cave, des cham-
bres, bureau d’inspecteur.
Tournage : 3C‘ et dernière se-
maine.
Prod. : Sté du Film « Soldats
sans Uniforme ».
FRANÇOIS Ier
La Mer en Flammes.
Réal. : Léo Joannon.
Ved. : Marie Déa, Raymond
Rouleau, Hugo Haas, Roland
Tou tain.
Tournage : 3e semaine.
Prod. : Majestic-C. F. G.
Guet-Apens dans la Forêt
Noire commencerait la semaine
prochaine. Réalisation de Félix
Gandéra. Prod. : C. F. C.
ROME
ROME-SCALERA
La Comédie du Bonheur.
Réal. : M. L’Herbier.
Ved. : Ramon Novarro, Michel
Simon, J. Berry, Micheline Pres-
tes, Alerme.
Prod. : Scaléra.
Distr. ; Discina.
ON REALISE
DES DESSINS ANIMES
FRANÇAIS EN COULEURS
Une société française a
commencé la réalisation de
dessins animés en couleurs
naturelles, procédé Dufay-
color, notamment Le Loup
et l’Agneau, d’après La
Fontaine.
Nous reparlerons de cet-
te intéressante production.
EN EXTERIEURS
Duel.
Pierre Fresnay tourne cette
semaine les derniers extérieurs
de cette production.
Prod. ; C. I. C. C.
Diamant noir.
Jean Delannoy tourne à Saint-
Tropez des scènes de plein air,
sur le port, dans la ville et les
environs.
Prod. ; Films Minerva.
BUTTES -CHAUMONT
Le Dernier Refuge.
Réal. ; Jacques Constant.
Ved. : Mireille Balin, Marie
Glory, G. Rigaud, Mila Parély,
Dalio, Tissier, Saturnin-Fabre.
Tournage ; 2° semaine.
Prod. : Vondas.
Ombres noires.
(La Voix du Bonheur).
Réal. : René Jayet.
Ün procède à quelques rac-
cords et le fi lui se termine cette
semaine.
Prod. : Comète.
Distr. ; Cristal.
Mariage par Procuration.
(Titre provisoire).
Réal. : Maurice Cloclie.
(Les prises de vues sont ter-
minées).
Prod. ; Spéva.
Distr. ; Discina.
NICE
NICE-C. M. C.
On continue le montage de
Utttel Père et Fils, de Julien
Duvivier. Prod. : Transeonti-
nental-Columbia. Distr. : Colum-
bia.
DIRECTEURS!
La Cinématographie Fran-
çaise vous apporte toutes les
semaines les nouvelles du
métier.
ABONNEZ-VOUS!
Pagnol : Film Marseille mes
Amours.
I Mentionnons, à propos
du film de L. Mathot, « Le Col-
lier de Chanvre », actuelle-
ment au montage, le nom de
M. Georges Grey qu’inter-
prète un rôle important et
qui avait été omis dans nos
précédentes éditions.
UN CHEF OPERATEUR
REDEVIENT CIVIL
Nous sommes heureux d’in-
former les producteurs que
Nicolas Hayer, chef - opérateur,
mobilisé quelque part en France
depuis sept mois, vient d’être
rendu à la vie civile.
Voici donc un excellent chef-
opérateur disponible pour la
nouvelle production française.
Deux des interprètes du film
Les Surprises de la Radio (D.P.F.),
J. Dumonceau et Coco Aslan
se sont mariés récemment.
Il
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
*
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
XX IX'
ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
Les Surprises de la Radio
Comédie (G)
Le Roi des Galéjeurs
Comédie marseillaise (G)
Origine : Française.
Réalisation : Fernand Hivers.
Auteur : Alibert.
Dialogues : Alibert.
Opérateurs : Mundwiller, Hugo,
René Petit, Jacques Stem.
Musique : Vincent Scotto.
Interprétation : Alibert, Aimos,
Claude May, Marcel Vallée,
Sinoël, Hivers Cadet, Fernand
Flament, Maupi, Gerlata.
Studios : Pagnol, Marseille.
Enregistr. : Philips.
Montage : Mme Beaugé.
Dir. de prod. : Pingrin.
Production : Prod. Hivers.
Edition : D.U.C.
CARACTERE DU FILM. —
Cette aimable opérette mar-
seillaise, bon enfant, sans
prétentions et sans lourdeur,
se suit avec agrément, tout
comme on écoute chanter le
sympathique Alibert sur la tré-
pidante musique pleine de so-
leil, signée Vincent Scotto.
Marseille, ses rues, son port,
Nice, ses vieux quartiers par-
ticipent à l’aventure cocasse
qui sera saluée par le grand
public d’un large plaisir.
SCENARIO. — Titin, cireur
marseillais, s’est épris d’une
chanteuse, entretenue par un ri-
che et despotique Baron. Pour
l’approcher, il risque beaucoup
et signe, pour endormir la mé-
fiance du Baron, une police
d’assurances pour un collier de
perles. Une bande d’aigrefins
part pour Peira-Cava, pendant
les sports d’hiver, pour s’appro-
prier le collier. Titin et ses asso-
ciés sont poursuivis pour le vol
du collier restitué qui est un
faux. Le vrai ayant été trouvé
par le fils d’un des associés de
Titin. Titin le rendra à celle
qu’il aime. Et, comme le cheval
de l’équipe a gagné le Grand
Prix, Titin pourra enlever sa
belle au Baron en lui laissant
comme consolation, les perles
fines.
TECHNIQUE. — Traitée avec
gaieté, et parfois un certain hu-
mour loufoque, irrésistible, cette
opérette filmée est vivante et
très aérée. De nombreuses scè-
nes sont prises dans la rue, au
champ de courses, aux sports
d’hiver, à Peira-Cava, à Nice. La
scène de l’aveu d’amour chanté
est charmante, celle des « Ter-
reurs » dans le coupe-gorge ni-
çois, avec chœur et ballet des
gangsters est particulièrement
Ninotchka
Comédie satirique
parlant anglais (A)
Origine : Américaine.
Réalisation : Ernst Lubitsch.
Auteurs : Melchior Lengyel et
Jacques Deval.
Interprétation : Greta Gurbo,
Melvyn Douglas, Sig Rumann,
Félix Bressart, Alexander Cra-
nach, Bêla Lugosi, Ina Claire.
Studios : M.-G.-M.
Enregistrement : W. E.
Production : M.-G.-M.
Edition : M.-G.-M.
Un film délicieux, qui nous
apporte une Greta Garbo trans-
formée, riant de toutes ses belles
dents, et menant un jeu de co-
médienne spirituelle, racée, plei-
ne de feu et de pétulance.
Lubitsch nous avait habitués
à bien des miracles. En voici
un : Greta Garbo de tragédienne
s'élance triomphalement sur la
trace des actrices gaies, et réus-
sit à concentrer toute l’attention
du public, et tout l’intérêt du
film sur sa nouvelle incarnation.
Le sujet est fort drôle : La
transformation d’une envoyée
des Soviets à Paris, au contact
d’un élégant et subtil aristocrate
parisien, et dans l’atmosphère
de luxe, de facilité et de plaisir
que la capitale offre à une res-
capée du paradis soviétique.
La mise en scène de Lubitsch
est de la meilleure veine, le dia-
loguc piquant, sardonique, étin-
celle de fusées et d’insolence. Il
réjouira par la caricature. Et
Garbo, rajeunie, adorable, évo-
lue dans cette aventure de grand
style, entourée à merveille par
d’ excellents comédiens, transfu-
ges de Berlin tels : Bressart et
Cranaçh, et du fin partenaire
qu’est Melvyn Douglas.
Nul doute que la version dou-
blée de Ninotchka ne connaisse
en France un retentissement
considérable. Le film par sa
classe, et surtout par son esprit,
mérite un large public.
drolatique. La musique est vive
et populaire.
INTERPRETATION. — Ali-
bert chante et joue rondement,
avec une souriante bonhomie.
Claude May toujours belle, Ai-
mos plein de talent, Marcel Val
lée qui a de l’autorité, Sinoël si
drôle, sont les principaux me-
neurs de jeu de ce film pittores-
que et nature.
Origine : Française.
Réalisation : Marcel Paul.
Auteurs : Maurice Diamant-
Berger et Jean Nohain. Colla-
boration de Souplex et P. Dac.
Dialogues : Maurice Diamant-
Berger et Jeun Nohain.
Décorât. : Magniez et Druart.
Opérât. : René Gaveau, Colas.
Musique : Pierre Zeppilli.
Assistant : André Cerf.
Interprétation : Coco Aslan,
Bailler, A. Bernard, Maily
Berry, O’Brddy, Georges Bri-
quet, Robert Burnier, Géo
Charley, Pierre Dac, Claude
Dauphin, René Dorin, Jacque-
line üumonceau, Jaboune-Jean
Nohain, J Marsac, Blanche
Montel, M. Moreno, R. Navar-
re, Pérès, Géo Pomel, F. Rau-
zéna, Jean Rieux, Raymond
Souplex, Jane Sourza.
Studios : Eclair.
Enregistrement : Caméréclair.
Montage : Marguerite Beaugé.
Production : Charles Bauche et
I). P. F.
Edition : D. P. F.
CARACTERE DU FILM. —
Aucun film n’a, depuis long-
temps, trusté autant de ve-
dettes célèbres, de comédiens
sympathiques. Les Surprises
de la Radio est un aimable film
divertissant qui, pai le fil d’un
gentil scénario-prétexte, nous
conduit dans les coulisses
d’un grand poste de Radio et
nous initie aux principales
émissions, nous met « en
plein » dans l’atmosphère des
variétés de la T. S. F. et nous
fait voir les as de la Radio
française. Son succès sera
vif et mérité. Gaieté, humour.
Origine : Française.
Réalisation : Elyane Tayar.
Auteur : Claude Leivy.
Prod. : Films J.-C. Bernard.
Edition : D. P. F.
Orléans et l 'Orléanais, tels
sont les sujets qu’examine ce
film documentaire réalisé avec
autant de goût que de clarté par
Elyane Tayar à qui l’on doit no-
tamment Versailles (en collabo-
ration avec Maurice Cloche) et
Clairvivre.
La ville, son histoire où s’ins-
crit l’Histoire de la France, ses
monuments, ses paysages, sa ca-
thédrale, ses palais et son vieil
Hôtel de Ville (Hôtel Grolleau)
cocasserie, nouveauté : voilà
ses principales qualités.
SCENARIO. — Le village de
Coussy-la-Chapelle est passionné
de T. S. F. et le garçon coiffeur
Coco, amoureux de la fille du
fruitier, Jacqueline, fait tous les
concours. Il s’ensuit que sous le
nom du père de sa dulcinée
il gagne un « Beau Dimanche »
et que la famille B on temps., Jac-
queline en tète, part pour Pa-
ris visiter le Poste et entrer
dans tous les studios. Nous as-
sistons ainsi à toute la journée
radiophonique et voyons et en-
tendons la plupart des émissions
drôles avec les as de leurs pro-
grammes. Et un mariage à la
blague prélude au mariage sé-
rieux de Coco et Jacqueline, et
termine l'aventure.
TECHNIQUE - INTERPRE-
TATION. — La présentation du
petit village féru de T. S. F. est
habile et la chanson que dit Ro-
bert Burnier au début du film
habille fort joliment cette évoca-
tion d’un petit pays charmant.
La suite des sketches est fort
bien imaginée, et les sketches
eux-mêmes s’imbriquent bien
l’un dans l’autre. 11 y en a d’ir-
résistibles : la « Correction-;
nelle», notamment est l’un des
mieux venue, l’interview de
Pierre Dac et le Quinquette des
Chansonniers où paraissent Jane
Sourza, Dorin, Souplex, Marsac,
Rieux, etc... Tous les partici-
pants à ce film, célèbres à la Ra-
dio sont également célèbres au
cinéma, ou vont le devenir avec
ce film où ils témoignent de tant
de bonne humeur communica-
tive. Blanche Montel et Claude
Dauphin sont remarquables de
drôlerie, Armand Bernard, Mady
Berry, Jacqueline Dumonceau,
Coco Aslan jouent avec esprit
la partie romancée.
vivent sur l’écran. Nous devons
admirer la manière élégante
avec laquelle on anime ces pier-
res séculaires, ainsi que la lu-
mineuse photo et les angles des
prises de vues qui donnent la
meilleure exposition de chaque
chose, de chaque site
Mêlant agréablement l’évoca-
tion historique, Jeanne d’Arc et
les événements dramatiques,
avec les promenades sentimen-
tales au long de son fleuve ma-
jestueux, Elyane Tayar a fort
adroitement donné une note de
modernisme à son document, et
apporté du pittoresque à ce qui,
sans cela, n’eut été qu’une leçon
d’archéologie.
Orléans
Documentaire commenté
12
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
1ZZIZX1 CINE
RAPHIE
SE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
PETITES ANNONCES
Les filas lomiu 1 fans
Semaine
du 17-4-40 au 23-4-40
FILMS FRANÇAIS
Elles étaient Douze Femmes
(lrv sem.) (Le Français)
(Filmsonor).
Le Président Haudecœur (2e
(sem.) (Paramount) (Films
(Pagnol).
Les Musiciens du Ciel (2e s.)
(Aubert) (Filmsonor).
Paris-New York (3° semaine)
(Rex) (Filmsonor).
Tempête (3e sem.) (Marignan)
(Discina).
Narcisse (4° sem.) (Max-Lin-
der) (Gray Films).
L’Homme qui cherche la Vé-
rité (Marivaux) (5e sem.)
(C.C.F.C.).
Le Danube bleu (Etoile)
(5e semaine).
Battement de Cœur (Made-
leine) (12e sem.) (Ciné-All.).
Sérénade (8e sem. (Impérial).
(Astra-Paris Film).
FILMS AMERICAINS
VERSIONS ORIGINALES
Une Etrange Famille (2e s.)
(César) (Warner Bros).
Ninotchka (3e sem.) (Colisée)
(M.-G.-M.).
Jeunesse triomphante (3e s.)
(Normandie; (Warner).
Deux d’Oxford (3e sem.) (Les
Portiques) (M.-G.-M.).
Mon Mari court encore (3e s.)
(Lord-Byron) (M.-G.-M.).
Les Conquérants (4e semaine)
(Olympia) (Warner Bros).
En Français... Messieurs ! (5e
sem.) (Champs - Elysées)
(Paramount).
L’Amour frappe André Har-
dy (Marbeuf) (5e semaine)
(M.-G.-M.).
La Mousson (6e sem.) (Le Pa-
ris) (Fox).
La Grande Parade de Disney
(7e semaine) (Cinéphone)
(R. K. O. Radio).
<)/. Smith à Washington (14e
sem.) (Biarritz) (Columb.).
Divorcé malgré lui (3e sem.)
(Avenue).
Les Aiglons (3e semaine) (Bal-
zac).
Illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll
PUBlIC TE DU MÉTROPOLITAIN
Département Cinémas
L. PERTUS
3, rue Duperré, Paris (9e)
de 9 heures à 14 heures :
Trinité 15-14
de 14 heures à 24 heures :
Roquette 30-12
llllUIIIIIIIIIIUIIIIIIIIIIIIlillllllllllllllllllllllllllllllllllllll!
Oemaudes et ollres d'emploi : 3 lr.
la ligne. — Achat et vente de matériel,
de salies, annonces immobilières et de
orevels : 9 lr. la ligne.
Vans les cutéyuries ci-dessus, 12 li-
ynes yruiuites par an pour nus abon-
nes.
Annonces commerciales pour la vente
de lilms : 5U lr. la ligue.
Pour les annonces domiciliées au
journal, 1 lr. de supplément pour
r rance et Empire Français; 3 lr. pour
l’Etranger. Les petites annonces sont
payables d’avance. L’administration du
journal décliné toute responsabilité
quant à leur teneur.
OFFRES D’EMPLOI
Opérateur est demandé par
Cinéma Luna, 9, cours de Vin-
cennes, Paris-2Ue.
Opérateur est demandé par
Cinéma Avron, 7, rue d’Avron,
Paris-20'.
Sténo-dactylo programma-
trice est demandée.
Ecrire n" 101.
On demande comptable avec
références.
Ecrire n° 103.
DEMANDES D’EMPLOI
Secrétaire, comptable, pro-
grammatrice, sériemes référen-
ces, cherche emploi Paris ou
Midi.
Ecrire n° 107.
Vérificatrice récupératrice,
excellentes références, cherche
emploi.
Ecrire n° 106.
Caissière, références métier,
cherche emploi Paris.
Ecrire Mme Lanery, 6, av. de
Beauté, Le Parc - Saint - Maur
(Seine).
Opérateur, références métier,
cherche emploi (pour soirées).
Ecrire nu 104.
Secrétaire sténo - dactylo,
excellentes références dans le
métier, au courant distribution,
production, service des ventes,
cherche emploi.
Ecrire nü 108.
Agent publicité cinémato-
graphique, nombreuses années,
expérience dans Presse Paris et
Province, cherche collaboration
maison production ou circuit
(conseils pour lancement : arti-
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Dans le N 1118, à l’édito-
rial, on lit « dans les films en
cours », Volpone avec Raimu.
Il faut lire, naturellement,
Volpone avec Harry Baur, etc.
DEUILS
M. Emile Fontaine, directeur
de cinéma à Fourmies, vient de
décéder. Nos sincères condo-
léances à sa famille.
*
* *
M. Clément Guilliamou, notre
confrère et ami, directeur du
Tout-Cinéma, nous fait part du
décès de son frère, Pierre Guil-
hamou. Les obsèques ont eu
lieu dans la plus stricte intimité.
Nous adressons à notre ami nos
affectueuses condoléances.
NAISSANCE
M. et Mme Ch. Condroyer, di-
recteurs du Magic et du Vox-
Cinéma à Epinay - sur - Seine,
nous font part de la naissance
de leur quatrième enfant, la pe-
tite Monique.
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MM. Georges Goiffon et Waret,
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Cette salle s’appellera, très
probablement « Le Caméo ».
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effectué par les Etablissements
Cinélume (Agent régional : M.
de Rosen) avec leurs nouveaux
projecteurs froids «Victoria VI»
et leur système sonore Polypho-
nie à hauts-parleurs multicellu-
laires.
A BEAUMONT-DE-LOMAGNE
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« Casino Moderne » a Beaumont-
de-Lomagne (Tarn-et-Garonne)
vient de rééquiper sa salle avec
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Associés, vient de recevoir la
médaille militaire. Nos félicita-
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REDACTION ET ADMINISTRATION :
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Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
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§ 27 AVRIL 5940 1
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Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLE
Rédacteur en chef (par intérim) : Lucie DERAIN
Téléphoné : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n° 702-66, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-139.
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Ftranger : 200 et 250 francs.
Le Journal de Guerre français
sera projeté régulièrement
dans les Cinémas britanniques
Ne peut-on rOslemeoter son passaje oblijatoire dons les Cinémas français?
Depuis le 8 avril, chaque numéro du Jour-
nal de Guerre de la Section Cinématographi-
que de l’Armée, dont l’animateur est le Lieu-
tenant-Colonel Calvet, est régulièrement pro-
jeté dans une cinquantaine de cinémas de
Grande-Bretagne, salles d’actualités el salles
spécialisées dans la projection de films fran-
çais.
Voilà ee qu’écrit, à propos d’un numéro
de ce journal de guerre, M. Campbell Dixon
dans le Daily Herald :
On a pu s’étonner, dit M. Dixon, du fait
qt ne l’Angleterre produisant des films comme
Le Lion a des Ailes ou Les Premiers Jours
de la Guerre ( The First Days), aucune pro-
duction comparable réalisée en France
n’ait été projetée en Angleterre.
La raison est simple : Par suite de l’arrêt
de sa production au début des hostilités, la
France n’a pu encore nous envoyer aucun
documentaire sur la guerre.
La seule exception est le Journal de Guer-
re. Ce document officiel sur l'immense ef-
fort de la France en guerre est réalisé par
une organisation de 200 éi 300 spécialistes
metteurs en scène, scénaristes, ingénieurs
de son, opérateurs — et enregistre sur toutes
les parties du front, terrestre, aérien et ma-
ritime. Aucun événement d’importance
n’échappe à l’œil vigilant et bien entraîné
de ces techniciens.
Le résultat de ce travail, c’est l’établisse-
ment d’une documentation de la plus grande
videur historique. Les films de la dernière
guerre étaient hachés, sans suite, pris au ha-
sard et ne comportaient aucune recherche
dans la composition, quelle que soit l’au-
dace des opérateurs qui allaient tourner en
première ligne. Le visage de la guerre ac-
tuelle pourra être montré à la postérité aussi
longtemps que la pellicule aura une durée
d'exislence.
Après avoir expliqué l’organisation du
Service Cinématographique de l’Armée, M.
Dixon continue :
Le premier film du Journal de Guerre que
j'ai vu à Londres en privé, bien que non
monté dans sa forme définitive, m’a semblé
d’une qualité magnifique.
Son authenticité, comme images de la
guerre, peut être attestée par le destin tra-
gique de son réalisateur. Un avion allemand
avait été descendu dans le No man’s land
qui sépare les lignes françaises et alleman-
res. Le sergent Baudouin, qui dirigeait
l'équipe cinématographique du secteur, se
précipita pour prendre des vues de l’avion
en dépit du danger.
Les opérateurs venaient de commencer
leur travail quand les Allemands, ne voulant
pas qu'un avion peu endommagé tombe en-
tre les mains des Français, ouvrirent un feu
d’artillerie. Le sergent Baudouin fut tué, son
assistant Rousseaux et l’opérateur , le canon-
nier Tiquet, grièvement blessés.
Au début du film, on peut voir les derniè-
res scènes prises par Baudouin avant sa
mort : une section d'infanterie française
s’avançant vers les lignes et l’avion allemand
et, plus loin, un fantassin examinant celui-
ci au moyen de sa baïonnette.
Ce film est remarquable pour ses effets de
montage, vues de paysans labourant, sol-
dats alignés, navires, activités variées de la
France en guerre, le tout souligné par un
commentaire et une musique appropriés.
Le film se termine par des vues de mer et
de terre avec une silhouette de fermier se
détachant sur un ciel crépusculaire — un
rappel poignant, non seulement de la va-
leur artistique des films français que nous
admirions tellement en temps de paix, mais
aussi de l'amour du sol chez un peuple qui
ne demandait rien d’autre que de cultiver
son jardin en paix.
Récemment, nous avons eu l’occasion
d’assister à la projection de plusieurs nu-
méros, présentés par l’infatigable Mlle Bo-
re!. Cela nous a permis d’admirer, dans leur
totalité, ces bandes expressives et pleines de
vie, photographiées avec autant d’art que de
force et de regretter que l’on n’en voie, dans
les cinémas, que de trop brefs fragments.
Chacun de ces magazines de guerre nous a
semblé être un tout complet et d’un intérêt
prodigieux. On devrait pouvoir montrer au
grand public — et dans tous les cinémas
ces témoignages de la grandeur française et
de la puissance des armées alliées.
Lucie Derain.
év
Harry Baur et Betty Stockfeld
dans la plus jolie scène du film de J. Dréville,
d’après Roger Ferdinand,
Le Président Haudecœur.
Prod. : Iîdic. Distr : Pagnol.
Les Compares américaines réduiraient
à nn ensemble de cent films
leurs importations annuelles en Europe
déclare Fred W. LANGE
M. Fred W. Lange, Directeur général
de Paramount pour l’Europe continentale,
vient de rentrer en France, après un sé-
jour de plusieurs semaines aux Etats-
Unis.
Avant de quitter le sol américain,
M. Fred W. Lange a déclaré à la Presse
que, dans l’avenir, les compagnies améri-
caines seraient sans doute obligées de
limiter leurs importations de films en Eu-
rope, peut-être à une centaine, « cela
par suite des impôts et taxes énormes
pendant et après la guerre ». — Pierre A.
Gracie FIELDS et Maurice CHEVALIER
tourneront ensemble
“ MADEMOISELLE JfARMENTIERES”
11 sc confirme que la plus célèbre des ve-
dettes anglaises de music-hall, et la plus po-
pulaire de nos vedettes françaises, soit :
Gracie Fields et Maurice Chevalier seront
partenaires dans un prochain film franco-
britannique : Mademoiselle d’Armentières,
titre popularisé par une chanson qui fit fu-
reur parmi nos alliés britanniques, lors de
la précédente guerre.
Montv Banks, réalisateur connu et mari
de Gracie Fields, dirigera cette production
! appelée à un grand retentissement.
6
♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦
jiéfa.
cK"fflfePH'E ««rxrrrxirgmxxxixxï:
Les frères HAKIM, KURT BERNHARDT, SEYMOUR
NEBENZAHL travailleraient à Hollywood
Si nous en croyons le journal améri-
cain Variety, les producteurs de « Pépé-
le-Moko » et de « La Bête Humaine >>, les
quatre frères Hakim auraient décidé de
transférer une partie de leur activité
aux Etats-Unis, et commenceraient très
prochainement la production d’un film
américain à Hollywood.
Ce sont les difficultés de production
en France, par suite de la guerre, disent-
ils, qui ont motivé leur départ.
Le premier film que les Hakim tourne-
ront à Hollywood serait une adaptation
de la pièce américaine, « Ladies and
Gentlemen » dont ils auraient acheté les
droits pour *50.000, soit 2.250.000 frs.
Toujours d’après Variety, les frères
Hakim auraient l’intention de produire
chaque année un ou deux films à Holly-
wood. Ils continueraient aussi à travail-
ler en France dans l’intervalle.
*
* *
Variety nous apprend également que
le producteur, Seymour Nebenzahl, qui
avait disparu de Paris peu de mois avant
la guerre, dans les conditions que l’on
sait, produirait pour M.-G.-M. un film in-
titulé « To Own the World » (Pour pos-
séder le Monde) (sic).
*
* *
Le metteur en scène, d’origine alle-
mande, Kurt Bernhardt, est également à
Hollywood où il va réaliser un film, sans
doute pour Universal.
On va tourner à Rome “ Le
Capitaine Fracasse” deTh. Gautier
Une œuvre classique française, Le Capi-
taine Fracasse, de Théophile Gautier, dont
l’action est située au temps de Louis XIII,
sera tournée par Viva Film de Rome.
On peut se rappeler que Alberto Caval-
canti avait tourné, il y a quelques années,
un film muet assez beau du Capitaine Fra-
casse que jouait Charles Boyer, alors incon-
nu à l’écran.
les acteursTbritanniques
ET FRANÇAIS DE HOLLYWOOD
RÉALISERONT UN FILM AU
BENEFICE DES ŒUVRES DE
GUERRE ANGLAISES
ET FRANÇAISES
Hollywood. — Les artistes de cinéma
britanniques et français, qui travaillent ac-
tuellement à Hollywood, viennent de déci-
der la réalisation d’un film de charité (pii
sera projeté dans le monde entier, et dont
les recettes seront entièrement versées à la
Croix-Rouge, en France et en Angleterre, . et
aux œuvres de guerre franco-britanniques.
Les artistes qui se sont inscrits pour pré
ter leur concours à cette entreprise sont, à
ce jour, du côté français, Charles Boyer, et
du côté britannique, Brian Aherne, Made-
leine Carroll, Errol Flynn, Cary Grant, Sir
Cedric Hardwieke, Charles Laughton, Vi-
vian Leigh, Herbert Marshall, Ray Milland,
Anna Neagle et Laurence Olivier.
Des metteurs en scène et producteurs bri-
tanniques se sont également engagés pour
participer la réalisation du film : Alfred
Hitchcock, Frank Lloyd, Victor Saville, Ro-
bert Stevenson et Herbert Wilcox.
Précisons que le Dr A. -H. Giannini, Pré-
sident de la Bank of America, et ancien
Président des United Artists, a été nommé
Président du Comité chargé de recueillir
et garder les fonds. Le capital nécessaire à
cette production a été avancé par George .1.
Schaefer, Président de la R. K. 0., qui dis-
tribuera ce film dans le monde entier, à prix
coûtant, sans aucun bénéfice.
P.-S. — C’est certainement par erreur que
le nom de notre charmante compatriote
Annabella ne figure pas dans la liste ci-des-
sus. Il est vrai qu’elle n'a tourné aucun fijm
depuis un an,
l ne scène du Roi des Galéjeurs
avec Alibert et Sinoël,
film de F. Hivers. Distr. D.U.C.
David Selznick tournera
JEANNE D’ARC en couleurs
Après l’immense succès de <■ Autant en
emporte le Vent » (Gone with the wind),
le producteur de ce film, David O. Selz-
rtick aurait l’intention de produire un
grand film spectaculaire, également en
couleurs, dont le sujet serait la vie de
Jeanne d’Arc. Le budget de réalisation
s’élèverait dans les 3 à 4 millions de dol-
lars, soit 125 à 160 millions de francs.
Comme « Autant en emporte le Vent »,
le film serait exploité en >• roadshow »,
c’est-à-dire en « tournée », à raison de
un théâtre par ville. Il n’y aurait pas de
sortie générale.
La dernière fois que les Américains ont
produit un film sur Jeanne d’Arc fut en
1917; Thomas Snce (ou D. W. Griffith)
réalisa ce film qu’interprétait Géraldine
Farrar.
Irving Thalberg avait eu l’intention de
tourner un Jeanne d’Arc pour M.-G.-M.
avec sa femme Norma Shearer.
“Autant en emporte le Vent”
sera donné simultanément dans
trois Cinémas d’exclusivité
du WEST END
En dépit de la guerre, les plus grands
films américains continuent à sortir en An-
gleterre, et à être projetés à Londres dans
les salles d’exclusivité du West End comme
auparavant.
C’est ainsi que l’on peut voir actuellement
à Londres : Les Voyages de Cultiver, le
grand film en dessins animés de Max Fleis-
her (pii passe au Carlton depuis plusieurs
semaines, Le Bossa de Notre-Dame, projeté
au Carlton, le nouveau grand film de Walt
Disney, Pinocchio, (pii est donné au New
Gallery et (pii a marqué la réouverture de
cette belle salle de Regent-Street, fermée
depuis la guerre, Ninotchha, le nouveau
fi 1 ni de Greta Garbo, qui passe à l’Empire.
On annonce maintenant pour le mois
prochain, un important événement cinéma-
tographique : la sortie simultanée dans trois
cinémas d’exclusivité du West End du plus
grand film américain de ces dernières an-
nées, Aidant en emporte le Vent (Gone with
the wind).
On sait que le producteur du film avait
décidé de ne le présenter en Europe qu’une
fois la guerre finie. Il vient de revenir sur
sa décision tout au moins pour la Grande-
Bretagne, par suite des excellentes recettes
que connaissent actuellement les cinémas
anglais. - Pierre .4.
♦
La Situation des Américains
au Brésil
Les craintes américaines, au sujet de la
situation créée au Brésil par la nouvelle
laxe et le contingentement, n’étaient pas
vaines. Les droits de censure passent de
40(1 dollars à 1.600 dollars par film. Les im-
portateurs doivent acheter pour l’exporta-
tion des actualités ou documentaires brési-
liens dans la proportion de 10 % du mé-
trage des films américains importés. D’au-
tre part, les exploitants doivent, dans cha-
que nouveau programme, passer au moins
un « short » brésilien « de bonne qualité ».
Cette classification de « bonne qualité » sera
indispensable pour les petits films exportés.
♦
André Heymann, importateur de
REGAIN à New York
vient à Paris
M. André R. Heymann, President de
French Cinéma Center Inc et de French
Films Impost, a quitté New York le 20 avril
pour venir étudier le marché cinématogra-
phique français.
Rappelons que l’on doit à M. Heymann
l’introduction et le lancement à New York
de Regain, film de Marcel Pagnol, qui a été
le plus gros succès français de 1939 et qui a
obtenu le prix du meilleur film étranger.
Mentionnons que les producteurs fran-
çais, intéressés par cette visite, pourront
communiquer avec M. Heymann à cette
adresse: André R. Heymann, Consulat Amé-
ricain, Paris.
M. Heymann sera à Paris le 1er mai.
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♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦
DANS L’EXPLOITATION
Le “VOX” de Casablanca sert
la propagandejéronautique
Dans le vaste vaisseau du Vox eut lieu,
au début d’avril, une belle représentation
cinématographique consacrée à l’aviation.
Devant un public, où les Musulmans
étaient assis près des Français et de leurs
amis européens, fut projeté un remarquable
documentaire fourni par le Service cinéma-
tographique du Ministère de l’Air.
Son Excellence le Pacha de Casablanca,
le Général commandant la Subdivision, le
Consul d’Angleterre et de nombreuses hautes
personnalités assistaient à cette manifesta-
tion placée sous la présidence de M. Bouissy,
contrôleur civil, chef de la Région par in-
térim.
Le succès complet de cette matinée, ou
plutôt de cette fin d’après-midi, fait hon-
neur aux organisateurs qui eurent d’ail-
leurs à leur disposition, grâce à la direction
du Vox, le cadre le plus vaste et le plus
phonogénique qui se puisse trouver.
« ...Il n’y a que les films comiques qui
soient sûrement productifs ! » Bien sûr, le
public demande à se distraire, mais si cela
|j doit surprendre, il n’en est pas moins vrai
qu’une œuvre telle que La Fin du Jour a
produit d’excellents résultats en deux se-
J maines à l’Eden. . . Au Pathé, Louise et
Elle et Lui, puis Sérénade comptent dans les
meilleures recettes; l’Empire me communi-
I que son résultat le plus probant : Ils étaient
Neuf Célibataires, en deux semaines, .l’ai
moins de précisions du Majestic, mais nous
i, y vîmes La Chevauchée fantastique; Les
liants de Hurlevent ; La Charrette fantôme...
Toute proportion gardée, en raison des
; grosses difficultés de marche de notre ex-
REPRISE SERIEUSE I REIMS
Les salles rémoises, grâce à une publicité
I intelligente et savamment présentée dans
? la presse régionale, en dehors des films de
j choix, ont, d’une façon générale, augmenté
sérieusement leurs recettes depuis le début
de l’hiver.
l’Empire (Gaumont). — Ont été proje-
I tés : Gunga Din, Quels seront les Cinq ?,
I Circonstances atténuantes, La Grande Fa-
1 randole, Le Bateau des Fugitifs, La Tradi-
tion de Minuit, La Vallée sans Loi, Elle et
Lui, Conflit, Pièges, Les Aveux d’un Espion
| nazi.
A l’Alhambra (Gaumont). — Citons :
S. O. S. Sahara, .Index, Un Fichu Métier,
Bach Détective, Je ne suis pas un Lâche,
j Amour interdit. Pour garder son Enfant,
Les Mains diaboliques, Péché de Jeunesse,
1 Drôle d’Equipe, Fric-Frac, Trois Artilleurs
i en Vadrouille.
A l’Opéra (Paramount). — De belles pro-
ductions, telles que : Le Bois sacré, La Bri-
gade sauvage, Invitation au Bonheur, Le
“BATTEMENT DE CŒUR” a atteint
sa 14e semaine d’exclasivité
au Madeleine-Cinéma
Depuis la réouverture de la belle salle des
boulevards, le Madeleine-Cinéma, un filin
français maintient, d’une façon éclatante,
le pavillon de la production nationale pas-
son succès ininterrompu : Battement (F’
Cœur, Production Ciné-Alliance.
On annonce une quatorzième semaine du
film d’Henri Decoin, joué par Danielle Dar-
rieux et Claude Dauphin. Et l’on peut dé-
duire de cette exclusivité sans précédent
pour l’époque, qu’un film français de la
classe de Battement de Cœur — où la gaieté,
le mouvement et la grâce apportent au pu-
blic un délassement de qualité — est le type
même des œuvres à réaliser pour le temps
de guerre. Il faudra s’inspirer de cette
ploitation, je puis dire que le film de valeur,
à sujet sensé, est à une cote excellente.
.17. ./. Relier.
N. -B. — Certaines salles de seconde vi-
sion font preuve d’un « laisser aller » au-
quel il serait bon de remédier, non pas seu-
lement pour leur propre avantage, mais
aussi pour les films qui y passent, gravement
dévalués par une mauvaise projection et
une sonorité défectueuse. Et surtout, faisons
attention aux opérateurs en herbe qui sont
les maîtres du spectacle, des copies, des ap-
pareils; c’est beaucoup pour la jeunesse !
M. .1. K.
Cavalier de l’Ouest, Louise, De Lénine à
Hitler, Hôtel Impérial, Le Café du Port,
L’Homme du Niger, Sérénade d’ Amour.
A l’Eden (MM. Perpère). — Sous forme
de permanent : La Route Impériale, L'Om-
bre qui frappe, Porte-Veine, Ame de Gosse.
Espionne de Castille, Les Petites Alliées.
The Express fantôme, Le Roi du Bluff,
L’Homme à l’Hispano, N’aimer que toi, The
Amateur Gentleman, Chevalier du Far West,
La Fille de Madame Angot. — M. Dosser.
♦
Gros succès de “ SERENADE
et “ DERNIÈRE JEUNESSE ”
au Trianon- Palace de Toulouse
Durant leurs deux semaines d’exclusivité,
Sérénade et Dernière Jeunesse ont obtenu
au Trianon-Palace un immense succès et
fait enregistrer à cette salle des résultats
intéressants.
Félicitations à M, Pouget,
R. B.
COURRIER
des DIRECTEUR
(Réponse à la lettre publiée dans le n° 1119)
Nous vous accusons réception de votre
lettre du (i courant.
Nous ne savons pas si ]>our l’Algérie il
existe des conditions spéciales avec la Cen-
sure, mais nous vous certifions qu’en France
elle n’a aucun droit d’entrer gratuitement
dans les salles cinématographiques.
Le Commissaire de Police lui, a le droit
d'accès et peut se faire présenter les bul-
letins de censure pour chaque programme.
Messieurs,
Je viens de lire, dans votre hebdomadaire
du 30 mars, l’article intitulé Ni sous-salaire,
ni sursalaire dont le contenu m’a intéressé.
Je vous serais obligé de bien vouloir me
faire connaître à qui je devrai poser la
question, à savoir :
Si, dans la ville de Troyes (57.00(1 habi-
tants) le salaire que je donne à mon opéra-
teur, 300 francs par semaine de 6 jours de
travail, est normal, étant entendu que cet
opérateur tourne en matinée et soirée.
Réponse :
En réponse à votre estimée du 2 courant,
la Convention collective concernant les sa-
laires, parue dans notre revue, est applicable
aux départements de la Seine, Seine-et-Oisc
et Seine-et-Marne.
. .Si dans votre région il n’y a pas eu de
Convention collective, il n’y a aucun tarif
officiel et vous restez maître de hanter de
gré à gré avec votre personnel.
Toutefois, nous avons vu dans certaines
régions — où il n'y avait pas de Conven
tion les Prud' hommes prendre comme
base, dans un litige, la Convention collec-
tive signée à Paris.
- +
Brillante campagne publicitaire
des “Variétés” de Toulouse
(Siritzky) à l’occasion de la sortie
de “ NARCISSE ”
Toulouse. — C’est le jeudi 18 avril 1940,
qu’a eu lieu aux Variétés, devant une nom-
breuse assistance, la première représenta-
tion de Narcisse.
La campagne publicitaire, à l’occasion de
la présentation de ce film, fut savamment
organisée par le très sympathique directeur
des Variétés, M. Rapoport.
Plusieurs magasins de la ville avait agré-
menté leurs vitrines, de scènes les plus co-
miques de cette amusante réalisation.
Notons également un vaste affichage, ainsi
que de multiples pavés dans les journaux.
Un fauteuil roulant parcourait les princi-
pales artères de la ville, muni d’une pan-
carte portant le libellé suivant : « J’ai loué
mon fauteuil pour Narcisse », cela a vive-
ment intéressé les badauds.
En terminant, signalons qu’une matinée
gratuite de Narcisse fut organisée pour les
blessés et malades militaires des hôpitaux,
ainsi que pour les permissionnaires.
R, Bruguière.
Ch. P. réussite.
A NANCY
Succès des Films “sérieux”
(De notre correspondant particulier.)
8
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
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>♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Au Maroc, le Cnn trouve une excellente
utilisation pour la propagande
Gorlett et Maximilienne
clans Marseille mes Amours.
(Distr. : Films Pagnol).
EN SUISSE
Gros succès de “ NARCISSE ”
et des “ MUSICIENS DU CIEL
Des séances cinématographiques sont or-
ganisées depuis quelque temps par le Ser-
vice Général de l’Information au Maroc.
Chacune de ces séances comporte des pro-
jections de bandes d’actualité marocaine
comme « Ce Congrès des Habous et Lieux
Saints de l'Islam » ou bien documentaires
comme Les Jeunes Ailes, film anglais, La
Soufflerie de Chalais-Meudon. Cette pre-
mière série de projection était consacrée
aux ailes alliées.
Ces films onl été projetés dans les mêmes
conditions à Fez devant 3.000 personnes,
puis à Marrakech. Poursuivant la rotation
prévue, ils seront successivement présentés
à Casablanca, Meknès, Taza, Oujda et,
comme toujours, précédés d’une causerie.
En même temps que ce « circuit se pour-
suivra un deuxième « circuit » qui débutera
à Rabat et consacré, cette fois, aux marines
alliées.
D’autre part, la direction des Affaires
Politiques du Maroc a fait monter sur une
camionnette une installation de cinéma am-
(l)e noire correspondant particulier.)
Dans sa séance du 16 avril, le Conseil
Fédéral a pris une décision concernant la
création d’une semaine suisse d’actualités
cinématographiques.
1 *
* *
La guerre, jusqu’à maintenant, n’a pas nui
sensiblement à la marche des cinémas suis-
ses. A Genève, signalons, entre autres,
l’étourdissant succès de Narcisse qui a in-
terrompu une étonnante carrière en pleine
gloire, après plus de neuf semaines qui
n’ont montré aucune défaillance au Rialto et
au Molard-Cinéma où le public venait pour
prendre un « bain de bonne humeur ».
*
* *
Les mêmes établissements viennent de
passer Les Musiciens du Ciel, belle, bonne
et grande œuvre qui fait honneur à la pro-
duction française de guerre. Nous souhai-
tons revoir souvent des bandes de cette
valeur.
*
* *
L’Alhambra fait aussi une brillante saison.
Il passe actuellement l’inimitable Plancher
des Vaches, de Noël-Noël.
*
* *
Après avoir remarquablement travaillé à
Pâques avec La Grande Parade de Walt Dis-
ney, le Cinébref, dont la vogue ne se dément
pas, a présenté un magnifique documentaire
sur la Bretagne.
*
* *
En ce qui concerne notre production na-
tionale, le bel accueil fait l’an dernier à une
de nos premières bandes, Fusilier Wipf, a
encouragé nos producteurs qui viennent
de sortir Mob 39, qui est une véritable réus-
site. Le livret en est dû à M. Yves Louys, et
le metteur en scène est M. Arthur Porchet.
Parmi les interprètes, relevons les noms de
Jim Gérald, Pauline Carton, Jean Nello,
Wannv, Jean Hort, etc..., qui animent la
partie romancée de l’action. La partie do-
cumentaire nous montre les premiers jours
de la mobilisation de septembre, et nous
donne de magnifiques images de nos soldats
dans les Alpes, le Jura et dans la plaine
suisse. On y voit aussi le travail de nos
troupes de montagne, en pleine activité par
28" sons zéro, dans des galeries creusées
dans la glace à 3.000 mètres d’altitude. Celle
bande, qui vient de passer en Suisse aléma-
nique, sera présentée au public genevois le
19 avril, à l’A. R. C.
*
* *
De son côté, l’Alhambra a présenté La
Suisse en Armes, film officiel du Départe-
ment Militaire Fédéral, sous le patronage
du Général Guisan. 11 s’agissait là d’une
bande tout à fait documentaire, mais d’une
belle venue, et d’un intérêt certain. 11 a été
très chaleureusement accueilli dans toute
la Suisse et représente une belle arme de
propagande en faveur de notre armée.
Jacques Poulin.
L’ACTIVITÉ ALGERIENNE
H Nous avons déjà fait part de l’impor-
tance que le cinéma, tant la branche « Loi-
sirs aux Armées » que « prises de vues do-
cumentaires et projection » , prenait au
T. O. A. F. N. (Théâtre des Opérations en
Afrique Française du Nord), qui vient de
créer à cet effet un service spécial.
S’attachant tout particulièrement à l’uti-
lisation de spécialistes, le Service Cinéma-
tographique du T.O.A.F.N. a fait appel à
notre excellent ami, le lieutenant Pelegry,
anciennement à la Metro-Goldwyn-Mayer
d’Alger, pour donner au cinéma militaire
tous les moyens d’action possibles.
■ Le Syndicat des Exploitants de Cinémas
d’Oran a décidé de donner dans chacune
des grandes salles de cette ville, des soi-
rées de gala au bénéfice du « Comité do
Secours et à leurs Familles ».
■ C’est le 3 avril qu’a eu lieu l’inaugura-
tion à Blida (Alger) du « Vox Cinéma »,
salle créée par M. Manzini qui revient ainsi
dans notre corporation dont il s’était écarté
momentanément. — P. S.
bulant dans l’intention de procéder à des
projections dans les milieux indigènes des
grandes villes et du bled.
Après un essai de fonctionnement effec-
tué à Aïn-Chok, près de Casablanca, devant
2.000 travailleurs du sud-ouest marocain, le
29 mars, une première tournée vient d’être
faite en Chaouïa. Le programme compre-
nait : Un documentaire sur le Barrage du
Niger; Le Miracle de l’Eau; Le Magazine de
la France en Guerre; Le Moussem de Mou-
lag-Bouselham et le Retour des Pèlerins de
la Mecque, enfin un film comique.
Des séances furent successivement don-
nées à Fedala devant près de 3.000 specta-
teurs, à Berrechid, à Benahmed où le chif-
fre des spectateurs n’était pas loin de 4.000
et enfin à la Médina de Casablanca où l’af-
fluence fut considérable. D’autres circuits
ont été organisés dans les régions de Rabat,
Salé et de Fès. Partout les spectateurs ont
suivi avec attention les commentaires qui
leur étaient donnés dans un arabe simple.
Paul Saffar.
De grands Filins
français et étrangers
à Rouen
( De noire correspondant particulier.)
La capitale de la Normandie voit actuelle-
ment les nouveaux films français et étran-
gers en même temps ou presqu’en même
temps que Paris.
C’est ainsi qu’après L’Emigrante, l’Eden-
Cinéma vient de projeter pendant deux se-
maines le film de Jean Boyer sur la vie de
Schubert, Sérénade.
Le Normandy, qui avait gardé une se-
conde semaine à l’affiche, Les Quatre Plu-
mes blanches, a projeté l’autre semaine
Après Mein Kampj... mes Crimes. Cette salle
qui, comme le Cinédit et le Studio 34 appar-
tient à M. Clément Leroy, a donné ensuite
en double programme Ceux qui veillent
(La Belgique est bien défendue) et l’œuvre
de Duvivier, La Fin du Jour, qui n’avait pas
encore été présentée à Rouen. Le Normande
projettera prochainement Les Musiciens du
Ciel, Marie- Antoinette.
L’Omnia-Pathé donne actuellement en
première partie un film en quatre épisodes :
Les Justiciers du Far West. Le second épi-
sode accompagnait Rhapsodie d’ Amour et
le troisième, le film tchèque Amour interdit.
Le Cinédit vient de donner Elle et Tau en
version doublée et le Sélect Les Cadets de
Virginie.
Versions originales en anglais présentées
au cours de ces dernières semaines : Le
Destin se joue la Nuit, Dodswo, th, Gallanl
Lady, Blossom Time à l’Omnia-Pathé; Six
Heures à Terre, Les Quatre Plumes blan-
ches, Elle et Lui au Cinédit.
Reprises : Coup de Feu à l’Aube, Adrien-
ne Lecouvreur, Folies-Bergère, Gibraltar
au Palace, Jeanne au Sélect. — Ex.
y
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ON flHHONCE
Viviane Romance
va tourner "Messaline”
Les Productions Bercholz
DANS LES STIilOS
ii mm»
Victor Francen jouera dans
«Fandango» film en versions
française et espagnole
ON TOURNE
BILLANCOURT
FRANÇOIS
avaient annoncé, il y a quel-
que temps, la réalisation d’un
film avec Viviane Romance et
Georges Flamant. Le titre de
cette production est mainte-
nant choisi : « Messaline ».
Ce film sera commencé au
début de juillet. Abel Gancc
ayant accepté de faire la mise
en scène, « Messaline » aura
une grande portée artistique
et internationale.
Ils étaient Cinq Permission-
naires.
Pierre Caron prépare, sous ce
titre, pour Eclair-Journal, un
film gai, on s’en doute, dont le
scénario est de Jean Nohain et
de lui-même, et gui sera accom-
pagné d’une partition de Geor-
ges Van Par y s. Ginette Leclerc
jouera un des rôles principaux.
Le film commencé
cette semaine
17. LES NOUVEAUX
PAUVRES
Auteur : Yves Mirande.
Réalisât. : J. de Baroncelli.
Assistant : Calef.
Chef-opérateur : Otto Heller.
Opérateur : Colas.
Décors : Bertrand.
Régie générale : Sam.
Photographe : Loulou Marx.
Studios : Billancourt.
En registrement : W. E.
Script-girl : Charlotte Pec-
queux.
Maquilleur : Demir.
Interprètes : ,/. Berry, A. Lc-
faur, Jean Mercanton, Jean
Tissier, Gabrielle Dorziat,
Marion Delbo, J. Curette.
Production : C.l.P.R.A.
Epoque : Actuelle.
Cadres : Province, château
dans l’Eure.
Sujet : La mobilisation dans
un petit village de l’Eure
et ses répercussions parmi
les habitants et les gens
du château.
Commencé le 25 avril 1940.
Les Abonnements
peuvent être réglés à notre
C. C. P. PARIS 702-66
Les Nouveaux Pauvres.
Réal. : J. «le Baroncelli.
(Voir liche technique).
Prod. : Cipra.
Décor : Un bistro.
Tournage : 1"' semaine.
Volpone.
Réal. : Maurice Tourneur.
Les prises «le vues sont termi-
nées.
Prod. : Ile-de-France Film.
4-
BUTTES-CHAUMONT
Dernier Refuge.
Réal. : .1. Constant.
Ved. : G. Rigaud, Mireille
Bal i n , Marie Glory, Dalio, Tis-
sier, Saturnin-Fabre, Mila Pa-
rély.
Prod. : Vondas.
4
ROME
ROIME-SCALERA
La Comédie du Bonheur.
Réal. : M. L’Herbier.
Ved. : Ramon Novarro, Michel
Simon, J. Berry, Micheline Pres-
le, Alerme.
Prod. : Scaléra.
Distr. : Discina.
La Mer en Flammes.
Réal. : Léo Joannon.
Ved. : Marie Déa, Raymond
Rouleau, Hugo Haas, Toutain.
Prod. : Majestic-C. F. C.
Tournage : 4" et dernière se-
maine.
Guet-Apens dans la Forêt
Noire commencera lundi 29
avril. Film de Félix Gandéra.
Prod. : C. F. C.
4 —
NEUIL L Y
On prépare les décors de Re-
morques (décorateur Ménes-
sier), le film de Gremillon qui
reprend la semaine prochaine.
Prod. : Impérial-Sédif.
EN EXTÉRIEURS
GRANDE BANLIEUE
PARISIENNE
Soldats sans Uniformes.
Réal. : M. «le Canonge.
Enregistrement : Camion Wes-
tern Electric des studios de Bil-
lancourt.
Prod. : Société du Film « Sol-
dats sans Uniformes ».
Une nouvelle société de
production : Sarnette Film,
tournera, à partir du 15 juil-
let, ce film d’atmosphère es-
pagnole, en deux versions :
française et espagnole. Max
Ophüis en dirigerait la mise
en scène. Victor Francen a été
engagé comme vedette mas-
culine et, pour le premier rôle
féminin, une nouvelle vedette
sera révélée. Scénario de Ja-
coby.
La musique est, dès à pré-
sent, demandée au maître de
l’opérette moderne, M. Oscar
Straus.
Le Grand Défilé.
Gladiulor Film prépare ce
film gui sera consacré à la Lé-
gion étrangère, commencera au
cours des fêtes du 14 juillet 1939
pour se continuer dans la pré-
sente guerre. Le scénario est de
Companeez el les dialogues oui
été écrits par Joseph Kessel. M.
Gargour dirigera la production.
Aucun nom de metteur en scène
ni d’artiste n’est encore pro-
noncé.
Jean Boyer tourne
L’ACROBATE
le Nouveau Film de Fernande!
Aux studios de C. M. C.-
Nice, Jean Boyer a com-
mencé << L’Acrobate », Ee
nouveau » Fernande! » pour
les Productions Harispuru,
distrib. C.C.F.C. Nous pu-
blierons 3a semaine pro-
chaine la fiche technique.
AU MONTAGE
Untel Père et Fils.
Prod. : Transcontinental-Co-
lumbia.
Duel.
Prod. : C.I.C.C.
Diamant noir.
Prod. : Films Minerva.
Amour en Permission.
Prod. : Spéva.
Ombres noires.
Prod. : Comète.
Le Collier de Chanvre.
Prod. : C. F. C.
Faut ce qu’il faut.
Prod. : Vondas.
Fausse Alerte.
Prod. : Flag.
Claude May et Jean Servais dans La Grande Leçon.
Film de R. Péguy. Prod. Sifra. Distr. I). U. C.
10
Exxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxa
txxxx:
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Line Viala, vedette féminine
de Café du Port.
Film de J. Choux. (C. F. C.).
Jacques Constant
TERMINE
«Dernier Refuge»
Interrompu ail début de son
tournage, par la guerre, Dernier
Refuge, qui est l’adaptation ci-
nématographique du roman de
Simenon : Le Locataire, est re-
pris depuis quelques jours aux
studios des Buites-Chaumoni
par le producteur Vondas.
Jacques Constant prépare lu
grande scène de la fête d’étu-
diants, offerte au Docteur Ka-
rel, pour sa nomination à un
poste important an Laboratoire...
Le Docteur Karel, c’est Dalio,
aux tempes grises et Elie Lau-
rent, le « Locataire », partagé
entre deux femmes, la brune
Mireille Dulin, qu’il aime, et la
blonde Marie Glorg qui l'aime,
c’est Georges Rigaud, dans un
rôle nouveau et dramatique
d’homme traqué par le remords.
Saturnin-Fabre campe un pro-
priétaire de pension aussi fan-
taisiste qu’i in prévu.
Dernier Refuge se termine
]>eu à peu dans l’ atmosphère
pittoresque de scènes d’étu-
diants où l’habile chef-opéra-
teur Bachelet sait varier les an-
gles de prises de vues.
René Drouin.
« PELOTON D’EXECUTION »
Jacques Chabannes, mobilisé,
écrit l’adaptation cinématogra-
phique du roman de Pierre
Nord, Peloton d' Exécution, la
suite de 2e Bureau contre Kom-
mandanlur (Terre d’Angoisse).
PRISE DE TITRES
M. Roger Courteville, auteur
du film : La Première Traversée
de l’ Amérique du Sud en Auto-
mobile, vient de déposer les
deux titres de ses nouveaux ro-
mans : D. N. B. contre 2e Bu-
reau et 2° Bureau-Marine qu’il a
l’intention de porter à l’écran.
Avec Marcel Achard en parlant
de “Untel Père et Fils ”
Je suis allée demander
au dramaturge de « Jean
de la Lune » et de « La
Belle Marinière », de me
parler d’ « Untel Père et
Fils » dont il est l’auteur.
— « Untel Père et Fils »
naquit en toute simplicité.
Julien Duvivier me dit un
jour : Tu n’as pas un sujet
de film ?
— Je n’avais pas de
sujet de film... mais j’avais
une pièce : •< Auprès de ma
Blonde », que Willemetz
devait monter aux Bouffes-
Parisiens, et qui ne le fut
pas... à cause de la guerre.
« Auprès de ma Blonde »,
eh ! bien, c’est le scéna-
rio de «Untel Père et Fils».
Seulement, au lieu de dé-
rouler les événements dans
l’ordre normal, chronolo-
gique du film actuel, ma
pièce les redéroulait... à
l’envers, partait de 1939
pour revenir en 1870... Au
cinéma, l’ordre normal a
prévalu...
— Nous avons travaillé
au scénario avec Julien Du-
vivier et l’excellent Char-
les Spaak. Et j’ai écrit, ou
plutôt récrit, les dialogues
pour le film.
— Mais pourquoi tant de
différence entre le titre de
la pièce et celui du film ?
— Ça j’ignore... il y
avait même un autre titre :
« Les Temps Meilleurs ».
Dans « Auprès de ma Blon-
de », j’avais voulu exprimer
le plaisir des hommes à se
trouver auprès de leur
compagne, dans Sa chaleur
du foyer, flamme perma-
nente qui se transmettait
de génération en généra-
tion... ce thème a trouvé
son illustration dans l’œu-
vre large et forte de Duvi-
vier. Et voilà comment,
d’une petite phrase : << Tu
n’aurais pas un sujet d«
film ?... » ma pièce est de-
venue un scénario cinéma-
tographique... et un film,
un grand film : « Untel Père
et Fils ».
— Une petite indiscré-
tion avant de vous quitter :
les pièces auxquelles vous
travaillez, quelles sont-
elles ?
— » La Bagatelle... »,
dont l’action commence
avant la guerre et se con-
tinue de nos jours..., et
« Sainte-Russie » pour
Alexandre Korda qui doit
la monter à Londres...
— Peut-être cela de-
viendra-t-il du cinéma ?
— Peut-être; du ciné-
ma, j’en fais... en ce mo-
ment pour le film de Marc
Ailégret : « Parade en Sept
Nuits. Trois Sketches :
un sketch policier, un
sketch « poétique » et un
sketch réaliste.
Lucie Dcrain.
Bernard Lancret
est un délicieux Schubert
dans Sérénade, film de J. Boj'er.
(Astra Paris Film).
ON A PRESENTE UN FILM
SUR LE PORTUGAL
Le secrétariat de la Propa-
gande Nationale do Portugal
vient de réaliser un film de
court métrage ayant pour litre :
Huit Siècles d’Histoire. C’est une
rétrospective rapide de la fon-
dation et des conquêtes de l’Em-
pire portugais de 1139 à lülO.
Nous voyons défiler successive-
ment les monuments les plus
frappants de l’Histoire lusita-
nienne. Et tout d’abord, Guima-
raes, la ville d’Alfonso Henri-
ques, premier roi de Portugal el
petit-lils de Robert le Pieux.
Puis Leiria et son Château-Fort,
Batailla et ses chapelles inache-
vées, Alcobaça et le tombeau
d’Henri le Navigateur Tomar et
ses cloîtres en dentelles de
pierre... Une rapide évocation
du Marquis de Pombal, le célé-
bré reconstructeur de Lisbonne
après le tremblement de terre
de 1755 et nous sautons sans
transition dans l’Exposition du
VIIIe Centenaire, dont l’on pré-
pare fiévreusement l’inaugura-
tion pour le mois de juin. Quel-
ques vues de la Section colo-
niale, la maquette, et nous voici
de retour en France de nouveau
chargé d’images. Réalisation de
M. Augusto Fraga, qui n’a pas
montré grande originalité dans
les angles de prises de vues.
Mais, si le sujet méritait mieux,
il n’en est pas moins intéres-
sa lit.
Le texte français de M. Ray-
mond Warnier, directeur de
l’Institut Français à Lisbonne,
est parfait. — G. d’A.
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de J. Benoît-Lévy, qui sorl cette semaine au Paramount.
OC. F. C.).
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TECHNIQUE
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— N° 1121 -
du 27 Avril 19 40
Publié sous la Direction Technique
de A. -P. RICHARD
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LA TÉLÉVISION ENTRE-T-ELLE
DANS UNE PHASE COMMERCIALE?
La Musique classique sera la base
du prochain grand hlm
de Walt Disney : FANTAISIE
Un équipement sonore
spécial sera nécessaire
à sa projection
Hollywood. — Walt Disney et ses col-
laborateurs travaillent depuis plusieurs
semaines à la réalisation de la partie vi-
suelle de « Fantaisie ».
La partition comprendra des extraits
des œuvres suivantes : Toccata en Fu-
gue de Bach, La Suite de Casse-Noisette
de Tchai'kowski, La Nuit sur le Mont
Chauve de Moussorgsky, l’Ave Maria de
Schubert, Clair de Lune de Ponchielli,
Le Sacre du Printemps de Stravinsky et
La Sixième Symphonie de Beethoven.
C’est le célèbre orchestre symphoni-
que de Philadelphie, dirigé par Léopold
Stokowski, qui a enregistré cette mu-
sique, à la fin de l’année dernière. Les
ingénieurs de son et les monteurs de
Walt Disney travaillent maintenant sur
Ses 120.000 mètres de films qu’a néces-
sité cet enregistrement.
Celui-ci a été obtenu avec les appa-
reils les plus récents sortis des labo-
ratoires R. C. A. Hal Home, Vice-Prési-
dent de la compagnie formée récemment
par Walt Disney, a déclaré qu’un équipe-
ment sonore spécial serait également né-
cessaire à la projection de « Fantaisie ».
Il estime que les salles où sera donné
le film devront avoir des qualités acous-
tiques de premier ordre. On équipement
sonore spécial accompagnera le film par-
tout où il sera projeté. Une semaine sera
nécessaire pour installer cet équipement
dans les salles, et autant de temps pour
le démonter.
Le secret de la nature exacte de cet
équipement est jalousement gardé et les
plus grandes précautions ont été prises
aussi bien aux laboratoires R. C. A. de
Camden qu’aux studios Disney à Holly-
wood pour en interdire la divulgation.
On laisse entendre que les ingénieurs
sonores de R. C. A. auraient trouvé un
procédé permettant de donner une re-
production rigoureuse de la musique
d’orchestre. — Pierre A.
Les Américains se préoccupent vivement
de l’avenir commercial de la télévision, tant
au point de vue composition des program-
mes, cpie de la qualité du matériel mis à la
disposition des amateurs.
Les programmes sont constitués par des
prises en studios, mais surtout par des do-
cuments d’actualités puis en extérieurs:
ainsi récemment la présentation du moteur
d’aviation d’un nouvel appareil fut faite au
grand public par la télévision.
On transmet actuellement 729, 945 ci
même 1.215 lignes sur les fréquences com-
prises entre 200 et 500.
On s’occupe en ce moment, activement,
de la question de l’écran nécessaire au théâ-
tre, les images atteignant 4,59 avec une
brillance de 10 lux, sur 12(1 lignes, ou des
images alternées à (50 lignes rouges et 00
lignes bleu-verl entrelacées.
L’éclairage d’un studio de télévision est
Une prise de vues pour Télévision
dans un studio aménagé spécialement.
très différent de celui qu’utilise le cinéma.
Chez celui-ci, l’éclairage est subordonné à
la possibilité d’inscription des écarts de
luminosité du sujet par l’émulsion du film.
II en est de même en télévision, mais alors
que les écarts peuvent être photographique-
ment très grands et atteignent dans îles cas
extrêmes 1 à 1.000, ils doivent être en télé-
vision (pour le moment) très petits, car la
lampe cathodique n’a pas la qualité de pou-
voir enregistrer, à la vitesse requise pour
l’inscription d’objets animés, des grands
écarts d’éclairement.
Il s’ensuit que le matériel d’éclairage est
très différent de celui que nous utilisons.
D’autre part, il faut téléviser des scènes où
les changements de plans ne peuvent per-
mettre aucun arrêt.
Jusqii’ici, on n’emploie guère que des lam-
pes de 500 watts montées par six, sur deux
rangs de trois, la principale originalité du
montage est dans la suspension au cintre,
laquelle est très mobile et 1res souple.
Pour les plans rapprochés, on dispose de
chariots mobiles à trois roues, trois lampes
orientables sont montées à trente centimè-
tres du sol, une quatrième est placée à cin-
quante centimètres sur un axe orientable.
L’amélioration du matériel permet de
n’avoir qu’un personnel réduit.
A titre indicatif, voici quelques ouvrages
concernant la télévision : Télévision Econo-
mies, juin, juillet, août 1939.
Bulletin R. C. A. de ces deux dernières
années.
.4 Laboratory Télévision Receiver, juillet,
août, septembre, octobre, novembre, décem-
bre 1938.
Electronics 1938 et 1939.
A.-P. Richard.
MICROPMOMES
L’Universal Microphone C" a catalogué
son micro Vélocité R. H. Ce modèle répond
aux besoins du cinéma amateur, des semi-
professionnels et du public adroit. La
courbe de réponse va de 40 à 10.000 pour
un niveau de sortie de moins de 64 décibels.
II
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
LA PHOTOGRAPHIE
DES COULEURS
Le Bulletin Philips de février 1940 com-
porte une étude très poussée des procédés
de couleurs additives. On sait que ceux-ci,
qui avaient donné de grands espoirs, sem-
blent devoir être abandonnés pour ceux
relevant du système soustractif.
Kremer, auteur de l’article, donne un
aperçu du mécanisme de perception des
couleurs. Ensuite, il indique pourquoi le
système soustractif, dans lequel le blanc est
généré, fait que la lumière blanche conserve
toute son intensité.
Dans les systèmes additifs, la lumière
blanche, qui est constituée par le mélange
de trois couleurs, n’a que 1/3 de son inten-
sité. Ceci explique que les procédés sous-
tractifs aient la faveur des techniciens pour
l’exploitation où il est difficile de perdre de
la lumière.
Cependant, la méthode additive a l’avan-
tage, car elle est moins sujette aux erreurs
de reproduction des couleurs et le procédé
le plus compliqué de cette classe est bien
plus simple que le moins délicat des sous-
tractifs.
L’article mentionné donne le schéma des
courbes de transmissions utilisées, les cor-
rections à apporter pour l’obtention finale
d’un diapositif qui reproduise aussi fidèle-
ment que possible les couleurs photogra-
phiées.
Le Bulletin S.M.P.E., janvier 1940, donne
un rapport du comité d’éclairage en studio.
Cette élude intéresse les cas comparés de
prises de vues en noir et en couleurs aux
studios Paramount.
Les niveaux d’éclairement vont, en géné-
ral, pour le noir et blanc, de 75 à 150 (pieds
bougies). Avec le procédé technicolor, on at-
teint souvent de 250 à 500 (pieus bougies),
le niveau moyen étant de 150 à 400.
La grande différence existant entre le
noir et le blanc, est que pour la couleur, 1
faut toujours éclairer les parties les moins
éclairées pour que l’impression de couleurs
du sujet soit perceptible; sans celte précau-
tion, les ombres ne donnent pas la percep-
tion de la couleur réelle.
En couleur, il n’est pas utile comme en
noir et blanc d’éclairer les plans arrières
aussi intensément pour obtenir l’effet du
décollement qui suggère la perspective.
L’emploi de la cellule photoélectrique, très
recommandable, exige une assez grande ex-
périence et un placement judicieux de cette
dernière.
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Le film de Walt Disney est tiré du folklore
italien; les aventures de cette marionnette
sont exposées en 300. 000 dessins. Certains
personnages furent préalablement sculptés
et décorés.
Les dessinateurs travaillent souvent face
à un miroir; ils peuvent ainsi mieux saisir
les jeux de physionomie qu’ils miment et
reportent sur papier.
Un opuscule porte mention des travaux de
transparence, de musique, du schéma musi-
cal, de la longueur des mots, des interval-
les entre les mots, choses indispensables au
décorateur. Un grand soin est apporté au
choix et à la fabrication des couleurs. Dans
Pinocchio, les couleurs sont, parait-il, plus
douces, moins saturées qu’elles ne l’étaient
dans les films précédents. Pour que les ma-
rines et les effets de ciel soient parfaits, on
a confié la réalisation de l’eau et des nuages
à un groupe d’artistes spécialisés.
Pour la réalisation du film, une nouvelle
caméra : « Multiplane » (précédemment dé-
crite ici) a été mise en service; son prix
est de 3.300.000 francs.
Les voix des deux principaux personna-
ges, Pinocchio et Jiminy Cricket, sont cel-
les de Dickie Jones et Cliff Edward. Suit
un historique du dessin animé dans lequel
le premier carton mentionné est celui de
Stuart Blackson Humorous Phases of Funny
Faces 1906, vient ensuite Fantasmagorie el
Drame chez les Fantoches d’Emile Cohl
1907. A dire vrai, W. Disney doit savoir
que les premiers travaux de Cohl sont anté-
rieurs à celle date, mais à nouveau nous
constatons qu'il évite de faire mention de
ce fait.
Le Photoplay Studies, duquel nous ex-
trayons les détails ci-dessus mentionnés, les
fait suivre d’un recueil de questions à po-
ser aux enfants des écoles qui verront le
film.
A titre indicatif, on cite une série de ré-
férences sur ce dessin animé; voici les
principales :
Time Jannary, octobre 1935; New York
Herald Tribune, octobre 1930; Good House-
keepiny , octobre et novembre 1939; .4 Short
History of animation ; The Cartoon paru
dans The Muséum of Modem Art Library;
How to Appreciate Motion Pictures, paru
dans Screen Guide, Janvier 1940.
L'IMPimCATION
DES SONS INSTRUMENTAUX
Les laboratoires Philips viennent de pu-
blier, février 1941), une très intéressante
élude de Vermeulen, où l’auteur expose
comment il est possible d’auymenter le vo-
lume de son d'un violon solo, par rapport à
son orchestre d'accompagnement.
En dehors de la question du timbre, on
prétend que les violons de Stradivarius et
Guarnerius atteignaient un volume supé-
rieur à ceux d’aujourd'hui. Cela serait-il que
ce ne serait pas suffisant aujourd’hui, car
notre musique, à cette époque, était la mu-
sique de chambre et n’était, en dehors de
cela, qu’utilisée dans des églises résonnan-
tes. Aujourd'hui, on dispose de bien d’autres
instruments que ceux connus au XVI' et
X VII" siècle et tes concerts sont souvent
écoutés dans des espaces énormes, il s’ensuit
qu'il serait intéressant d’aider le soliste de
violon à se faire mieux entendre.
La solution réside dans l'emploi d'un
pick-up spécial placé à un endroit bien dé-
terminé du chevalet. Ce pick-up est un cris-
tld piézo-électrique.
Les vibrations captées sont transmises à
des haut-parleurs (de 6 à 10 violons).
Bien que de sérieuses objections, faites
pair Vermeulen lui-même, puissent être sou-
levées, les résultats obtenus n’en sont pas
moins très intéressants. Ils soid d’ailleurs
poursuivis.
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ANALYSE ET CRITIQUE RES FILMS
Le Roman de Renard
Film de poupées animées (G)
Origine : Française.
Réalisât. î Ladislas Slaréviteli.
Auteur : Animation, montage et
. .sonorisation : Roger Richebé.
Dialogues : Jean Noliain et An-
toinette Nordmann.
Musique : Vincent Seotto.
Interprétation vocale : Claude
Dauphin, Romain Rouquet.
Sylvain Itkine, Raines, Larive,
Seller. Eddu Debray, Amalo,
Pons, Sylvia Bataille, Suzy
Dornac et le chanteur Jaime
Plana.
Product. : Films Roger Richebé.
Edition: Paris Cinéma Location.
Le Roman de Renard, œuvre
classique dont les jeunes éco-
liers ont tous lu !a version
modernisée d’après l’œuvre
de notre Moyen-Age, fabliaux
malicieux et satiriques, d’une
poésie incomparable, Le Ro-
man de Renard a donc été
adapté en film.
La technique remarquable
de Starévitch, déjà bien en
progrès dans ses dernières
bandes « Fétiche », s’affirme
ici, absolument parfaite. Les
décors très riches, divers,
les paysages, les fonds sur
lesquels s’agitent les centai-
nes de poupées vivantes im-
posent l’admiration la moins
restrictive.
Voici un film original, cap-
tivant, et souvent d'une gran-
de drôlerie.
Il faut dire qu’à ces fanto-
ches articulés, aux apparen-
ces grotesques, jouant çà le
Singe, çà le Renard, çà ie
Lion, çà le Loup, une poule, un
lapin... les dialoguistes Jean
Nohain et Antoinette Nord-
mann ont donné un dialogue
- — mais oui, un dialogue hu-
main — des plus spirituels.
Et Roger Richebé, qui a entre-
pris l’immense fâche d’assem-
bler les milliers de mètres de
pellicule tournés par Staré-
vitch, de les monter, de les
rendre pariant (car ils furent
tournés en muet), a véritable-
ment réussi une bande sensa-
tionnelle. L’idylle de la Lionne
et du Chat, les farces de Re-
nard, le siège du château de
Renard sont des moments
d’une joyeuse et truculente
vigueur. Et Vincent Seotto
contribue par sa musique ai-
mable, à donner une force co-
mique à ce grand film d’art
qui reste un divertissement
pour tous, petits et grands.
C’est de plus un tour de
force, de patience et de tech-
nique, auquel nous tirons no-
tre chapeau.
Elles étaient
douze femmes
Comédie (G)
Origine : Française.
Réalisation : Georges Lacombe.
Auteur : Yves Mirande.
Dialogues : Yves Mirande.
Décorateurs : Andréjeejf .
Opérateurs : Arménise, Pierre
Montazel et J. Danis.
Assistante : Jacqueline Audry.
Interprétation : Françoise Ro-
say, Gaby Morlay, Betty Stock-
feld, Micheline Prestes, Ma-
rion üelbo, Pamela Stirling,
Planchette Bruno y, Mita Pa-
rély, Nina Myral, Simone Re
nant, Simone Berriau, Prime-
rose.
Studios : Buttes-Chaumont.
Enregistr. : Radio-Cinéma.
Montage : Mme A. Danis.
Prod. : Rêgina (O'Connell et
Arys-Nissotti).
Edition : Filmsonor.
CARACTERE DU FILM. —
Un passe-temps, une comédie
de caractère et une spiri-
tuelle satire des milieux bour-
geois, voilà ce qu’est, à la
fois, le film Elles étaient Dou-
ze Femmes qui se présente
avec son originalité premiè-
re : uniquement joué par des
femmes, il est vraiment très
amusant.
SCENARIO. — Dans un sa-
lon parisien, des bourgeoises dé-
cident de créer l’œuvre du « Su-
perflu pour les Solcluts ». Mais
il faut des fonds, Eh ! bien la
Princesse Kadcoff ira quéman-
der l’aide financière de Mme
Marion, qui vit somptueusement
mais en « irrégulière » avec sa
fille, laquelle n’a ]>as de père.
La Duchesse de Vimeuse regim-
be d’abord, puis acee]>te. Mme
Dernier se range vite du côté de
Mme Marion dont la simplicité
et le bon cœur l’ont touchée.
La fille de Mme Marion aime le
fils Dernier. Leur gentil roman,
ignoré des deux mères, dévoilé
pur Gaby, amie de Mme Dernier,
se conciliera heureusement.
TECHNIQUE. — Nous som-
mes en plein théâtre filmé, mais
certaines scènes (le début dans
la cave avec les femmes mas-
quées contre les gaz esl d’un
caricatural réjouissant) ont de
la verve et du mouvement. Très
beaux décors. La photographie,
un peu trop blanche, aplatit
parfois les personnages. Le dia-
logue, excellent, d’une ironie
!rès «commerciale».
INTERPRETATION. — Dou-
ze femmes, quelques-unes très
jeunes et expérimentées néan-
moins : la vive et talentueuse
Micheline Presle, Blanchette
Brunoy sensible et Primerose
très mignonne. Les « dames »
Courrier d'Asie
Documentaire romancé (G)
Origine : Française.
Réalisation : O.-P. Gilbert et
Marcilly.
Auteur : 0. P. Gilbert.
Dialogues : O.-P. Gilbert.
Opérateurs : Rainette et Asse-
lin.
Musique : Henry Verdun. Di-
rection musicale : Louis Wins.
Interprétation : Florencie, Mar-
cel Vallée, Marcilly, Janine
Liézer, Coédel, Bossue. Voix
des speakers : Mare Valbel et
Henri Crémieux. Et les équi-
pages d’ Air-France.
Studios : Pagnol (Marseille),
Eclair ( Epinay ).
Enregistr. : Caméréelair-Phi-
lips.
Production : Eclair-Journal.
Edition : Eclair-Journal.
A la gloire des équipages de
la ligne : France-Indochine,
l’écrivain 0. P. Gilbert, qui se
double d’un cinéaste averti, a
réalisé Courrier d’Asie qui n’est
rien autre qu’un voyage filmé
de Marseille à Hanoï, par la
route Impériale des Airs.
Cela pouvait être monotone,
car les plus belles odyssées ne se
figurent pas facilement du haut
d’un trimoteur, par des images
noires et blanches. Les réalisa-
teurs : 0. P. Gilbert et Marcilly
ont fort habilement mêlé un
personnage de Français moyen :
Sébastien Jacquemette, qu’ils
expédient par l’avion de ligne
de son bureau parisien à l’In-
dochine.
Soyons sûrs qu’après la vision
de ce beau film de voyage, cha-
que Français admirera l’effort
régulier, tenace, obscur des pi-
lotes et des organisateurs des
lignes aériennes françaises.
Assez belle photographie,
commentaires el dialogues sim-
ples et justes. Peut-être y a-t-il
abus d’explications imagées sur
les appareils et les soins qu’on
leur apporte à chaque escale.
Marcilly, Marcel Vallée, Coë-
del (en mécano enthousiaste),
Florencie, la gentille Janine Lié-
zer animent ce voyage filmé.
sont remarquablement dessi-
nées par l’excellente Gaby Mor-
lay, Françoise Rosay, qui crée
une duchesse arrogante et irré-
sistible de drôlerie, et Betty
Stockfeld toujours si belle et
charmante; par Simone Ber-
riau douce et fine, Nina Myral
(la bonne) très pittoresque, Mila
Parély qui se renouvelle à cha-
que film avec talent, Marion
Delbo, naturelle, la gentille Pa-
mela Stirling en jeune femme
bêbête, enfin Simone Renant ra-
vissante dans un rôle de peste.
Le Grand Éîara
Comédie (G)
Origjne : Française.
Réalisation : Christian Jaque.
Dialogues : Michel Duron.
Auteur : M. Kolpé.
Décorateurs : R. Gys et Allan.
Opérateurs : Porchet, Alain
Renoir, Benitz, Germain. Titr-
ruz.
Musique : Paul Dessuu.
Assistant : Jean Durvey.
Interprétation : Max Dearly,
Wissia Diana, Henri Prestes,
Maurice Baqmet, Mila Parély,
Jean Tissier, Charpin, Mou-
loudji, Madeleine Snffel et le
Ski-Club de Paris.
Studios : Billancourt
Enregistrement : W. E.
Irng. du son : De Bretagne.
Production : Globus Film.
Edition : Eclair-Journal.
CARACTERE DU FILM. —
L’intrigue, simple et char-
mante, fait vivre plusieurs
jeunes gens dans la montagne,
et nous assistons à leurs idyl-
les, à leurs compétitions spor-
tives, au triomphe de Pamour
et de la jeunesse.
Une extraordinaire course
de descente et de nombreux
« clous » réjouiront les ama-
teurs de sport d’hiver, et com-
bleront les admirateurs de
belles images de nature.
SCENARIO. — Pour résis-
ter à l’offre d’achat du Palace de
la Vallée , le propriétaire d'une
petite auberge des cimes s’obs-
tine à vivre sans clients. Son ne-
veu. séduisant et bon skieur,
recrute des élèves de skis, et
gagne un concours de saut. Ga-
gnera-t-il de la même façon le
concours de descente ? Un ins-
tant menacé par celle qu’il ai-
me : Hélène, skieuse remarqua-
ble, celle-ci le laisse gagner afin
qu’il sauve son auberge de la
faillite.
TECHNIQUE. — L’ histoire
sentimentale est agréablement
traitée, mais laisse souvent la
place, et nous ne nous en plain-
drons pas, à la beauté des scè-
nes de sport, photographiées
dans de très beaux paysages nei-
geux par de véritables artistes.
La partie humoristique du film
bénéficie d’un dialogue amusant
de Michel Duran.
INTERPRETATION. — Max
Dearly joue de façon inénarra-
ble le propriétaire despotique
du Palace, tandis que Mila Pa-
rély est, avec esprit, son incan-
descente héritière. Charpin (l’au.
bergiste coléreux), Henri Pres-
ies excellent skieur et beau
garçon, Maurice Baquet si co-
casse, Mouloudji plein de natu-
rel, enfin Jean Tissier qui amu-
sera le public sont, avec les
charmantes Assia et Wissia Din-
na, les protagonistes de la co-
médie.
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(2° semaine) (Le Français)
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Les Musiciens du Ciel (3" s.)
(Aubert) (F’ilmsonor).
Tempête (4° sem.) (Marignan)
(Uiscina).
Narcisse (5e sem.) (Max-Lin-
der) (Gray F'ilms).
L’Homme qui cherche la Vé-
rité (Marivaux) ((F sem.)
(C.C.F.C.).
Le Danube bleu (Etoile)
(5° semaine).
Battement de Cœur (Made-
leine) (13' sem.) (Ciné-Ail.)
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mandie) (R. Iv. O.).
Un Ange en Fournée (1"' s.)
(Balzac) (R. K. O.).
La Mélodie de la Jeunesse
(lrc sem.) (Biarritz) (A. A.).
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Une Etrange Famille (3e s.)
(César) (Warner Bros) v. o.
Ni note h La (4e sem.) (Colisée)
(M.-G.-M.) v. o.
Deux d’Oxford (4e sem.) (Les
Portiques) (M.-G.-M.) v. o.
Mon Mari court encore (4" s.)
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En Français... Messieurs ! (ü '
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A PROPOS
DE NOS NOUVELLES
« BULGARES »
Précisons, puisqu'il a été ou-
blié dans notre dernier numéro,
le nom de notre correspondant
particulier à Sofia à qui nous de-
vons les récentes nouvelles de
Bulgarie : M. Sammy I). Bera-
eha.
Il n’y a pas
de présentations
cette semaine.
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A ALBERT
(PUY-DE-DOME)
Nous apprenons que M. Bégon,
l’actif directeur de la Scala
d’Ambert, vient de transformer
son équipement de cabine avec
les nouveaux projecteurs froids
« Victoria VI », inslallation
traitée par M. François de Gre-
noble, agent des Etablissements
Cinélume, 3, rue du Colisée à
Paris.
UNE INITIATIVE
QUI MERITE
D’ETRE SIGNALEE
Jeudi 11 avril, la Société Pa-
thé-Cinéma et la Société Dis-
cina ont eu la délicate attention
de verser la recette intégrale de
la soirée à : L’Organisation pour
l’envoi au front d’ambulances
neuro-chirurgicales.
11 convient de souligner cette
initiative absolument désinté-
ressée, et qui ne cachait aucune
intention publicitaire puisque le
film Tempête, de Bernard-Des-
champs en était à son septième
jour d’exclusivité après un bril-
lant lancement.
Les recettes furent d’ailleurs
les plus fortes que le Marignan
ait enregistrées depuis la guerre.
Félicitons M. Paulvé, admi-
nistrateur de la Société Discina
et Pathé-Cinéma pour ce geste
généreux.
MONASTERES
DE BUKOVINE
Le film Tempête, qui passe au
Marignan, est précédé d’un do-
cumentaire réalisé par Robert
Alexandre, sur les « Monastères
de Bukovine ». Il est particu-
lièrement intéressant, alors que
les Etats balkaniques se grou-
pent pour faire respecter leur
indépendance, de voir en Rou-
manie comment les qualités pro-
fondes du peuple roumain, son
respect des traditions soutenant
sa Foi religieuse ont formé un
rempart contre lequel s’est tou-
jours heurté l’envahisseur qui
n’a jamais pu avoii raison de
cette force tranquille qu’est :
l’unité nationale.
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Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLÉ
Rédacteur en chef (par intérim) : Lucie DERAIN
Téléphone : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n° 702-66, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-139.
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
M.-G.-M. programme
six documentaires français
Six parmi les meilleurs films docu-
mentaires français, réalisés à l’occasion
de l’Exposition de New York, ont été pris
en programmation par M.-G.-M. en Amé-
rique.
Ce sont : « Mission de la France »
(Ichac et Ruffin), « La Cité Universitai-
re » (R. Guy-Grand), « Profil de la Fran-
ce » (Abel Gance et Jean Tedesco),
« Neiges de France » (Ichac), « Artères
de la France » (Jean Epstein). Enfin
« Chartres », de Vigneau, qui reçut à la
dernière Biennale de Venise un accueil
très flatteur. Il est intéressant que ces
films, qui offrent une haute valeur de pro-
pagande française, non seulement tou-
ristique, mais générale, soient présentés
largement au public d’Oufre-Atlantique.
P. M.
Viviane Romance, troublante héroïne
de Angélica, film de Jean Choux.
Prod. : Scaléra. Distr. : Discina.
Les Opérateurs français du Service
Cinématographique de l'Armée à l’honneur
Toute la Presse a relaté le courage tran-
quille des opérateurs du S. G. A. qui, fil-
mant l’attaque allemande sur Namsos, tin-
rent jusqu’au bout dans le clocher de l’égli-
se, seul bastion intact de la ville en ruines,
et prirent toutes les phases du bombarde-
>. ment « diabolique » des Allemands. Leur
refuge, atteint à son tour, les pierres tom-
bant autour d’eux, iis terminèrent leurs pri-
ses de vues et ne descendirent que bien
plus tard. Aucun d’eux ne fut blessé, et leurs
films demeurèrent intacts.
Joignons-nous à la Presse quotidienne
pour rendre hommage à ces serviteurs de
la France qui continuent, sous les obus,
leur dur métier de chasseurs d’images.
Réformes purement cérébrales...
Nous avons tous lu, dans les récents numéros
de la Cinémato, les fort judicieuses réformes
préconisées par M. Paulvé, ainsi que les obser-
vations que M. Vandal, Président de la Cham-
bre Syndicale des Producteurs Français, nous a
donné à insérer à leur sujet.
Il est une chose qu’il sera peut-être utile de
rappeler à l’occasion de ce débat.
Par décret, en date du 29 juillet 1939, pu-
blié au Journal Officiel du 3 août 1939, signé
Albert Lebrun, Edouard Daladier et Paul Rey-
rtaud (ces deux très honorables signataires étant
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exé-
cution de ce décret) il a été institué :
1 0 La déclaration officielle des bil-
lets d’entrée dans les salles de specta-
cles ;
2° Un échange d’informations sur
les résultats des recettes entre les
agents des Finances, les sociétés d’Au-
teurs et un Organisme central profes-
sionnel de Contrôle et de Statistique
de l’Industrie cinématographique dont
le décret spécifie et encourage la créa-
tion.
Sans aller Quai Voltaire chercher le Journal
Officiel du 3 août, on trouvera le texte intégral
du décret en question dans la Cinémato du 5
août 39.
Chacun peut donc lire aisément et se deman-
der comme moi : Pourquoi les Producteurs et
les Distributeurs n’ont-ils pas encore créé l 'orga-
nisme central professionnel que leur demande
l’Etat ?
Pourquoi continuer à discuter puisque la
question est résolue dans son principe officiel et
qu’il n’y a plus, depuis l’avant-guerre même,
qu’à agir ? Paul Auguste H.
LA PRODUCTION PEUT-ELLE ORGANISER
SES CADRES DE GUERRE ?
A propos du décret ministériel
sur les congés professionnels
Rappelons le texte de la décision mi-
nistérielle N 210074 I A.S./F.M.A. qui
prescrit qu’à partir du 1er mai il ne sera
plus accordé de nouvelles « mises en af-
fectation spéciale ».
Cette mesure sera compensée par la
mise en vigueur du système des « con-
gés professionnels » aux officiers, sous-
officiers et hommes de troupe des ré-
serves permettant de reprendre, pen-
dant une courte durée, leur activité
professionnelle, lorsque cette activité
doit permettre de faire face à un be-
soin temporaire dans un domaine tou-
chant aux intérêts immédiats de l’Eco-
nomie Nationale.
La durée de chaque congé profession-
nel ne peut dépasser deux mois...
' * :
*_*
Mais quel peut être son emploi, dans
la mesure où le Cinéma français sera
considéré comme « domaine touchant
aux intérêts immédiats de l’Economie
Nationale ? »
Pour certaines branches de la Produc-
tion, deux mois seront largement néces-
saires... je veux dire pour les interprè-
tes, vedettes, seconds rôles et figura-
tion... je veux dire aussi : opérateurs de
prises de vues, chefs ou cameramen, in-
génieurs du son, soundmen... qui, tous,
ne travaillent que durant le temps précis
des prises de vues.
Or, un film ne dure guère plus de six à
huit semaines de prises de vues exté-
rieurs compris, sauf quelques cas excep-
tionnels, du type de « Untel Père et
Fils ».
Maïs le metteur en scène devra-t-il se
résigner à n’être que le directeur des
prises de vues, sans avoir l’avantage de
collaborer au découpage du scénario,
sans pouvoir préparer son travail, ni
choisir sa troupe et ses collaborateurs,
6
♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦»
ONEitiraffiRAPHiE crxxxrTTTxxxrrrrxxrxrxx:
enfin, sans présider au délicat montage
des images signées par lui ?
Le directeur de production, l’assistant
qui, eux aussi, travaillent parfois deux ou
trois mois avant le premier tour de
manivelle, et qui n’en ont terminé avec
leur tâche que lors de la présentation en
public de cette œuvre collective qu’est
un film, devront-ils bâcler la produc-
tion ?
Applaudissons la formule souple du
« Congé professionnel... » Mais deman-
dons aux Pouvoirs Publics de bien vou-
loir reconsidérer ces cas d’espèce, di-
vers, minutieux, que groupe chaque en-
treprise cinématographique appelée Pro-
duction.
Ou alors attendons-nous à ne voit réa-
liser en France que des films-arlequins,
qui auront été préparés par une équipe,
tournés par une autre, et montés et pré-
sentés par une troisième... au détriment
de l’homogénéité sans laquelle une œu-
vre d’art n’est plus qu’un produit manu-
facturé médiocre... Lucie Derain.
Jean Painlevé,
auteur de nombreux films scientifiques.
Paroles de M. Henri Clerc :
Il ne faut pas perdre
le Marché étranger
Nous sommes allé voir M. Henri Clerc,
Président du Conseil International de la
Production Cinématographique, pour lui
demander son avis sur les possibilités de la
production française en temps de guerre :
« La Presse a multiplié les protestations
contre l’inertie du Cinéma français. Des
journalistes spécialisés s’indignent que peu
de films nouveaux de qualité n’aient encore
été tournés depuis la guerre, alors que les
Allemands ont mis dans leurs studios plus
de vingt films en chantier. Allons-nous per-
dre le marché étranger qui demande avec
insistance nos films ?
« En vérité, le gouvernement s’est ému
de cette carence, mais il lui est très difficile
d’v parer puisqu’il ne veut pas recourir
aux méthodes totalitaires de nos ennemis.
La situation créée par la baisse des recettes,
qui semble se fixer à 50 % du niveau de
l’hiver dernier, pose des questions d’une
extrême complexité : un film qui serait
réalisé aux prix d’avant-guerre n’offrirait
plus aucune possibilité d’amortissement
sauf le cas rare d’un immense succès.
« Se rendant compte des effets d’une telle
situation, metteurs en scène et vedettes
avaient fait savoir, dans la période de désar-
roi qui suivit la mobilisation, que pour ren-
dre possible la reprise de la production, ils
étaient prêts à accepter des émoluments
très réduits, à ne toucher au comptant que
25 % de leurs cachets et à recevoir le reste
sous forme de participation aux recettes
brutes du film. Les producteurs reprenaient
espoir... Ils pensaient pouvoir réaliser des
films avec un prix de revient réduit en ce
qui concerne les paiements au comptant,
dans une proportion à peu près égale à la
baisse des recettes. Par ailleurs. Adminis-
tration, Beaux-Arts, Finance, Informations,
etc., etc... se préoccupaient de rendre pos-
sibles des conditions de crédit favorables à
la production et de réduire les dépenses
exorbitantes de courtage et d’intérêts su"
capitaux empruntés par les producteurs.
<;< J'ai l’impression malheureusement que
ces excellentes dispositions sont aujour-
d’hui, sinon anéanties, du moins entamées.
Si vraiment la tendance aux cachets d’avant-
guerre se maintient, je suis persuadé que
bien rares seront les films de qualité qui
verront le jour. Dans nos studios, on ne
tournera guère que des bandes médiocres
sans vedettes, et avec des moyens rudimen-
taires qui ne franchiront pas nos frontières.
Certes, il ne faudrait pas non plus que les
producteurs exagèrent dans le sens con-
traire. Mais de ce côté, je suis sans inquié-
tude, artistes et metteurs en scène ayant
une cote commerciale sauront bien se dé-
fendre.
« Les Pouvoirs Publics ont-ils le moyen
d’intervenir entre les deux parties ? Ils ne
peuvent guère opérer que par persuasion en
plaidant l’intérêt général. Qu’on ne s’étonne
donc pas que la production cinématogra-
phique en France soit lente à reprendre sa
classe internationale.
« Les Français ont acquis le sens du
cinéma, maintes productions au succès
mondial l’ont prouvé ces dernières an-
nées. Il nous est possible de faire aussi
bien, même pendant la guerre (ce qui
constituerait pour nous la plus habile des
propagandes) pourvu que l’autorité mi-
litaire veuille bien parfois accorder quel-
ques permissions de courte durée à des
artistes ou à des techniciens impossi-
bles à remplacer et pourvu que certains
problèmes financiers signalés plus haut
soient résolus.
« Les ministères nous disent à tous pro-
pos l’absolue nécessité d’exporter : « Ex-
porter pour acheter ce qui est indispensa-
ble à la conduite de la guerre ». Il n’est pas
possible que puisse être méconnue la capa-
cité d’acquisition de devises que représente
le film français. En dépit de ce que peu-
vent penser certains esprits chagrins,
le cinéma n’est plus une branche super-
flue de l’activité nationale. »
S. Gille-Delafon,
Trois Filins français passent
actuellement à Londres :
LA MARSEILLAISE
LA TRAGÉDIE IMPÉRIALE et
ILS ÉTAIENT NEUF CÉLIBATAIRES
Trois films français sont actuellement
projetés à Londres. Nous avons déjà an-
noncé que « Tragédie Impériale » passait
à l’Embassy où il est accompagné en
double programme par « French Without
Tears », et que « La Marseillaise » était
projeté à l’Academy. L’œuvre de Jean
Renoir ne semble pas avoir séduit les
critique anglais. Campbell Dixort écrit
notamment dans le Daily Telegraph :
« Avec Pierre Renoir dans le rôle de
Louis XVI, Louis Jouvet en chef révolu-
tionnaire, et Jean Renoir comme metteur
en scène, ce film aurait dû être formida-
ble. En fait, c’est le désappointement de
la semaine ».
Troisième film français projeté à Lon-
dres : « lis étaient Neuf Célibataires »,
I de Sacha Guitry, qui passe depuis deux
semaines au Stdio One avec un bon suc-
cès. — Pierre A.
4
La Production italienne se tourne vers les
Auteurs français
Après Le Capitaine Fracasse, de Théo-
phile Gantier, voici cpie la production ita-
lienne s’intéresse, à nouveau, à Henry Ba-
taille.
En effet, on annonce, en projet sensation-
nel, la réalisation, dans un délai assez rap-
proché, de La Donna nuda, traduisez La
Femme nue du dramaturge français. Stella
Film, qui prépare cette production, aurait
pressenti Michèle Morgan pour l’interpréter.
H. B.
♦ — -
Des Films parlants français sont
projetés en Angleterre
devant les troupes britanniques
Une expérience intéressante, ayant pour
but de faire connaître aux troupes britan-
niques qui doivent venir en France des as-
pects typiques de la vie de notre pays, vient
d’avoir lieu « quelque part en Grande-Bre-
tagne.
Cette expérience a consisté à projeter de-
vant un millier de soldats anglais un pro-
gramme de films documentaires sur ia
France avec commentaires en anglais et
d’un grand film français avec sous-titres an-
glais. On avait choisi le film Otages qui mon-
tre les réactions de villageois français de-
vant l’invasion allemande en août 1914.
Si cette expérience donne d’utiles résul-
tats, elle sera suivie dans toutes les unités
anglaises.
♦
Une Version anglaise de “ Après
Mein Kampf... Mes Crimes” va
être projetée en Grande-Bretagne
Londres. Fa compagnie « Associated
British Corporation » (ex-B.I.P.) annonce la
prochaine présentation du film Mein Kampf.
my Crimes, version anglaise doublée de ia
production française Après Mein Kampf..,
mes Crimes,
fXIXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX3
CINE
RAPHIE
SE
DS
♦♦♦♦
♦♦♦♦♦
Le Cinéma américain s'inquiète
des répercussions de la Guerre européenne
85 % des revenus des Marchés étrangers affectés
L’Assemblée générale de l’Association des
Producteurs et des Distributeurs de Films
Américains (M.P.P.D.A.), généralement con-
nue sous le nom de organisation Hays, a eu
lieu à New York le 25 mars dernier.
Les principales questions portées à l’or-
dre du jour étaient :
1° Présentation du nouveau budget de l’or-
ganisation;
2° Démission des United Artists comme
membre de la M.P.P.D.A., reprise depuis;
3" Répercusssions de la guerre européenne
sur le cinéma américain.
Cette dernière question est actuellement
l’une des plus importantes considérée par
l’industrie cinématographique américaine.
Avant la guerre, on estimait que 40 % des
revenus totaux d’un film provenaient de
l’exploitation en dehors des Etats-Unis.
La Grande-Bretagne comptait pour 45 %
du revenu étranger, la France pour 13 %, la
Scandinavie pour 4, 2, % la Pologne pour
1 %.
Si les recettes des salles ont peu baissé en
Grande-Bretagne (à peine 15 %), le projet
du gouvernement anglais, qui consisterait à
ne permettre l’exportation que de la moitié
des revenus établis par les films américains
dans ce pays, inquiète fort les dirigeants de
1 l’industrie cinématographique à New York
et à Hollywood.
De plus, les Dominions britanniques adop-
teraient également cette mesure, et ainsi
l’Empire britannique, qui représentait 60 c/c
du marché étranger américain, verrait son
j rapport diminué de plus de 50 %, étant
donné la baisse des recettes due à la guerre..
En France, une mesure analogue serait à
la veille d’être prise.
La fermeture des marchés polonais, tché-
coslovaques et danois, tombés entre les
mains de l’Allemagne, la guerre en Norvège,
le Gouvernement avantage
l’Exploitation cinématographique
En Italie, les sept cents salles représen-
tant 80.000 places, qui sont la propriété de
l’organisation La Force par la Joie, vont
être transférées à l’entreprise privée. Le
commerce de l’industrie cinématographique
sera ainsi délivré de la concurrence que re-
présentaient ces salles. L’activité de l’orga-
nisation La Force par la Joie se bornera à
assurer l’existence d’une salle dans toutes
les localités au-dessous de 5.000 habitants,
qui en sont dépourvues. On estime que de
ce fait, cent cinquante salles commerciales
pourront être ouvertes dans l’année en
cours.
Étabts
CINELUNE
FOIRE
DE PARIS
STAND B — HALL 43
v — - — — v
a diminué de 7 % les revenus étrangers des
films américains.
Il faut compter que 85 % du marché ci-
nématographique étranger américain est ac-
tuellement touché, dans une proportion plus
ou moins grande mais excédant au moins
50 %.
■ *
1 * *
Dans les pays neutres, la situation est éga-
lement difficile.
En Espagne, l’interdiction d’exporter les
capitaux qui existent, rend ce marché très
difficile à exploiter.
Aucun accord n’a pu être encore établi
entre l’organisation Hays et le gouvernement
italien pour la reprise de l’exploitation des
films américains en Italie. Autre marché
perdu.
D’autre part, en dehors de toutes ces res-
trictions, les films américains se trouvent
maintenant en hutte aux exigences très stric-
tes de différentes censures. C’est ainsi qu’au
cours de ces derniers mois de nombreux
films américains ont été interdits en Suède,
au Danemark, en Belgique et en Suisse.
Les raisons données par la censure se ba-
saient sur le principe que la projection
dans ces pays de films défavorables à l’Alle-
magne pourraient faire mettre en doute leur
sincère désir de neutralité.
I *
* *
Ainsi, il faut compter que 85 % du revenu
des films américains sur les marchés étran-
gers sont actuellement touchés dans une
proportion plus ou moins grande.
En gros, on peut estimer que, du fait de la
guerre, ce revenu va être diminué de plus
de sa moitié, c’est-à-dire qu’il ne représen-
tera plus que 15 à 20 % des revenus totaux
des films. — Pierre .4.
La Biennale de Venise 1940 se prépare
Le directeur de la Biennale de Venise a
déjà commencé les préparatifs de l’épreuve
de 1940. Les divers gouvernements étra
gers ont reçu l’invitation officielle par le
soins du Ministère italien des Affaires
Etrangères, et plusieurs adhésions ont déjà
été reçues. On ne doute pas, à Rome, que
les Etats-Unis reprendront, cette année, leur
place au Lido...
Le nouveau règlement ne comporterait
que peu de changements : l’un, toutefois,
est d’importance : le nombre des membres
italiens du Jury serait sensiblement réduit.
P. M.
4
“ Twenlietli (cnlury Fox ” produira en 1949
seize « Super-Productions »
M. Schenck vient d’annoncer que le pro-
gramme de la 20Z/i Century Fox pour 1940
comprendra seize grandes productions, un
certain nombre de films d’un prix de revient
de 300.000 dollars environ, et une petite
quantité de films revenant à bas prix.
Jacqueline Delubac et André Luguet
dans Le Mystère du Bois Belleau.
Film de L. Mathot. (C. F. C.)
Les Acteurs et les Metteurs
en scène britanniques
actuellement à Hollywood
sont réclamés à Londres
Un mouvement important se dessine ac-
tuellement dans la Presse angli ise pour de-
mander le retour en Grande-Bretagne de
tous les acteurs et réalisateurs anglais tra-
vaillant actuellement sur des films à Hol -
lywood.
La raison donnée par les gens de l'indus-
trie cinématographique britannique, c’est
ipie les Anglais, actuellement à Hollywood,
sont les meilleurs du cinéma britannique et
qu'ils sont absolument nécessaires en An-
gleterre.
A ce sujet, M. Seton Margrave écrit dans le
Daily Mail :
« Les films britanniques sont considérés
comme d’une importance nationale. Les plus
grandes productions, et cela a déjà été prou-
vé, peuvent être réalisées en Angleterre.
D'autre part, des films typiquement britan-
niques sont actuellement nécessaires pour
montrer au monde l’effort de la Grande-
Bretagne en guerre, son armée, son aviation,
sa marine, et ce n’est pas dans un pays neu-
tre que de telles productions pourront être
réalisées.
« Le cinéma anglais a besoin du produc-
teur Victor Saville, qui fit J’étais une Es-
pionne, de Robert Stevenson, le metteur en
scène de Tudor Rose, de Herbert Wilcox,
qui tourna La Reine Victoria, de Frank
Lloyd, metteur en scène de Cavalcade, de
Edmund Goulding, réalisateur de La Pa-
trouille de l’Aube, de Alfred Hitchcock, et
des vedettes comme Charles Laughton, Me--
le Oberon, Lauren-e Olivier, Greer Garson,
Vivian Leigh, Cary Grant, Maureen O’Hara,
Ronald Colman, Basil Rathbone, Herbert
Marshall, Sir Cedric Hardwicke, Freddie
Bartholomew, etc...
« Le producteur anglais Michael Balcon
est de cet avis. Dans une lettre ouverte, pu-
bliée par le Daily Telegraph, il demande le
retour des artistes et techniciens anglais ac-
tuellement à Hollywood.
Il ajoute « qu’il est immoral de voir de
jeunes anglais confortablement installés à
l’abri dans un pays neutre, à 10.000 kilo-
mètres de leur pays en guerre, alors que
leurs compatriotes de leur âge portent les
armes pour défendre la patrie ».
En ITALIE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
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N" 082.4 66.
La façade du Condès, cinéma de Lisbonne,
pendant l’exclusivité de Entente Cordiale,
film de M. L’Herbier. Prod. : Max Glass.
Les United Artists font à nouveau
partie de l’Organisation Hays
Nous avions annoncé, en son temps, que
la compagnie américaine United Artists
avait démissionné comme membre de la
M. P. P. I). A., plus connue sous le nom
l’organisation Hays, qui réunit les huit gran-
des compagnies de production et de distri-
bution cinématographiques américaines,
soit Columbia, M.-G.-M., H. K. O., 20 th Cen-
tury Fox, Universal, Warner, United Ar-
tists et Paramount.
La nouvelle nous parvient de New York
q\ue les United Artists ont repris leur démis-
sion. M. Murray Silverstone, directeur géné-
ral des United Artists, vient d’êre réélu com-
me membre du Conseil de l’organisation
Hays ainsi que Walter Wanger, un des pro-
ducteurs de United Artists.
Le Cinéma britannique continue
De grandes productions
réalisées en Angleterre
En dépit de la guerre, le cinéma britan-
nique veut, comme nous l’avons déjà dit ici,
continuer et même améliorer son activité
dans le domaine de la production.
Cette semaine, deux grands faits nouveaux
sont annoncés.
Le premier, c’est la nouvelle de la venue
prochaine en Grande-Bretagne du produc-
teur américain Sol Cesser pour y tourner
plusieurs grands films dont le premier sera
une adaptation du livre bien connu Les
Aventures de Tom Jones, qui serait tourné
à Denham et mis en scène par William Ca-
meron Monzies (qui réalisa La Vie future)
avec un budget de 300.000 livres (52 mil-
lions de francs). Ce fdm sera distribué dans
le monde par Warner Bros.
! *
* *
Une autre grande nouvelle est la signature
d’un accord entre R. K. O. Radio et la firme
de Charles Laughton et Eric Pommer : May-
flower Pictures. Cette compagnie, qui pro-
duisit The Vessel of Wrath (L’Excentrique
Ginger Ted), L’Auberge de la Jamaïque et
Saint-Martin’ s Lane, va tourner Water Gip-
sies, un film sur la vie à bord des péniches
et le long des canaux en Angleterre. Maureen
O’Hara, qui parut dans L’Auberge de la Ja-
maïque aux côtés de Charles Laughton et
fut également sa partenaire dans la produc-
tion américaine de R. K. O. Radio, Notre-
Dame de Paris, en sera la vedette.
Mayflower Pictures réalisera ensuite, tou-
jours pour R. K. O. Radio, Une Vie de Ben-
jamin Franklin, qui sera incarné par Char-
les Laughton. Ce film sera également tour-
né en Angleterre où Franklin passa une par-
tie de sa vie.
I *
* *
A Denham également, M.-G.-M. vient de
commencer sa quatrième production bri-
tannique : Busman’s ILoweymoon que réali-
se le metteur en scène anglais Arthur Woods
avec une distribution étincelante compre-
nant Robert Montgomery, venu spécialement
de Hollywood, Constance Cummings, Robert
Newton, Leslie Ranks, Sir Seymour Hicks.
*
* *
Aux studios Gaumont-British de She-
pherd’s Bush, rouverts depuis la guerre,
deux films sont en production : For Free-
dom (Pour la Liberté), un grand fdm sur la
marine britannique, et qui comportera entre
autres scènes, une reconstitution de l’abor-
dage de «L’Altmark», et Girl in the News,
un drame judiciaire, réalisé par Carol Reed
avec Margaret Lockwood, Emmlyn Williams,
Barry K. Barnes.
I *
* *
Aux studios d’Ealing, Pen Tennyson con-
tinue la mise en scène d’un autre film mari-
time, Convoi (production Michael Balcon),
réalisé avec le concours de l’Amirauté et du
Ministère de l’Information britannique.
Ajoutons que douze films sont en cours
dans les studios anglais.
Pierre A.
A
Une nouvelle Société Walt Disney
La Walt Disney Company. — Le maître
du dessin animé à l’écran connaît un suc-
cès tel dans le monde que l’entreprise de
production de ses films va se transformer
en une grande affaire. La nouvelle « Walt
Disney Company » vient de placer dans le
public des obligations pour la somme de un
million de livres. La compagnie, dit-on à
New York, va assurer la vie de Walt Disney,
qui a actuellement trente-huit ans, pour
375.000 livres. Ses appointements, en 1939,
se sont élevés à 27.000 livres. On se de-
mande toutefois si le nouveau film Pinoc-
chio aura une vogue aussi extraordinaire
que Blanche Neige. La presse américaine
écrit que Blanche Neige, jusqu’à la fin de
l’an dernier, avait rapporté la somme de
1.175.000 livres.
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Le Hlm argentin concurrence
le Hlm français en Argentine
Le film français ne passe en Argentine
que dans un très j>etit nombre de salles;
précédemment les films français étaient
présentés en première exclusivité, lorsqu’ils
étaient de bonne classe, dans une des qua-
tre grandes salles d’exclusivité de la capi-
tale fédérale; actuellement, les propriétaires
île ces salles se sont mis d’accord pour évi-
ter la concurrence et ont pris ensemble un
cinéma nommé le Broadway, assez bien
placé dans le centre et où tous les films
français sont lancés. Cela limite donc les
possibilités puisque, même lorsque le film
est excellent, la loi de l’offre et de la de-
mande ne joue pas. Le bon film peut ensuite
passer dans quelques salles de deuxième vi-
sion, mais de plus en plus difficilement, car
la production locale augmente et commence
à devenir suffisante pour alimenter les sal-
les de quartier avec l’appoint des meilleurs
films américains toujours très appréciés en
Amérique du Sud. En province, seules des
villes de l’importance de Rosario (500. 000
habitants) et Bahia Blanca (environ 300.000)
font de timides essais qui ne pourront pro
gresser que si les films français continuent
à être de bonne classe.
Le nombre de films parlant espagnol pro-
duits sur place atteint environ soixante par
an. Ils ne sont pas très bien réalisés en gé-
néral, mais sont joués par des acteurs que
le public aime (Libertad Lamarque, Nina
Marshall, Parravicini, Hugo del Carril (le
Tino Rossi d’Argentine), Pepe Arias, S.
Chiola, etc., etc...). Le public des quartiers
et de province préfère voir un mauvais film
argentin qu’un bon film européen ou améri-
cain du Nord dont les sous-titres — pas
toujours bien rédigés — le fatiguent.
Il est cependant hors de doute que, de-
puis quelques années, le film français est de
plus en plus apprécié; de nombreux films
ont intéressé la critique et le public averti;
en particulier : Port-Arthur, Mayerling,
Orage, Abus de Confiance, Quai des Brumes,
La Bêle humaine, Prison sans Barreaux, etc.
D’autres, qui ont eu beaucoup de succès en
France, n’ont pas plu en Argentine.
Malheureusement, on a envoyé dernière-
ment trop de mauvais films et une partie du
public ne se dérange plus pour des films
français, car les Argentins ont été déçus
par des productions très inférieures. Cer-
tains commerçants ont négocié de très vieux
films ou des productions plus récentes, mais
n’ayant eu aucun succès en France, car les
rôles principaux étaient tenus par des ac-
teurs entre temps ayant atteint la vedette.
Si la France veut conserver des possibilités
en Amérique du Sud, elle doit veiller à la
qualité des productions qui y sont envoyées.
Roger Geissmann.
♦
Pierre Blanchar, Michèle Alfa
et Pierre Renoir joueront
LA TOSCA
Jean Renoir, qui tourne en ce moment aux
environs de Rome les extérieurs de La Tos-
co, adapté par lui de la pièce de Victorien
Sardou, a définitivement choisi ses vedet-
tes.
Michèle Alfa sera Floria
Blanchar incarnera Mario
Pierre Renoir composera le
pia. Production Scaléra.
Tosca, Pierre
Cavaradossi et
ténébreux Scar
g T YQIç/7
commsutioL
du Tn&ndfL
• • •
LES PREMIERS RÉSULTATS
a PARIS
mj
Nous profitons de cette occasion pour vous dire
que le succès obtenu par « Narcisse » au Max-
Linder ne peut être comparé qu’aux plus grands
triomphes que cette salle ait connus.
Nous n’avons pas besoin de vous dire que, depuis
la guerre, aucun film n’avait obtenu un succès
égal à celui de •< Narcisse ».
ÿ'Y
EN SUISSE
A Genève, il a été joué neuf semaines consécuti-
ves, c’est un record dans une ville de 140.000
habitants.
Les recettes réalisées sont les meilleures de la
saison.
Nous nous permettons de vous féliciter pour
cette magnifique réussite.
en BELGIQUE
BgLGA FILMS
Paru à Bruxelles au moment de la plus grande
tension internationale, << Narcisse » a réalisé des
recettes magnifiques et continue depuis une car-
rière qui s’annonce comme un des plus grands
succès de toutes les productions françaises ou
étrangères.
au PORTUGAL
n
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦>
CINE
RAPHIE
SE
CD
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2L
A propos de la Propagand
La propagande cinématographique est
une arme qui, telle la flèche, dépasse sou-
vent le but ou blesse un ami, au lieu d’at-
teindre l’adversaire.
Les films soviétiques tinrent tant que le
côté propagande fut peu apparent. Ils dispa-
rurent de l’écran dès que cette condition ne
fut plus remplie, soit que la censure n’en
permit pas la parution, soit que la niasse du
public se détournât du spectacle.
La propagande intérieure, si elle est bien
faite, discrète et peu appuyée, est, le plus
souvent, admise par les spectateurs, ce qui
ne signifie pas qu’appliquée à l’extérieur,
elle puisse d’abord être autorisée, ensuite
être tolérée par le public.
La presse quotidienne méconnaît souvent
ces principes ce qui, vis-à-vis des neutres,
constitue une faute grave et une contre-pro-
pagande dont profitent nos adversaires.
Il est actuellement un organisme qui rem-
plit admirablement son rôle : c’est la Sec-
tion Cinématographique de l’Armée. Il est
donc inutile que les civils se mettent en
frais pour le concurrencer.
Le vrai visage de la France à l’étranger :
c’est sa littérature, sa peinture, ses arts dé-
coratifs, sa musique, son théâtre, son ciné-
ma et par dessus tout, son amour inné de
la liberté.
Le cinéma a sa voie tracée, à lui de pour-
suivre le chemin dans lequel il a trouvé le
succès.
L’effet que produit un film dans son pays
d’origine n’est pas la preuve qu’il rencon-
trera dans une salle étrangère la même fa-
veur.
Aussi, est-il bien connu des praticiens
que le film passé en version originale ou
doublée, doit souvent subir de sérieuses re-
touches.
Le meilleur exemple qu’on puisse en ce
moment donner, est celui du film anglais
Alerte sur l’Angleterre, qui a été très adroi-
tement révisé et retouché avant d’être sou-
mis au public. L’accueil que rencontre ce
film dur, démontre que l’adaptation a tenu
compte de la psychologie du spectateur
français.
Le monteur, s’il avait trop appuyé sur le
côté tragique, eut rebuté son public. Bien
au contraire, il a réussi à donner une leçon
d’optimisme.
En ce moment, les cinéastes n’ont qu’un
mot à la bouche : « Propagande, je vais
sans doute faire un film de propagande ».
Qu’on nous épargne une masse de films
qui nous resteront sur les bras, les acheteurs
étrangers étant, ou dans l’incapacité de les
imposer à leurs mandants, ou en difficulté
avec les censures de leurs pays.
A-t-on songé que, s’il y a le Neutre Bien-
veillant, il existe beaucoup plus de neutres
qui vivent en paix et ont le plus vif désir
qu’on la leur f... ?
La propagande la meilleure est celle qui
se voit le moins; les Américains, passés maî-
tres dans ce genre, nous montrent ce qui
doit ou ne doit pas être fait.
Le film français, qui fait rentrer des de-
vises, doit être bon commerçant en fournis-
sant la marchandise désirée et non celle qui
lui plait à lui seul. Ainsi il serait bon de
freiner la réalisation de films par trop réa-
listes qui sont certes excellents, mais ne ré-
pondent pas aux soucis du moment. Le film
de propagande, qui ne paie guère, a besoin
du soutien officiel.
Je terminerai en rappelant que la propa-
gande n’est pas une affaire. Ceci se vérifie
dans les bilans des firmes dont c’est le mé-
tier.
Si on se reporte à une conférence de Ger-
maine Dulac, publiée dans ce journal en
1938, on verra que les journaux d’Actualités
vivaient, a cette époque, fort chichement.
Aujourd’hui, ils sont en plein déficit et les
journaux américains, dont les frais sont plus
élevés, le sont encore plus que les firmes
françaises.
Ceci non pour en critiquer les gestions,
qui sont, au contraire, fort serrées, mais
pour attirer l’attention des Pouvoirs Publics
sur le sort de ceux dont on méconnaît sou-
vent le rôle.
A. -P. Richard.
NOUVELLES DE ZURICH
De grands Films français
A-T-ON INVENTÉ
LE FILM PLASTIQUE?
(De notre correspondant particulier.)
On fait jouer actuellement dans les ciné-
mas zurichois les films français ci-après :
Battement de Cœur, Tempête, Hôtel du Nord
et La Rue sans Joie.
' *
* *
Vous vous souvenez peut-être que nous
avons parlé récemment de l’invention du
film odorant par deux Suisses. Nous appre-
nons maintenant la nouvelle d’une autre in-
vention, c’est celle du film plastique. L’in-
venteur est un ingénieur suisse, M. Roger
Reymond, de Genève, connu comme colla-
borateur pendant des années de Thomas
Edison. L’inventeur prend quatre différen-
tes reproductions du même objet qui sont
alors projetées et réunies pour une seule
photo à l’aide d’un prisme. L’application
pratique du film plastique dans les cinémas
ne subit aucun changement, c’est-à-dire que
la projection sur l’écran se fait comme d’ha-
bitude dans la cabine, de sorte que le public
ne remarque aucun changement, hors de
l’originalité de l’image. De même la sonori-
sation du film se fait de la même façon que
pour les autres films sonores. Il faut encore
attendre le développement de cette inven-
tion et voir si elle fera ses preuves à l’ave-
nir. — Louis R.
XYTTTTTTTTTTTT1
♦ ♦♦♦♦
Mob 39, film suisse de Arthur Porchet.
Un diable blanc en patrouille à 3.000 mètres.
Censure suisse : n" 100
Censure française : n° 0 82467.
QUELQUES DÉTAILS
SUR L EXPLOITATION HONGROISE
En Hongrie, à la fin de l’année 1939 on a
établi la statistique cinématographique sui-
vante :
Dans le pays étaient ouverts : 578 ciné-
mas. A Budapest : 83 cinémas et 7 salles
privées. Dans la province : 404 et 11 ciné-
mas d’été. Les cinémas de Budapest, excepté
deux ou trois, jouent tous les jours, mais en
province seulement, 120 à 150 cinémas
jouent tous les jours. Les grandes villes de
province ont une grande importance. Tel-
les : Szeged, Debreczen, Miskolc, Kassa,
Pécs, Gyor, etc., et quelques grandes villes
aux environs de Budapest. En ce qui con-
cerne les films français et les films étran-
gers en général, il y a cinquante à soixante
villes qui peuvent passer cette marchandise
étrangère. Mais un film en langue étrangère
ne constitue pas un revenu intéressant, car
on ne peut placer les films en langue étran-
gère que contre un prix forfaitaire relative-
ment petit.
Dans le pays, outre cela, fonctionnent 70
cinémas de petit format environ; ceux-ci
jouent des films en 10 mm. d’origine hon-
groise seulement.
Les films étrangers s’exploitent avec des
frais assez élevés parce que, en plus de la
licence et des copies, il faut payer 2.000
pengoes environ en faveur du Fond du
Film; la censure demande environ 500 pen-
goes, imprimés et inscription environ 800 à
1.000 pengoes, la publicité d’exclusivité
2.000 à 3.000 pengoes, affiches, etc... Ainsi,
rien que ces dépenses font 7.000 à 8.000 pen-
goes, ce qui est une assez grande charge
pour les films étrangers.
La taxe sur les spectacles est à Budapest
de 4 % et (5 % en été; 2 % et 3 % suivant
les dimensions du cinéma et son niveau en
province 5 % et 10 % ou une indemnité an-
nuelle de 5 % et 10 %. — Andor Lajta.
12
rXYXXXXXXXXXXXXIl
#♦♦♦♦♦♦
CINE
RJPH1E EXXXX:
"SE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
POUR LES
DIRECTEURS
A NANCY
on a présenté
CEUX QUI VEILLENT
M. Villaume, directeur-propriétaire du
Shéhérazade, a présenté dans sa salle, par
une avant-première privée, Je film : Ceux
(jiii veillent. Cette séance d’amitié franco-
belge fut organisée en collaboration avec
l’Union Belge de l’Est; diverses notabilités
de la ville et personnalités belges assistaient
à cette probante démonstration filmée sur
l’armée de notre fidèle amie. Pour l’exclusi-
vité de ce programme, une séance supplé-
mentaire a lieu, chaque jour, de l!l h. 45 à
21 h. 15. Voici une excellente preuve d’ac-
tivité venue d’une salle de quartier.
La première période de beau temps n’a
guère diminué l’affluence des jours domini-
caux, et plusieurs bons programmes sont
encore à retenir : A l’Eden : Accord final.
Marajo et L’Entraineuse (2 semaines); au
Majestic : Seuls les Anges ont des Ailes
qu’avait précédé Le Chien des Baskerville,
Tourbillon de Paris (2 semaines) et Vous ne
T emporterez pas avec vous; au Pallié : L’Or
tl u Cristobal, Mon Oncle de Normandie; à
l’Empire : Paris-New York. Et d’autres pro-
ductions de moindre importance.
J’appuie sur le fait que certains directeurs
continuent à ne mettre nullement en « ve-
dette » des films nouvellement sortis et, au
surplus, français el de valeur appréciable...
ne cherchons pas plus loin, la raison du
rendement piteux de certaines réalisations
qui... auraient dû faire plus d’argent !
M. J. Relier.
La sortie d’une séance de Narcisse
à Saint-Dizier.
Les quatre protagonistes de L'Embuscade,
de F. Hivers.
De g. à dr. : Pierre Renoir, Jules Berry,
Valentine Tessier, Georges Rollin.
(D.U.C.)
RECETTES RECORD
durant
la FOIRE de LYON
Les meilleurs films continuent à se suc-
céder dans les salles lyonnaises qui ont
réalisé des recettes maxima pendant la du-
rée de la foire.
Citons : Louise, L’Entraineuse, Cavalcade
<T Amour (Pathé-Palace); Tempête, Les Qua-
tre Plumes blanches (Royal); IA Homme qui
cherche la Vérité, Les Musiciens du Ciel,
Les Aveux d'un Espion nazi (Scala); La Ca-
mille Dur aton. Service secret de l’Air, Pa-
ris-New York (Tivoli); Le Café du Port,
Susannah (Majestic); L’Etrange Nuit de Noël
présentée à l’A. B. C. par la jeune débutante
lyonnaise Roberte Rolange; La Grande Pa-
rade de Walt Disney, Eux et Nous (Ciné-
Journal).
Deux soirées de gala ont été données en
présence des autorités militaires et civiles
pour les présentations de Après Mein Kampf ,
mes Crimes (A. B. C.) et Brazza (Majestic).
Nous soulignons l’intérêt particulier que
porte au cinéma M. Bollaert, Préfet du Rhô-
ne, ancien directeur des Beaux-Arts, qui,
malgré ses multiples occupations que l’on
devine, ne manque pas d’honorer de sa pré-
sence les premières des grands films fran-
çais, et tout récemment encore Brazza, de L.
Poirier, présentée au Majestic par notre ex-
cellent confrère et ami Maurice de Person,
sous le patronage de la Jeunesse de l’Empire >
Français. — Jean Clère.
Plusieurs grands films français
sortent cette semaine à Paris
Au Paramount, on peut voir Le Feu de
Paille, de Jean Benoît-Lévy et Marie Epstein,
d’après un roman du «Prix Concourt»
Henry Troyat, interprété par Baroux, Orane
Demazis et le petit Jean Fuller; au Marignan-
Patlié, sort le film de Max Opliüls : De
Mayerling à Sarajevo avec Edwige Feuil-
lère el John Lodge; au Rex : c’est Miquette
et sa Mère, film de Jean Boyer, avec Liban
Harvey; au Studio de l’Etoile : Eux et Nous
(Vingt Ans d’Armislice) de Antoine Rasimi;
el Face au Destin, de Ch. Robert-Dumas et
IL Fescourt à l’Aubert-Palace.
La semaine est bonne pour la production
française.
L’Assemblée générale de
l’Association et Mutuelle
du spectacle de Bordeaux
et du Sud-Ouest
Les deux groupements se sont réunis le
mardi l(i avril en Assemblée Générale, sous
la présidence de M. Mauret-Lafage et des
principaux membres du Bureau. Plus de
cinquante membres de Bordeaux et du Sud-
Ouest assistèrent aux deux séances dans la
salle du Capitole, prêtée par M. L. Siritzky.
Après avoir lu le procès-verbal de la der-
nière Assemblée, puis rendu hommage à
deux collègues : Mme Schaeffer et M. Gran-
gier, récemment décédés, le Président se fit
I interprète de tous pour envoyer au Vice-
Président de la Mutuelle, M. Lacoste, les
condoléances émues pour un deuil cruel.
Il fut donné lecture, ensuite, de la corres-
pondance. M. Mauret-Lafage indiqua les so-
lutions apportées à divers cas, notamment ;
Taxe d’armement, Défense passive, réunions
de la Commission d’arbitrage, rapport sur
l’exploitation cinématographique de mars,
et enfin sur l’importante question des nou-
velles salles de cinéma.
Les demandes du Comité Français de Se-
cours aux Enfants, et de la Fédération des
Œuvres Girondines de Protection de l’En-
fance furent acceptées, et la collaboration
tle l’Association et de la Mutuelle fut accor-
dée à l’Œuvre du Cinéma du Soldat.
Le Secrétaire général donna ensuite des
précisions sur la Caisse de Solidarité et
l’envoi des colis. Plusieurs remerciements
furent adressés aux donataires, aux exploi-
tants qui prêtèrent leurs salles pour les re-
présentations au profit du colis aux mobi-
lisés du spectacle.
Et l’on fit lecture du testament de Mme
Veuve Berthelot qui a légué 5.000 francs
pour la Maison de Vacances des Enfants du
Spectacle au Cap Ferret.
La prochaine réunion de l'Association
aura lieu le mardi 21 mai.
V» —
Étubts
A
CINELUME
FOIRE
DE PARIS
STAND B — HALL 43
V
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N° 082.465
(Gray Films).
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[33] C1IME
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FRâfip&isi
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Les Cinémas marocains seront-ils autorisés
à fermer à Minuit trente comme le demande
M. Alfred Sornac, Président de V Association
Cinématographique du Maroc
Il y a plusieurs années déjà, la Cinémato
a présenté à son public un des pionniers du
cinéma marocain, M. Alfred Sornac, qui
préside avec autant de dévouement que de
compétence, l’Association Cinématographi-
que du Maroc. Il nous paraît intéressant de
donner l’avis qu’il vient d’émettre sur une
question importante.
La situation actuelle impose aux cinémas
une réglementation particulière. Le « black-
out » a ses exigences jusque sur les rivages
marocains, et les salles de l’Empire chéri-
lien ont dû modifier, dès septembre der-
nier, l’horaire de leurs représentations.
Mais, avec la belle saison qui arrive, avec
l’heure d’été qui est appliquée maintenant
dans le Maroc entier, ne pourrait-on recon-
sidérer certains points de la réglementa-
tion en vigueur ? M. Sornac répond affir-
mativement à cette question dans un arti-
cle que publie notre confrère L 'Intransi-
geant Marocain. Il estime que le spectacle
11e doit pas commencer avant neuf heures et
que les cinémas doivent être autorisés à fer-
mer à minuit trente. Ainsi, l’exploitant dis-
posera d’un horaire suffisant pour une re-
présentation normale. Il n’aura plus besoin
d’écouter la première partie, comme il est
obligé de le faire maintenant. D’autre part,
les spectateurs pourront aller au café com-
modément, avant de se rendre au cinéma.
Car la meilleure réglementation est celle qui
tient compte de tous les intérêts en cause.
Et M. Sornac a raison de penser que le ci-
néma ne peut pas prospérer au détriment
d’une autre corporation. Il donne ainsi un
exemple de largeur d’esprit et prend une
position qui mérite d’être souligné au Ma-
roc et ailleurs. - Ch. Penz.
Edwige Fruitière et Jean Chevrier
dans L’Emigs-ante, film de Joannon.
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sont informés que MM.
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matographiques dans toute la Région du Midi.
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GRAND GALA à ARCACHON
L’Union des Femmes de France (Section
d’Arcachon) a organisé le mercredi 24 avril
1940, au théâtre Olympia, un grand gala de
bienfaisance au profit de la Maison du Per-
missionnaire du Front sans Famille, ni Sou-
tien; oeuvre remarquable qui reçoit pendant
leurs permissions et ce, gratuitement, nos
soldats déshérités.
L’organisation artistique de ce gala avait
été confiée à MM. Jacques Baris et Gérard
Coumau, par le Comité de la Croix-Rouge.
La soirée fut présidée par M. le Général
Bref et par M. Pierre Dignac, député, ancien
ministre, vice-président de la Chambre ainsi
que par la marquise du Vivier, présidente de
l’Union des Femmes de France et Mme et M.
Barincou, du Comité directeur.
Au programme : Outre la musique mili-
taire du 181e R. I. R., sous la direction du
Lieutenant Guérin, de nombreuses vedettes
avaient aimablement et gracieusement prêté
leurs concours : la grande fantaisiste Mar-
jolaine; Mlle Aurore Sadoine, ex-première
danseuse du Grand Théâtre de Bordeaux et
son corps de ballet, dans des danses classi
ques et modernes; Mlle Liliane Spell, du
Trianon-Lyrique de Paris; MM. Maurice Vi-
dal, du Grand Théâtre de Bordeaux; Adrien
Adrius de l’A. B. C.; Guy Bor du Trianon de
Bordeaux; les Tays et Tys, acrobates de
l’Empire de Paris et les Pierrotys, comé-
diens excentriques des principaux théâtres
parisiens.
Le spectacle fut spirituellement présenté
par M. Gaston Rullier, auteur-acteur du théâ-
tre de la Renaissance et l’orchestre dirigé
par M. André Rambaud avec beaucoup d’au-
torité.
En résumé : une brillante soirée qui va
assurer à l’œuvre plus de deux cents jour-
nées d’hébergement à nos poilus du front,
sans famille, — G. C,
Betty Stockfeld et Harry Uaur se rencontrent
sous l’oeil connaisseur de Numès Fils
Une scène de Le Président Haudecœur,
film de J. Dréville.
Distr. Pagnol.
Ce p pensent les Américains
d’un contrôle éventuel
de l’industrie du Cinéma Français
Les Américains ne voient pas d’un bon
œil le projel de loi qui donnerait tout le
contrôle de l’industrie cinématographique à
un groupe n’appartenant pas à cette indus-
trie et sous le contrôle de la Société des Au-
teurs. On estime que dans ces conditions, il
faudrait déduire de 10 à 15 % des recettes
avant que les distributeurs ne touchent; en
effet, an pourcentage de base de 3 % de la
Société des Auteurs et autres taxes diverses,
il viendrait s’ajouter un certain pourcentage
pour l’encouragement de la production do-
cumentaire scientifique et nationale de pro-
pagande, ce qui signifierait pour les Améri-
cains neutres qu’une partie de leurs recettes
devrait servir à la propagande d’une nation
belligérante (petite nuance puritaine !).
D’autre part, cette taxe aurait pour les dis-
tributeurs américains l’inconvénient de ren-
dre leurs bénéfices publics, et d’exposer
l’importance de leurs contrats avec les ex-
ploitants.
Mais les dirigeants du cinéma américain
ne croient pas à l’établissement d’un con-
trôle officiel de l’Etat sur le cinéma fran-
çais, sous quelque forme que ce soit.
♦
Une nouvelle Salle parisienne
Le “CHAMPERRET
Dans quelques semaines, sera inaugu-
rée une nouvelle salle parisienne dont le~
derniers travaux d’aménagement se
poursuivent activement.
Cette salle, située rue Vernier, près
de la Porte Champerret s’appellera « Le
Champerret ». Elle contiendra 1.300
places.
c.
Étabts
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DE PARIS
STAKD B — HALL 43
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RAPIDE
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nm
Une scène de Amour en Permission, film de M. Cloche
avec G. Rigaud, Blanchette Brunoy, Cordy, Carette et Mona Goya.
Production : Spéva. Distribution : Discina.
DANS LES STUDIOS
ON TOURNE
BILLANCOURT
BUTTES-CHAUMONT
Les Films commencés
cette Semaine
18. L’ACROBATE
Auteur : Jean Quittait.
Adaptation : Jean Roger.
Dialogues : Yves Mirande.
Réalisateur : Jean Boyer.
Chef-opérateur : Arménise.
Opérât. : Janvier, Portier.
Décors : Guy de Gastyne.
Régie géné. : Pinoteau.
Musique : Van Parys.
Photographe : Tomatis.
Studios : C.M.C.-Nice.
Enregistr. : Mélodium.
Script-girl : Geory. Perrin.
Maquilleur : Clavel.
Interprètes : Fernandel.
Jean Tissier, Thérèse Dor-
ny. Tramel, Gaby Wagner.
Dir. de prod. : M. Harispuru.
Prod. : Harispuru.
Distribution : C.C.F.C.
Vente : M. Bercholz.
Epoque : Actuelle.
Cadre : Un grand restaurant.
Sujet : U n garçon de restau-
rant amène un client amné-
sique au commissariat et,
devant ce cas, imagine de
se faire passer lui aussi
pour amnésique afin d'é-
chapper à sa maîtresse.
U imbroglio se dénoue
après bien des péripéties.
Commencé le 25 avril 11140.
ROME
ROME-SCALERA
La Comédie du Bonheur.
Réal. : M. L’Herbier.
Ved. : Ranion Novarro, Michel
Simon J. Berry, Micheline Pres-
Ic, Alerme.
Prod. : Scaléra.
Distr. : Discina.
Union permanente Franco - Anglaise
DEUX EMPIRES
APPLAUDISSENT
SUCCÈS ÉCLATANT
au CANADA
en AFRIQUE DU NORD
UN FILM DE
HENRI FLOREZ
Soyez les Bienvenus.
(ex-Les Nouveaux Pauvres).
Réal. : J. de Baroncelli.
Ved. : J. Berry, A. Lefaur, G.
Dorziat, J. Tissier, Carette, J.
Mercanton.
Décors : Salle de baccara,
couloir vestiaire.
Tournage : 2e semaine.
Prod. : Cipra.
On construit les décors de
Caprice, film de Raymond Ber-
nard. Prod. : Majestic. Distr. :
C. F. C.
On monte : Volpone (Ile-de-
France Film).
Patrouille blanche.
Christian Chamborant a ter-
miné cette semaine les exté-
rieurs.
Les protagonistes sont : Ses-
sue Hayakawa, Junie Astor,
Constant Rémy, Lucien Datsaee,
Claude May, Paul Azaïs.
Chef-opérateur : Lucas.
Prod. : U.F.D.C.
Distr. : G.E.C.E.
Les intérieurs seront tournés
ultérieurement.
PONTOISE
Soldats sans Uniforme.
Réal. : M. de Canonge.
Prod. : Sté du Film « Soldats
sans Uniforme »,
On prépare : Il n’y a pas
d’imprévu. (Ex-Une Robe blan-
che dans la Nuit.)
Réal. : Maurice Cloche.
Prod. : R. P.
NICE
C. M. C.
L’Acrobate.
Réal. : Jean Boyer.
(Voir fiche technique).
Tournage : 2e semaine.
Prod. : Harispuru.
Distr. : C.C.F.C.
REGION PARISIENNE
Dernier Refuge.
Réal. : Jacques Constant.
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FRANÇOIS I"
La Mer en Flammes est ter-
miné et entre au montage.
Prod. : Majestic-C, F. C.
Guet-Apens dans la Forêt
Noire.
Duquesne monte les décors du
film de Félix Gandéra.Les prises
de vues commencent à la fin de
la semaine.
Prod. : Gandéra.
F
N EU IL L Y
Remorques.
Ménessier continue le délicat
montage d’un décor immense de
bateau monté sur système oscil-
lant, qui figurera un bateau-re-
morqueur aux prises avec la
tempête. Des moteurs d’aviation
serviront à compléter l’impor-
tante machinerie de cet édifice
d’envergure. Remorques com-
mence le lundi 6 mai sous la di-
rection de Grémillon qui con-
tinue son film après des mois
d’interruption avec ses prota-
gonistes Jean Gabin et Michèle
Morgan.
Prod. : Impérial-Sédif.
F R AN C CE U R
PATHE
Parade en Sept Nuits, réali-
sation de Marc Allégret, est en
active préparation. On procède
à des essais d’artistes. Voici les
comédiens engagés pour le pre-
mier sketch : André Lefaur, Ju-
les Berry, Noël Roquevert, Da-
niel Mendaille, Maximilienne,
Jean Marconi, Jean-Louis Bar-
rault, Jean-Pierre Aumont, Ma-
ria Caplie et la chienne Dinah-
Joyce.
Prod. : S. C. C. Le sketch est
écrit par Marcel Achard et son
action est policière.
DIRECTEURS !
La Cinématographie Fran-
çaise vous apporte toutes les
semaines les nouvelles du
métier.
ABONNEZ-VOUS!
« MIQUETTE »
L’ancien film « Miquette
et sa Mère » (Ed. Pathé)
ayant été retiré complète-
ment de l’exploitation, MM.
les Directeurs sont infor-
més que seul le film « Mi-
quette », de Jean Boyer,
avec Lilian Harvey, produc-
tion U.P.F.C., distribuée
par G.E.C.E., a le droit lé-
gal d’être projeté.
EN EXTERIEURS
MM. A. NOÉ
et
F. RADO
présentent
La KARADY
Phot. Kossak Utoda Komaromi Bpesi
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PRINTEMPS MORTEL
Titre provisoire
(HALALOS TAVASZ)
un film de LAJOS ZILAHY
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16
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ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
De Mayerling à Sarajevo
Drame historique (G)
Le Grand Canyon
du Verdon
JEAN BOYER TOURNE
« L’ACROBATE »
AVEC FERNAWDEL
A NICE
(De notre correspondant
particulier.)
Nice. — - Jean Boyer vient
de donner le premier tour de
manivelle de son nouveau
film, L’Acrobate, aux studios
de la Victorine. Fernandel
en est la grande vedette.
Le scénario est de Jean
Guitton et les dialogues
d’Yves Mirande. Jean Boyer
assure la mise en scène avec
la collaboration de Lucien
Callamand, assistant et de
Tanière régisseur général. M.
Harispuru est le directeur de
production.
L'interprétation, outre Fer-
nandel, comprend Jean Tis-
sier, Carpentier, Thérèse Dor-
ny. Gaby Wagner, Flament,
Dechamps, Paulette Berger.
Le film sera entièrement
réalisé, intérieurs et exté-
rieurs, ci Nice. — Ed. E.
ON ANNONCE
Vous n’en avez plus pour
longtemps.
Jacques Feyder, de qui l’on \
va, enfin, présenter La Loi du
Nord, dont le montage est ache-
vé, travaille avec Bernard Zirn-
mer à son prochain film, une
comédie gaie. Françoise Rosay
en sera l'une des vedettes.
iVlon Curé chez les Pauvres.
Le joyeux Bach, qui joua déjà
l’abbé Pellegrin dans Mon Curé
chez les Riches, a été engagé par
D.U.C. pour interpréter le curé
philosophe et bonhomme dans
Mon Curé chez les Pauvres, de
Clément Vautel et André de
Lorde.
Ils se sont rencontrés dans
l’Eau.
Tel est le titre d’un scénario
qp’ écrivent Hugo Haas, acteur et
réalisateur tchèque et Guido
Freud, neveu du célèbre profes-
seur.
A PROPOS DU SALON
DE LA FRANCE
D’OUTRE-MER
Nous apprenons qu’à l’occa-
sion du IIe Salon de la France
d’Outre-Mer, qui s’est ouvert jeu-
di 2 mai au Grand-Palais, la Re-
vue des Troupes Coloniales, or-
gane officiel du Ministère de la
Défense Nationale, édite un nu-
méro spécial à mettre en lumiè-
re, avec des documents inédits
d’un grand intérêt, la part cons-
tructive qu’ont prise les Troupes
coloniales à l’action colonisa-
trice de la France.
Origine : Française.
Réalisation : Max Ophiils.
Auteurs : Ziickmayer et Mar-
celle Maurette.
Dialogues : Marcelle Maurette.
A. -P. Antoine, Jacques Natan-
son.
Décorateur : Jean d'Eaubonne.
Opérateurs : Curt Courant, Ro-
bert Le Fèbvre, Otto Heller,
J. Mercanton, yiguier, Nateau.
Musique : Oscar Straus.
Assistants : J. Faurez, J. -P.
Dreyfus.
Interprétation : Edwige Feuil-
lère, John Lodge, Jean Worms,
Aimé Clariond, Gabrielle Dor-
ziat, Gaston Dubosc, Marcel
André, Debucourt, Henri Bosc,
Sylvain Itkine, Aimos, Colet-
te Régis, Jacqueline Marsan,
Florencie.
Studios : Eclair et Billancourt.
Ersregistr. : Caméréclair 39.
Ingénieur du son : Yvonnet.
Production : B. V .P. -Franc aise-
Eugène Tuscherer.
Edition : C. F. Lux.
CARACTERE DU FILM. —
Est-ce un nouveau Mayerling?
Le public en jugera. En tout
cas, c’est une œuvre délicate
et racée, pleine de tact. Ser-
rant d’assez près l’hispoire de
Parchiduc assassiné à Sara-
jevo et de son épouse morga-
natique Sophie Chotek, Max
Ophüls et ses scénaristes ont
composé un roman d’amour
mélancolique et beau, aux épi-
sodes passionnants, et qui se
suit sans perdre haleine. Par
sa richesse décorative, sa
qualité photographique, ses
costumes, son « ambiance »
Europe Centrale bien évoquée.
De Mayerling à Sarajevo est,
à la fois, une œuvre d’art et
un grand spectacle.
SCENARIO. — Héritier de la
Couronne des Habsbourg/, Fran-
çois-Ferdinand d’ Autriche, Bour-
bon d'Este, neveu de François-
Joseph, revient d'un voyage en
Egypte plein d'idées émancipa-
trices et généreuses. Son enne-
mi, le Prince Montenuevo, le fait
expédier comme « commis-voya-
geur » de l’Autriche aux multi-
ples protectorats. Au cours d’une
visite à Brunn, il devient amou-
reux de la Comtesse tchèque, So-
phie Chotek qu’il aimera jus-
qu’à la mort, dont il fera son
épouse morganatique — ne pou-
vant en faire une Archiduches-
se — et qui l’accompagnera le
28 juin 1914 à Sarajevo, mou-
rant assassinée en même tem/>s
que lui par l’étudiant Gavrilo
Princip.
TECHNIQUE. — Max Ophüls
a présenté chacun de ses per-
sonnages dans le décor, la scè-
ne, l’entourage le peignant le
| mieux. Ainsi Montenuevo, âme
damnée des Habsbourg, que l’on
coiffe et habille tandis qu’il dic-
te la prose des journalistes...
ainsi François - Joseph humi-
liant son héritier au cours d’une
partie de chasse... ainsi Fran-
çois-Ferdinand vivant son pre-
mier rêve d’amour sous la sta-
tue affreuse et dominatrice de
son impérial oncle... Sophie
Chotek est, dans toutes ses ap-
paritions, nuancée de grâce et
d’élégance altière. Merveilleux
décors de style et d’apparat.
Quelques scènes extérieures,
notamment l’arrivée à Sarajevo
et l’attentat ajoutent air, lumière
et vraisemblance. Le scénario
est bien composé, dramatique et
le dialogue nerveux et dur à
souhait. Musique expressive et
« viennoise » d’Oscar Straus.
INTERPRETATION. — So-
phie Chotek idéalisée, plus bel-
le que ne le fut la malheureuse
victime des Habsbourg, Edwige
Feuillère est amante épouse et
mère avec une diversité de
nuances admirable. John Lodge
a la distinction et l’émotion de
l’archiduc, un peu guindé tou-
tefois. Incisives silhouettes for-
tes et sensibles : Gabrielle Dor-
Fllm en Ccul.urs Format I 6 m, m
Réalisateurs : Bernard et Ge-
neviève de Colmont.
En marge du film de Roger
Verdier : La Croisière sauvage ,
Bernard de Colmont et sa fem-
me ont pris ce petit film sur les
incidents du voyage par canoë
dans le canyon du sauvage Ver-
don. Avouons-le, les couleurs sont
admirables, et, dirai-je, mieux
venues encore que dans les films
cités ailleurs. Très belle lu-
mière, avec des dégradés réus-
sis. On peut dire que ce procédé
d’enregistrement direct des cou-
leurs sur Kodachrome 16 mm.
dépasse en vérité, en naturel,
en netteté sélective, le procédé
Technicolor.
ziat, Aimé Clariond, remarqua-
ble Montenuevo, Debucourt, la
pittoresque Colette Régis, Jean
Worms qui est François-Joseph,
pas assez vieilli toutefois, et le
charmant Aimos en domestique
fidèle...
cm
♦♦ ♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦
ciiMÉimmR i
rnllpKis!
17
RAPHIE r
‘SE
ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
Le Feu de Paille
Comédie dramatique (G)
Origine : Française.
Réalisation : jean Benoit-Lévy.
Auteur : Henri Troyat.
Dialogues : Henri Troyat.
Décorateurs : Garnier et G.
Cartagni.
Opérateurs : Marcel Lucien, IL
Clunie, Laitier et Lebon.
Musique : Marcel Lattes.
Assistante : Marie Epstein.
Interprétation : Lucien Baroux,
Orane Demazis, Jean F aller,
Aimos, Henri Nassiel, Gaby
Basset, Jeanne Helbling, An-
drée Brabant, Claire Gérard,
Jane Fusier-Gir, Florence Lu-
chaire.
Studios : Buttes-Chaumont.
Enregistr. : Radio-Cinéma.
îng. du son : Rieul.
Montage : J. Benoit-Lévy.
Production : Véga.
Edition : C. F. C.
CARACTERE DU FILM. —
Feu de Paille, adapté du ro-
man Grandeur Nature, de Hen-
ry Troyat, évolue dans les
coulisses du théâtre, de la ra-
dio, du cinéma. I! met en scè-
ne une famille moyenne, un
vieux comédien féru de
théâtre mais sans talent, et
tout le petit peuple besogneux
des quartiers populaires. Œu-
vre mélancolique et sensible,
originale et remarquablement
interprétée, Le Feu de Paille
est de la bonne tradition fran-
çaise des comédies de carac-
tère.
SCENARIO. — Cabotin sans
talent, Antoine Vautier verra,
non sans aigreur, son petit gar-
çon : Christian, devenir une ve-
dette de cinéma. Mais au deuxiè-
me film, le petit prodige sera
vidé et reviendra à ses études,
tandis que son père, déçu mais
toujours fou du théâtre, accep-
tera une place de souffleur pour
rester dans l’atmosphère de la
scène.
TECHNIQUE. — Jean Be-
noît-Lévy et sa collaboratrice
Marie Epstein savent dépeindre
les vies modestes, faire vivre les
enfants pauvres, animer des
quartiers populeux. Leur réus-
site en ce domaine est, ici, com-
plète. Toute la partie du théâtre
et du cinéma n’est pas moins
excellente, mais manque de ce
ton réaliste de l’étude populaire.
Remarqua ble photographie.
Quelques aperçus satiriques sur
le cinéma. De beaux mouve-
ments de figuration enfantine.
Le dialogue amer et juste est
parfait.
INTERPRETATION. — S’il
n’est pas le prodige qu’il incar
ne, le petit Jean Fuiler est
mieux : un bon petit acteur sim-
ple et émouvant. Lucien Baroux
compose un vieux acteur ardent
et ridicule, mais touchant et
vraiment pitoyable dans sa ran-
cœur et sa jalousie de père et
de cabot. Orane Demazis dépen-
se sa sensibilité meurtrie dans
le rôle de la mère. Henri Nassiet,
intelligent comédien, la belle
Jeanne Helbling, Aimos toujours
pittoresque, Gaby Basset, Andrée
Brabant, charmantes silhouettes,
campent des types humains
vraisemblables ainsi que Claire
Gérard et Fusier-Gir. La mignon-
ne Florence Luchaire, cocasse,
marche avec talent sur les tra-
ces de sa sœur.
Mélodie de la Jeunesse
Comédie musicale
parlée en anglais (G)
Origine : Américaine.
Réalisation : Archie May.
Interprétation : Jase ha Heifetz,
Walter Brennan, .4 n d r é a
Leeds, Joël Mc Créa.
Production : United Artists.
Edition : Artistes Associés.
Dans ce scénario vraisembla-
ble, le virtuose incomparable
qu’est Jascha Heifetz nous est
présenté en pleine gloire. Il se
mêle à l’action de la façon la
plus normale.
Les gosses qui peuplent ce
film, les uns traînant dans la rue
miséreuse, les autres jouant,
chantant, étudiant, sont merveil-
leux de naturel. Celui qui joue
Frankie est un artiste au sens
plein du mot. Et que de visages
extasiés : Andrea Leeds, sensi-
ble jeune fille, Walter Brennan,
aux beaux yeux myopes de rê-
veur. Un petit chien famélique
aux yeux bouleversants de ten-
dresse participe au film et lui
donne un aspect déchirant de
vérité.
Quant à Jascha Heifetz, il joue
de son archet prestigieux, avec
sa sereine assurance, fruit de
labeur et de dons. La technique
de ses doigts inspirés permet des
images qui étonnent et char-
ment. L’un des plus grands vio-
lonistes du monde avec Kreisler
et Yehudi Menuhin donne à ce
film, par ailleurs intelligent et
sensible, sa marque de noblesse.
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PARIS 702-66
Quasimodo
Drame du Moyen-Age
parlé en anglais (G)
Origine : Américaine.
Réalisation : William Dieterle.
Auteur : Victor Hugo.
Interprétation : Charles Laugh-
ton, Manreen O’Hara, Sir Ce-
d r i c Hardwick, Edmond
O’ Brien, Thomas Mitchell.
Studios : R. K. O.
Enregistrement : R. C. A.
Production : R.K.O. Pictures.
Edition : R.K.O. Radio-Film.
Quasimodo, adapté par les
Américains de Notre-Dame de
Paris, le copieux et génial ro-
man de Victor Hugo, devait, on
s’en doute, faire une large part
à la fantaisie. Mais l’œuvre fil-
mée est grandiose, truculente,
grouillante de vie et pleine de
respect pour le chef-d’œuvre
architectural de nos compa-
gnons qui bâtirent Notre-Dame
de Paris.
Oublions donc les entorses et
les violences faites au maître-li-
vre de Victor Hugo pour ne voir
qu’une bande incontestablement
attractive, de large réalisation,
où les foules sont merveilleuse-
ment maniées par un réalisateur
d’origine allemande, l’ancien co-
médien berlinois William Die-
terle, devenu, depuis plus de dix
ans, grand metteur en scène à
Hollywood.
La beauté picturale du film
n’est pas niable.
Mais ce qui domine tout le
travail, où l’argent dépensé
prend la plus grande responsa-
bilité, c’est la composition ex-
traordinaire, le formidable et
patient Iravail artistique du
grand acteur qu’est Charles
Laughton. Il nous a donné sur
l’écran la vision hallucinante du
bossu au dos apocalyptique, du
bossu monstrueux et souffrant
- sous sa montagne de chair
et dans son visage épouvantable
où s’allume un regard tragique
dans son œil unique. Ce maquil-
lage, cette création, ce jeu ex-
pressif au travers de la mutila-
tion physique, toute cela nous a
émus, bouleversés.
Alors que Maureen O’Hara
soit gracieuse, que Sir Cedric
Hardwick joue avec intelligence
le rôle de Jean Frollo le cruel,
et Thomas Mitchell avec jovia-
lité celui de Clopin Trouillefou,
que la mise en scène soit belle,
et la figuration gigantesque...
tout cela, je le répète, disparait
derrière l’énorme création du
grand Charles Laughton.
Fraiae©
regarde ta Marine
Documentaire (G)
Réalisation : Pierre Chichério.
Montage : Pierre Chichério.
Musique : Van Hoorebecke.
Production : Films Pierre Chi-
chério.
Distr. : Frcmce-Angleterre.
L’adroit montage de docu-
ments disparates, mais unis
par la même idée-force : la
rénovation de la flotte de
guerre française, permet la
vision d’un film de 45 minutes
consacré à toutes les bran-
ches de notre marine natio-
nale.
Dans le film, nous voyons
les différentes écoles navales,
les puissantes usines où se
forgent les pièces qui cons-
titueront nos grandes unités
de combat, de défense cô-
tière... puis les uns après les
autres, les bâtiments de ty-
pes différents, nous sont pré-
sentés : sous-marins, torpil-
leurs, contre-torpilleurs, es-
corteurs, mouilleurs de mines,
chalutiers-patrouilleurs... tous
du plus petit bateau de con-
trôle jusqu’au destroyer aux
croiseurs de bataille et aux
grands cuirassés; la vision du
« Dunkerque » et du « Stras-
bourg » dans la splendeur des
mers ensoleillées est particu-
lièrement réconfortante, tout
comme celui de notre porte-
avions, auquel se joindront
d’autres porte-avions en cons-
truction.
Ce défilé, réglé avec soin,
de notre puissante marine mi-
litaire, constitue un film de
qualité et de très bonne pro-
pagande.
LE VIVARAIS
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Centre National d’Expansion
du Tourisme
Film en couleurs sur 16 m/m.
Réalisateur : Maurice Bricon.
Ce qui s’impose à la vision de
ees courts films, bien commen-
tés, accompagnés de musique
discrète, c’est la beauté, la fraî-
cheur, la netteté du rendement
des teintes. Blanc, brun, jaune,
vert aux nuances multiples,
bleus divers, oranges, rouges
multiples... ces tons ne bavent
pas, se mêlent comme dans la
nature; les transparences de
l’eau sont merveilleuses, autant
que les lointains bleutés des
horizons de montagne.
Regrettons toutefois que Mau-
rice Bricon, mieux inspiré dans
ses films noirs et blancs, n’ait
pas animé plus souvent ses pay-
sages un peu trop monocordes
comme présentation.
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bert-Palace) (Lux).
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de l’Etoile) (D.U.C.).
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Le Feu de Paille (2e semaine)
(Paramount) (C.F.C.).
Elles étaient Douze Femmes
(3° semaine) (Le Français)
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Narcisse (6° sem.) (Max-Lin-
der) (Gray Films).
L’Homme gui cherche la Vé-
rité (Marivaux) (7e sem.)
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Sérénade (10e s.) (Impérial)
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Battement de Cœur (Made-
leine) (14e sem.) (Ciné-All.)
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mandie) (R. K. O.).
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ris) (F'ox).
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ker, Lucien Baroux, Micheline
Presles, Gabrielle Dorziat, Mar-
guerite Pierry, Aimos, Jean Tis-
sier, Saturnin-Fabre, etc..., dans
les rôles principaux, sera pré-
senté par la S.E.D.I.F., le mardi
7 mai à 10 h. 15 au cinéma Le
Français, dont ce sera la pre-
mière « présentation corpora-
tive ».
Ajoutons que cette comédie
gaie, inspirée par les premiers
mois de la guerre à Paris, pa-
raîtra en exclusivité à l’Olym-
pia à la lin du mois de mai.
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tographique à la Foire de Pa-
ris. Leur stand, plus important
encore que celui de l’année der-
nière, se tiendra Stand B, Hall
43.
Les Etablissements Cinélume
se tiennent à la disposition de
MM. les Directeurs pour leur
faire parvenir, sur leur de-
mande, les cartes d’invitation
dont ils auraient besoin.
3 C’est cette semaine que sort
au Rex Mignette, le film de Jean
Boyer, qui a adapté avec Jacques
Chabannes la célèbre pièce Mi-
guette et sa Mère.
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Grand Documentaire français
Musique : Georges Auric.
Réalisation : Service Cinémato-
graphigue de la Marine.
Ce remarquable film est en-
tièrement consacré à notre
Défense des côtes, soit en
mer sur les patrouilleurs, avi-
sos, contre - torpilleurs et
sous-marins en action.-, soit
sur la côte, dans les ouvra-
ges bétonnés ou les cabanes
en pleine lande qui, inlassa-
blement, regardent l’horizon...
La vie de ces marins qui at-
tendent, contrôlent, arraison-
nent; qui guettent par tous
les temps, par toutes les bru-
mes... est exposée dans ce
film sans chiqué, sans forfan-
terie, simplement, « à la Fran-
çaise ». Et ces belles images
véridiques vous émeuvent et
vous rassurent.
Un pays qui fournit de tels
hommes, où les marins devien-
nent, puisqu’il le faut, des ci-
néastes de talent, des opéra-
teurs remarquables, des mon-
teurs sans défaut, un pays qui
offre un tel visage serein,
grave et puissant, est un pays
vainqueur.
Terminons en félicitant le
Service Cinématographique
de la Marine pour ce film do-
cumentaire exceptionnel qu’il
faudra envoyer partout à l’é-
tranger. Sa qualité technique
et son sens profond nous y
feront la meilleure propa-
grande.
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Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLÉ
Rédacteur en chef (par intérim) : Lucie DERAIN
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accordéonistes séduisants de Le Café du Port,
qui sort au Paramount cette semaine.
Film de J. Choux. (C. F. C.)
La Chambre syndicale
du FILM FRANÇAIS
communique
Plusieurs cas de mobilisation de
techniciens en pleine production d’un
film s’étant produits, la Chambre Syn-
dicale du Film Français s’est mise
d’accord avec le Service Cinémato-
graphique au Ministère de l’Informa-
tion, sur la procédure à suivre pour
éviter, dans la mesure du possible, le
renouvellement de ces cas.
Avant le commencement de la pro-
duction d’un film, les producteurs au-
ront à adresser à la Chambre Syndi-
cale, la liste complète des techniciens
et acteurs engagés avec indication de
la nationalité, de l’âge, de la situation
militaire et de la durée de l’engage-
ment.
Ces listes seront immédiatement
communiquées au Service Cinémato-
graphique avec demande de prendre
toutes les dispositions nécessaires
afin de permettre, qu’en cas de mobi-
lisation, tous les techniciens et ac-
teurs indispensables soient autorisés
à terminer le film en cours de pro-
duction.
i
Le problème de la main-d’œuvre étran-
gère dans le cinéma se pose actuellement
avec acuité. Il convient donc, à l’encontre
de ce que pensent certains esprits simplis-
tes, de l’étudier avec bonne volonté dans ses
détails.
Il est vrai que le manque de psychologie
de quelques producteurs réfugiés n’a pas
été sans influer sur le jugement des travail-
leurs français qui désirent vivre de leur mé-
tier et ne pas voir officier une équipe ou
toute la maîtrise est de nationalité étran-
gère.
De même peut-on qualifier de faute psy-
chologique la trop grande confraternité
confessionnelle qui élimine les techniciens
d’une autre croyance.
Ces erreurs, pour ne constituer que des
cas d’espèces, n’en sont pas moins regret-
tables et de nature à défigurer un problème
assez complexe par lui-même.
Il convient, non de nuire à des travail-
leurs étrangers pour qui le droit d’asile
dicte aux Français de souche le devoir
d’examiner la question dans le détail,
mais d’étudier les moyens raisonnables
de les aider à vivre.
Cet opérateur étranger comprend qu’il a
le devoir de ne pas chercher à bloquer un
marché surchargé; il a la crainte naturelle
d’accepter un emploi dans des pays voisins
où la Gestapo agit en pays conquis. Chacun
de nous comprend et admet cette excuse.
Mais peut-il s’étonner d’avoir vu le Syndicat
des Opérateurs s’opposer à la demande
d’une vedette qui voulait le faire embau-
cher dans le film où elle doit tourner, alors
que des opérateurs français de classe équi-
valente sont sans travail? Nous avons en-
tendu des reproches à l’égard du produc-
teur qui avait tenté la démarche; nous lui
trouverons l’excuse qu’il est plus facile d’ob-
tenir un visa de travail que de voir accorder
une affectation spéciale, fut-elle temporaire.
Dans les cas qui peuvent se poser, il
faut établir une échelle d’intérêt; la pre-
mière place étant réservée aux étran-
gers engagés dans l’armée, la seconde
revient de droit à ceux dont la demande
de naturalisation date souvent de plu-
sieurs années.
Peut-on aussi dire que les gens de métier
ont le droit d’accorder leur estime à ceux
dont le passé droit et propre est un garant
de l’avenir, tandis qu’il ne suffit pas d’être
libéré provisoirement d’un camp surveillé
pour offrir tout apaisement à ceux qui ont
toutes raisons de se méfier ?
La question de la main-d’œuvre étran-
gère a toujours été délicate, douloureuse
même. Pour la résoudre impartialement, il
faut beaucoup de doigté et de compréhen-
sion pour ne pas créer des animosités re-
grettables. Cette nécessité, la Fédération des
Artisans du Film la reconnaît, mais on ne
saurait lui reprocher de vouloir, d’exiger
que, par ordre préférentiel, les travail-
leurs nationaux soient les premiers em-
bauchés.
Le Comité Technique du Cinéma, ratta-
ché au Ministère de l’Information, pourrait
prendre l’affaire en mains, ce qui la ferait
passer du plan officieux, où elle ne sera pas
résolue, au plan officiel qui pourrait la ré-
soudre à la satisfaction générale.
A.-P. Richard.
♦
Et notre effort industriel?
Un Film documentaire
s’impose
Nous venons de voir un bref mais
substantiel documentaire de Alberto Ca-
valcanti pour la G. P. O. de Londres, inti-
tulé : « La Cause Commune ». Ce film,
qui exalte la collaboration intime de nos
deux nations alliées, dans le domaine in-
dustriel tout comme dans le domaine mi-
litaire et financier, constitue un remar-
quable document sur l’effort de produc-
tion de la Grande-Bretagne en matière
d’armement.
Je ne crois pas trahir un secret de la
Défense Nationale en suggérant que dans
notre Creusot, se forgent à un rythme
tout aussi hallucinant les outils de notre
victoire commune.
Ne serait-il pas opportun, au mo'ns
pour le grand public français, celui de
l’arrière, des villes et des campagnes, de
l’Usine et du Bureau, et celui de l’avant,
de la Ligne Maginot, des cantonnements
ou des casemates côtières, pour toute
la France enfin, qui se bat au front ou
travaille à l’arrière, ne conviendrait-il pas
de réviser un ouvrage filmé condensant
6
rxxxxxxxxxxxxxxxxxxTxxxi
!
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
l’effort de nos usines d’armement de
cette formidabie machine à faire les ca-
nons, les tanks, les obus qu’est le Creu-
sot ?
Et un petit tour — sous toutes garan-
ties — dans nos arsenaux où l’on achève
nos cuirassés, dans nos usines d’aviation
où l’on fignole nos avions de chasse et
nos bombardiers dernier modèle... croit-
on que cela soit inutile ?
Certes, il est bon de montrer aux gens
de chez nous : pourquoi ils se battent.
Mais on doit aussi montrer à tous : pour-
quoi ils seront vainqueurs, afin qu’ils sa-
chent que parmi les armes modernes qui
les équipent se trouve, dans une large
part, du matériel conçu, usiné, sorti par
des cerveaux français, par des mains
françaises.
A quand un film sur nos usines d’ar-
mement ?
Lucie Derain.
les directeurTbelges
LUTTENT CONTRE LES TAXES
Les journaux corporatifs belges jettent le
cri d’alarme.
Le gouvernement cherche un milliard de
francs pour faire face aux dépenses qu’en-
traîne la mobilisation actuelle.
Et le cinéma est menacé d’une nouvelle
taxe de 0. fr. 50 sur les places jusqu’à 4 fr.
et de un franc sur les j>laces au-dessus de
4 francs. Et voilà, ça n’est pas plus difficile
que cela !
Notre confrère la Cinégraphie Belge, dans
un tableau très clair, expose les taxes ac-
tuelles et futures et l’on g constate, avec
stupeur, que sur les places à un franc, il g
aura 55 % de droits. La Revue Belge montre
que les recettes des cinémas diminuent cha-
que année, puisqu’ils avaient pagé comme
impôts, 80 millions en 1927 et seulement
37 millions en 1939 en tenant compte que les
prix des places ont augmenté de 1927 à 1939.
Si les salles avaient reçu autant de specta-
teurs, les impôts de 1939 auraient dû être de
beaucoup supérieurs à ceux de 1927; or, ils
sont inférieurs de moitié.
L’application de ces nouvelles taxes sera
la ruine des salles, nos amis belges doivent
tout faire pour en empêcher V établissement.
F. M.
Alibert Sinoël, Aimos,
dans Le Rqi des Galéjeurs.
Film de F, Riyprs, D.U.C.
avec Pierre Renoir et Jules Berry.
Un film de F. Hivers.
(Distr. : D.U.C.)
A Babat, le mois dernier a été inaugurée la
première série des représentations cinéma-
tographiques organisées par le Service Gé-
néral de l’Information au Maroc.
Chacune de ces séances comporte la pro-
jection d’une actualité marocaine : « Le
Congrès des Habous et Lieux Saints de l’Is-
lam » ; une émouvante rétrospective sur
l’aviation; un film technique très bien réali-
sé sur la soufflerie de Chalais-Meudon et,
pour terminer, un documentaire anglais :
Les Jeunes Ailes.
Un nombreux public, composé d’élèves
officiers et sous-officiers de l’aviation, de
délégations de tous les établissements sco-
laires français, musulmans et israélites as-
sistait à la représentation, ainsi que des no-
tables musulmans. Tous furent vivement
LES MUSICIENS DU CIEL
triomphe au “ Marivaux-Pathé ”
de Bruxelles
Un des plus beaux films français récent :
Les Musiciens du Ciel, réalisé par Georges
Lacombe, d’après l’œuvre de René Lefèvre,
et interprété par l’auteur, Michèle Morgan et
Michel Simon, vient de sortir à Bruxelles à
la salle « Marivaux-Pathé ». Le succès, dès le
premier soir, a été énorme. Et les journaux
belges ont qualifié cette production sensible
et pleine de noblesse « d’œuvre française de
grande classe ».
Les Abonnements
peuvent être réglés à notre
C. C. C. Postaux 702-66
Les Allemands annexent
le Cinâna «^Slovaquie
Les Nazis ont mis la main sur l’indus-
trie slovaque du cinéma. Plus de la moi-
tié des films seront allemands. Une nou-
velle organisation de distribution aura le
monopole des importations en Slovaquie.
Le gouvernement du protectorat possède
51 % des actions de cette nouvelle orga-
nisation, les banques slovaques 40 % et
le reste est entre les mains de particu-
liers allemands. Ces dernières années, la
Slovaquie a importé pour 15 millions de
couronnes — environ 500.000 dollars —
annuellement — de films étrangers.
Qn peut supposer que ce chiffre sera
considérablement abaissé surtout au dé-
triment des films américains.
f. —
Étabts
UN
CINELUME
FOIRE
DE PARIS
STAND B — HALL 4»
frappés par l’objectivité des documents et
des images que les films leur montrèrent.
A Fez, dans la capitale religieuse du Ma-
roc, où bat le cœur le plus pur de l’Islam
mograbin, à Marrakech, la métropole du
Grand Atlas, partout la représentation réunit
une grande audience et remporte un vil
succès. De Marrakech, le circuit remonta
vers Casablanca, Meknès, Taza et jusque
dans la capitale de l’oriental, Oujda, porte
algérienne du Maroc.
Un deuxième circuit va suivre, consacré,
cette fois, aux marines alliées. Tout comme
le premier, il fera une excellente besogne
de propagande, usant de l’arme la plus sûre,
l’éloquente vérité que présente l’écran.
Ch. Penz.
Raimu et Tramel
dans L'Homme qui cherche la Vérité,
fdm de Pierre Wolff.
Prod, : Bercholz, Distr. : C.C.F.C,
LE SERVICE GÉNÉRAL DE L’INFORMATION AU MAROC organise
des séances cinématographiques partout accueillies avec faveur
7
rLXXTZm CINE
FR
R/ip&îfiE n:
SE
A LA PRESSE FILMEE
Une Démission regrettable
Celle de M. Roger Weii-Lorach
Nous apprenons que M. R. Weil-Lorach.
bien connu dans notre industrie pour son
dévouement à l’étude et la défense des inté-
rêts corporatifs, vient de donner sa démis-
sion du poste de président de la Chambre
Syndicale Française de la Presse Filmée,
en raison des divergences d’opinion et de
conception qui s’étaient manifestées a I in-
térieur de la Chambre Syndicale, particuliè-
rement en ce qui concerne l’utilisation des
actualités de guerre.
Connaissant la conscience profession-
nelle du président, nous sommes persuadés
que cette démission est en rapport direct
avec l’article paru dans nos colonnes, le 27
avril, intitulé Journal de Guerre.
Dans le rapport moral qfii a été lu au
cours de la dernière Assemblée générale du
4 décembre 1939 et que nous avons eu l’oc-
casion de voir, nous avons pu constater,
qu’en dehors des efforts de collaboration
faits avec le gouvernement pour la réalisa-
tion du film magnifique : Unité Française
(Voyage du Président Daladier en Corse et
en Afrique du Nord), monté par Pathé-Jour-
nal; après le film sur le Voyage des Souve-
rains Britanniques en France, Quatorze Juil-
let 1939 a été une grande et magnifique réus-
site. La triomphale revue des Champs-Ely-
sées reste dans la mémoire de chacun. Les
\plus hautes récompenses internationales
n’ont-elles pas éié décernées à la Presse Fil-
mée tant à Venise qu’au Grand Prix du Ci-
néma ?
L'activité commerciale de la Presse Fil-
mée et sa diffusion mondiale lui permettent,
dans cette guerre qui est avant tout une
guerre de propagande, de combattre utile-
ment l’effort allemand qui utilise largement
les écrans du monde.
Nous avons pu constater que cet objec-
tif n’avait pas échappé à Roger Weil-Lorach
puisque la guerre n'a pas interrompu un
seul jour la diffusion des journaux d’actua-
lités au début de la guerre. La première se-
maine de guerre, les maisons d’ actualités se
sont mises d’accord pour présenter deux
éditions, l’une faite par Pathé-Journal, pour
lui-même, Eclair-Journal et les Actualités
Paramount, l’autre par Fox Movietone pour
elle-même.
Dans cet espace réduit, nous ne pouvons
donner qu’une idée très succincte du tra-
mai considérable fourni et des résultats ac-
quis, non seulement au bénéfice des maisons
d’actualités, mais également au bénéfice de
l'industrie cinématographique en général.
Nous ne pouvons que regretter, au nom
de la corporation, la décision qu’a cru de-
voir prendre notre ami Roger Weil-Lorach.
Fernand Morel.
L’Information et la Propagande
par le Cinéma réduit
Il résulte d’une enquête à laquelle nous
nous sommes livrés dans notre coin provin-
cial, auprès de conseillers généraux, de mai-
res, d’instituteurs, de personnalités diverses
et de modestes Français moyens, qu’un ef-
fort de propagande serait opportun et qu’il
susciterait le plus vif intérêt. Dirigé avec
adresse, poursuivi avec ténacité, il serait
susceptible de produire les meilleurs résul-
tats tant pour la consolidation du moral de
l’arrière que pour la lutte contre les propa-
gandes anti-nationales et défaitistes qui,
malheureusement, sont très loin d’avoir dé-
sarmé.
Pleinement d’accord avec le Centre Dé-
partemental d’information de Lot-et-Garon-
ine, si intelligemment dirigé par le Général
Bérenguier et le Commandant Fauve], je
pense qu’il faudrait s’acheminer, le plus tôl
possible, vers la création de circuits ciné-
imatograpliiques spéciaux qui visiteraient
systématiquement toutes les communes ru-
rales du territoire avec des films de 16 mm.
A notre sens, chaque séance d’informa-
tion (ce mot nous paraît hautement préfé-
rable à celui de Propagande qui risquerait
d’éveiller la méfiance des auditeurs éven-
jtuels), chaque séance ne devrait pas dépas-
ser 1 heure et demie au grand maximum et
pourrait être développée comme suit :
1° Un exposé de un quart d’heure ou une
demi-heure au plus sur un sujet touchant à
la guerre ou aux pays d’Europe, à nos buts
de guerre, à nos raisons d’espérer, etc...
2“ Un heure de projection au maximum,
comprenant :
a) Le magazine de guerre le plus ré-
cent. Ce film, d’une durée de tren-
te minutes environ ne peut, à lui
seul, constituer un spectacle. Le
n" 1 de ce magazine vient de pa-
raître sur 35 mm. et sur 16 mm.
C’est un travail de montage de
tout premier ordre.
b) Un documentaire géographique qui
pourrait se prêter à l’exposé pré-
liminaire.
c) Un film d’hygiène ou un film sur la
défense passive.
d) Un dessin animé pour terminer sur
une note plaisante.
Il ne nous paraît pas impossible que le
Ministère de l’Information compose des
programmes dans ce style, avec 600 mètres
de film 16 m. sur une grande bobine permet-
tant une projection sans arrêt. Il faudrait se
soucier de ne distribuer que des films im-
peccablement enregistrés et d’un intérêt
soutenu. Information ne doit pas signifier
ennui. Chacun aurait avantage à ce que les
prêts ne soient consentis qu’à des organisa-
tions sérieuses assurant une révision cons-
tante et minutieuse. Les trente Offices du Ci-
néma Educateur, dont beaucoup sont équi-
pés pour les tournées rurales, me parais-
sent tout indiqués pour mener à bien cetle
tâche patriotique.
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Alibert et Aimos
dans Le Roi des Galéjeurs,
filin de F. hivers. Distr. : D.U.C.
Deux nouveaux Filins français
sortent cette semaine
Succédant à l’excellent film de J. Benoît-
Lévy : Le Feu de Paille, Le Café du Port,
de Jean Choux, interprété par René Dary et
Line Viala, avec Bergeron, Aimos et Chris-
tian Gérard, s’installe au Paramount. (Prod.
C. F, C.)
Et à la salle Marivaux sort L'Héritier des
Mondésir, réalisé par Albert Valentin, et son
interprétation réunit les noms de Fernan-
de!, Jules Berry et Elvire Popesco. (Film
A. C. E.)
Dans la plupart des cas, la salle de classe
ou la mairie pourrait convenir. Sinon, ce
pourrait être une salle de café qu’on obtien-
drait certainement à titre gracieux, le cafe-
tier se contentant des consommations que la
soirée lui vaudrait. L’idéal serait que ces
séances soient gratuites pour qu’elles tou-
chent la majeure partie de la population,
étrangers compris.
Les opérateurs sortiraient chaque soir en
visitant deux localités par jour, de telle
sorte qu’au bout de deux mois au plus, une
zone à délimiter ait été visité par chaque
tou ruée.
Nous ne faisons qu’esquisser dans ses
grandes lignes sous l’angle du format réduit,
un projet de Service d’information cinéma-
tographique dans les petites localités qui ne
reçoivent jamais la visite de « tourneurs »
et ne peuvent juger sainement des choses.
Informer, c’est non seulement éclairer, mais
réconforter à condition que cela soit fait
avec adresse et discrétion en se moquant
de la propagande de même que la vraie élo-
quence se moque de l'Eloquence. « Infor-
mer, dit une voix autorisée — celle de M.
André Février, sous-secrétaire d’Etat à l’In-
formation — cela signifie pour nous : com-
battre la perfidie et le mensonge qui s’obsti-
nent C’est opposer à une propagande tapa-
geuse et grossière, une information saine et
franche » .
Ch. Pujos,
Directeur
de la Cinémathèque d’ Enseignement
de Lot-et-Garonne.
8
oo
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
d*ɫR
RAPHIE
SE
exxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx:
Gabriel Pascal a
commencé à Londres
9a réalisation de
MAJOR BARBARA
de G. -B. Shaw
Gabriel Pascal qui, voici deux ans, pro-
duisit à Londres le savoureux film anglais
Pygmalion, tiré de la pièce de G. Bernard
Shaw, vient de commencer aux studios de
Denham la réalisation d’un autre film adapté
d’une pièce de Bernard Shaw : Major Bar-
bara. Tandis que Pygmalion avait été réalisé
par Anthony Asquith et Leslie Howard, Ma-
jor Barbara est personnellement mis en scè-
ne par Gabriel Pascal. La vedette en est l'ex-
cellente et intelligente actrice Wendy Hiller
qui fut la révélation de Pygmalion. Les au-
tres interprètes du film sont Robert Morley
(qui joua Louis XVI dans Marie-Antoinette ),
Emlyn Williams et une vingtaine d’acteurs
très connus.
♦
Les Exploitants britanniques
refusent de donner 70°/o de leurs
recettes pour passer AUTANT
EN EMPORTE LE VENT
Londres. — Un grave différent vient de
s’élever entre la branche anglaise de la com- I
pagnie Metro-Goldwyn-Mayer et l’ Associa- I
tion des Exploitants de Grande-Bretagne , la
C.E.A.
Cette association, qui comprend 4.900
membres, soit 99 % des directeurs de ciné-
mas anglais, proteste violemment contre les
termes de location fixés par la M.-G.-M. pour
la projection de son grand film Autant en
emporte le Vent (Gone With the Wind).
Pour ce film, en effet, la M.-G.-M. demande
70 % des recettes nettes et exige que les prix
minimum des places soient de 3 shillings
6 d. en matinée et de 4 shillings 6 d. en soi-
rée, ce qui correspondrait chez nous à des
places de 15 et 20 francs.
Les exploitants, qui ne versent jamais plus
que 40 % à 50 % des recettes nettes poul-
ies très grands films, refusent d’ accepter
ces conditions draconiennes, surtout en
temps de guerre.
Dans une note adressée à tous les exploi-
tants anglais, W. R. Fuller, secrétaire géné-
ral de la C.E.A. , fait ressortir que, devant les
difficultés de l’heure présente et par suite
des augmentations constantes de leurs four-
nitures et du prix de la vie, les directeurs de
cinémas ont dû réduire leurs dépenses à un
minimum qu’il leur est interdit de dépas-
ser sous peine de tomber en déficit.
« Les distributeurs américains devraient
le comprendre mais au lieu d’aider les ex-
ploitants, ils cherchent à augmenter leurs
prix de location ».
La note de M. Fuller fait également res-
sortir « que la situation des maisons de dis-
tribution américaines n’est pas si mau-
vaise, puisque M. Sam Eckman Jr, chef de
M.-G.-M. en Grande-Bretagne, touche annuel-
lement 46.000 livres, soit 8 millions de
francs, ce qui est le traitement complet de
tout le Cabinet britannique ».
Actuellement, Autant en emporte le Venl
passe en exclusivité dans trois cinémas du
West End à Londres : l’Empire et le Ritz qui
appartiennent à M.-G.-M. et le Palace, salle
de théâtre louée par M.-G.-M, à cette occa-
sion.
GRANDE-BRETAGNE
Alberto Cavalcanti s’associe
avec le Producteur anglais
Michael Balcon pour la
réalisation d’un Film franco-
anglais : JOHN ET MARIANNE
Londres. — L’excellent metteur en scène
Alberto Cavalcanti, qui depuis plusieurs an-
nées dirigeait à Londres les services ciné-
matographiques du G. P. O. (General Post
Office), vient de s’associer avec le produc-
teur anglais Michael Balcon; il travaillera
en collaboration avec ce dernier aux studios
d’Ealing, près de Londres.
Le premier film de cette association sera
une production franco-britannique provisoi-
rement intitulée John et Marianne. Sujet :
l’histoire de la vieille rivalité qui existait
entre les flotilles de pêche de Bretagne et
de Cornouaille. On verra comment ces pe-
tites querelles ont été oubliées et comment
les pêcheurs bretons et cornouaillais se sont
mis à travailler en accord quand la sécu-
rité de leurs deux pays respectifs a été en
jeu.
Cavalcanti, qui réalisa en France au
temps du muet de très intéressantes produc-
tions, est considéré à Londres comme un
des chefs de l’école du cinéma documen-
taire anglais, où il réalisa pour le G. P. O.
des films remarquables tels que Night Mail , |
North Sea (projeté en France sous le titre
de Prisonniers des Brumes), etc...
Pierre A.
4
Petites Nouvelles
—
H Francis Harley, chef de la 20th Century
Fox en Grande-Bretagne, vient de passer,
quelques jours en France, au cours desquels
il s’est rendu dans les camps britanniques et
s’est rendu compte de la façon dont étaient
assurées les séances de cinéma organisées
pour les troupes.
■ Warner Bros vont tourner quatre nou-
veaux films dans leurs studios de Tedding-
ton près de Londres.
■ Le metteur en scène anglais, Michael
Powell, auteur de A l’Angle du Monde, v.i
tourner un grand film au Canada cet été.
UN GROS SUCCÈS AMÉRICAIN
SORT A LONDRES
SERENADE à
l’Academy Cinéma de Londres
On annonce la sortie dans toutes les salles
du circuit Odéon de The Grapes of Wrath :
la présentation du film a eu lieu tout récem-
ment. On s’attend à un grand succès; on
sait que ce film a été vu par 400.000 Améri
cains et a tenu l’écran neuf semaines consé-
cutives au Rivoli de New York.
Aujourd’hui, il mai, l’Academy Cinéma
de Londres donnera la première repré-
sentation du film français « Sérénade »
qui succède dans cette salle à « La Mar-
seillaise » dont la carrière a tout juste
duré trois semaines.
Une belle scène du fas
tueux film en couleur*
tourné à Denham, L<
Voleur de Bagdad.
Production A. Korda
Ce film est actuelle
ment achevé en Cali-
fornie.
9
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
ci iMÉimmR;
rR0P&si
RAPHIE
SC
ETATS-UNIS
SUCCÈS de PAGNOL
à NEW YORK
Huitième semaine de
“La Femme du Boulanger”
Septième semaine
en seconde vision de “Regain”
Marcel Pagnol est le grand lauréat du
film étranger pour cette saison à New
York. « La Femme du Boulanger » (im-
porté comme « Regain » par André R.
Heymann) passe, en effet, depuis huit
semaines, au World Theatre, où ce film
remporte un très grand succès. Quant à
« Regain », sa carrière est une réussite
prolongée puisque le film vient de com-
mencer sa septième semaine en seconde
vision d’exclusivité au Sth Avenue Play-
house.
Nous sommes heureux de signaler ce
succès de deux films typiquement fran-
çais, se déroulant dans de beaux paysa-
ges de notre pays.
Un autre film français, projeté actuel-
lement à New York est « La Bête humai-
ne » qui passe depuis huit semaines au
Le journal Variety nous apprend qu’au
cours de la saison dernière, les importateurs
de films étrangers aux Etats-Unis se sont
aperçus qu’il était beaucoup plus profitable
d’exploiter ees productions d’après leurs
éléments commerciaux que sur leur valeur
artistique, comme cela avait été fait jusqu’à
présent.
En effet, les films étrangers qui, au cours
de ces dernières années, ont remporté aux
Etats-Unis le plus grand succès financier
sont ceux qui ont eu des démêlés avec les
censeurs avant leur présentation, ou qui
possédaient une valeur d’exploitation basée
sur « l’angle sexuel » (saleable sex angles).
Regain (Harvest), le meilleur film étran-
ger, au point de vue commercial, de cette
année, aux Etats-Unis, n’a été exploité à
New York qu’après une longue procédure
contre la censure qui l’avait interdit. « Bien
que moitié moins sensuel que beaucoup
d’autres films, les censeurs lui donnèrent
ainsi la force de démarrage dont il man-
quait ».
Un autre succès a été La Bête humaine
« qui fut presque uniquement exploité sur
55th Street Playhouse, et dont la publi-
cité est faite sur le côté érotique de
cette production.
us iuiîNi h cïïitmim
va sortir à New York
Ils étaient Neuf Célibataires sera distribué
par Studio One Film Distrib. La date de sor-
tie n’est pas encore fixée. Brillante et pétil-
lante d’esprit, cette comédie ravira tous
ceux qui apprécient les films français.
Telle est l’opinion résumée des grandes
revues américaines de cinéma.
♦
ALEXANDRE KORDA
produirait 4 Films à Hollywood
et 2 à Londres
New York. — On annonce que le produc-
teur Alexandre Korda aurait entamé des né-
gociations avec la Securitg National Bank
de Los Angeles et la Banker’s Trust de Nem
York qui lui assureraient un financement de
$ 3.200.000, soit 150 millions de francs des-
tinés à la réalisation de quaire grands films
que Korda doit tourner à Hollywood pour
les United Artisls. D’autre part, les mêmes
banques avanceraient à Korda $ 400.000,
soit près de 2 millions de francs, pour la
production de deux films à Londres.
son côté sexuel et sur le fait qu’il était plein
de luxure, de meurtre, de viol et d’inceste ».
Mademoiselle ma Mère avec Danielle Dar-
rieux esl encore un film qui a fait de l’ar-
gent, parce qu’il offrait de nombreux angles
d’exploitation « avec des photos de La Dar-
rieux en costume de bain en une seule piè-
ce ». La Femme du Boulanger, un succès
actuel, tient également ses promesses à ce
point de vue ».
La seule exception à cette règle serait La
Grande Illusion qui ne possédait pas beau-
coup d’éléments d’exploitation et qui a rem-
porté un succès énorme aux Etats-Unis.
Autrefois, l’exploitation générale des films
étrangers dans ce pays se faisait en les lan-
çant dans les écoles, collèges, universités,
clubs et organisations artistiques. La meil-
leure façon, maintenant, serait de les exploi-
ter de la même façon que les films améri-
cains, en se basant sur leurs éléments com-
merciaux.
Inutile de commenter ces éléments com-
merciaux relevés dans les films français. Un
seul mot saurait les exprimer.
Une scène pittoresque du film
Le Magicien d’Oz,
grande féerie en couleurs.
(M.-G.-M.)
UN QUATRIÈME DISRAELI
La vie de Disraeli, Lord Beaconsfield, qui
fut premier Ministre de la Reine Victoria,
va être une fois de plus tournée. Ce sera la
quatrième version cinématographique île
cette étonnante existence.
Deux de ces versions, dont l’une en film
muet, furent interprétées par George Arliss,
grand comédien d’origine britannique dont
la ressemblance avec son illustre modèle fut
à l’origine de sa propre gloire d’acteur.
Qui jouera le Disraeli 1940 aux studios
Warner Bros où Michaël Hogan travaille au
scénario qui fera une large part à la puis-
sante diplomatie britannique ?
♦
Petites nouvelles d’HoIliwood
0 Charles Laughton et Carole Lombard
seront les vedettes de la production R. K. O.
The Knew What theg Wanted (Ils savaient
ce qu’ils voulaient).
0 On reverra Katharine Hepburn dans un
film tiré de la pièce de Phillip Barry : Phi-
ladelphia Storg, que Hepburn créa sur la
scène.
B Le Motion Picture Herald nous apprend
que l’Oncle Sam est devenu « le distribu-
teur de films N » des Etats-Unis. Le
Gouvernement américain possède, actuelle-
ment, un stock de 373 films en circulation,
muets ou sonores en 16 ou en 35 mm.
1 Paramount vient de produire un film
documentaire pour montrer les avantages
de la Télévision.
S « La Marche du Temps » termine ac-
tuellement son premier grand film de long
métrage : Remparts me Wateh (Les Rem-
parts que nous regardons) qui, au dire d«
ses producteurs, sera « aussi révolution
naire, au point de vue cinéma, que le pre-
mier dessin animé ».
Les Films étrangers seront désormais lancés aux Etats-Unis
sur leurs seuls éléments commerciaux
■0
CINE
FR
R/VPH1E
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A TRAVERS LE MONDE
HONGRIE
Les Allemands tentent de submerger
le Marché Hongrois
(l)t’ notre correspondant particulier.)
On dit qu’il y aura une petite interruption
dans la production hongroise de lilms, mais
on espère que les efforts entrepris en cette
matière par les responsables, pour éviter. ce
danger, auront un succès de dernière heure.
Cette mesure est due au fait que le studio
de la Hunnia, qui a un caractère officiel, a
suspendu tous ses crédits et que, par consé-
quent, les productions ne peuvent s’installer
au studio que dans le cas où elles ont donné
toutes les garanties financières nécessaires à
la production d’un film. Les dépenses d’un
film hongrois étaient jusqu’ici à peu près
calculées comme suit :
Pengos
Crédit comptant cca 40.000
Crédit de la Hunnia 20.000
Matières premières et le laboratoi-
re cca 30.000
Pellicule vierge et développement. 20.000
S’il n’y avait pas de capital privé,
quelques cinémas pourraient
donner 110.000
De cette manière, on avait reçu environ
110.000 pengos et c’était à peu près assez
pour produire un film hongrois. Ce crédit
était naturellement quelquefois dépassé et
dans ce cas, l’utilisation du film se concen-
trait dans une seule main.
Le fait que la Hunnia ait enlevé le crédit
amène naturellement des ennuis aux produc-
teurs. Mais on considère l’importance natio-
nale du film hongrois, on espère que le tra-
vail de la Hunnia ne sera pas suspendu.
Dans l’autre studio de Budapest, apparte-
nant au Magyar Film Iroda (Bureau du Film
Hongrois), on a tourné un film dont le sujet
traite de la vie d’Elisabeth de Habsbourg.
Ce film a été terminé vers la fin d’avril.
Entre la Hunnia et le Bureau du Film
Hongrois, il y a un arrangement selon le-
quel ce dernier ne peut pas produire plus
(le sept films dans une saison, quoiqu’il
puisse produire éventuellement 11, 12 films.
Mais on continue les négociations pour aug-
menter ce contingent afin que les produc-
teurs, qui n’ont pas obtenu un plateau à la
Hunnia, puissent travailler chez Magyar
Film Iroda.
: *
* *
Une ressource très importante pour le
film hongrois est la Carte de censure. Ceux
qui tournent un film hongrois reçoivent
— dans le cas où la censure considère le
film comme pro jetable — cinq cartes de
censure pour chaque film hongrois. Les
producteurs hongrois vendent ces cartes de
censure aux importateurs car on doit déli-
vrer pour chaque film étranger 2.000 pen-
goes comptant ou bien une carte de censure.
Le prix d'une carte de censure était — - il y
a encore quelques semaines — cca pengoes
1.800 et seulement dans le dernier temps
« le cours » s’était abaissé grâce à l’arran-
gement passé entre la Hongrie et l’Allema-
gne concernant leurs cinémas respectifs.
La U.F.A. avait reçu cinquante cartes
de censure pour une importation de cin-
quante U.F.A. -films, et une autre firme
allemande avait également reçu un nom-
bre important de cartes de censure.
Pour les films allemands, la présenta-
tion d’une carte de censure était donc
une pure formalité. L’U.F.A., récemment,
a offert d’acheter de nombreuses cartes
aux importateurs. Cette offre considéra-
ble a fait baisser le prix des cartes de
censure à 1.200 pengoes. De cette ma-
nière, on a causé un dommage très élevé
aux producteurs de films. A ce sujet, une
réclamation a été présentée au ministère
des Affaires Intérieures où elle est en
voie d’examen.
Les producteurs hongrois de films ont eu
une autre surprise encore. La Tobis exige
une licence d’environ 350 pengos pour cha-
que film hongrois exporté en Yougoslavie et
en Bulgarie, d’une part sur les nouveaux
contrats, d’autre part sur les contrats du
passé. C’est ça surtout qui a suscité l’indi-
gnation générale.
*
* *
C’est la première fois que l’on ne donne
pas de première de films français. La se-
maine des «premières», qui commence le
28 mars et finit le 4 avril, s’est écoulée sans
film français. Les films américains domi-
nent. Cette semaine ont figuré six films amé-
ricains, deux hongrois et un allemand sur le
programme des cinémas de premières.
Le rapport spécial de la Chambre des
Distributeurs a donné l’autorisation d’achat
de plusieurs films français. Rappel immédiat
a été présenté avec grand succès aux ciné-
matographistes hongrois qui espèrent pré-
senter ce film au public. — Andor Lajta.
♦
Difficultés américaines
en Australie
Nous apprenons par une revue américaine
que l’Australie envisagerait de geler 50 %
des recettes américaines. On pense que
l’Amérique envisagerait des moyens commo-
des d’utiliser ces capitaux bloqués dans une
production australienne bon marché.
Une scène de Sur le Plancher des Vaches,
film de P. -J. Dueis
avec Noël-Noël et Raymond Cordy.
(Prod. : Badalo. Distr. : S.E ,L.F.)
Quelques détails sur le journal
suisse d'actualités filmées
La Gazette de Lausanne a publié, récem-
ment, un intéressant article au sujet du futur
Ciné-Journal Suisse. En premier lieu, les
salles s’engageront à passer, chaque semai- !
ne, les nouvelles actualités par le jeu d’un
arrêté urgent du Conseil Fédéral qui entre
en vigueur le 1er mai 1940. Ce Ciné-Journal
Suisse complétera le journal constitué d’ac- J
tualités étrangères, et devra mesurer environ
100 mètres. La Communauté « Pro-Helve- ;
tia » assure une subvention annuelle de ;
30.000 francs suisses à fonds perdus, plus
une garantie de 20.000 francs pour couvrir I
un déficit éventuel.
Naturellement, la subvention de « Pro-
Ilclvétia » sera déduite de la somme à ver-
ser par les loueurs qui sera prise, en partie, |
sur les taxes d’importation actuellement pré-
levées sur les actualités étrangères. Le sur-
plus sera couvert par une hausse de 1 fr. 50
par kilog de la taxe d’importation.
Chaque cinéma n’aura, en fait, que 65 fr.
à payer, la copie revenant à 125 francs en-
viron. Comme chaque copie sera projetée !
successivement dans sept cinémas, la salle, [
qui projette en première semaine, ne payera
en réalité que 25 à 30 francs, et les petits
cinémas pourront même recevoir ces actua-
lités gratuitement.
La direction du Journal Filmé Suisse sera
confiée à un rédacteur en chef qui en sera
responsable vis-à-vis de la Chambre Suisse
du Cinéma. Un producteur suisse de films en
assurera la réalisation technique et, dans la
mesure du possible, la main-d’œuvre res- ;
tera strictement suisse. L’organe contrôleur
supérieur sera donc la Chambre Suisse, ce J
qui est d’une garantie parfaite, tant pour la f
qualité technique et artistique des numéros jl
du Ciné-Journal Suisse, que pour le choix
des sujets traités.
On prévoit l’édition de versions françai- 'H
se, allemande et italienne.
Souhaitons donc bonne chance et vie ac- fl
tive aux actualités suisses qui vont donner ;
un nouvel organe de propagande à la gran-
de République Fédérale Helvétique.
Jacques Poulin.
LUCIEN BAROUX
JULES BERRV
GABRIELLE DORZIAT
JEAN MERCANTON
ANDRÉ LEFAUR
JLoaaA
i JACQUES de BARONCELLI
HBI
PIERRE LAROUEY
SIMONE BERRIAU
CLAIRE JORDAN
JEAN TEMERSON
<dt
C A R E T T E
UNE PRODUCTION C I PR A- Fl LMSONOR DONT LE
PREMIER TOUR DE MANIVELLE A ÉTÉ DONNÉ LE
26 Avril aux studios de Billancourt.
ip
UN FILM &Ç
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VIENT D'ETRE TERMINE
/( Z hARiO ORlGmAL DE.
7 AC QUE/ COnPAflEZ
UME PRODUOlOn DE
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DEBUT DE MAI
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POUR LES
DIRECTEURS
A la Chambre Syndicale
La Chambre Syndicale du Film Français
s’est réunie en Assemblée Générale le mardi
7 mai 1940 à son siège social, 05, rue Gali-
lée, Paris, pour procéder au renouvellement
des Comités Directeurs de chacune des Sec-
tions et du Conseil d’Administration.
Le résultat des élections a été le suivant :
Section des Producteurs
ont été élus membres du Comité Directeur :
MM. d’Aguiar.
Algazy.
Aron.
Bauche.
Borderie.
Corniglion-Molinier (mobilisé).
Kamenka.
Rupp.
Schiffrin (mobilisé).
Sédif.
Vandal.
Vitry.
Section des Distributeurs
ont été élus membres du Comité Directeur :
MM. Ambiehl.
Bruitte.
Dodrumez (mobilisé).
de Saint-Girons.
Lauzin.
Masson (mobilisé).
de Rouvre.
Vatrin.
Section des Exportateurs
ont été élus membres du Comité Directeur :
MM. Artus (mobilisé).
Geissmann (mobilisé).
Chassaing.
Davis (mobilisé).
Hainsselin.
Rouffiac (mobilisé).
Roux.
Sarda.
Smith.
Vasseur.
Section des Reportages Filmés
ont été élus membres du Comité Directeur :
MM. J.-C. Bernard.
Lallier.
Jean Painlevé (mobilisé).
Le Conseil d’ Administration est composé
comme suit ;
Président : Marcel Vandal.
Vice-Présidents : Paul Ambiehl, Jean-
Baptiste Chassaing.
Secrétaire général : Alexandre Kamenka.
Secrétaire général adjoint : Paul Hains-
selin.
Trésorier : Henri de Saint-Girons.
Trésorier adjoint : Jean-Claude Bernard.
Membres du Conseil d’Administration :
MM. Aron, Bauche, Borderie, Bruitte,
Lauzin, de Rouvre, Sarda, Sédif, Vatrin.
L’Assemblée, à l’unanimité, a décidé de
maintenir dans leurs fonctions d'adminis-
trateurs, et ce, jusqu’à la fin des hostilités,
les membres qui faisaient déjà partie du
Conseil d’Administration au cours de l’exer-
cice précédent et qui se trouvent actuelle-
ment mobilisés, à savoir :
MM. Raymond Artus, Albert Dodru-
mez, Edouard Corniglion-Molinier, Lucien
Masson, Simon Schiffrin.
♦
Réglementation
des Congés payés pour 1940
i
Le Journal Officiel du 14 avril a publié i
un décret relatif aux congés payés en
1940.
1° Les congés payés pourront être ré-
partis sur l’année entière et non plus
seulement sur les mois d’été;
2° Les congés pourront être fraction-
nés, soit en deux, soit en trois périodes,
étant entendu cependant qu’une de ces
périodes comprendra au moins six jours
ouvrables, intercalés entre deux jours
de repos hebdomadaire;
3° Le congé sera calculé à raison d’un
jour par mois de travail, à condition
qu’une durée maximum de travail de qua-
tre mois ait été accomplie dans l’établis-
sement;
4° Le congé annuel ne dépassant pas
six jours doit être continu sous réserve
de la faculté pour les femmes de mobi-
lisés de demander l’application des dis-
positions de l’article 20 du décret du 10
novembre 1939;
5U Lorsqu’un travailleur quitte un éta-
blissement par suite de mobilisation ou
de mise en affectation spéciale ou de
réquisition, il a droit à un jour de congé
payé par mois de travail accompli depuis
le 1 r septembre 1939.
PROGRAMMATION MASSIVE'
DE “ l'IRTRIGANTE "
Le film d’Emile Couzinet, L’ Intrigante ou
La Belle Bordelaise — qui doit sortir inces-
samment en excusivité au Paramount — a
été loué à Paris dans les trois circuits : Pa-
thé, Gaumont et Lallemand et à quantité
d’indépendants de Paris et banlieue.
Déjà sorti dans diverses villes de provin-
ce : Bordeaux, Rennes, Limoges, Valence,
Nancy, Grenoble.
L'Intrigante va être projeté en même
temps qu’à Paris, dans les salles Siritzky de
Harry Baur écoute les racontars de Temerson
dans Le Président Haudecœur,
film de J. Dréville.
Prod. : EI)IC. Distr. : Pagnol.
Le Courrier des Directeurs
Monsieur,
Je suis locataire de la ville de X..., je viens
vous demander si les autorités de cette ville
ont le droit de donner l’autorisation à un
spectacle ambulant, tel qu’un cirque, de
jouer un jour où mon établissement est ou-
vert, sans m’en avoir avisé.
Avec mes remerciements, etc...
Monsieur,
Nous vous accusons réception de votre
lettre du 30 avril.
Vous savez qu’un maire a, à peu près, tous
les droits dans sa commune.
Nous avons déjà vu beaucoup de vos con-
frères lutter contre ces concurrences ridi-
cules, sans grand succès, du reste.
C’est surtout une question de bonne en-
tente avec la Municipalité qui peut vous
faire obtenir satisfaction. Il faut lui faire
ressortir que vous êtes un spectacle perma-
nent vivant difficilement, qui ne travaille
que deux on trois jours par semaine et qu'il
est loisible au spectacle forain de venir les
jours où il n’g a pas de cinéma.
Il faut reconnaître , en toute franchise,
que pas mal de maires ont compris la situa-
tion du directeur de salle et qu'ils refusent
très souvent l’autorisation aux grands cir-
ques de venir les jours où le cinéma fonc-
tionne.
Toulouse et de Nantes, puis à Tours, Brest,
Rouen, Le Havre, Lille, Reims, etc., etc...
Il est loué dans la région de Lyon par
« Sélecta Films Boulin » et dans les régions
de Paris, Lille, Bordeaux, Marseille par
« Gallia Cinéi ».
15
»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CINE
FR
RAPHIE
SE
A MARSEILLE
Élection du Bureau de la Chambre
Syndicale de Marseille et du Sud-Est
Au cours de I’ Assemblée Statutaire du 29
avril 1940, M. Guy Maïa, Président sortant ,
a fait part à ses collègues de sa décision de
n’accepter aucun nouveau mandat et de se
retirer de la Chambre Syndicale, pour se
consacrer plus activement à ses occupations
d’ animateur du cinéma, tant dans la distri-
bution que dans V exploitation.
M. Guy Maïa ayant maintenu sa détermi-
nation en dépit de toutes les sollicitations
de ses collègues, la Chambre Syndicale n’a
pu que lui en donner acte.
Le secrétaire général, prenant la parole
au nom de ses collègues, a exprimé à M.
Guy Maïa, les profonds regrets de tous et
leurs vifs remerciements pour le travail ac-
compli au cours des trois dernières années.
Aussitôt après l’élection des membres du
Conseil d’ Administration pour l’exercice
1940-1941, le Conseil s’est réuni pour pro-
céder à l’élection de son bureau qui est ainsi
constitué :
Président : M. Rachet (Midi-Cinéma-Lo-
cation), Indépendant.
Vice-Présidents : M. Provençal ( Pathé
Consortium Cinéma), Agences Multiples;
M. Caillai ( Etablissements Radius), Indé-
pendant.
Secrétaire général ; M. Letohic ( Columbia
Films), Agences Multiples.
Secrétaire adjoint : M. Worms (Films
W or ms), In d é pendant.
Trésorier : M. Praz ( Etoile Films), Agence
Multiples.
Conseillers: M. Mncchielli (Cyrnos Films),
Indépendant.
M. Paulet ( Artistes Associés), Agences Mul-
tiples.
A ROUEN
Bonnes Recettes à Rouen avec les
MUSICIENS DU CIEL
LES CONQUÉRANTS
2 BUREAU CONTRE
KOMMANDANTUR
La plus belle salle de cette ville, le Nor-
mandy, cpie dirige M. Clément Leroy, a don-
né successivement, au cours de ces trois der-
nières semaines : Dernière Jeunesse, dont
certains extérieurs avaient été justement
tournés à Rouen, Les Musiciens du Ciel et
Marie-Antoinette, ce dernier en version dou-
blée. La première de Les Musiciens du Ciel
a été consacrée à un gala de charité, au pro-
fit de diverses œuvres de guerre. Le film a
été fort apprécié et sa carrière excellente.
\ l’E'den, après Sérénade, projeté pendant
deux semaines, on a pu voir Fernandel dans
L’Héritier des Mondé sir, puis Un Fichu Mé-
tier et, enfin, le grand film américain en
couleurs Les Conquérants, dont la première
a été également l’objet d’un gala de charité.
Après une reprise de L’Appel du Silence,
le Cinédit a donné avec beaucoup de suc-
cès Deuxième Bureau contre Kammandantur
(Terre d’Angoisse).
L’Omnia-Pathé a donné de son côté
L’Homme qui cherche la Vérité, puis la se-
maine suivante Le Paradis des Voleurs.
Signalons les versions originales présen-
tées chaque jour au Studio 34, et à l’Omnia-
Pathé: Des Hommes sont nés et Snow White
(Blanche Neige) au Cinédit, L’Invincible Ar-
mada et Blossom Time à l’Omnia.
En général, les recettes se maintiennent à
Rouen et, vu la qualité de la production pré-
sentée, sont souvent supérieures à celles de
l’année dernière. — Ex.
LE HAVRE
Une Nouvelle Salle : LE REX
L’Assemblée générale statutaire
de la Chambre Syndicale des
Distributeurs de tiims de Marseille
et du Sud-Est
Le 29 avril 1940, la Chambre Syndicale
des Distributeurs de Marseille et du Sud-Est
a tenu son Assemblée Statutaire. Le secré-
taire général, Jean Caillol, lut le procès-ver-
bal dont nous extrayons les passages prin-
cipaux :
M. Caillol rend hommage aux membres de
l’Association décédés : Félix Méric, Gran-
dey, Marius Castel, puis il adresse, au nom
de tous les membres, le salut de l’Assemblée
aux camarades mobilisés et aux directeurs,
leurs clients et amis.
Après avoir fait remarquer que cette As-
semblée était la première que la Chambre
Syndicale des Distributeurs tenait dans ses
locaux personnels, en plein boulevard de
Longeliamp, le secrétaire rappela le travail
des commissions permanentes depuis le 13
février 1939, au cours de treize mois parti-
culièrement difficiles, du fait de la menace
de guerre, puis des hostilités.
Divers cas importants ont été, au cours
de cet exercice, examinés par la Chambre
Syndicale et souvent résolus à la complète
satisfaction de tous, notamment la fixation
du mode d’expédition et du règlement de
films aux exploitants, le maintien des con-
trats antérieurs à la guerre et les réserves
à mentionner sur les nouveaux contrats; la
question des films censurés, les heures de
travail dans les agences, enfin le contrôle
des salles fermées pour cause de guerre...
On évoqua le lourd travail du reclasse-
ment des salles de la région et le recense-
ment de leurs possibilités de rendement
réelles aujourd’hui : travail de mise à jour
et d’une incontestable urgence commer-
ciale.
L’Assemblée Statutaire est saisie de ques-
tions purement de solidarité, notamment le
Colis de Noël substantiel adressé aux adhé-
rents mobilisés. Le Conseil de Mutuelle du
Spectacle a voté l’octroi d’une somme de
4.000 francs à répartir parmi les mobilisés
de la Chambre Syndicale.
L’Assemblée enregistra, enfin, la démis-
sion de son président, M. Guy Maïa que M.
Rachet a remplacé au cours du renouvelle-
ment du bureau. Elle adressa à M. Maïa l’ex-
pression de ses affectueux regrets et salua
sympathiquement le nouveau président qui
a toute l’estime de la Corporation de Mar-
seille et du Sud-Est.
DESODORISEZ et PARFUMEZ
vos SALLES avec
r ESSENCE CONCENTRÉE
REGEFRIN
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L’exploitation cinématographique havrai-
se a repris depuis cinq mois une vitalité qui,
sans atteindre par ses résultats les moyennes
du temps de paix, permet cependant aux di-
recteurs d’attendre avec confiance l’issue de
la guerre.
Certes, le manque de films français nou-
veaux a obligé parfois des salles de premiè-
res visions à effectuer des reprises d’ailleurs
heureusement choisies dans l’ensemble;
mais, depuis un certain nombre de semai-
nes, nous avons pu apprécier, comme par le
passé, une suite normale de présentations
de qualité.
L’OUVERTURE DU « REX »
M. et Mme Chassain, déjà propriétaires de
trois salles havraises, n’ont pas craint d’ou-
vrir un nouvel établissement au cours du
mois d’octobre dernier.
/ Le Rex — tel est le nom de cette salle —
devait être inauguré au début de septembre
1939. Tout était prêt pour cette inaugura-
tion quand la guerre éclata.
Et la magnifique salle de 1.350 places, édi-
fiée au cœur de l’un des quartiers les plus
commerçants du Havre, et dotée des plus
moderne perfectionnements tant pour le
confort des spectateurs que pour l’équipe-
ment de la cabine, garda ses portes closes.
Mais dans le courant d’octobre ce fut
l’ouverture.
Utilisant l’heureuse formule de l’union des
spectacles cinématographiques avec les re-
présentations théâtrales et de music-hall que
permet une scène parfaitement équipée, les
propriétaires du Rex ont composé depuis
lors des programmes variés qui ont valu au
nouvel établissement une vogue justifiée,
notamment Le Bois sacré, Les Hauts de Hur-
levent, Monsieur Brotonneau, La Chevauchée
fantastique.
UN DEUIL
Au cours de cette saison d’hiver, la cor-
poration cinématographique havraise a per-
du un de ses membres les plus estimés.
M. Georges Chometon, propriétaire avec
son beau-frère, M. Noblet, du cinéma Nor-
mandy, qu’ils ont fait édifier il y a quel-
ques années, est décédé après une longue
maladie.
M. Chometon, très connu au Havre, avait
donné à son établissement une impulsion
très heureuse et rapidement le Normandy
prit place parmi les meilleures salles de no-
tre ville. — Marcel Lagneaux.
16
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
F
On commence 3 Nouveaux Films
On recommence REMORQUES
BILLANCOURT
NEUILLY
Yvonne Printemps est la vedette du
filin tiré de la célèbre pièce de Hen-
ri Lavedan, Le Duel, qu’interprè-
tent à ses côtés, Raimu, Pierre
Fresnay et Raymond Rouleau. L’a-
daptation cinématographique et les
dialogues sont de H. -G. Clouzot
et J. Villard.
ROME
ROME-SCALERA
La Comédie du Bonheur,
Réal. : M. L’Herbier.
Ved. : R. Novarro, Michel Si-
mon, J. Berry, Micheline Presle,
Alerme.
Prod. : Scaléra.
Distr. : Discina.
FiLMS RECEMMENT TERMINES
ET AU MONTAGE
Soldats sans Uniformes.
Réal. : M. de Canonge.
Prod. : Sté du Film « Soldats
sans Uniformes ».
Dernier Refuge.
Réal. : Jacques Constant.
La Mer en Flammes.
Réal . ; Léo Joannon.
Prod. : Majestic-U.F.C.
CINQUIEME COLONNE
Georges Rony, gui a réalisé
De Lénine à Hitler, annonce ce
film dont il prépare la produc-
tion pour Télé-Films.
-t
ILS ETAIENT CINQ
PERMISSIONNAIRES
Cette nouvelle production
cl’ Eclair-Journal, que nous avons
déjà annoncée, sera réalisée par
Pierre Caron. On peut déjà
nommer clans la distribution
Ginette Leclerc, Alice Tissot,
Tramel, Armand Bernard, Ray-
mond Corel y, Jane Fusier-Gir,
Marcel Vallée, etc., etc...
Soyez les Bienvenus.
(ex-Les Nouveaux Pauvres).
Réal. : J. de Baroncelli.
Ved. : J. Berry, Lefaur, Dor-
ziat, Carette, J. Tissier, Mercan-
ton, Simone Berriau, Claire Jor-
dan, Temerson, Larquey.
Décors : L’intérieur d’un vas-
te château, une chambre du pre-
mier étage.
Tournage ; 3e semaine.
Prod. : Cipra-Filmsonor.
♦
FRANÇOIS Ier
Guet-Apens dans la Forêt,
noire.
Réal. : F. Garni éra.
(Voir films commencés).
Tournage : lre semaine.
Décors : Une cave, couloir
chambre d’hôpital.
Prod. : Gandéra.
BUTTES - CHAUMONT
Une Robe blanche dans la
Nuit.
Réal. : Maurice Cloche.
(Fiche technique).
Tournage : lre semaine.
Début : 10 mai.
Prod. : R. Pi nés.
Remorques.
Réal. : J. Grémillon.
Ved. : Jean Gabin, Mad. Re-
naud, Michèle Morgan, Blavette,
M. Duhamel, Nane Germon, etc...
Décors : Un bateau-remor-
queur, un bar.
Tournage : lrc semaine de la
reprise des intérieurs.
Prod. : Impérial-Sédif.
+
FR A N CŒU R
Parade en Sept Nuits.
Réal. : Marc Allégret.
(Voir fiche technique).
Tournage : lre semaine.
Décors : Hôtel particulier, la
façade et l’intérieur-hall, déga-
gements, etc...
Procl. : S. C. C.
NICE
C.-.M-C.
L’Acrobate.
Réal. : J. Boyer.
Ved. : Fernandel, J. Tissier,
Gaby Wagner, Thérèse Dorny.
Tournage : 2" semaine.
Prod. : Harispuru.
ON ANNONCE
La Valse de l’Adieu
Ajoutons aux noms déjà cités
de Pierre Blanchar et d’Annie
Vernay, qui interjiréteront La
Valse de l’Adieu, celui de Véra
Korène, la belle sociétaire de la
Comédie-Française, qui incar-
nera à l’écran George Sand. Mar-
cel Lattes travaille à la parti-
tion musicale, et nous enten-
drons, au cours du film, les
plus belles œuvres du génial
Frédéric Chopin jouées par un
illustre pianiste.
Maurice Tourneur, qui ter-
mine la préparation du film,
commencera sous peu la réalisa-
tion de ce film.
BERLIOZ
UN GRAND FILM
ROMANTIQUE
Les musiciens de l’époque
romantique sont à la mode.
Après Chopin, voici Ber-
lioz.
La grande figure du célèbre
compositeur Hector Berlioz
va revivre dans une biogra-
phie filmée que dirigera Louis
Cuny.
De nombreux passages du
fifim évoqueront la belle pro-
vince du Dauphiné qui vit naî-
tre ce génie de la musique
française. Et nul doute que la
vie tumultueuse et mouvemen-
tée de l’auteur de La Damna-
tion de Faust ne soit propice
à une œuvre qui serve à la
fois et la France dans le mon-
de et l’art tout court.
♦
Capitaine Ardant.
Le passionnant roman de Pier-
re Nord, qui se déroule dans no-
tre Afrique du Nord parmi nos
officiers aux Affaires Indigènes,
va être prochainement entrepris
par le metteur en scène Jean
Drèville, et Victor Francen en
sera le protagoniste. Prod. : F. A.
MARIE DEA
BLESSEE PAR
UN PROJECTEUR
En tournant une scène de
« Guet-Apens dans la Forêt
Noire, de Félix Gandéra, la
charmante Marie Déa reçut
sur la tête une lentille de
projecteur.
Fortement contusionnée,
Marie Déa a dû, sur les
conseils de son médecin,
prendre plusieurs jours de
repos.
Le film a été interrompu
quelques jours, mais ac-
tuellement, M. Gandéra
tourne les scènes ne néces-
sitant pas la présence de
la jeune vedette.
Jean Grémillon reprend «Remorques»
Interrompu ci la guerre, re-
pris auprès huit mois, Remor-
ques, d’après Roger Vercel,
réalisé par Jean Grémillon,
revient à la vie du studio où
s’achèveront, au cours des
prochaines semaines, les in-
térieurs... les extérieurs ayant
tous été pris l’année dernière
en Bretagne, en plein large.
Grémillon a pu reformer
l’ essentiel de son équipe,
chose rarissime à notre épo-
que. Armand Thirard et Louis
Née sont toujours ses opéra-
teurs, Daquin son assistant.
Jean Gabin et Michèle Mor-
gan, avec leurs partenaires,
Blavette, Jean Desté, Marcel
Duhamel, Jean Marchât, Nane
Germon, continuent les scè-
nes arrêtées jadis. Madeleine
Renaud ayant terminé son
rôle ne sera pas de ce travail.
La musique est de Roland
Manuel et De Bretagne a été
obtenu pour V enregistrement
du son. « Western Electric »,
le camion des studios de Bil-
lancourt s’étant transporté à
Neuillg où Ménessier cons-
truit les monumentaux dé-
cors, notamment l’intérieur
d’un bateau quasi grandeur
nature...
Recommencé le 7 mai 1940,
Remorques réunit techniciens
et artistes dans un bel élan
de foi et de plaisir. Ce sera
un bon et beau film, dont la
direction de production est
assurée par Roland Tuai.
R. D.
21
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
nr ciné
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RAPH1E
SE
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♦♦♦♦♦♦♦♦
ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
Face au Destin
Drame (G)
Miquette
Comédie (G'
Origine : Française.
Réalisation : Henri Fescourl.
Auteur : Charles Robert-Dumas.
Adaptation : Alfred Machard.
Dialogues : Jean des Vallières.
Décorateur : Bouxin.
Opérateurs : Henri Barreyre,
Villet.
Musique : Jean Lenoir.
Assistant : Joé Hemman.
Interprétation : Jules Berry ,
Georges Rigaud, Gaby Sylvia,
Josseline Gaël, Jean Max ,
Aquistapace, Marguerite Pier-
ry, Pizani, Yvonne Rozille,
Mittyl Francia, Mihalesco, Rol-
la-Norman, Renée Morin.
Studios : Montsouris.
Enregistr. : Paris-Son.
Ing. du son : Apport.
Montage : Pierromax.
Prod. : Diffu sions Intellectuel-
les.
Edition :C. F. Lux.
CARACTERE DU FILM. —
Les meilleurs éléments popu-
laires et dramatiques, qui ont
fait le succès des films d’es-
pionnage ou des bandes con-
sacrées à la Légion étrangère,
sont réunis dans Face au Des-
tin, fîlmi sentimental et d’a-
ventures. Adapté d’un sujet
de Charles Robert-Dumas,
grand spécialiste des histoi-
res d’espionnag.e. Face au
Destin doit connaître une bel-
le carrière commerciale.
SCENARIO. — Georges, pe-
tit comptable, aime Gaby petite
vendeuse. Pour se donner un
soir l’illusion du luxe, il passe
un smoking, elle revêt une robe
de grand prix appartenant à sa
maison et ils vont dîner dans un
restaurant chie. De là partira
une tragédie. Elle sera bouscu-
lée par un noceur ivre, le clips
de brillants valant dix mille
francs sera perdu. Ne pouvant
rembourser les douze mille
francs de la robe, sur le point
d’être arrêtée, elle ignorera le
vol commis par Georges pour
la sauver. Georges fera deux ans
de prison, puis à sa sortie, s’en-
gagera à la Légion étrangère où
il retrouvera au Maroc Gaby,
mariée à un étranger, lequel
n’est autre qu’un espion alle-
mand qui a été contraint de re-
prendre du service L’imbroglio
dramatique s’épaissit parla mort
du seul témoin innocentant
Georges d’un nouveau vol. Mais
l’agent secret allemand déclare
que Georges est innocent. Il sera
exécuté. Et Gaby, devenue veu-
Origine : Française.
Réalisation : Jean Boyer.
Auteurs : Robert de Fiers et Ar-
mand de Caillavet.
Dialogues : Jean Boyer.
Décorateur : Jacques Laurent-
Atthalin.
Opérateurs : Bujard, Lucas et
et Janvier.
Musique : Van Parys Jane Bos.
Assistant : Chr. Chamborant.
Interprétation : Lilian Harvey,
Lucien Baroux, A nclré Lefaur,
Daniel Clérice, Marguerite
Pierry, Léon Bélières, Suzan-
ne Dantès, Agnès Capri, Ma-
deleine Suffel.
Studios : François-PT.
Enregistrement : Ilavudier.
Montage : Mlle Hautecœur.
Production : U. F. P. C.
Edition : G.E.C.E.
CARACTERE DU FILM. —
La charmante comédie « bou-
levardière » de Robert de
Fiers et A. de Caillavet a déjà
fait d’heureuses fortunes au
cinéma. Cette nouvelle ver-
sion parlante, gaie, pimpante
de Miquette et sa Mère n’a
rien perdu en raccourcissant
son titre. Elle apparaît plus
moderne, plus populaire aussi,
mais les <« mots » des auteurs
y sont conservés, enchâssés
dans un aimable mouvement
cinématographique.
SCENARIO. — Miquette re-
vient d’ Angleterre dans sa petite
ve, pourra épouser Georges et
refaire une vie nouvelle.
TECHNIQUE. — Le film est
conduit avec simplicité et goût.
Décors et prises de vues soignés.
Le dialogue de M. des Vallières
donne de la vie et du sentiment
à des scènes qui pourraient pa-
raître mélo. Toute la partie ma-
rocaine, extérieurs compris, est
excellente.
INTERPRETATION. — Jean
Max domine le film de son jeu
aisé et intelligent. Georges Ri-
gaud est un jeune premier char-
mant et sympathique, Gaby Syl-
via a une gentille émotion, Jules
Berry est spirituellement un lé-
gionnaire désinvolte après avoir
été un noceur fantaisiste. De
courtes apparitions de Margue-
rite Pierry, Pizani, Josseline
Gaël, Mihalesco, Rolla-Norman
montrent leur talent, Mittyl
Francia se fait remarquer dans
une sensible silhouette et Aquis-
tapace joue avec force un per-
sonnage effacé qui lui permet
cependant de chanter... pour
notre plaisir. Jolie silhouette de
Renée Morin.
ville provinciale pour tenir lu
caisse du tabac-buvette de sa
mère. Sa grâce affole tous les
habitants mâles de la petite cité,
y compris le marquis de La
Tour-Mirande et son séduisant
neveu, le vicomte Urbain. Après
une fugue à Paris avec la com-
plicité du vieux cabot Moncha-
blon, et une apparition sans
lendemain de Miquette dans une
boite de nuit, comme danseuse,
Miquette reprendra aux bras de
son cher Urbain, le chemin de
sa petite ville.
TECHNIQUE. — Jean Boyer
est doué comme personne pour
réaliser ces petites histoires al-
lègres et jeunes. L’historiette est
un peu mince, mais le mouve-
ment du film est alerte, les ima-
ges sont jolies, et les personna-
ges du vieux théâtre ont été ac-
commodés avec esprit au goût
du jour. Les dialogues portent,
et la musique de Jane Bos, chan-
sons de Van Parys est dans le
style léger du film.
INTERPRETATION. — Li-
lian Harvey a gardé sa souple
gentillesse de petite héroïne fra-
gile et tendre. D’excellents ac-
teurs l’encadrent: André Lefaur,
Léon Bélières, Marguerite Pier-
ry, Lucien Baroux, Monchablon
cocasse. On appréciera l’humo-
ristique composition d’Agnès
Capri en revêche provinciale et
la distinction de Suzanne Dan-
tès. Daniel Clérice est sympa-
thique, mais son physique le
classerait plutôt dans les rôles de
vaudeville.
Eux et Nous
(20 Ans d’Armistice)
Documentaire commenté (G)
Origine : Française.
Réalisation : Antoine Rasimi.
Archives : Germaine Dulac.
Dialogues : Edouard Helsey.
Musique : Jane Saintenoy.
Stud. : François-PT et Neuilly.
Montage : Claude lbéria.
Production : Grands Spectacles
de I aris.
Edition : D. U. C.
Vingt Ans d’ Armistice. Ce
sous-titre, derrière le titre Eux
et Nous dit bien ce qu’est le
film, quelle est sa substance.
Nous allons, en effet, voir se dé-
rouler, en un saisissant parallè-
le, la vie des deux pays, l’Alle-
magne, nation de proie, dont le
Pangermanisme se réveillera au
cours des années dans l’humi-
liation et la rancune, et la Fran-
ce préoccupée avec son alliée fi-
dèle la Grande-Bretagne, de faire
vivre ses œuvres de paix, tout
en permettant avec indulgence
et générosité à son ennemie
d’hier, de reprendre part à la
communauté européenne.
La guerre. Les fêtes de l’ar-
mistice. Ces images véridiques
bouleversent. Puis arrive l’ère
des premières conférences, pré-
cédées de l’émouvant défilé de
la Victoire, le 14 juillet 1919.
Conférences sur conférences,
congrès, réunions, sessions se
succèdent. Les visages de ceux
qui morcelèrent l’Europe et ten-
tèrent de lui donner son carac-
tère durable, permanent, nous
émeuvent ou nous étonnent.
Et sur l’écran, l’histoire de
l’Allemagne traîtresse et rusée,
avec son redoutable homme po-
litique Stresemann, qui nous
abusa, inscrit ses frémissements
et ses tourbillons.
Remarquons à quel point de
perfection on peut atteindre
dans le montage de documents,
apparemment si divers et réunis
par une idée centrale. De plus,
notons l’adroit, subtil et juste
commentaire, souvent chaleu-
reux, et toujours familier, d’E-
douard Helsey, grand journaliste
politique, qui connaît bien les
événements et les gens d’Alle-
magne où son nom est l’objet de
l’exécration, car, français cent
pour cent, il sut démasquer l’Al-
lemagne éternelle derrière la
pleurnicharde nation qui obtint
des Alliés concessions sur con-
cessions
Et voici Hitler, ses parades,
ses meetings. Quelques sous-ti-
tj'es donnent le « climat » de
1 Europe. L’Europe s’étonne,
l’Europe s’inquiète, l’Europe
s angoisse, l’Europe s’alarme. Et
ce sont, au fracas des derniers
congrès de Nuremberg, les der-
niers préparatifs de guerre du
IIIe Reich.
D’adroits dessins animés, des
cartes précisent bien la politi-
que de conquête de l’Allemagne
qui s’est si entièrement incarnée
en son chef grotesque et sinistre,
et en ses ténébreux complices :
Gœbbels, Goering, Himmler, Ley,
Hesse et von Ribbentrop.
Le film de M. Rasimi, compo-
sé avec les archives cinémato-
graphiques de Germaine Dulac,
se termine splendidement sur
l’évocation du splendide défilé
du 14 juillet 1939 dont les paci-
fiques avions, les majestueux na-
vires fendent le ciel et la mer en
finale de Eux et Nous, mettant
l’accent juste à cette terminai-
son : Nous vaincrons parce que
nous sommes les plus forts.
Un grand et beau film qui
rend un son poignant de vérité
passée présente et future.
Les Abonnements
peuvent être réglés à notre
C. C P . PARIS 702-66
22
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frOTKis
RAPHIE
SE
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ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
Une Fausse Alerte
Comédie (G)
Origine : Française.
Réalisation : Jacques de Baron-
celli.
Auteur : Michel Duran.
Dialogues : Michel Duran.
Décorateurs : Lourié et Du-
quesne.
Opérateurs : Bachelet, Portier,
Janvier, Bassinger.
Musique : Wal-Berg et Vincent
Scotto.
Assistant : Charles Barrois.
Interprétation : Lucien Baroux,
Joséphine Baker, Gabrielle
Dorziat, Jean Tissier, Satur-
nin-Fabre, Micheline Presle,
Marguerite Pierry, Marcelle
Monthil, Aimos, Palmyre Le-
vasseur, Y. Denniau, Georges
M archal.
Studios : François-P''.
Enregistrement : W. E
Img. du son : Gérardot.
Montage : Guilbert, Bonnin et
Habib.
Production : Flag.
Dir. de prod. : S. Schiffrin.
Edition : S.E.D.I.F.
CARACTERE DU FILM. —
Les petits inconvénients des
civils au début de cette guer-
re sont exposés dans cette
comédie agréable et bon en-
tant où alternent le sentiment,
la philosophie souriante et le
music-hall.
Avec Joséphine Baker, qui
chante et danse, et d’amira-
bles interprètes, Une Fausse
Alerte se suit avec plaisir.
C’est un spectacle divertis-
sant et sain.
SCENARIO. — Mme L ance-
lot, propriétaire d ’ immeuble
bourgeois, voue « M. Dalba, ]>ro-
priétaire de V immeuble d’en fa-
ce, une haine séculaire. Mais
leurs enfants s’aiment malgré
eux. Les alertes q(ui les réunis-
sent dans la même cave-abri,
abattra ces mesquines contin-
gences personnelles et les pa-
rents finiront par s’.estimer,
mieux par se fiancer en même
temps qu’ils uniront leurs en-
fants.
TECHNIQUE. — La caracté-
ristique de cette mise en scène
est sa simplicité, son élégance
et sa musicalité de bon aloi. Des
tableaux «le music-hall, pris des
coulisses, au cours des répéti-
tions, ou au milieu du numéro
des Bine Bell Girls et de José-
phine Baker ont un mouvement
et une richesse lumineuse de
qualité. D’ailleurs la photogra-
phie est fort belle et les décors
riches et sans lourdeur, très di-
vers : un métro, une cave-abri,
une boîte de nuit, des apparte-
ments bourgeois, un bistro-ta-
bac. Le dialogue a cette on-
doyante malice qui est l’essence
du talent de Michel Duran. Des
airs charmants : Mon Cœur est
un Oiseau des lies, Non Nine, se-
ront, comme on dit, sur toutes
les lèvres...
INTERPRETATION. — Une
troupe de marque avec des co-
médiens accomplis dans le
moindre rôle. Lucien Baroux en
clochard philosophe et gouail-
leur, Saturnin-Fabre en bour-
geois, Dorziat en dame intransi-
geante mais coquette, Aimos en
chef d’îlot populaire et bon
cœur, mènent le film intelligem-
ment. La petite Micheline Pres-
le est vive, spontanée et jolie.
Joséphine Baker est le charme
et le rythme même. Signalons
Marguerite Pierry, toujours ori-
ginale, Marcelle Monthil, Pal-
myre Levasseur si exactement à
leur place, l’amusant camelot
Yves Denniau et Jean Tissier
moins en relief qu’à l’ordinaire.
Le jeune Georges Marchai man-
que d’enthousiasme.
Sixième Etage
Comédie (A)
Origine : Française.
Réalisation : Maurice Cloche.
Auteur : Alfred Gehri.
Dialogues : Roger Vitrac.
Décorateur : Jean Bijou.
Opérateurs : Roger Hubert,
Jean Charpentier, Louis.
Musique : G. Van Parys.
Assistant : Peskine.
Interprétation : Janine Darcey,
Pierre Brasseur, Florelle, Ma-
deleine Suffel, Germaine Sa-
blon, Nina Sinclair, Alice Tis-
sot, Pierre Larquey, Curette,
Jean Dauran, Henri Crémieux.
Studios : Saint-Maurice.
Enregistrement : W. E.
Montage : Kyra Bijon.
Production : C.I.C.C.
CARACTERE DU FILM. —
La pièce d’Alfred Gehri, qui
fut un succès scénique, a don-
né lieu, sous la direction de
Maurice Cloche, à un film que
l’on pourrait qualifier de « na-
turaliste » puisqu’il nous fait
pénétrer dans l’intimité des
locataires du sixième étage
d’une maison populaire. Peti-
tes intrigues croisées, petits
drames terminés par un ma-
riage. Sixième Etage est un
ouvrage peu banal, réalisé,
joué avec sensibilité et
finesse.
SCENARIO. — Au sixième
étage d’une maison des fau-
bourgs. L’arrivée d’un beau gar-
çon qui loue l’atelier d’artistes
va apporter le trouble et le dé-
sespoir sur le palier. Une jeune
fille fragile, à peine guérie d’une
paralysie, est séduite par lui.
Elle va avoir un enfant de lui.
Pourchassé par tous ses voisins,
ce faux peintre, ce bourgeois
sans scrupules épousera-t-il Ed-
wige ? Non, car la maison entiè-
re le repousse de la communauté.
Edwige épousera un brave gar-
çon qui l’aime et qui reconnai-
tra l’enfant futur.
TECHNIQUE. — La manière
détaillée, méticuleuse, quasi
« documentaire » de Maurice
Cloche apparaît ici comme elle
se faisait jour dansLe Petit Cho-
se. C’est le « peintre » des vies
médiocres et des cœurs modes-
tes. Des intérieurs décorés et re-
présentés avec goût sont inten-
sément familiers. Les personna-
ges eux-mêmes vivent par de mi-
nutieuses petites touches. L’his-
toire de Jeanval et d’Edwige est
contée avec douceur et charme.
Les amusantes figures des voi-
sins du 6° ont un haut relief. Ad-
mirons la qualité photographi-
que de ce film excellent et bien
français.
INTERPRETATION. — Com-
bien douce et charmante est Ja-
nine Darcey, et désinvolte hâ-
bleur et amoral apparaît le Jean-
val de Pierre Brasseur. Florelle,
que nous regrettions, fait une
rentrée remarquable dans un
rôle de femme preste et géné-
reuse, et son mari : Carette est
pittoresque et amusant. Germai-
ne Sablon arrête l’attention, Ma-
deleine Suffel, Alice Tissot, Hen-
ri Crémieux sont drôles. Jean
Dauran joue à merveille les bra-
ves garçons, et Pierre Larquey
est, comme toujours, exquis.
La charmante Suzv Vernon
que nous allons revoir dans
La Voix du Bonheur.
Film de R Jayet. Distr. : Cristal.
r
Étal»'* C1NELUME
FOIRE DE PARIS
TA 1> B — HALL. 43
LE MARDI 21 MAI
LES FILMS DE KOSTER
présenteront au
NORMANDIE
ALERTE AU RA6NE
et
LES VAUTOURS UE LA JUNGLE
Premier Episode :
L UE DE LA TERREUR
avec
HERMAN BRIX
LES FILMS
DE KOSTER
20, boul. Poissonnière,
Provence 27-47
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23
Txrrxxxxxxxxxxxirxxrxx:
«MESSALINE»
Un Grand Film Français
Depuis le célèbre film La Loue
d’Abel Gance, voici certaine-
ment avec Messaline, un des plus
émouvants sujets modernes que
le cinéma ait à traiter.
L’élévation des sentiments,
le souffle de rédemption que
font éclore dans les âmes frus-
tes et populaires les héros du
film, l’exceptionnelle intensité
dramatique des situations, l’éter-
nité des « types » qui prennent
le relief des meilleurs person-
nages de Hugo ou de Tolstoï et
la plus magnifique interprétation
qu’il soit possible de réussir en
Europe avec, à sa tète, Viviane
Romance et Georges Flamant,
tout concourt à faire de Messa-
line un film qui, dans le temps et
sous toutes les latitudes, doit at-
tirer à lui les publics les plus
différents.
f—
ROULETABILLE
AGENT SECRET
A la fin juin, Maurice Cam-
mage commencera un film d’a-
ventures et d’espionnage qui
relatera les nouvelles aven-
tures du héros de Gaston Le-
roux. Production Patria Films.
4
« LA VOIX DU BONHEUR »
Les Films « Comète » nous
prient d’ajouter à la distribu-
tion déjà donnée de ce film, il
faut ajouter les noms de l’excel-
lent René Génin et du sympa-
thique Jacques Henley.
f —
LE DOYEN
DES ENFANTS DE CŒUR
La pièce inénarrable et spiri-
tuelle de Maxime Lévy
et Guy d’Abzac
C’est Emile Conzinet, qui
vient de s’assurer les droits d’a-
daptation cinégraphique de cette
pièce amusante et spirituelle.
Le thème — chacun le sait - —
a certains rapports avec Ces
Dames aux Chapeaux verts.
L’histoire met en scène une
vieille fille autoritaire et énergi-
que à l’excès, qui domine son
« jeune frère » de 55 ans en des
péripéties tour à tour gaies et
émouvantes, jusqu’au jour où le
« petit » prend enfin conscien-
ce de sa valeur personnelle et
devient presque un géant de
personnalité.
L’interprétation sera de tout
premier ordre, des artistes de
premier plan étant, dès à pré-
sent, l’objet de propositions
d’engagements.
Nous en reparlerons bientôt.
LISTE DES FILMS CRITIQUÉS PENDANT LE MOIS DE MARS 1040
.1 près Mein Kampf, mes Crimes . .
Français.
Parlant.
Dr. d’actualité.
Films Cristal
1116
Bach en Correctionnelle
Français.
Parlant.
Comédie gaie.
S.E.L.F
1114
Chute Un Tyran (La)
Tchèque.
Doublé.
Drame social.
Films Rouhier . . . .
1116
Cité Universitaire (La)
Français.
Commenté.
Documentaire.
René Guy-Grand . . .
1114
Danube bleu (Le)
Français.
Parlant.
Drame musical.
S.E.L.F
1117
Emiqrante (/.’)
Français.
Parlant.
Dr. d’aventures.
C. F. C
1116
Faute d'un Père (La)
Américain.
Doublé.
Comédie dramat.
Paramount
1116
France est un Empire (JaO
Français
Commenté.
Grand reportage.
D P. F
1114
Homme qui cherche la Vérité (L’).
Français.
Parlant.
Comédie dramat.
C.C.F.C.
1117
Mousson (La)
Américain.
Parlant anglais.
Drame.
Fox Film
111.1
Mystère de la Maison Norman (Lei
Américain.
Doublé.
Dr. de mystère.
Paramount
1114
Sans Lendemain
Français.
Parlant.
Drame.
Films Victoria . . . .
1116
Sentinelles de l'Empire (Les) ...
Suisse.
Commenté.
Documentaire.
Filmsonor
1111
Sur le Plancher des Vaches
Français.
Parlant.
Coin, d’aviation.
Ciné Sélection
1111
ET LE
MOIS D’AVRIL
1040
Conquérants (Les)
.... Américain.
Doublé.
Dr. d’aventures.
Warner Bros
1118
Courrier d’Asie
.... Français.
Parlant.
Docum. romancé.
Eclair-Journal ....
1121
Elles étaient Douze Femmes .
Français.
Parlant.
Comédie.
Filmsonor
1121
Grand Elan (Le)
.... Français.
Parlant.
Comédie.
Eclair-Journal ....
1121
Marseille mes Amours
.... Français.
Parlant.
Opérette filmée.
Films M. Pagnol . .
1119
Ninolchka
Parlant anglais.
Coin, satirique.
M.-G.-M
112'i
Or du Cristobal (L’)
.... Français.
Parlant.
Dr. d’aventures.
DIS. PA
1118
1). P. F
1120
Paris-New York
Parlant.
Drame policier.
Filmsonor
1119
Président Haudecœur (Le) . .
.... Français.
Parlant.
Coin, dramatique.
Films M. Pagnol . .
1119
Hoi des Galé jours (Le)
Français.
Parlant.
Com. marseillaise.
D.U.C
1120
Roman de Renard (Le)
.... Français.
Parlant.
Film de poupées
Paris Cinéma Loca-
animées.
tion
1121
Surprises de la Radio (Les) . .
.... Français.
Parlant.
Comédie.
D. P. F
1120
Tempcte
Parlant.
Dr. d’aventures.
Discina
1118
IES FILMS COMMENCES CETTE SEMAINE
19. GUET-APENS
DANS LA FORET NOIRE
Auteur : Paul Darcy.
Dialogues : Félix Gandéra.
Réalisateur : Félix Gandéra.
Coll, techn. : André Roanne.
Chef-opér. : Nicolas Hayer.
Opérateurs : Aubourdier,
Stem.
Décors : Duquesne.
Régie génér. : Bertoux.
Musique : Jean Le noir.
Ingénieur du son : Arthur.
Photographe : Jandez.
Studios : François-I0' .
Enregistrement : Havadier.
Script-girl : Suzanne Bon.
Maquilleur : Paris.
Monteur : A. Roanne.
Interprètes : Marie Dca, Ali-
ce Field, Jean Max, Jean
Servais, Bergeron, Debu-
court, R. Marco, C. Bert,
Michel Satina, Douking.
Dir. de prod. : V. Mugelli.
Prod. : Félix Gandéra.
Distr. : C. F. C.
Vente : Transat.
Epoque : Juin-Juillet 1939.
Cadre : Un pays étranger.
Sujet : La lutte d’agents se-
crets dans le cadre d’une
foret d’une brasserie et de
différents décors d’une pe-
tite ville. Une petite espion-
ne regrettera sa vie passée
et sauvera la vie de ceux
qu’elle avait dénoncés.
Commencé le 3 mai 1940.
20. PARADE
EN SEPT NUITS
Auteurs : M. Achard, A. Sala-
crou, Y. Mirande, J.-S. Cloit-
zot, Carlo Rim.
Adaptation : M. Achard, A.
Salacrou, Y. Mirande, J.-S.
Clouzot, Carlo Rim.
Réalisateur : Marc Allé gr et.
Assistant : Huet.
Chefs-opérat. : J. -N. Kriiger,
Ch. Matras.
Opérateur : Magny.
Décors : Piménoff.
Régie générale : Michaut.
Sng. du son : Archaimbaud-
Lenoir
Photographe : Aldo.
Studios : Francœur.
Enregistrement : R. C. A.
Script-girl : Mlle Remette.
Maquilleuse : Paule Déan.
Monteuse : Mme Martin.
Interprètes: Premier sketch:
Jules Berry, A. Lefaur, J.-L.
Barault, Favard, Mendail-
le, Marconi, Noël Roque-
vert, Maximilienne, Marie
Caplie, la chienne Dinah-
Joyc.e.
Dir. de prod. : P. Madeux.
Prod. : S. C. C.
Distrib. : Pathé-Consortium.
Epoque : Actuelle.
Cadres : Décor Napoléon III.
Bourgeois riches.
Sujet: Un meurtre a été com-
mis. Un détective et son as-
sistant mènent l’enquête.
Un chien sera responsable
de la découverte du cou-
pable.
Commencé le 7 mai 1939,
21. UNE ROBE BLANCHE
DANS LA NUIT
Auteur : Yves Mirande.
Adaptation : Yves Mirande.
Réalisateur : M. Cloche.
Assist. : Jacqueline Audry.
Chef-opér. : René Gaveau.
Décors : André jeeff.
Régie générale : Prévost.
Ing. du son : Cottet.
Photographe : M. Gravot.
Studios : Buttes-Chaumont.
Enregistr. : Radio-Cinéma.
Script-girl : Mme Jacob.
Maquilleurs : Lucienne Du-
puis et Gauchat.
Monteuse : Marg. Beaugé.
Interprètes : Lucien Baroux,
J.-P. Aumont, Curette (in-
terprétation ci compléter).
Prod. : Romain Pinès.
Epoque : Les premiers mois
de 1939.
Cadre : La bourgeoisie riche.
Sujet : Une histoire féerique
qui se passe dans une seule
nuit. Une gouvernante, qui
vient d’épouser un phar-
macien, se fiancera à la fin
de la nuit avec un jeune
comte et tout recommen-
cera.
Commencé le 10 mai 1940.
PUBLICITE DU MÉTROPOLITAIN
Département Cinémas
L. PERTUS
3, rue Duperré, Paris (9e)
de 9 heures à 14 heures :
Trinité 15-14
de 14 heures à 24 heures :
Roquette 30-12
24
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PETITES ANNONCES
les tuas isnesit i fins
Semaine
du 8-5-40 au 14-5-40
FILMS FRANÇAIS
Le Café du Port (lre sem.)
Paramount) (C. F. C.).
L’Héritier des Mondésir (lre
sem.) (Marivaux) (A.C.È.).
De Mayerling à Sarajevo (2°
sem.) (Marignan) (Lux).
Face au Destin (2" sem.) (Au-
bert-Palace) (Lux).
Eux et Nous (2* sem.) (Studio
de l'Etoile) (D.U.C.).
Miquette (2e semaine) (Rex)
(G.E.C.E.).
Le Hoi des Galéjeurs (3° s.)
(Moulin-Rouge) (D.U.C.).
Elles étaient Douze Femmes
(4e semaine) (Le Français)
(Filmsonor).
Narcisse (7e sem. (Max-Lin-
der) (Gray Films).
Brazza (lre sem.) (Impérial)
D. P. F.).
Battement de Cœur (Made-
leine) (15e sem.) (Ciné-Ail.).
FILMS AMERICAINS
VERSION ORIGINALE
Hollywood Cavalcade (lre s.)
(Paris) (Fox).
Il épouse sa Femme (2e sem.;
(Lord-Byron) (Fox).
Chantage (2e sem.) (Marbeuf)
M. G. M.).
La Glorieuse Aventure (2° s.)
(Olympia).
Quasimodo (3“ sem.) (Nor-
mandie) (R. K. O.).
Un Ange en Tournée (3e s.)
(Balzac) (R. Iv. O.).
La Mélodie de la Jeunesse
(3e sem.) (Biarritz) (A. A.).
Les Conquérants (7e semaine)
(César) (Warner Bros.
Ninotchka (6e sem.) (Colisée)
(M.-G.-M.) v. o.
Deux d’Oxford (6e sem.) (Les
Portiques) (M.-G.-M.) v. o.
En Français... Messieurs 1 (8e
sem.) (Champs - Elysées)
(Paramount).
La Grande Parade de Disney
(10e semaine) (Cinéphone)
(R. K. O. Radio).
La Mousson (8e sem.) (Ave-
nue) (Fox).
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payables d’avance. L’administration du I
journal décline toute responsabilité
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d’obligations militaires pour une
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tion ou programmation salle Pa-
ris ou province ou emploi simi-
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tier, cherche emploi stable. Fe-
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vrance (Calvados).
ÉCHOS
BULLETIN DE L’AMICALE
DES REPRESENTANTS
DE MAISONS DE LOCATION
Signalons le très sympathi-
Re présentants de Maisons de
que bulletin de l’Amicale des
Location de Films qui donne
des nouvelles — souvent pré-
sentées avec humour — de
leurs membres, les uns civils,
les autres aux armées, et sert
de bien agréable trait d’union
entre l’arrière — qui tient
bon — et l’avant qui dito.
Nous n’ajouterons rien à
cette phrase imprimée en tê-
te : Son but : Faire tout ce
qui est possible pour être uti-
le à nos amis mobilisés.
<( TROIS DE CHEZ NOUS »
A L’ECRAN
On va réaliser prochainement
un film tiré d’une émission quo-
tidienne devenue célèbre et ra-
diodiffusée par un poste privé.
Ce film, comme l'émission, aura
pour titre Trois de chez Nous et
retracera les aventures de trois
soldats de classes sociales diffé-
rentes : un homme du monde,
un ouvrier et un paysan, réunis
par la mobilisation et devenus
trois inséparables.
DIRECTEURS !
La Cinématographie Fran-
çaise vous apporte toutes les
semaines les nouvelles du
métier.
ABONNEZ-VOUS 1
LA MORT DE JEAN KEMM
UN DES MEILLEURS
REALISATEURS DU CINEMA
MUET
Jean Kemm, qui fut un des
plus célèbres metteurs en scène
du temps du cinéma muet vient
de mourir à l’âge de 67 ans.
On lui doit notamment : An-
dré Cornelis (tiré du roman de
Paul Bourget), Le Bossu, Miche-
line. Il mit également en scène
quelques films parlants dont Le
Juif Polonais (avec Harry Baur),
Atlantis, La Pocharde.
JEAN DREVILLE
VA COMMENCER
LA REALISATION
DU « CAPITAINE ARDANT »
Le 28 mai, Jean Dréville
commencera aux studios Pho-
tosonor de Courbevoie, la réa-
lisation d’un très grand film
français, « Le Capitaine Ar-
dant », d’après le roman de
Pierre Nord, l’auteur de
« Double Crime sur la Ligne
Maginot », « Terre d’ Angois-
se » et de « Peloton d’Exé-
cution ».
Victor Francen sera la ve-
dette du « Capitaine Ardant ».
De nombreux engagements
ont été signés hier pour ce
film. Ce sont ceux de Made-
leine Florence, de Jean Gal-
land, de Jean Servais, de Bro-
chard, d’Aimé Clariond et de
Colette Darfeuil.
Les extérieurs seront tour-
nés à Nice et au Maroc où,
avec le concours de mille ca-
valiers, on procédera à une
« reconstitution » du Baroud.
Rappelons que « Le Capi-
taine Ardant » valut à Pierre
Nord le Grand Prix du Roman
d’Aventures.
«
UN PROGRAMME DE FILMS
D’AVENTURES A LA C. F. C.
C. F. C. a mis sur pied, depuis
la guerre, un programme de six
films dont la caractéristique,
outre leur soin, sera d’être pla-
cée sous le signe de l’aventure.
Deux films sont d’ores et déjà
terminés :
Le Collier de Chanvre, réalisé
par Léon Mathot, est entièrement
achevé et La Mer en Flammes,
film de Léo Joannon, dont le
montage se termine ces jours-ci.
Le premier évolue dans une
campagne anglaise, le second
dans des ports et sur la mer.
Mais ils sont tous deux films de
mouvement et d’aventures.
Viendront ensuite Guet-Apens
dans la Forêt Noire, produit et
réalisé par Félix Gandéra, en
cours actuellement au studio
François-Ier (film d’espionnage),
Caprice, que Raymond Bernard
réalisera dans quelque temps
pour Majestic-Danciger, Au Ser-
vice du Blocus, film de P. Bil-
lon, évoquant les intrigues et
l’héroïsme qui jalonnent la Rou-
te du Blocus des Alliés, enfin un
film de Léon Mathot, Boute de
France, situé en France et en
Amérique et aux péripéties pas-
sionnantes...
C. F. C. semble se faire une
spécialité de l’Aventure cinéma-
tographique.
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LE CINEMA FRANÇAIS
REDACTION ET ADMINISTRATION :
29, rue Marsoulan, Paris (12e)
Adr. Télégr. : LACIFRAL Paris.
RAPHIE
= Ri® 1.124 =
Rédacteur en chef : Marcel COLIN-REVAL
Directeur : Paul Auguste HARLÉ
Rédacteur en chef (par intérim) : Lucie DERAIN
= 18 MAI 1940 =|
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiniiiiirc
Téléphoné : Diderot 85-35 (3 lignes group.)
Compte chèques postaux n° 702-66, Paris
Registre du Commerce, Seine n° 291-139.
Abonnement :
France : 121 fr. 20.
Etranger : 200 et 250 francs.
Fernandel dans Monsieur Hector.
(Le Nègre du Négresco)
avec Temerson. Film de M. Cammage
Stella Production. Distr. : Films DIS. PA.
Théâtres, Cafés et Restaurants
fermeront de nouveau à 23 heures
dans le Département de le Seine
La préfecture de police communique :
Par décision du gouvernement mili-
taire de Paris et en raison des circons-
tances, les débits de boisson, cafés et
restaurants, ainsi que les établissements
de spectacles (théâtres, cinémas, bals,
etc.), à Paris et dans le département de
la Seine, seront fermés jusqu’à nouvel
ordre à 23 heures au lieu de minuit.
L’heure d’ouverture des débits de
boisson et restaurants reste fixée à
5 h. 30.
f
Depuis le Dimanche 12 Mai
ni Courses, ni Matches
Le Ministère de l’intérieur communique :
En raison des risques aériens qui rendent
indispensables et argentes les mesures spé-
ciales de sécurité, toutes manifestations se
déroulant en plein air telles que matches,
réunions hippiques, sportives et autres qui
constituent des rassemblements importants,
sont interdites formellement jusqu’à nouvel
ordre.
MORT POUR LA FRANCE
Fernand Vincent
Directeur de la Chambre Syndicale
Une lourde nouvelle nous parvient, celle
de la mort, à son poste de lieutenant d’Ar-
tillerie, de notre cher et fidèle ami Fernand
Vincent.
Il laisse une jeune femme et deux petits
enfants.
A Madeleine Vincent, vont en ce moment
toutes nos pensées afTectueuses et l’expres-
sion de notre chagrin. Puisse notre peine
lui témoigner notre entière sollicitude.
1 *
* *
Fernand Vincent avait été l’un de nos
premiers collaborateurs. Il avait toujours
gardé les liens les plus amicaux avec La
Cinématographie Française et son équipe.
Il occupait, depuis de nombreuses années,
des postes importants à la Chambre Syn-
dicale. Il fut successivement secrétaire
de la Fédération des Chambres Syndicales
de la Cinématographie Française, puis se-
crétaire administratif et directeur de la
Chambre Syndicale de la Production de
Films, enfin, juste avant la guerre, directeur
de la Chambre Syndicale du Film Fran-
çais.
Ses remarquables articles statistiques, ses
Fernand
Vincent
études sur notre Industrie, l’avaient fait con-
naître et apprécier tant en France qu’à
l’étranger, et il ne comptait autour de lui
que des amis qui l’aimaient et l’estimaient.
Adieu, cher F'ernand Vincent, La Ciné-
mato vous pleure. Le Cinéma français pour
qui vous avez tant travaillé, ne vous ou-
bliera pas.
P. A. H.
Le Cinéma français
continue
Dans ces premiers jours de la guerre to-
tale, Paris offre un visage calme. Nous sa-
vons que c’est son seul vrai visage, eelui-
mème de son histoire et de sa tradition.
Et, dans le même sens de dignité et de
tenace effort, les travaux des hommes et des
femmes de l'arrière se sont poursuivis, à
à peine ralentis par les jours fériés de la
Pentecôte.
Rien ne change ici. Reflet de l’activité
économique du pays en guerre, le cinéma
continue, lui aussi, à son rythme régulier.
Je reviens du Midi. A Nice, Jean Boyer
termine L’Acrobate. Marseille donne le spec-
tacle d’une bourdonnante ruche humaine.
A l’écart du centre, dans ses studios modè-
les, Marcel Pagnol prépare son nouveau
film : La Fille du Puisatier. Les premiers
décors étaient plantés, et l’on n’attendait
plus pour commencer que deux choses, la
double arrivée de Raima et de Fernandel.
et la date du 20 mai, fixée à l’avance.
De retour à Paris, grave, durci, mais sans
nerfs, j’aurais pu, si je ne connaissais pas si
bien ceux qui y vivent, préjuger d’un ralen-
tissement partiel de notre industrie, gênée
dans tontes ses branches par le nouvel as-
pects des hostilités à nos frontières, et par
des menaces plus obscures.
Mais non, Paris et le Cinéma se portent
bien. Le courage et la confiance des Fran-
çais leur ont permis, aux années de 1914,
d’assurer à l’arrière une vie normale et une
production constante dans tous tes do-
maines.
Nous reprenons aujourd’hui, sur des don-
:xxxx:
♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
CINE
RAPHIE
SE
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
BRILLANT PALMARES DE LA
CINÉMATHÈQUE AUX ARMÉES
LES BEAUX EFFORTS DES DIRECTEURS
POUR LES ŒUVRES D’ENTR’AIDE
nées différentes, mais aussi difficiles, la vie
d'une eapilale en guerre, unissant ainsi deux
époques de la vie parisienne.
. *
* *
Les studios qui travaillaient avant le 10
mai, restent ouverts, et le bruit consolant du
travail g retient l’esprit et le cœur.
La Production garde son sang-froid. On
pourra objecter que certains films, qui de-
vinent être entrepris ces jours-ci, seront
peut-être retardés. Mais il est normal que les
productions prévues nécessitent, pour être
commencées actuellement, de nouveaux
aménagements financiers. La volonté de
travailler reste la même; on travaillera donc,
malgré tout.
Par un nouvel arrêté, la Préfecture de
Police a écourté d’une heure les distractions
nocturnes. Désormais, les établissements de
spectacle, les cafés et les restaurants ferme-
ront à 23 heures.
C’est très bien ainsi.
Tout marche, tout continue, et c’est mieux.
Les Pouvoirs Publics n’oublient pas le
long délai qui fut nécessaire à notre Indus-
trie — dans ses trois branches principales :
Production, Distribution, Exploitation —
pour reprendre l’an dernier un fonctionne-
ment régulier.
Donc, il convient de s’organiser aussi bien
dans ce nouvel aspect de la guerre que dans
l’ancien. L’impulsion une fois donnée, notre
cinéma stabilisé ne saurait plus s’arrêter.
Produire, Vendre, Diffuser.
Ces trois mots d’ordre sont plus que ja-
mais impérieux.
Pour que l’Industrie cinématographique
française maintienne son existence il suffira
de vouloir tenir.
Et comme nous sommes maintenant entre
Français, et que les einégraphistes étran-
gers qui vivent libres à Paris sont des amis
loyaux et, pour la plupart, des collabora-
teurs précieux de notre métier, le cinéma
français s’adapte à cette période ardente,
résolu à jouer son rôle capital dans le pré-
sent et l’avenir du pays.
Il reste lin élément d’équilibre économi-
que important . Sa valeur pour le moral de
l’avant et de l’arrière est primordiale.
Enfin, il a sa place de tout premier plan
dans la Propagande Nationale tant en Fran-
ce que dans le monde où il doit lutter con-
tre la propagande allemande.
Pour toutes ces raisons, et tout simple-
ment parce que le Cinéma a toujours été
une école d’audace, de courage et de sang-
froid, Paris reste la capitale du Cinéma
Français. Ils sont faits pour s’ entendre.
Lucie Derain.
♦—
TOUTES LES SALLES
DE SPECTACLE DE BERLIN
SONT FERMÉES
Le journal italien La Stampa indique que
les autorités allemandes ont fermé tous les
établissements de spectacles de Berlin: théâ-
tres, cinémas et dancings.
On ignore si ces mesures seront étendues
à d’autres grandes villes du Reich.
Il est probable que cette fermeture n'a
pas été décidée pour quelques soirs seule-
ment.
Il y a un mois à peine, nous avions signalé
comment la Cinémathèque française s’était
mise au service des œuvres d’entr’aide dans
l’armée.
Après la brillante' et fructueuse soirée de
Châlons-sur-Marne, les documents de la Ci-
némathèque française ont été présentés au
cours de brillants galas franco-britanniques
à Reims, à Epernay et à Vitry-le-François.
En quatre soirées, organisées avec maî-
trise par notre ami André Robert, brigadier,
en collaboration avec Marcel Martin, un
jeune assistant coté et connu, les vieux films
de la Cinémathèque ont rapporté aux œu-
vres d’entr’aide dans l’armée, présidées par
M. Edouard Daladier, un minimum de 45.00(1
francs nets, dont 10.000 à Châlons-sur-Mar-
ne, 16.000 à Reims et 13.000 à Epernay.
Le lieutenant P. A. Harlé, président-fon-
dateur de la Cinémathèque française et, avec
iui, tous les membres actifs de cette institu-
tion, peuvent être tiers de leur œuvre.
*
* *
A Epernay, le gala, présenté sous le titre
«Entente Cordiale», fut une belle manifes-
tation franco-britannique. Au programme,
ont figuré les premiers documents îles Ma-
rey, Reynaud, Edison, Lumière, Méliès, Gri-
moin-Sanson, Zecca, Mesguich, suivis des
premiers comiques de Max Linder et de
Charlie Chaplin, présentés en langue anglai-
se, d’un film scientifique de Jean Painlevé,
d’un excellent « 3 Minutes » de Marcel de
Ilubsch, d’un documentaire du British Insti-
tute sur l’histoire du dessin animé de Emile
Cohl à Walt Disney. Enfin, un documentaire
français remarquable, Fêtes de France, com-
menté en anglais, très applaudi par l’assis-
tance et, pour terminer, la présentation en
première du documentaire de Marc Allé-
gret : Jeunes Filles de France, film dont le
U Association des Directeurs de Publicité
de Cinéma (A.D.P.C.), dont les nombreuses
et heureuses initiatives en faveur du film
français ont toujours obtenu un succès mé-
rité, va faire projeter au Pavillon de la
France, pendant toute la durée de l’Exposi-
tion Internationale de New York, les films-
annonces des productions françaises réali-
sées ou présentées depuis septembre der-
nier.
C’est en collaboration avec les services ci-
nématographiques de l’Office National d’Ex.
pansion du Tourisme que ces bandes-annon-
ces seront sélectionnées, présentées en un
montage fort habile et commentées en an-
glais.
caractère un peu superficiel a plutôt sur-
pris.
Les nombreux assistants britanniques ap-
précièrent beaucoup l’heureux panachage
de films franco-anglais.
Le général Clark, le colonel Wood et le
colonel Carr exprimèrent leur vive satis-
faction à M. Jean d’Esme, du Cabinet mili-
taire de M. Edouard Daladier et délégué
des œuvres d’Entr’aide dans l’Armée qui
s’était spécialement déplacé pour assister à
cette séance.
Le Palace d’Epernay contenant 1.300 fau-
teuils a abrité ce soir-là près de 1.500 per-
sonnes. Parmi l’assistance, nous avons éga-
lement reconnu le général Martin, le colo-
nel Perray, le colonel Roger, Mme Galice et
M. Pol Roger, présidente et président du
S. B. M., le Président du Tribunal, le Prési-
dent de la Chambre de Commerce et qua-
torze Présidents d’Anciens Combattants,
sans oublier toute la dynastie du Cham-
pagne.
Il convient de dire combien les direc-
teurs de salles ont contribué au succès de
ces manifestations. Signalons, notamment, le
geste de M. Perpère à Reims qui, non seule-
ment a mis à la disposition des organisa-
teurs sa salle, sa cabine et ses employés
mais a ajouté à la recette un chèque person-
nel de G. 0(10 francs.
Quant à Mme et M. Ténégal, qui dirigent
le Palace d’Epernay et contrôlent des salles
à Longwy et à Châlons, ils se sont dépensés
sans compter.
*
* *
La Cinémathèque Française, après avoir
fait la démonstration de l’utilisation de ses
documents comme spectacle, continuera à
servir les œuvres d’Entr’aide dans l’Armée.
M. C.-R.
MM. les producteurs, désireux de partici-
per à cette propagande en faveur de notre
cinéma national, peuvent obtenir tous ren-
seignements utiles en s’adressant au siège
social de l’A.D.P.C. (Association des Direc-
teurs de Publicité de Cinéma), Maison de la
Publicité, 27 bis, avenue de Villiers, Pa-
ris (17e). Tél. : Car. 12-40.
Les Abonnements
peuvent être réglés à notre
C. C. C. Postaux 702-66
UNE INITIATIVE REMARQUABLE
DE L’A.D.P.C.
3
cm
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marnas
RAPHBE
SE
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Nouveaux Films Français
en Hongrie
(De notre correspondant particulier.)
Malgré le fait que la situation financière
était assez difficile, on avait acheté, pen-
dant le dernier temps, de nouveaux films
français pour la Hongrie. Parmi ces films,
il g a : Notre-Dame de la Mouise, Sixième
Etage, Une Fausse Alerte (Un Soir d’Alerte).
Ces films ont été achetés par la maison
Mesler Film; ceite société avait — jusqu’ici
— produit seulement des films hongrois,
lesquels ont été distribués par le distribu-
teur d’ établissements des films Hunnia.
Mais maintenant, ils ont ouvert une section
indépendante pour la distribution et ils
présentent leurs films par eux-mêmes.
De plus, on a acheté les films français
suivants :
Naples au Baiser de Feu, Au Service de la
France, Volpone, Accord Final, Avec le Sou-
rire, La Danseuse rouge, L’Emigrante, Im-
passe et encore une série d’autres films.
C’est un fait intéressant que la censure de
Budapest — après une hésitation de presque
deux années — donne son accord pour la
présentation du film : Les Demi-Vierges, de
Marcel Prévost. Ce film vient de paraître
sous le titre : Une Fille parisienne au ciné-
ma Omni a, courant mai. Il est entendu qu’on
a fait beaucoup de coupures et que ce
film va paraître dans une forme très modi-
fiée.
Le film ; La Fin du Jour a eu un grand
succès au cinéma Forum; les recettes sont
environ de 3.000 pengoes par jour comme il
s’agit d’un cinéma très élégant et très en
vogue, et de plus situé dans le centre de no-
tre ville. — Andor Lajta.
Travelling à Brest pour Remorques.
Jean Gabin au premier plan à gauche.
A droite : Jean Grémillon en casquette blanche.
(Impérial-Sédif).
A TRAVERS LE MONDE
Les Compagnies américaines
dépenseront 200 millions de
Dollars pour les 500 Films
de la Production 1940-1941
En dépit de la très notable diminution
des revenus sur les marchés étrangers
causée par la guerre, ainsi que de la me-
nace de procès relatifs aux lois anti-
trusts, les grandes compagnies améri-
caines ont décidé de ne pas réduire leurs
budgets de production pour la saison
1940-1941.
On annonce de Hollywood que 500
films environ seront produits comme
d’habitude et pour lesquels on dépen-
sera environ 200 milions de dollars, soit
près de 10 milliards de francs.
Pierre A.
CENSURÉ
La Télévision
aux États-Unis
PARAM0UNT va Téléviser
des Films aux Etats-Unis
Paramount sera la première compagnie
cinématographique à s’occuper directement
de télévision aux Etats-Unis. On annonce,
en effet, que Paramount se prépare à trans-
mettre des programmes de télévision depuis
son antenne de New York. Des films, spécia-
lement conçus, seront compris dans ces pro-
grammes.
La Radio américaine lutte
contre la Commercialisation
de la Télévision
La F. C. C. (Fédéral Communications
Commission), vient de retirer l’autorisa-
tion de « commercialiser » la télévision.
Cette mesure de la F. C. C. a vraisembla-
blement été motivée par la violente cam-
pagne de IL C. A. (Radio Corporation of
America), qui veut lutter contre le péril
de la télévision à bon marché qui ruine-
rait l’industrie des postes de Radio.
C'est à Londres
que va sortir
“Ils étaient 9
Célibataires "
A la suite de notre dernier numéro, nous
avons reçu une rectification précisant bien
que le spirituel film de Sacha Guitry : Ils
étaient Neuf Célibataires sera distribué par
« Studio One Film Distrb. » de Londres, et
passera sous peu de temps dans la salle lon-
donienne : Studio One, spécialisée d’ailleurs
dans l’exclusivité de films français.
LA SUISSE RESTE UN MARCHÉ APPRÉCIABLE
POUR LES FILMS AMÉRICAINS
D’après le Consulat américain de Zurich,
la Suisse se ressent des circonstances ac-
tuelles. Les petites villes et les campagnes
sont particulièrement affectées par l’état de
l’Europe; seules les grandes salles des vil-
les importantes travaillent avec bénéfice.
L’ Association des Distributeurs réclame
donc des films bon marché, réservant à des
temps meilleurs les grandes productions
trop coûteuses à l’heure actuelle. Mais les
films américains sont retardés par les opé-
rations de contrôle des alliés; seuls, les films
allemands arrivent au rythme habituel;
un grand nombre pourtant, pour des rai-
sons politiques, ne peuvent être passés ac-
tuellement. La Suisse défend sa neutralité
même sur le plan spirituel. On pense, en ce
cas, que les importations de films améri-
cains augmenteront. Contrairement à celles
des Etats-Unis, les importations françaises,
allemandes et italiennes, ont augmenté peu
dont le dernier trimestre 1939. L’Association
Suisse des Producteurs de Films a récem-
ment organisé une société coopérative, Film-
liga, ayant pour but, avec l’aide gouverne-
mentale, d’ exporter les films de propagande
suisse et, en même temps, d’aplanir les dif-
ficultés financières sur les marchés d’expor-
tation.
La Suisse est encore un marché apprécia-
ble pour la production américaine.
4
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CI1ME
FR
RAPHIE
SE
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TOULOUSE
Première de ANGELICA au
Gaumont - Palace (S.N.E.G.)
MAROC
GROSSE ACTIVITÉ
DU CINÉMA FRANÇAIS
Une séance franco-britannique
au RI ALTO de Casablanca
Le nouveau chef de la région de Casa-
blanca a présidé à une représentation ciné-
matographique au « Rialto » en l’honneur
des marines alliées.
La coquette salle de la rue Roget était trop
petite pour les nombreux spectateurs qui as-
sistèrent à la séance. Le Consul d’Angle-
terre et le Pacha de Casablanca, ainsi que
d’autres personnalités civiles et militaires,
applaudirent le programme que présenta
excellemment le lieutenant de vaisseau Ros-
taing. — Ch. P.
La direction du Gaumont a offert depuis
quelques semaines toute une série de films
qui ont dû satisfaire le goût des plus diffi-
ciles :
Les Musiciens du Ciel, Les Quatre Plumes
blanches (deux semaines d’exclusivité), Pa-
ris New York, La Mousson et Angélica qui,
présenté pour la première fois en France, a
i remporté un éclatant succès et a dû être
maintenu deux semaines.
Malgré une forte concurrence, le Plaza,
qui fait partie du circuit M.-G.-M., poursuit
depuis le mois de décembre, un puissant
effort pour conquérir une bonne place dans
l’exploitation toulousaine en ne présentant à
sa clientèle que des programmes de choix
et de haute tenue artistique.
Marie-Antoinette (3 semaines), Des Hom-
mes sont nés (2 semaines), Honolulu et
Trompe la Mort, Le Veau gras, L’Ensorce-
leuse, Emporte mon Cœur, L’Amour frappe
André Hardy, Nanette a Trois Amours, Le
Mannequin du Collège, Mon Mari conduit
l'Enquête, Quatre au Paradis, etc., etc...
Nous verrons, bientôt :
La Vie en Rose, La Féerie de la Glace,
Règlement de comptes.
D’autre part, c’est à cet établissement que
revient le mérite d’avoir présenté la grande
revue 39-40 Trois Heures de Détente avec les
comiques de la scène et de l’écran : Ticha-
del et Rousseau.
Nous avons remarqué, au cours de la sai-
son, un louable effort dans la présentation
publicitaire des films.
Roger Bruguière.
Les Films français ne manqueront pas
à TANGER
Pendant que les travaux d'achèvement
du « Mauritania » se poursuivent active-
ment, pendant que le « Rex » projette
« Pièges » et le « Paris » « Entente Cor-
diale », l’un et l’autre avec un grand suc-
cès, le « Kursaal » nous confirme que les
films français ne manqueront pas ..
Tanger.
Après « Le Ruisseau » et « Sans Len-
demain », nous verrons, en effet, des
films comme « Derrière la Façade »,
« Le Bois sacré », « Monsieur Hector »,
« Battement de Cœur », « La Règle du
Jeu », « Le Chemin de l’Honneur », » Les
Musiciens du Ciel », « Cavalcade d’Â-
mour », « La Charrette fantôme », etc...,
beaucoup d’et caetera, prometteurs
d’agréables soirées, bref de beaux pro-
grammes prouvant que, malgré les diffi-
cultés de l’heure, les exploitants tangé-
rois réussissent à ravitailler les écrans
de la ville internationale d’une façon
aussi régulière que méritoire. — Ch. P.
-Y
LE CINÉMA MAROCAIN AU SERVICE DE LA PAIX FRANÇAISE
Propagande et Production sont réalisées de pair
Nous avons déjà signalé l’efficacité du ci-
néma comme instrument de propagande au-
près des indigènes de l’Empire marocain.
Nous sommes en mesure aujourd’hui de do
ner de nouveaux détails sur l’œuvre entre-
prise à ce sujet par la direction des affaires
politiques de Rabat.
C’est la D. A. P., en effet, qui, avec l’aide
du Service Général de l’Information, a pris
l’initiative de faire servir la paix française
au Maroc par le cinéma; à travers le bled
circule maintenant une camionnette équipée
pour la projection de films sonores de lt
millimètres. En quelques mois, on va tou-
cher un million d’indigènes dont la plupart
n’avaient jamais vu de films.
Il a fallu la guerre pour réaliser ce projet
qui date du temps de paix. On a réuni des
techniciens venus de France à d’autres
techniciens qui travaillent en Afrique du
Nord. Ainsi s’est constituée une équipe af-
fectée par l’autorité militaire au Studio Ci-
néophone de Casablanca, le seul studio de
prise de vues existant au Maroc. Cette équi-
pe, pleine d’allant et d’adresse, comprend
l’ingénieur du son, qui avait équipé le stu-
dio, un projectionniste, un cameraman, un
chimiste, un mécanicien-électricien, tous
mobilisés.
La première tournée de propagande a ef-
fectué quatorze projections et touché plus
de 60.000 spectateurs. A Fez, on a évalué la
foule des assistants à plus de 8.000. A Casa-
blanca, on a projeté la version arabe du film
sur L’Ecole Musulmane d’ Apprentissage au
milieu des hurlements de joie et des accla-
mations de plus de 5.000 Marocains qui re-
connaissaient leurs fils, leur frère ou leur
cousin sur l’écran.
Une deuxième tournée est déjà commen-
cée. 11 faut féliciter de cet effort et de ces
résultats l’équipe militaire du studio et l’of-
ficier qui l’anime. Il faut aussi rendre hom-
mage à la clairvoyance de ceux qui comme
M. Gayet, chef du cabinet civil de la Rési-
dence, ont compris l’importance du cinéma
comme moyen de propagande et ont su pas-
ser aux actes en temps opportun.
D’ailleurs, outre la projection de films, la
D. A. P. a inscrit à son programme la réali-
sation de courts métrages en arabe, interpré-
tés par ces extraordinaires comédiens de la
rue que sont les bouffons marocains. En en-
courageant les écrivains et les acteurs ara-
bes ou berbères, en créant chez nos protégés
le goût et le besoin du cinéma, la 1). A. P.
contribuera à faire naître une production
populaire indigène dont les éléments abon-
dent au Maroc, et ce ne sera pas là un des
moins intéressants effets de son initiative.
Ch Penz.
René Dary dans Le Café du Port.
Film de Jean Choux
(C. F. C.).
tions Félix Gandéra
terminent
MARIE D
JEAN-MAX
ALICE FIELD
JEAN SERVAIS
LE NOUVEAU FILM DE FÉLIX GANDÉRA
Y
ET- A P
4g DANS
FORÊT
OIRE
d’après le roman de PAUL DARCY
Adaptation, Dialogue et Mise en Scène de
FÉLIX GANDÉRA
r
collaboration technique : ANDRE ROANNE
avec
BERLIOZ
BERGER
RAOUL MARCO
CAMILLE BERT
MICHEL SALI
RIVERS CADET - DOUKING -
CQUES VARENNES
MIHALESCO
VENTE A L'ÉTRANGER
TRANSAT-FILM
35, Avenue des Champs-Elysées
Téléphone : ELYsées 22-20
mm
avec
MADELEINE FLORENCE
et
CLARIOND
Sociétaire de la Comédie Française
avec
GEORGES LANNES
et
JEAN SERVAIS
avec
BROCHARD
AIMÉ
MODO
GASTON
RENÉ NAVARR
HENLEY
/
JEAN
TIRÉ DU ROMAN DE
PIERRE NORD
Grand Prix du Roman d’aventures
RE MAGNIER
MIHALESCO
RANCEL
JEAN GALLAND
COLETTE DARFEUIL
8
CINE
FR
RAPHIE
SE
DANS LA PRODUCTION
Quelques Projets d' Acteurs
MM. Tichadel et Rousseau ont
bien voulu confier aux lecteurs
de La Cinémato, leurs projets :
C’est ainsi qu’ils vont entre-
prendre incessamment deux
grandes productions cinémato-
graphiques : Destination Incon-
nue et Ils sont dans les Vignes
les Moineaux.
Dans le courant de la saison,
ils tourneront aussi une série de
films de court métrage d’un
genre nouveau et qui seront sui-
vis avec intérêt par les nom-
breux admirateurs et admiratri-
ces de ces sympathiques vedet-
tes.
: *
* *
De passage à Toulouse, étant
en permission, nous avons ba-
vardé quelques instants avec le
charmant artiste : Paul Azaïs.
Ce dernier nous a confié qu’il
revenait à Paris, pour terminer
la grande production : Bifur 3
avec René Dary et Milly Mathis.
Après ce film, il doit entre-
prendre une autre bande pour
l’armée. — Roger Bruguière.
Jean Tissier et Sylvia Bataille, protagonistes de L’Enfer des Anges.
Film de Chr. Jaque. (Prod. : Osso).
On a commencé au Maroc
“LE CAPITAINE ARDANT”
L’équipe technique du film
« Le Capitaine Ardant », pro-
duction Films Azur, accompa-
gnée de M. Jean Reynac, as-
sistant du réalisateur Jean
Dréville, s’est embarquée hier
pour le Maroc, où elle réali-
sera des prises de vues im-
portantes, notamment un ba-
roud. Pour ce baroud recons-
titué, des travellings spé-
ciaux, montés sur rails d’une
longueur impressionnante
(358 m.) seront employés.
Nous pensons que ce sera la
première fois que de pareil-
les prises de vues seront ef-
fectuées pour un film fran-
çais, travail technique dont la
valeur ne sera pas inférieure
à celle des plus grands films
américains.
Une nouvelle machine à fai-
re le brouillard a également
été construite et servira à des
scènes de brume.
Jean Dréville rejoindra la
troupe dans le milieu de la se-
maine.
Les extérieurs terminés, le
travail au studio Photosonor
commencera le l"r juin.
Rappelons que Victor Fran-
cen, Madeleine Florence, Co-
lette Darfeuil, Aimé Clariond,
Jean Servais, Jean Galland,
Georges Lannes et de nom-
breux acteurs de talent com-
posent la distribution de ce
film qui sera de grande classe,
basé sur le beau roman de
Pierre Nord. — Jean Rollot.
ON TOURNE
FRANCŒUR
Parade en 7 Nuits.
Réal. : M. Allégret.
Ved. du 2e sketch : Elvire Po-
peseo, Victor Boucher, Margue-
rite Pierry et la chienne Dinah-
Joyce.
Sujet : Une « poule de luxe »
entretenue par un monsieur res-
pectable le trompe et l’ami sé-
rieux apprend son infortune et
découvre même le nom du gi-
golo grâce à l’intelligente chien-
ne qu’il a donnée à sa maîtresse,
et qui dénonce l’amant de
cœur...
Tournage : 2° semaine.
(Le premier sketch a été ter-
miné mardi 14 mai et aussitôt le
second sketch, comique cette
fois-ci, a succédé au sketch poli-
cier.)
P:od. : S G. C.
Dir. de Prod. : Paul Madeux.
4
BOTTES - CHAUMONT
On a terminé les décors de
Une Robe blanche dans la
Nuit. Prod. : Pinès. Mais pour
l’instant la date de début de
tournage n’est pas encore pré-
cisée.
FRANÇOIS Ier
Guet-Apens dans la Forêt
Noire.
Réal. : Félix Gandéra.
Ved. : Marie Déa, Alice Field,
Jean Max, Jean Servais, Berge-
ron, Debucourt.
Décors : Un wagon, un atelier
de photographe de campagne.
Tournage : 2e semaine. (Ma-
rie Déa, rétablie de sa blessure,
a repris son travail parmi ses
camarades).
Prod. : Films Gandéra.
On prépare : Peloton d’Exé-
cution. Prod. : U.F.P.C.
«
EN EXTERIEURS
EVREUX
Soyez les Bienvenus.
Réal. : J. de Baroncelli.
Ved. : J. Berry, A. Lefaur, Ca-
rette, J. Tissier, J. Mercanton et
Mmes Simone Berriau, Claire
Jordan, MM. Temerson, P. Lar-
quey.
Le film se tourne dans Evreux
et dans sa campagne avec le ca-
mion W. E. des studios de Bil-
lancourt. Les intérieurs ont été
terminés mardi 14 mai.
Prod. : Cipra-Filmsonor.
B Comme nous le consta-
tons dans notre éditorial,
le Cinéma Français conti-
nue.
Et particulièrement, les
studios se distinguent par
un maintien de leur effort,
dans des circonstances qui
n’ébranlent pas la confiance
et l’esprit d’entreprise des
producteurs et des techni-
ciens. Bravo.
Il faut que cela dure.
La C. F.
I
La Fille du Puisatier com-
mence le 20 mai avec les vedet-
tes déjà annoncées : Fernandel,
Raimu, Josette Day, Charpin,
etc., etc... Un grand décor repré-
sentant l’intérieur de la maison
du puisatier est actuellement
monté attendant le premier tour
de manivelle. Nous donnerons la
semaine prochaine la composi-
tion artistique et technique de
ce nouveau grand film français
de Marcel Pagnol.
■ 4
N EU IL 1 Y
Remorques.
Réal. : Jean Grémillon.
Ved. : Jean Gabin, Mad. Re-
naud, Michèle Morgan, Blavette,
Duhamel, Nane Germon,- etc...
Décors : Le bateau-remorque,
un cargo, chambré -des cartes,
cabines, timonerie.
Tournage : 2°. Semaine de re-
prise.
Prod. : Impérial-Sédif.
4 ■ .-'"A ..
BILLANCOURT
On prépare : Ils étaient Cinq
Permissionnaires.
Film de Pierre Caron pour
Eclair-Journal. Début du tour-
nage le lundi 20 mai.
On a construit un décor de rue j
et un bistrot pour le film Capri-
ces, production Majestic-Danci-
ger. Le commencement de la •
production n’est pas encore fixé. :
4
NICE
C.-M.-C.
L’Acrobate.
Réal. : J. Boyer.
Ved. : Fernandel, J. Tissier,
Gaby Wagner, Thérèse Dorny.
Tournage : 3e semaine et der-
nière.
Prod. : Harispuru.
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CiNÉl»^SS&R
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SB
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ANALYSE ET CRITIQUE DES FILMS
Le Café du Port
Comédie dramatique (G)
Origine : Française.
Réalisation : Jean Choux.
Auteurs : J. Choux, Fabien Fra-
chat.
Dialogues : Henri Troyat.
Décorateurs : Garnier et Mary.
Opérateurs : Marcel Lucien, B.
Clunie, Lallier et Lebon.
Musique : Jean Lenoir.
Assistant : Emile Roussel.
Interprétation : Line Viala, Re-
né Dary, Aimos, Bergeron,
J.-M. Garry, Barbara Sham,
Florally, Alfred Bâillon, Lau-
rence Atkins, Maurice Rémy.
Mariotti, Paul Lluis.
Studios : François-ICT.
Enregistr. : Caméréclair 39.
Montage : Feyté.
Production : C. F. C.
Edition : C. F. C.
CARACTERE DU FILM. —
Une intrigue dramatique, cor-
sée par une bonne étude d’un
milieu maritime, dans un port,
permet à Jean Choux de faire
un film ayant de l’atmosphère
et du charme. H marque, ce
film, les débuts de la chan-
teuse à l’accordéon : Line Via-
la, encadrée d’excellents co-
médiens expérimentés.
SCENARIO. — Un jeune
homme, René Mahé, ayant fini
son service dans la flotte, ren-
tre au Havre et, le soir de son
retour, repêche une jeune fille :
Aimée, qui est recueillie par les
patrons du « Café du Port », de
braves gens. Aimée apprend à
jouer l’accordéon, et devient
même la vedette du café chan-
tant où elle chante en s’accom-
pagnant elle-même. Le riche
Xavier Le Hure revient d’Indo-
chine pour hériter après la mort
de son père et paraît disposé à
épouser Aimée qui avait voulu
se noyer pour lui. Mais elle lui
préférera le loyal René qui rem-
barque afin de faire fortune.
TECHNIQUE. — Par de jolies
notations .une utilisation ration-
nelle de la technique photogra-
phique : plans inclinés, gros
plans d’objets ou de visages ex-
pressifs, Jean Choux et son chef-
opérateur Marcel Lucien ont réa-
lisé un ouvrage de qualité artis-
tique certaine. Le dialogue est
souvent poétique et toujours ori-
ginal. Deux bonnes chansons de
Lenoir, mais pas parfaites com-
me play-back.
INTERPRETATION. — Line
Viala, encore un peu gauche, a
un rayonnement sincère et elle
chante et parle juste. René Dary
a un magnifique naturel et un
Les Aventures
de Sherlock Holmès
Drame policier doublé (G)
Origine : Américaine.
Réalisation : Alfred Werker.
Interprétation: Basil Rathbone ,
George Zucco, Alan Marshall,
Nigel Bruce, Ida Lupino.
Prod. : Twentieth Century Fox.
Edit. : Twentieth Century Fox.
Sherlock Holmès, le sym-
pathique et sentencieux héros
de Conan Doyle, continue à
passionner les Américains...
et les Français itou.
Aussi ne faut-il pas s’éton-
ner si ces nouvelles aventu-
res de Sherlock Holmès ob-
tiennent à Paris un certain
succès.
Sherlock Holmès, flanqué
de son fidèle et gaffeur Doc-
teur Watson, a déclaré 3a
guerre à un criminel pervers :
Moriarty, qui se vante, après
être sorti acquitté d’une Cour
de Justice, de réaliser le cri-
me Be plus sensationnel du
siècle.
Une jeune fille vient deman-
der à Holmès son appui. Son
père fut tué, il y a dix ans,
étranglé... son frère a reçu la
même lettre de menaces, et
elle craint pour sa vie. Holmès
prend cette famille accablée
sous sa protection. Mais un
instant distrait par Ses me-
nées de Moriarty, il cesse sa
surveillance ,et le jeune hom-
me est étranglé près de son
domicile, à la faveur d’un
brouillard épais. La jeune
fille, à son tour, reçoit la let-
tre fatidique. Holmès veille
I sur elle cette nuit-là et, pen-
* dant ce temps, Moriarty déva-
lise la Tour de Londres et la
vide des joyaux de la Couron-
ne. Mais Holmès arrive #
temps, lutte avec le bandit qui
tombe dans le vide et se fra-
casse sur les pavés vénéra-
bles.
Parsemé de petites erreurs
et de naïvetés, ce film n’en est
pas moins habile et très pre-
nant. Il est réalisé large-
ment, dans de beaux décors
reconstituant Londres au
charme qui force la sympathie.
Aimos, gouailleur et sensible,
Bergeron toujours si sûr, l’émou-
vant Alfred Bâillon sont très
bien. Florally est piquante mais
force son jeu. Bonnes silhouettes
de Mariotti, Lluis, Christian Gé-
rard. Maurice Rémy, que l’on
voit peu, joue, intelligemment,
un bandit.
L'Héritier des Mondésir
Comédie (G)
Origine : Allemande 1939.
Réalisation : Albert Valentin.
Auteur : Lucien Giudice et Jean
Aurenche.
Dialogues : Pierre Bost.
Musique : Van Parys.
Interprétation : Fernandel, Fl-
aire Popesco, Jules Berry.
Tramel, Gaby Andrea, Del-
mont, Palmyre Levasseur, Ro-
bert Ozanne.
Production : Raoul Ploquin.
Edition : A. C. E.
CARACTERE DU FILM. —
Une comédie d’une cocasserie
et d’une originalité incontes-
tables. Cette histoire est si-
tuée dans un petit village de
Provence. Il s’y mêle la satire,
la jovialité, le rêve et l’amour.
On sent d’ailleurs dans cette
œuvre que Valentin fut, long-
temps, l’assistant de René
Clair, car il ajoute à la malice
du film une pointe d’ironie et
de caricature assez proche
des films français de René
Clair.
SCENARIO. — Le Baron de
Mondésir meurt subitement et
l’on apprend dans le village que
son héritier n’est autre que
Bienaimé, son fils naturel, fac-
teur du pags. Une aventurière :
Erika, peintre amateur, s’était
installée au château. Le nouvel
héritier veut la chasser. Elle ap-
pelle le mage Waldémar à la
rescousse, et celui-ci persuade le
crédule Bienaimé que la belle
étrangère est sa « sœur astrale »
dont la mort annoncerait celle
du baron. Bienaimé accepte de
garder Erika, la surveille, re-
nonce à épouser la gentille pos-
tière Janine pour se fiancer à
Erika. Mais tout le village vient
faire ses reproches à Bienaimé
qui, victime d’un pseudo-suicide
d’Erika, se jette à l’eau. Après
son sauvetage, il comprendra sa
bêtise et flanquera à la porte
Waldémar, Erika et leurs para-
sites amenés de Monte-Carlo. Le
château sera mis en vente et
Bienaimé reprendra la tenue de
facteur pour épouser Janine.
TECHNIQUE. — D ans une
ambiance décorative assez lour-
de, mais aussi dans des exté-
rieurs provençaux ensoleillés et
charmants, le film de Valentin
se suit avec un plaisir étonné.
L’ironie amère et un peu lourde
des traits satiriques déconcerte,
mais a un style original. Les
scènes de l’enterrement sous la
pluie, la ruée mondaine au châ-
teau, enfin le rêve au Paradis,
traité comme une opérette à la
blague, sont d’excellents mo-
ments. Les dialogues de Pierre
Bost sont d’une grande drôlerie.
Quelques couplets musicaux et
une bonne chanson de Fer-
nandel.
INTERPRETATION. — Ja-
mais Jules Berry n’a été plus spi-
rituel, élégant, désinvolte que
dans ce rôle de fakir charlatan.
Fernandel est remarquable. Il
incarne tour à tour le vieux ba-
ron (avec une voix différente),
le facteur Bienaimé, tendre, jo-
vial et benêt et, dans la partie
du rêve, silhouette les ancêtres
de la galerie de portraits. Tra-
mel, en curé de campagne, El-
vire Popesco en Slave agitée et
capricieuse sont bien. On appré-
ciera la grâce d’une nouvelle
jeune première : Gaby Andreu.
Delmont est, avec justesse, le
maître d’hôtel indigné.
XIX” siècle, avec ses « Han-
some Cabs » ses cochers à
cuir bouilli et ses échoppes
basses, tandis que les per-
sonnages principaux portent
des vêtements d’époque et
s’enfoncent dans des parcs
noyés sous le brouillard lon-
donien.
Basil Rathbone, qui a in-
carné Sherlock Holmès, joua
avec une certaine familiarité
sympathique le célèbre détec-
tive inventé qui, sous ses
traits, nous semble parfaite-
ment authentique, tandis que
Niigel Bruce, bonasse, sym-
bolise très bien le crédule
Watson, et que George Zucco
grimace fort esthétiquement,
sous le masque tantôt barbu,
tantôt imberbe du diabolique
Moriarty.
Un conte filmé, pour les
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détente indispensable à la Nation
Fernandel et Jean Tissier
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Le Ministère de l’Information
communique
A partir du mercredi 22 mai, de nom-
breuses et importantes salles de cinéma
de Paris projetteront un film d’un saisis-
sant intérêt : « VAINCRE », composé d?
documents authentiques et récents de la
Section Cinématographique de l’Armée.
«
Mort d( RAYMOND RUFflN
Mène héros Ou Sente
Nous avons annoncé la semaine dernière
la mort au front de Raymond Ruffin, colla-
borateur de Marcel Ichac.
Les circonstances de sa mort nous sont
maintenant connues. C’est en filmant un
avion allemand qu’il a été mortellement
frappé par l’équipage ennemi, sur le iront
de Belgique.
Rappelons que Raymond Ruffin avait
tourné avec Marcel Ichac de nombreux films
documentaires, notamment Poursuites blan-
ches, Ski français et, à la veille de la guerre.
Missions de la France.
Le Service Cinématographique de l’Armée
perd un remarquable collaborateur, et J 3 ci-
néma français un de ses plus brillants ar-
tisans. — L. D.
En ces jours où la fermeté du pays se
nuance de souffrance, nous pensons que le
Cinéma s’affirme comme le spectacle type
de res temps cruels, le spectacle non de dis-
traction mais de détente, indispensable aux
nerfs et au moral.
Les Directeurs qui maintiennent ouvertes
leurs salles, dans des conditions difliciles,
souvent déficitaires, ont compris qu’ils se
devaient d’ajouter à leurs efforts de com-
merçants et de patriotes, le parfait discer-
nement du cœur.
Us savent, dès maintenant, éviter dans
leurs programmes les films trop comiques,
injurieux par leur brutale gaieté comme
ceux trop tragiques, par conséquent dépri-
mants.
L’Exploitation cinématographique a un
rôle important à jouer pour l’équilibre mo-
ral du pays.
Tous les spectateurs ont des êtres chers
qui sont au feu ou pour le moins mobilisés.
L’angoisse justifiée des Français pour ceux
qu’ils aiment peut les empêcher de voulni
prendre aucune distraction, de peur d’y
J’ai souvent songé à celte nation alle-
mande, si estimable dans chacun de ses
membres si méprisable dans son ensemble.
Goethe.
Deux hommes ont sondé l’Allemagne dans
ce qu’elle a de plus secret, et, tous deux,
Goethe et Heine, ont reculé d’horreur devant
cet abime de perversité .
Tout commentaire à la pensée de Goethe
est superflu. Devant cette immense dégéné-
rescence morale, il convient de laisser la
force repousser le monstre dans sa tanière.
Pour hâter ce moment, il est bon de se
souvenir qu’un Latin se frappe an visage,
un Germain au ventre. C’est pour ce faire,
que nous adressons un appel pressant à nos
amis du monde entier, à ceux qui estiment
que la brutalité doit être bannie des rela-
tions humaines.
Le meilleur moyen d’action, pour un neu-
tre qui veut nous manifester sa sympathie,
trouver un éclat bruyant, un air de fête in-
compatible avec leurs pensées graves.
Le Cinéma n’est pas, ne doit pas être une
distraction vulgaire. Dans les jours présents,
et tant que Paris — on m’excusera de placer
Paris au premier plan — vibrera aux échos
de la formidable bataille en cours, il ne
peut plus s’agir de continuer une exploita-
tion normale, de « programmer » n’importe
quoi. Les Directeurs l’ont assurément tous
compris. Ils ont courageusement décidé de
tenir leurs établissements ouverts. Ils se sont
ainsi engagés à collaborer à la tenue spiri-
tuelle de la capitale, en gardant à ce prin-
cipal spectacle de détente qu’est le Cinéma
une dignité en accord avec l’âme française.
Il est possible — et nous sommes persua-
dés que l’Exploitation parisienne a résolu
ces difficultés — - d’offrir sur les écrans des
programmes à la fois instructifs (Documen-
taires, Actualités, Journal de Guerre) et ré-
créatifs, dans une formule qui respecte la
légitime aspiration de l’arrière qui est de
rester digne de l’avant.
est de boycotter toute marchandise «Mode
in Germang ».
Avouons qu’avec l'aide d’amis fidèles,
nous avons réussi à faire disparaître des
écrans en certains pays, toute production
allemande.
Ce qui a été fait est une preuve q\ue l’Alle-
magne est vulnérable.
Son talon d’ Achille , c’est son commerce ,
son industrie.
Neutres, si notre cause ne vous est pas
indifférente, si vous jugez que bombarder
les populations paisibles, mitrailler sur les
routes les femmes et les enfants ne constitue
pas une preuve de civilisation, visez au ta-
lon le monstre germanique.
Adhérez à la « Sixième Colonne », celle
qui dans le monde entier est décidée à écra-
ser pour un millénaire (Hitler dixit), les en-
nemis du progrès humain.
De notre côté, nous sommes à votre dis-
Lucie Derain.
Appel à la Sixième Colonne
La Colonne des amitiés neutres
2
«»»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
cil\É^™$gRApHiE
»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
position pour vous indiquer en toutes matiè- |
res cinématographiques et radio-électriques,
les maisons alliées ou neutres qui vous four-
niront les produits qui vous sont indispen-
bles.
L' Allemagne n’est qu’une petite partie du
monde; dans le reste du monde, vous trou-
verez ce dont vous avez besoin.
Si les sources vous sont inconnues, notre
devoir est de vous les indiquer.
Adhérez à la Sixième Colonne, celle qui,
lentement, mais sûrement, étranglera la
horde dévastatrice. — A. -P. Richard.
+
Les Ecoliers Tangerois ont
applaudi LE LION^A DES AILES
Il a fallu dédoubler la matinée organisée
le l"r mai pour les écoliers tangérois à qui
l’on voulait montrer Le Lion a des Ailes. La
vaste salle du Kursaal se trouve, en effet,
trop exiguë lorsque les centaines d’élèves de
nos écoles françaises et franco-musulmanes
arrivèrent l’autre mercredi à l’entrée du ci-
néma. Il fallut en diriger une partie sur le
cinéma Alcazar où MM. Cohen organisèrent
une autre représentation avec le même pro-
gramme.
De nombreux applaudissements soulignè-
rent les passages principaux du film conçu
à louange des ailes alliées. Le Lion a des
Ailes a d’ailleurs remporté un vif succès
dans tout le Maroc, mais l’initiative de la
Direction de l’Enseignement chérifien a
Tanger qui voulut faire profiter ses élèves
d’une telle représentation, méritait d’être
signalée. — Ch. Penz.
La camionnette part du Studio complètement
équipée pour les tournées dans le bled.
(Censure 088.630).
ECONOMISONS LE PAPIER
On communique :
L’Union des Syndicats de la Presse
périodique française, devant l’exemple
donné par la presse quotidienne, dans le
but de réaliser des économies de papier I
et d’alléger les transports, a décidé de j
réduire momentanément de 50 % le for-
mat, le nombre de pages ou la périodi- ,
cité des publications périodiques.
Depuis quelques semaines, le Journal de Guerre français
estfrégulièrement projeté dans les Cinémas
de l’Afrique du Nord
Grâce à l'obligeance du colonel Ber-
trand, chef de la Section cinématogra-
phique du « T.O.A.F.N. », en étroite col-
laboration ayec le « Syndicat des Exploi-
tants de Cinémas d’Algérie », le public
nord-africain est à même depuis quel-
ques semaines de voir régulièrement le
« Journal de Guerre » du S-C.A. et dont
la projection est réservée aux troupes
de la zone des armées. Ce journal réussit
chaque semaine le double tour de force
de grouper des documents d’un extrême
intérêt et de les présenter centrés sur
une idée directrice.
Aussi comprenons-nous l’étonnement
bien légitime de Mme Lucie Derain qui,
dans cette revue, a écrit dernièrement
que « l’on devrait pouvoir montrer au
grand public — et dans tous les ciné-
mas — ces témoignages de la grandeur
française et de la puissance des armées
alliées ».
C’est chose faite depuis un mois en
Afrique du Nord et ce, grâce à la clair-
voyance de la Section cinématographique
du T.O.A.F.N. qui a confié au « Syndicat
des Exploitants de Cinémas d’Algérie »
la diffusion de ces bandes parvenant cha-
que semaine par les voies les plus rapi-
des. Leur projection couplée avec les ac-
tualités « Pathé », « Eclair », « Fox »,
« Paramount » et « France Actualités »
ne gêne en rien la sortie de ces derniè-
res et nous n’en voulons, pour preuve,
que la grande faveur dont jouissent au-
près du public les intéressantes premiè-
res parties ainsi créées. — Paul Saffar.
Le Cinéma éducatif américain
en progression
Le nombre des projecteurs sonores de
16 mm. en usage dans les écoles primaires
et secondaires des Etats-Unis, a passé de 500
environ en 1936 à 3.500 au cours de l’an-
née 1938. Ces 500 projecteurs sonores étaient
compris dans les 10.000 projecteurs recen-
sés en 1936 dans les écoles primaires et se-
condaires : on peut affirmer, sans crainte
de se tromper, qu’au cours de la dernière
décade le nombre des projecteurs a doublé.
La Section de l’Education par le Film, du
département de l’Instruction publique de
l’Ohio, distribue journellement plus de cinq
cents bobines de 16 mm. Dans la seule ville
de Chicago, plus d’un million de ces bobi-
nes furent projetées l’année dernière dans
les écoles publiques.
Mais quoiqu’on pensent certains de nos
confrères, proportionnellement, la France
n’est pas tellement en retard. Et, malgré la
guerre, le Cinéma éducatif fonctionne fort
bien.
Nous avons d’ailleurs publié dans diffe-
rents numéros, des articles sur la marche du
cinéma éducatif et son maintien accru par
tout le matériel des films de propagande
(N° 1.109), projetés dans les postes ruraux
par les organisations scolaires ou privées.
LE FILM AMÉRICAIN ET
LE MARCHÉ ESPAGNOL
Les derniers rapports de Ben Miggins, de
20//) Century Fox, et de Fred Lange, de Pa-
ramount. sur la situation cinématographique
en Espagne, sont assez pessimistes.
A cause des difficultés monétaires, on peut
s’attendre à ce cpie l’embargo sur les sorties
d’argent persiste. Quant au contingentement
de la production espagnole, il est rendu dif-
ficile par suite de l’insuffisance des moyens
de production dans ce pays, et il sera diffi-
cile de réaliser, dans les studios espagnols,
des films qui puissent s’écouler sur tous les
marchés de langue espagnole (Amérique du
Sud). Malgré l’embargo, une grande quan-
tité de films américains est donc dirigée
vers l’Espagne. Ils seront naturellement
doublés en langue espagnole.
Georges Rigaud et Blanchette Brunov
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CREATION A NEW YORK D’UNE
MAISON DE DISTRIBUTION
POUR FILMS FRANÇAIS
Dans notre numéro du 20 janvier 1940, nous annoncions le départ de M. Léo Cohen
pour New York, où il se rendait afin d’y étudier et d'y prospecter toutes les possibilités
du film français aux Etats-Unis. M. Cohen avait également formulé l'espoir de pouvoir
organiser là-bas un centre de distribution pour le film français lequel fonctionnerait dans
les mêmes conditions que tous ceux qu’il a créés dans de nombreuses autres grandes
villes étrangères et qui ont tant contribué au développement du cinéma français à tra-
vers le monde.
Aujourd’hui, nous apprenons avec plaisir que ce projet est devenu une réalité et
que M. Léo Cohen a ouvert, au cœur de New York, une succursale directe de sa maison
de Paris.
A notre connaissance, c’est la première fois qu’une maison parisienne de vente de
films s’installe aux Etats-Unis pour y assurer elle-même sa distribution. Nous sommes
convaincus que les efforts de ce pionnier parmi les exportateurs de films français, se-
ront bien secondés par MAI. les Producteurs qui lui confieront des films dans des
conditions les plus intéressantes et les plus susceptibles d’aider à la diffusion du film
français en Amérique.
Dans une lettre que Al. Cohen nous adresse de New York par avion, nous prenons
connaissance de quelques détails sur son projet. Du reste, nous la reproduisons ci-des-
sous.
New York, le 9 mai 1940.
Monsieur le Directeur
de la Cinématographie Française,
Paris (France).
Cher Monsieur,
Après avoir consacré plus de trois mois à
l’étude du marché américain, je suis venu
à la conclusion qu’il est parfaitement injuste
de dire, comme, hélas, on l’a dit tant de
fois, que si jusqu’à présent le film français
n’avait pas donné grand’chose comme ré-
sultats en Amérique c’est à cause de la
« mauvaise qualité » de la production fran-
çaise. Certes, personne ne prétendrait que
tous les films français sont bons. Toutefois,
il est incontestable qu’une écrasante majo-
rité de films français a passé ici sans suc-
cès, alors que beaucoup d’entre eux avaient
connu de fort belles recettes dans presque
tous les pays du monde.
L’erreur unique et fondamentale provient
de ce que les acheteurs de films n’ont pas
su choisir ceux pouvant convenir à la men-
talité américaine, car il faut bien se mettre
dans Ja tête que si un film triomphe à Paris
— ou en Europe — il ne doit pas nécessaire-
ment connaître une brillante carrière Outre-
Atlantique et vice-versa.
Avec cette conviction, et m’étant assuré
la précieuse collaboration de personnes ab-
solument compétentes en ce qui concerne les
préférences et les goûts de ce public, j’ai dé-
cidé d’ouvrir ici des bureaux qui seront en
liaison directe avec ma maison de Paris. La
raison sociale de ma nouvelle organisation
est « Léo Films » et son adresse, 729 SeVonth
Avenue, dans le centre de toute l’activité
commerciale du cinéma à New York. Mes
principaux collaborateurs sont M. et Mme
Nat Sanders, qui ont acquis une longue et
profitable expérience dans l’exploitation du
films français aux Etats-Unis et qui ont, ac-
tuellement, en cours de distribution, La
Femme du Boulanger, un des plus grands
succès dans l’histoire du cinéma français en
Amérique.
M. Léo Cohen
Il importe de souligner que le triomphe
qu’obtient ce film de Marcel Pagnol dans ce
pays est grandement dû à leur conception
parfaite de la manière dont il faut procéder
ici au choix judicieux du sous-titreur de ce
film (un des plus grands littérateurs améri-
cains) et à leur mise en vedette de son nom,
connu de tous les Américains.
Mon but, celui de « Léo Films », est bien
défini : faire exclusivement la distribution
du film français aux Etats-Unis en joignant
ma connaissance de la production française
à celle de M. et Mme Sanders sur les préfé-
rences américaines. « Léo Films » a com-
mencé ses travaux en mandatant Mme San-
ders qui vient de partir pour la France ois
elle sélectionnera les films que nous distri-
buerons ici pendant la saison 1940-1941. Je
crois que sa présence en France et ses con-
versations avec les producteurs français
contribueront en grande partie à la pré-
paration et à la présentation des films au
public américain pour lequel le sujet et le
dialogue entrent en aussi grande considéra-
tion que les autres attributs du film.
Je veux espérer que les producteurs, sans
l’appui desquels mes efforts ne pourraient
donner les résultats recherchés, voudront
confier à « Léo Films » pour leur distribu-
ai
tion américaine, les films que nous aurons
choisis, et contribuer ainsi en grande me-
sure, à cette lourde tâche qui nous incombe:
mieux diffuser le film français en Amérique.
Les sympathies françaises les plus chaudes
existent déjà en Amérique on le sait. Encore
faut-il non seulement les maintenir, mais les
augmenter. Le cinéma a toujours été le meil-
leur ambassadeur de l’art et de la pensée
française dans le monde entier. Au moment
oû son action a besoin d’être étendue, une
étroite collaboration entre le producteur et
le distributeur plus que jamais s’impose.
En ce qui me concerne, je crois avoir tou-
jours donné toutes les preuves de la régula-
rité parfaite de mes transactions. Ceci
me permet d’espé-
rer que les produc-
teurs apporteront à
m o n organisation
américaine — elle
aussi toujours prê-
te à les aider — le
même p récieux
concours qu’ils
m ’ ont en tous
temps accordé.
Je profite de cet-
te occasion pour
vous signaler que
mon bureau de Paris continue à fonc-
tionner comme par le passé et que, mal-
gré mon absence temporaire, son activité
n a pas ralenti. En effet, j’ai pu constater
(pie de septembre à ce jour, il a exporté di-
vers films français dans les pays suivants :
Angleterre, Italie, Espagne, Portugal, Suisse,
M. Nat Sanders
Bolivie.
Avec le ferme espoir que mon organisa-
tion américaine sera en plein fonctionne-
ment dans trois ou quatre mois, je compte
rentrer en France vers septembre prochain.
Léo Cohen.
«Victoire sur la Nuit»
va sortir au Triomphe
Victoire sur la Nuit, titre français de Dark
ï ictory (Sombre Victoire), va sortir pro-
chainement à Paris au Triomphe, où il rem-
placera le film britannique Good Bye Mister
Chips qui y a fait une exclusivité sensation-
nelle.
Bette Davis est l’interprète principale de
Victoire sur la Nyit (Warner Bros) qui est
considéré aux Etats-Unis comme un nou-
veau Voyage sans Retour.
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peuvent être réglés à notre
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RAPHIE
SE
LES FILMS COMMENCÉS CETTE SEMAINE
22. ILS ETAIENT
CINQ PERMISSIONNAIRES
Auteurs : Jean Nohain et P.
Caron.
Dialogues : J. Nohain.
Réalisateur : Pierre Caron.
Assist. : François Salomons.
Chef-opérateur : R. Agnel.
Opérateurs : Joulin, Dttmai-
tre, Kerbois.
Décors : Jean Donarinou.
Régie génér. : Le Brament.
Musique : Van Par y s.
Imgén. du son : Galpérine.
Photographe : Loulou Marx.
Studios : Billancourt.
Enregistrement : W. E.
Script-girl : Irène (le Saint-
Hippolyte.
Maquilleuse : Mme Bernadet.
Monteuse : Mme Guy.
Interprètes : A. Bernard, Gi-
nette Leclerc, Raymond
Cordy. Alice Tissot, Sylvia
Bataille, Bob Harley. Ro-
méo Cariés, Rivers Cadet,
Marcel Vallée, Morton, Jack
Wilson, Jane Fusier-Gir et
Tramel.
Dir. de prod. : Schlosberg.
Prod. : Eclair-Journal.
Distr. : Eclair-Journal.
Epoque : Pendant celle
guerre.
Cadres : Un village du Midi.
Sujet : Quatre permission-
naires venus chez une mar-
raine, dans un village du
Midi trouvent porte close.
Une jeune fille s’occupe-
ra d’eux et, pour la re-
mercier, nos quatre amis
feront rater son mariage
avec un richard qu’elle
n’aimait pas et la feront
marier avec le jeune offi-
cier anglais qu’elle aime.
Commencé le 20 mai 1940.
EN EXTÉRIEURS
LE HAVRE
La Mer en Flammes.
Réal. : Léo Joannon.
Ved. : Marie Déa, Raymond
Rouleau, Toutain, Hugo Haas.
Prod. : Majestic-C. F. C.
MAROC
Le Capitaine Ardant.
Réal. : J, Dréville.
Ved. : V. Francen, Madeleine
Florence, Colette Darfeuil, Aimé
Clariond, J. Servais, J. Galland.
G, Lannes, Azaïs, etc...
(Nous publierons la fiche tech-
nique de ce film quand il com-
mencera ses intérieurs au studio
Photosonor à partir du 1er juin.)
Prod. : F. A.
4-
■ « Alerte en Méditerra-
née » vient d’être autorisé par
Sa censure sur tout le terri-
toire.
23. LA FILLE
DU PUISATIER
Auteur : Marcel Pagnol.
Réalisateur : Marcel Pagnol.
Assistant - Photographe :
Roger Forster.
Chef-opérateur : Willy.
Opérateur : Petit.
Décors : Got et M. Brouquier.
Régie générale : Maupi.
Ing. du son : M. Lavoignat.
Studios : Pagnol-Marseille.
Enregistr. : Philips.
Script-girl: Mme de Gastyne.
Maquilleur : Albinot.
Monteuse : Janette Ginesté.
Interprètes : Raima et Fer-
nande! avec Josette Day,
Charpin, Tramel, Georges
Grey, Betty Daussmond.
Maupi.
Prod. : Pagnol.
Distr. : Films Marcel Pagnol.
Epoque : Moderne.
Cadres : Milieux paysans de
Provence.
Sujet : L’amour de la fille
du Puisatier pour le fils
d’un riche fermier est con-
trarié par T antagonisme
des parents de classes so-
ciales différentes Le sacri-
fice d'un amoureux dédai-
gné, et la naissance d’un
petit enfant résoudront l’a-
venture de la manière la
plus humaine.
Commencé le 20 mai 1940.
FRANÇOIS Ier
Guet-Apens dans la Forêt
Noire.
Réal. : Félix Gandéra
Ved. : Marie Déa, Alice Field
Jean Max, Jean Servais, Berge-
ron, Debucourt.
Décors : Une grande salle de
conférences, une rue avec une
boutique de fleuriste.
Tournage : 3e semaine.
Prod. : Gandéra.
Distr. . G. F. C.
ON ANNONCE
Marseille mes Amours, l’o-
pérette d’Alibert, qui sera pro-
duite par M. Guidi, s’installera
aux studios Pagnol de Marseille.
Mon Curé chez les Pauvres,
réalisation de Léon Mathot, avec
Bach, production Rivers, sera
tournée aux studios Pagnol de
Marseille.
Chambre 13 est annoncé par
André H gon, qui doit tourner
ce film en juin chez Pagnol à
Marseille. Ginette Leclerc et Lu-
cien Gala j en seraient les vedet-
tes.
ON TOURNE
Remorques.
Réal. : Jean Grémillon.
Ved. : Jean Gabin, Madeleine
j Renaud, Michèle Morgan, Bla-
vette, Nane Germon, Marcel
Duhamel.
Décors : Cuisine du remor-
queur, passerelle supérieure du
remorqueur.
Tournage : 3" et dernière sem.
Prod. : Impérial-Sédif.
4
FRANCŒUR
Farade en Sept Nuits.
Récd. : M. Allégret.
Ved. du 2" sketch : Elvire Po-
pesco, Victor Boucher, Margue-
rite Pierry et la chienne Dinah-
Joyce.
Sujet : Une poule de luxe en-
tretenue par un monsieur res-
pectable le trompe et l’ami sé-
rieux découvre le nom du gigolo
grâce à l’intelligent caniche qu’il
a donné à sa maîtresse...
A ce sujet, précisons que ce
sketch a été écrit par Marcel
Achard qui a fait l’adaptation
d’une nouvelle de Henri Duver-
nois intitulée : Le Chien qui
parle.
Tournage : 3e semaine.
Prod. : S. G. C.
— 4
NIC E
C. M. C.
On monte : L’Acrobate.
Prod. : Harispuru.
Distr. : C.C.F.O.
4
MARSEILLE (Pagnol)
La Fille du Puisatier.
Réal. : M. Pagnol.
(Voir films commencés).
Tournage : lre semaine.
Prod. : Pagnol.
□nxEramo
lis étaient Cinq Permission-
naires.
Réal. : P. Caron.
(Voir fiche technique).
Décors : Le café des Aloès, un
wagon de permissionnaires.
Tournage : 1 re semaine.
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la ligne. — Achat el vente de matériel,
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Drevets : 9 fr. la ligne.
Dans les catégories ci-dessus, 12 li-
gnes gratuites pur an pour nos abon-
nés.
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de films : 50 fr. la ligne.
Pour les annonces domiciliées au
journal, 1 fr. de supplément pour
France et Empire Français; 3 fr. pour
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payables d’avance. L’administration du
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quant à leur teneur.
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de Mme Louis Feyaubois, la
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Toutes nos sincères condo-
léances.
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Michèle Morgan et Lucien Nat sont la fille
et le fils dans Untel Père et Fils,
film de iDuvivier.
(Transcont inental-Columbia).
Je ne pense pas que les directeurs fran-
çais aient besoin de nos discours pour faire
leur devoir : ils tiennent leurs salles ouver-
tes, projettent des filins qui distraient, élè-
vent les sentiments, donnent à leurs specta-
teurs l’âme, le cœur de citoyens d’un grand
pays en guerre, la fermeté de l’esprit et le
courage civique.
Les mesures prises à Paris sur les ordres
de la Préfecture pour la sécurité en cas
d’alerte ont été bien conçues. Elles viennent
de se montrer excellentes. Pas de panique,
de bons abris. Les spectateurs ont été cal-
mes et le personnel a bien manœuvré.
Il ne lient qu'aux représentants du Minis-
tre de l'Intérieur, dans chaque ville, d’obte-
nir ce même résultat. Les Préfets, qui ont
jugé bon de confondre les salles de cinéma
avec les établissements de plaisir, et les ont
fait fermer, pourront, sans inquiétude, les
autoriser à rouvrir.
Ils trouveront chez les hommes île notre
métier un appui sur lequel ils peuvent
compter.
Ils constateront que le Cinéma, spectacle
populaire, auquel les gens se rendent volon-
tiers, est une source de détente, de recueil-
lement, d’affermissement du moral, qui ne
doit pas être négligée dans les temps que
nous traversons. P. A. H.
Il nous a été donné, plusieurs fois aéjà,
d’assister à l’ évacuation de salles parisien-
nes (notamment aux Champs-Elysées et sur
les boulevards) durant des alertes de jour.
Chacune s’est effectuée de la manière la j)lus
normale, dans un ordre et une discipline im-
peccables. Les abris proches étaient bien
j aménagés et, l’alerte finie, les spectateurs
regagnèrent leurs fauteuils pour retrouver
\le film au point de son interruption.
Voilà la preuve fournie du calme des Pa-
risiens et de l’efficacité des précautions pri-
ses par l’exploitation (disque d’alerte, fiches
j de renseignements, indications du person-
nel, etc...).
ix Ginématographistes belges évacués
Les membres de la Chambre Syndi-
ile Belge de la Cinématographie et
es Industries qui s’y rapportent, se
trouvant évacués en France, oivt inté
rêt à envoyer leur adresse à Al. E
Genval, membre du Conseil d A
nistration de ladite Chambre, 3L, r.v
nue Victor-Hugo à Paris (Office Géné-
ral de la Cinématographie Française)
qui convoquera.
Le Comité Central d’Aide aux Mobi-
lisés du Cinéma, 3, rue du Colisée,
Paris (8"), accueillera les cir castes
belges au même titre que leurs con-
frères français.
FERMETURE
des Etablissements publics
à 22 h. 30
Par ordre du. ministre de l’Intérieur,
les établissements et lieux publics (ca-
fés, restaurants, théâtres, cinémas) de-
vront être fermés à 22 h. 30 à Paris et
| dans les départements à partir du 30
mai 1940.
EN MEURTHE-ET-MOSELLE
Devant la gravité de la situation pour
notre ville sous la menace constante des
avions ennemis, tous les établissements
de spectacles de Meurthe-et-Moselle,
ont reçu l’ordre de fermeture.
Le coup est rude, car on ne peut déter -
miner la durée de temps de cet arrêté
pré îctoral.
Cette fermeture massive sera une
loui e perte pour les maisons de loca-
tior. pour les femmes et les hommes
non lobilisés. Mais nous n’avons pas à
dis ter une décision prise en toute né-
ces té dans les jours présents. La
Fra :e avant tout. — M, J. Relier.
EN SEINE-INFERIEURE
N us apprenons que, par autorité préfec-
tora e, tous les cinémas de la Seine-Infé-
rieure viennent d’être fermés. Dans des
villes d’autres départements, à Chaumont
notamment, la même mesure a été prise.
Le système d’enregistrement
sonore “ PÜSH PULL”
est utilisé aux Etats-Unis
Le prochain film de long métrage de
Walt Disney, « Fantasia », sera entière-
ment enregistré sur R.C.A. push-puSS, ce
qui nécessitera l’installation d’appareils
de reproduction sonore spéciaux « push-
pull » dans tous les cinémas où cetfs
production sera projetée.
Ces nouveaux appareils de reproduc-
tion pourront projeter aussi bien les
films d’enregistrement sonore ordinaire
que ceux enregistrés avec le « push-
pull ». Un simple bouton permettra de
passer d’un système à l’autre. Mais l’in-
verse n’est pas possible, c’est-à-dire
que les reproducteurs sonores habituels
ne pourront passer des enregistrements
« push-pull ». Le son serait absolument
inintelligible.
La reproduction de la voix, et surtout
de la musique est, paraît-il, grandement
améliorée par l’utilisation du push-pull.
Malheureusement, cette innovation de-
vrait coûter à chaque exploitant, pour la
modification de son installation sonore,
la modique somme de £40 à £120, soit de
7.000 à 21.000 francs, selon le système
de tête sonore actuellement utilisé.
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La Section Cinématographique
de l’Armée à I Honneur
sous l’impulsion
d’un grand chef
Nous avons souvent parlé à nos lecteurs
de l’activité de la Section Cinématographi-
que de l’Armée. En ces temps douloureux et
virils où notre héroïque armée oppose aux
envahisseurs une résistance d’où dépend le
sort du pays, la Section Cinématographi-
que de l’Armée poursuit son travail, souvent
payé du sacrifice de gloire et de sang.
Nous nous sommes rendus rue du Plateau
où le Colonel Calvet, qui dirige avec autorité
et compétence cet important service, nous
a reçu de la façon la plus cordiale. Nous ne
présenterons pas à nos lecteurs le Colonel
Calvet, si sympathiquement connu de nous
tous, par les relations qu’il entretient avec
la Corporation depuis bien avant septembre.
Très occupé, nous n’avons pas voulu abu-
ser de son temps et nous nous sommes mis
en rapport avec un de ses officiers pour
avoir des détails sur tout le Service.
- 11 ne nous est pas possible, nous dit son
collaborateur, de vous révéler dans quelles
conditions nos opérateurs et nos photogra-
phes s’acquittent de leur mission. Nous
sommes naturellement tenus au secret et la
Censure se chargerait de nous le rappeler
si nous étions tentés de l’oublier. Le public
des salles parisiennes et provinciales a pu
voir, récemment, sous le titre «Vaincre»,
l’un de nos journaux de guerre hebdoma-
daires. Le Section Cinématographique de
l’Armée possède dans toutes les armées de
France, d’Afrique du Nord, du Levant et de
Norvège, des équipes d’opérateurs de prises
de vues et de photographes qui nous adres-
sent régulièrement les travaux réalisés de
Narvik à Beyrouth.
- Vous vous occupez aussi des photo-
graphes ?
- Oui. Nous en parlerons tout à l’heure.
Tous les films reçus de nos armées sont aus-
sitôt développés et présentés à la censure
militaire et civile. Les maisons d’actualités
puisent largement dans le choix qui est mis
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matographiques dans toute la Région du Midi.
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Renseignements gratuits — Rien à payer d'avance
à leur disposition. Nous montons d’autre
part, avec ces mêmes documents, notre
« Journal de Guerre » dont vous avez bien
voulu parler avec éloges et qui constitue,
selon le mot d’une haute personnalité de la
Presse, les archives les plus vivantes de la
guerre. Nous ne sommes pas des commer-
çants, vous le savez. Nous ne demandons
qu’à faciliter la diffusion du Journal de
Guerre. C’est un grand réconfort pour nous
d’apprendre qu’aux Etats-Unis il constitue
la seule concurrence des films tendancieux
et faux de l’Allemagne et qu’il a fait pleurer
Mine B oosevelt. En Angleterre, notre Jour-
nal a aussi un succès considérable.
Pourquoi commence-t-on seulement à
le voir en France ?
Nous sommes des producteurs et des
militaires. Nous fournissons, mais nous ne
sommes pas chargés de distribuer. 11 faut
rendre d’ailleurs hommage à l’activité si
intelligente et si efficace de M. Henry Tor-
rès, chef du Service Cinématographique à
l’Information, qui a su diffuser notre Jour-
nal, en dépit des difficultés de toutes sortes
soulevées par des organisations les plus di-
verses.
— Que voulez-vous dire ?
Rien d’autre. Nos photographes en-
voient aussi toute leur production aux ser-
vices du Continental qui assurent la répar-
tition à la presse et aux agences. Nous nous
préoccupons aussi de la propagande à
l’étranger et certains documents, d’une
criante et affreuse vérité, ont produit aux
Etats-Unis une impression profonde.
Vous avez eu à déplorer des pertes
glorieuses ?
Nos opérateurs, nos photographes mon-
trent, comme leurs camarades, un mépris
absolu du danger. Nous avons de nombreu-
ses citations à l’ordre du jour. Et, hélas,
aussi à pleurer de charmants camarades
comme Baudoin et Ruffin. Cinq de nos opé-
rateurs ont été blessés assez sérieusement.
Un de nos officiers aussi. C’est la guerre !
Vous pouvez ajouter que nous continuons
l’importante mission de notre cinéma ré-
créatif dans toutes les armées qui ne sont
pas engagées dans la mêlée. Nous avons,
depuis le début de la guerre, projeté, en
35 ou en 16 millimètres, des milliers de
films et souvent même des fdtns récents.
- Vous devez avoir des archives impres-
sionnantes ?
— C’est le mot. Tous nos films, toutes nos
photos, écartés par la Censure, serviront,
un jour, à montrer de quel prix nous avons
accédé à la victoire qui couronnera l’ef-
fort de la France et des Alliés. Ces docu-
ments sont en lieu sûr. Et notez bien que la
collection même du Journal de Guerre cons-
titue déjà l’histoire en images de la guerre
la plus sincère, la plus abondante et la plus
émouvante ».
Nous avons remercié notre interlocuteur
de ses déclarations intéressantes. Nous sa-
vons qu’en plein combat, les cinéastes et
photographes de l’Armée poursuivent, au
péril de leur vie, leur tâche sacrée. Nous sa-
vons qu’en France meurtrie, en Norvège,
partout où nous nous battons, la caméra est
présente et nous souhaitons que, dans tou-
tes les salles de France, soient projetés,
in extenso, ce « Journal de Guerre » qui
nous montre nos fils et nos frères héroïques
et ne manque jamais d’exalter noblement
leur rôle glorieux.
Le „Mayflower Picfures,,
reco m m ence
en Angleterre
Mayflower Productions, société de Ericli
Pommer, Charles Laughton et R. K. O., va
de nouveau s’occuper de production en An-
gleterre. Mais il s’agira vraisemblablement
de courts sujets uniquement.
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DANS LES STUDIOS
BILLANCOURT
Ils étaient Cinq Permission-
naires.
Réal. : P. Caron.
Ved. : A. Bernard, Ginette Le-
clerc, Raymond Cordy, Trame],
Jack Wilson, Sylvia Bataille, etc.
Tournage : 2e semaine.
Décors : La villa Brou, le théâ-
tre.
Prod. : Eclair-Journal.
ËPINAY-ÉCLAIR
Jean Douarinou a construit
dans le parc des studios un dé-
cor : « Le Castelet » pour Ils
étaient Cinq Permissionnai-
res. Pierre Caron tournera à
Epinay à partir de lundi pro-
chain.
N E U I L L Y
Remorques esl achevé.
Prod. : Impérial-Sédif.
AU MONTAGE
« SOYEZ LES BIENVENUS »
Ce film de J. de Baroncelli esl
en voie de montage. Il est inter-
prété par Lucien Baroux, dans
le rôle principal, Jules Berry,
André Lefaur, Jean Mereanton,
Jean Tissier, Carette, Gabrielle
Dorziat, Simone Berriau et Ma-
rion Delho. Production Cipra.
FRANÇOIS Ier
Guet-Apens dans la Forêt
Noire.
Réal. : Félix Gandéra.
Ved. : Marie Déa, Alice Field,
Jean Max, Jean Servais, Berge-
ron, Debucourt.
Décors : Une grande brasse-
rie avec figuration importante.
Tournage : 4" et dernière se-
maine.
Production : Gandéra.
Distr. : C. F. C.
FRANCO U R
Pour permettre la construc-
tion de plusieurs grands décors
pour le troisième sketch : Para-
de en Sept Nuits, le film s’est
interrompu cette semaine.
On monte un décor de loge de
concierge, une péniche, un vas-
te garage.
Le travail reprendra lundi 3
juin.
EN PRÉPARATION
« SERVIR »
Maurice Cloche prépare une
production de grand métrage
qui, sous le titre c Servir »,
sera consacrée à l’activité des
femmes françaises pendant la
guerre.
Le film sera romancé et
joué par des acteurs.
G. M. FILM CREE
UN LABORATOIRE
EN PROVINCE
M. Rosenave, directeur de
G. M. Film, devant l’extension
des Centres cinématographiques,
n’a pas hésité, pour répondre
aux besoins nouveaux de la
clientèle, à créer un laboratoire
en province, ainsi qu’un dépôt
de négatifs et de positifs.
L’activité de G. M. Film esl
donc parfaitement adaptée aux
conditions actuelles de l’Indus-
trie.
ERRATUM
« MA BELLE MARSEILLAISE »
Une coquille nous a fait impri-
mer, dans le dernier numéro,
Marseille mes Amours à la place
de Ma Belle Marseillaise, dont la
production serait entreprise
cette année aux studios Pagnol.
PARMI NOS REFUGIES
■ Nous apprenons avec plai-
sir que M. Charles S. Liverman,
l’ingénieur du son bien connu, a
pu quitter Bruxelles où il était
en train de tourner aux studios
Sonart.
M. Liverman était accompa-
gné de sa femme, Mme Jeanne
Liverman et de M. George E.
Burgess, directeur technique des
Studios Sonart.
Nous rappelons que MM. Bur-
gess et Liverman furent parmi
les pionniers du film sonore en
France.
DEUIL
On nous signale le décès de
M. Edouard Lopard, directeur
du cinéma Palace, de Maisons-
Laffitte.
Nous adressons à sa famille,
nos très sincères condoléances.
EXPRESS TRANSPORT
COMMUNIQUE
■ Certaines firmes de Distribu-
tion cinématographique ayant
manifesté leur désir de transférer
momentanément tout ou partie
de leurs services sur la province,
Express Transport nous avise
que son centre de la Courneuve
peut assurer en leur lieu et place
les travaux qui devraient être
nécessairement effectués à Paris.
Ils peuvent donc prendre un
service complet en charge com-
prenant le magasinage, la vérifi-
cation, le camionnage et, éven-
tuellement, la distribution di-
recte aux clients de la Région
parisienne.
Il va de soi que leurs services
continuent à fonctionner poul-
ies transports à destination de la
province et de l’étranger.
A LA C. F. LUX
Mme Josette France, Prési-
dent et Administrateur-Délégué
de la « Lux » Compagnie Ciné-
matographique de France, 26,
rue de la Bienfaisance, Paris,
nous informe que M. N. Rosso a
quitté le Conseil d’Administra-
tion en plein accord avec la So-
ciété.
Par ailleurs, elle nous informe
que l’activité de la « Lux » con-
tinue comme par le passé et dé-
ment catégoriquement tous les
bruits concernant la fermeture
de l’établissement.
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Un Grand Film Français en préparation
La Grande Traversée
On prépare actuellement à Paris, un très
grand film dont la réalisation est prévue poul-
ie mois de juillet prochain. Il s’agit de La
Grande Traversée, un sujet original de Ja-
cobi, auquel le célèbre auteur de Jean de la
Lune, Marcel Achard, apportera la saveur
de son dialogue tendre, profond et spirituel.
La particularité de celte production que
nous devrons à une nouvelle maison de
films : « Ciné Production VIX», consiste
dans le fait qu’une version espagnole sera
tournée, simultanément, au film français.
Les protagonistes de La Grande Traversée
seront Victor Francen qui, depuis long-
temps, n’aura pas eu un rôle aussi « à sa
mesure », et une nouvelle vedette - nou-
velle pour l’écran français, puisqu’elle a déjà
tourné en Italie et en Angleterre — Maria
Lj n n .
La musique de cette importante produc-
tion sera écrite par Oscar Straus, l’auteur
de Trois Valses. Et c’est tout dire.
Sans vouloir déflorer le sujet, on peut ré-
véler qu’il s’agit d’une très belle histoire
d’amour située sur un paquebot qui fait la
traversée Amérique du Sud-France dans la
dernière quinzaine du mois d’août 1939.
Victor Francen incarnera un savant fran-
çais et Maria Lynn une danseuse sud-amé-
ricaine. Commencé dans le cadre luxueux
du grand transatlantique, h- film s’achèvera
dans les magnifiques décors du Paris de
l’automne 39.
La Grande Traversée, sans être un film
de guerre, sera, néanmoins, une œuvre fran-
çaise qui devra servir à l’étranger le pres-
tige de la France.
Ajoutons que le metteur en scène prévu
pour la réalisation de ce film est Max
Ophüls, actuellement aux armées.
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Au milieu d’extérieurs magnifiques, se déroule
l’action de Angélica, film de .1. Choux
avec Viviane Romance et Georges Flamant.
(Discina).
Le Journal Ue Guerre est projeté
à Genève et Zurich
Nous apprenons que le « Journal de
Guerre » est projeté dans les deux sal-
les Cinébref de Genève et de Zurich, les
deux plus grandes salles d’actualités de
Suisse, depuis plusieurs semaines déjà.
C’est une satisfaction pour nous que
de savoir que l’effort du S. C. A. est,
connu, non seulement en Afrique du
Nord, mais en Suisse. La valeur de ces
bandes hebdomadaires est faite autant
de la qualité technique des opérateurs
que de leur courage absolu, égal à celui
de toute l’armée française.
Nos amis suisses lisent ainsi, chaque
semaine, sur l’écran, des pages de gloire
et de ténacité. Remercions-les de leur
sympathie.
“VAINCRE” passe en Algérie
H De nombreux cinémas (l’Alger ont pro-
jeté dernièrement un document de guerre
du plus haut intérêt, Vaincre, film édité par
la Section Cinématographique de l’Armée.
P. S.
M. JEAN PROUVOST devieiiT
Ministre Je l’Information
Au cours du récent remaniement
ministériel, SV5. Paul Raynaud a nom-
mé notre confrère M. Jean Prouvost,
directeur général de Paris-Soir, mi-
nistre de l’ Information. M. Frossard
prend de ce fait le ministère des Tra-
vaux publics, et IVE. Yvon Delbos de-
vient ministre de ë’ Education natio-
nale.
LETTRE DE^ LONDRES
La Carrière du Film français
Les Actualités françaises triomphent
A l’Academy, La Marseillaise, de Jean lie-
noir, dans une «nouvelle version», n’a at-
tiré qu’un public restreint. Est-il besoin de
signaler qu’un spectacle doit s’efforcer, à
l’heure actuelle, de distraire les gens des
mille préoccupations de guerre dont ils sont
quotidiennement assaillis ? De grâce, pas de
cliquetis d’armes... Mlle Elsie Cohen l’a vite
compris puisqu’elle s’est empressée de sau-
ver de nombreuses tètes en interrompant
la prise de la Bastille... En attendant la re-
prise future, Liban Harvey dans Sérénade,
relatant un amour de Schubert, nous fait
passer un délicieux moment musical, aux
côtés d’un Jouvet magistral, et d’un excel-
lent Lancret dans un rôle de composition.
Ils étaient Neuf Célibataires, blague d’al-
liances, continue à triompher au Studio One.
Son étincelante distribution, l’esprit qui y
fuse à tout bout de champ, font les délices
des spectateurs. Ceci est une preuve fla-
grante de ce que j’avançais il y a quelque
temps de cela, à savoir : un bon film fran-
çais, spirituel et gai, est infailliblement
goûté.
Par contre, les exploitants anglais ont
dû se rendre à l’évidence que les vieux
films français, descendus de quelque étagère
poussiéreuse, n’ont aucune chance de suc-
cès. L’Embassy, après quelques coups de
plumeau, a donc jeté L'Epervier en pâture
au public. Celui-ci fui une proie facile pour
Charles Boyer dont le nom seul est une ga-
rantie de succès. Mais les critiques ne mi-
rent pas longtemps à s’apercevoir qu’ils
étaient tombés sur un bec (et crochu). Il a
été remplacé par Le Dernier Tournant, très
bien accueilli grâce à la présence de Fer-
nand Gravey, Corinne Luchaire et Michel
Simon.
Les actualités françaises sont au pro-
gramme de toutes les salles spécialisées,
qinsi que des salles d’actualités. La propa-
gande contenue dans ees images prises sur
le vif est prodigieuse. IVÎass elle risque de
s’évanouir en fumée si une amélioration
considérable n’est apportée sans retard
dans la rédaction des sous-titres anglais.
En effet, ceux-ci sont actuellement telle-
ment rares et laconiques que l’image
perd les trois quarts de sa valeur aux
yeux des spectateurs qui n’entendent
point le français. Et il n’v a rien de tel que
l'ennui pour leur faire dire « baille-baille »...
Raymond Anzannt.
♦
Fermeture des Cinémas de l’Eure
Nous apprenons que, suivant l’exemple
donné par les Préfets de la Seine-Inférieure
et de la Meurthe-et-Moselle, le Préfet de l’Eu-
re vient d’ordonner la fermeture générale
des cinémas de son département. Nous pen-
sons que pareille mesure est, non seulement
très dure pour l’Industrie du Cinéma, mais
encore préjudiciable pour cette indispensa-
ble force morale des civils, auxquels le ci-
néma, distraction saine, apporte tant de ré-
confort.
Mais il n’y a qu’à s’incliner !
Faisons cependant remarquer aux autori-
tés compétentes que ces mesures de ferme-
ture ne se peuvent vraiment concevoir si la
Défense Passive a, comme nous le suppo-
sons, organisé les abris proches des cinémas
et fait observer toutes les règles et précau-
tions obligatoires en cas d’alerte.
Notre Directeur n’écrivait-il pas la se-
maine dernière dans son éditorial : Il ne
lient qu'aux représentants du ministre de
l'Intérieur d’obtenir dans chaque ville ce
meme résultat (le résultat obtenu à Paris
lors d’alertes de jour et de nuit...) En ef-
fet, les spectateurs ne risquent pas plus à
proximité de bons abris que chez eux dans
des septièmes ou des troisièmes étages oû,
avec insouciance ils pourraient être tentés
de rester dans l’atmosphère intime de leur
foyer. Pour être précis, disons qu’ils ris-
quent moins.
Espérons que dans peu de temps, les dé-
partements touchés par les mesures de fer-
meture et éloignés de la zone de combat
pourront obtenir la réouverture de leurs
salles en faisant la preuve des excellents
moyens de protection contre les bombarde-
ments mis par les directions des cinémas à
la disposition des spectateurs éventuels.
Lucie Derain.
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Les exploitants, par suite d’un nouveau
décret fixant l’heure de fermeture à 22 h. 30,
ont décidé, d’un commun accord, de don-
ner un spectacle permanent sans interrup-
tion.
Notons également qu’en raison de l’obscu-
rité totale de la ville, toutes les lumières ex-
térieures sont interdites : aucune façade ai!
néon, les halls sont «bleutés».
L’afflux des réfugiés, ces derniers jours,
semble donner un regain d’activité à nos
établissements, ceux-ci présentent toujours
des programmes de choix, agrémentés de
films de propagande en faveur de la Dé-
fense nationale.
Voici les dernières productions projetées
sur nos écrans : Elles étaient Douze Fem-
mes (Variétés); Sidi-Brahim (Trianon);
Quatre au Paradis (Plaza); Chantons quand
même et Booloo (Trianon); L’Intrigante (Va-
riétés); Le Président Haudecœur (Variétés);
La Baronne de Minuit (Gaumont); La Vie en
Rose (Plaza); Mes Crimes (Trianon); Vic-
toire sur la Nuit (Gaumont); Quartier Latin
(Trianon); La Famille Duraton (Gaumont);
Corruption et Troubles au Canada (Varié-
tés); Miss Manton est Folle et Compagnons
d’infortune (Plaza).
Signalons en terminant deux intéressantes
innovations : la direction des Variétés a fait
installer un poste de T. S. F. dans le hall de
son cinéma, ce qui lui permet de donner au
fur et à mesure, à ses spectateurs, les nou-
velles du «Radio-Journal de France»; le
Plaza communique chaque jour à son pu-
blic les dernières informations transmises
par l’Agence Havas.
Roger Bruguière.
DANS LES STUDIOS
.V /*• ■ t •’ r %»■ - ■ r*.- yw »-■- ■ ■ ,r- . K
O 1
1 TOURNE
BILLANCOURT R
DUV1VIER VISIONNE A NICE
« UNTEL PERE ET FILS »
Nice 29 mai. — Julien Duvi-
vier vient de visionner en pré-
sence de quelques amis son der-
nier film IJntel Père et Fils qui
a été entièrement réalisé aux
studios de la Victorine. Ce film,
qui est d’une actualité pathéti-
que, a produit la plus profonde
émotion. — - Ed. E.
♦
« LE LOUP ET L'AGNEAU »
Nous avions annoncé la réali-
sation d’un dessin animé en cou-
leurs fait en France sous le titre
Le Loup et l’Agneau. Ce film qui
dure neuf minutes est mainte-
nant terminé et prêt à sortir. Sa
valeur artistique se double d’une
force satirique qui en fait un ex-
cellent film de propagande.
Pourquoi ne le sort-on pas ?
Fernandel et Thérèse Dorny
dans L’Acrobate, film de J. Boyer
(C.C. F. C.)
On monte Guet-Apens dans
la Forêt Noire qui est achevé.
Réal. : F. Gandéra.
Prod. : F. Gandéra.
Dislr. : C. F. C.
MARSEILLE (Pagnol)
La Fille du Puisatier.
Réal. : M. Pagnol.
Ved. : Raimu, Fernandel, Jo-
I sette Day, Charpin, Betty Dauss-
mond, Tramel, Georges Grey.
Tournage : 3° semaine.
Prod. : Pagnol.
ÉRINAY-ÉCLAIR
Ils étaient Cinq Permission-
naires.
Réal. : P. Caron.
Ved. : A. Bernard, G. Leclerc,
Sylvia Bataille, J. Wilson, R.
Cordy, Tramel, etc...
Décor : Un cloître avec son
déambulatoire.
Tournage : 3° semaine.
AU MONTAGE
La Française au Service de la
Nation.
Ce film, consacré à l’activité
de la femme française dans tous
les domaines de la vie nationale ,
est produit par la Société Le
Film Educatif. Actuellement en
cours de sonorisation, il sera
bientôt prêt à « servir » sur les
écrans de France et du monde.
Lundi 3 mai, Pierre Caron a
tourné la fin des décors plantés
ici pour Ils étaient Cinq Per-
missionnaires.
11 s’est ensuite installé à Epi-
nay.
FRANCŒUR
Parade en Sept Nuits.
Réal. ; Marc Allégret.
Ved. du prologue et de l’épilo-
gue : Julien Carette, Alcover et
le chien Pipo.
Scènes écrites par René Le-
fèvre.
Décors : Une fourrière de pro-
vince, la cour d’une maison
bourgeoise proche la fourrière.
Tournage : 5e semaine.
Prod. S. C. C.
M. BRERAULT ACHEVE
NOUS AUSSI,
LES FEMMES »
.1/. Jean Brérault, de la Sec-
tion Cinématographique de l’Ar-
mée. achève le montage du film
Nous aussi, les Femmes, qui sera
présenté et largement diffusé ]>ar
le Ministère du Travail. M. Char-
les Pomaret a donné son haut
patronage à cette réalisation, qui
présente (méthodes et résultats )
le Centre de reclassement pro-
fessionnel de l’avenue PhVinpe-
Auguste et le Centre scientifique
de la main-d’œuvre de la rue
Paul-Chantard. P. M.
LA MUSIQUE
DE
« PARADE EN 7 NUITS »
SERA COMPOSEE PAR
SEPT GRANDS MUSICIENS
FRANÇAIS
L’originalité de son scéna-
rio, écrit et dialogué par Mar-
cel Achard, René Lefèvre,
H. -G. Clouzot et Carlo Rim, la
diversité de son interprétation
groupant une liste impres-
sionnante de comédiens, sont
déjà des atouts pour « Para-
de en Sept Nuits ».
Ajoutons que, sous l’impul-
sion du grand violoniste Jac-
ques Thibaut, la S. C.C. a con-
fié à sept des meilleurs musi-
ciens français la partition des
sketches.
La musique de « Parade en
Sept Nuits » sera donc com-
posée par Reynaldo Hahn,
Georges Auric, Darius Mi-
Ihaud, Arthur Honegger, Ger-
m a in e Tailleferre, Louis
Beydts et Marcel Delannoy,
imposante réunion des talents
français les plus éclatants et
aussi les plus variés.
COMMUNIQUÉ
La Société Liberty-Films,
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Office Technique du Cinéma
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gesse », rue de Brie, Jauzé (Ille-
et-Vilaine).
Opérateur cherche emploi
remplacement.
Ecrire n° 140.
Française, propriétaire-di-
rectrice, cinéma région est,
cherche situation analogue ou
autre.
Ecrire n° 141.
DIVERS
L’Office Technique du Ci-
néma Familial, précédemment
13, rue Faidherbe à Lille (Nord),
est transféré momentanément à
La Sagesse, rue de Brie, Jauzé
( Ille-et-Vilaine).
RECTIFICATION
C’est M. Ravenaz et non Rose-
nave qu’il fallait lire dans l’écho
consacré à C. M. Film.
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à l’Acier victorieux
Réalisation : Et. Laitier.
Musique : G. Auric.
Longueur : 250 mètres.
Reportage rapide, nerveux,
puissant sur Ea collecte et
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livrées par les particuliers,
les administrations, etc. sont
centralisées par les soins du
Groupement d’importation -A
d’Acliat des Ferrailles, pour 9e
ré-emploi par l’Armement. Re-
marquables vues d’usines,
courtes et puissantes; plu-
sieurs d’entre elles représen-
tent des prouesses de prise
de vues, notamment celles de
Sa matière en fusion à l’inté-
rieur des fours Martin. Le
commentaire, sans grandilo-
quence ni vains effets de lit-
térature dit bien l’importance
et l’étendue de cet effort ca-
pital pour la défense natio-
nale. Le début du film montre
les boys-scouts pratiquant le
ramassage des ferrailles avec
tout l’entrain de leur jeunesse
et de leur ardeur. — P. M.
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